bourse
1. bourse
n.f. [ gr. bursa, outre en cuir ]bourses
n.f. pl.2. Bourse
n.f. [ du nom des Van der Burse, banquiers à Bruges ]BOURSE
(bour-s') s. f.HISTORIQUE
- XIIe s. [Je] Copoie borses et gueilles bien fermées [, li Charois de Nymes, 1222]Maiz quant chascun meigne [moine] fet borse, Li comuns bien tant en reborse [, Roman de Rou, 10679]
- XIIIe s. Avarice en sa main tenoit Une borse qu'el reponnoit, Et la nooit si durement, Que demorast moult longuement Ainçois qu'el en peüst riens traire [, la Rose, 227]Et porce que li heritages li descendi du lignage, il le requeroit à avoir par le [la] borse, comme plus prochains [BEAUMANOIR, XLIV, 2]Se execuiteres vendoit heritage par le [la] vertu du testament, li parent du mort le poent rescorre par le [la] bourse, comme se cil l'eust vendu qui fist le testament [ID., XII, 38]
- XIVe s. Une bourse à pelles [perles] broudée [DE LABORDE, Émaux, p. 171]Pour une bourse de cerf à mectre les clefs de l'ostel de Neelle [ID., ib.]Pour broder, faire et estoffer la bourse au scel du secret du roy [ID., ib.]Et on voit qu'uns larrons qui se met à l'embler, Il n'aconte noient [ne se fait pas scrupule] d'une bourse à couper [, Baud. de Seb. VI, 263]
- XVe s. Ils estoient si bien d'accord, que tous metoient la main à la bourse, quand il besognoit [FROISS., II, II, 121]Priez, galans joyeulx en compaignie, Qui despendre desirez à largesse ; Guerre vous tient la bourse degarnie [CH. D'ORL., Ball. 117]Le dict de Pavilly, qui tendoit fort au profict de sa bourse [JUVÉNAL DES URSINS, Charles VI, 1413]
- XVIe s. La bourse des genitoires [le scrotum] [MONT., I, 111]Une bourse d'escus [ID., I, 115]Ils luy offrirent de souldoyer, chascun sur sa bourse, un homme d'armes [ID., III, 175]Venir entre la bourse et les deniers [entre l'achat et le versement du prix] [LOYSEL, 431]En une hostie [victime] qui fut immolée, il se trouva deux bourses du fiel enveloppées d'une seule taye [AMYOT, Arat. 53]C'est un but où tirent les couppebourses, les larrons domestiques, et les calumniateurs [ID., Comment nourrir les enfants, 13]Amy, je n'ai point d'argent en ma bourse [ID., De la mauv. honte, 13]La bource des testicules [PARÉ, XX bis, 24]Bource-à-pasteur est herbe peu delicate, car sans nul soin elle s'engeance partout, jusques sur les murailles [O. DE SERRES, 611]Rets, panneaux, toiles, bources, cordages, espieux [ID., 993]Ouvre ta bourse, j'ouvrirai ma bouche [GÉNIN, Recréat. t. II, p. 246]Trop tost d'edifier se haste qui faict palais à bourse plate [ID., ib. p. 251]À bourse de joueurs, de plaideurs et de gourmands, ils ne faut point de ferrements [LEROUX DE LINCY, t. II, p. 120]Assez trouverez amis de bouche, mais bien peu sont amis de bource [ID., ib. p. 242]Petit gain emplit la bourse. - Qui n'a argent en bourse ait du moins du miel en bouche. - Selon ta bourse gouverne ta bouche [COTGRAVE, ]La principale cause de quoi provient de ce qu'il n'y a pas de lieu qu'on appelle change, estrade ou bourse, où les marchands, facteurs ou trafiqueurs puissent convenir, pour respondre et rendre raison les uns aux autres de leurs trafics et faire leurs entreprises.... [, Édit de juillet 1549]
ÉTYMOLOGIE
- Bourguig. et Berry, borse ; provenç. borsa ; espagn. bolsa ; ital. borsa ; du latin byrsa, du grec, bourse.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
- BOURSE. Ajoutez : - REM. Le nom de bourse ne lui est pas venu [à l'édifice ainsi appelé], comme on pourrait le croire, de la nature des affaires qui s'y traitent, mais de ce que ces réunions de marchands, dont on attribue l'invention aux habitants de Bruges, eurent lieu d'abord dans cette ville devant la maison d'une famille dont le nom était Van der Bourse [BOUTARD, Dict. des arts du dessin, Bourse.]
bourse
Fam., Sa bourse est bien plate se dit en parlant d'une Personne qui n'a guère d'argent.
Demander la bourse, la bourse ou la vie, Demander à quelqu'un son argent, sa bourse, avec menace de le tuer s'il la refuse.
Coupeur de bourses, Filou qui dérobe avec adresse. On dit quelquefois dans un sens analogue Couper la bourse.
Dans plusieurs phrases, il se dit, par extension, de l'Argent dont on veut disposer actuellement ou habituellement. Avoir recours à la bourse de quelqu'un. Ami jusqu'à la bourse. Voyez AMI.
Fig., Sa bourse est ouverte à ses amis, Il prête volontiers de l'argent à ses amis lorsqu'ils en ont besoin. Toutes les bourses sont fermées, On ne trouve point d'argent à emprunter.
Fig. et fam., Tenir les cordons de la bourse, Avoir le maniement de l'argent.
Fig., N'avoir qu'une bourse, ne faire qu'une bourse, faire bourse commune, Faire ses dépenses en commun, en parlant de deux ou de plusieurs personnes.
Fam., Faire une affaire sans bourse délier, Sans donner d'argent.
Fam., Donner la bourse à garder au larron, Confier la garde de l'argent, le soin de la dépense à celui dont on aurait dû le plus se méfier.
Fig. et fam., Loger le diable dans sa bourse, N'avoir point d'argent.
Fig. et fam., Ne pas laisser voir le fond de sa bourse, Cacher l'état de ses affaires.
Bourse à jetons, Bourse destinée à contenir des jetons. Bourse de jetons, Bourse pleine de jetons, qui contient des jetons. On se sert ordinairement d'une bourse semblable pour faire la quête dans les églises. La bourse de la quêteuse.
BOURSE se dit aussi figurément d'une Pension accordée à un élève ou à un étudiant pour lui permettre de suivre gratuitement les cours d'une école ou d'une université. Bourse d'État. Bourse de département. Bourse municipale. Bourse d'interne. Bourse de demi-pensionnaire. Bourse d'externe. Bourse entière. Demi- bourse. Bourse de licence. Bourse d'agrégation, etc. Bourse de voyage, Somme affectée à des voyages d'études.
Il signifie encore figurément, dans les villes de commerce, un Édifice, un lieu public où s'assemblent, à de certaines heures, les négociants, les banquiers, les agents de change, les courtiers, les ouvriers, etc., pour traiter d'affaires. On le dit souvent, par extension, de la Réunion même des négociants, etc., et du Temps pendant lequel dure leur assemblée. La Bourse de Paris, de Lyon, de Rouen, d'Amsterdam, etc. Bourse des grains. Bourse du Commerce. Bourse du Travail. Aller à la Bourse. Fréquenter la Bourse. Affaires de Bourse. Bruits, nouvelles de Bourse. À l'heure de la Bourse. À l'ouverture, à la clôture de la Bourse. Pendant la Bourse. Le cours de la Bourse. La Bourse a monté, a baissé.
En termes de Chasse, il se dit d'une Longue poche faite de réseau qu'on met à l'entrée d'un terrier pour prendre les lapins qu'on chasse au furet.
En termes de Liturgie, il se dit d'un Double carton, couvert d'étoffe, dans lequel on met le corporal qui sert à la messe.
En termes de Botanique, il s'emploie souvent pour désigner Tout ce qui a la forme d'un petit sac : les Membranes qui enveloppent les champignons quand ils sont encore jeunes (voyez VOLVA); les Bourgeons de certains arbres à fruits; les Capsules des anthères.
En termes d'Anatomie, BOURSES, au pluriel, est le Nom vulgaire du scrotum et désigne aussi certains petits sacs ou poches membraneuses de l'organisme. Bourses séreuses, muqueuses. Bourses synoviales.
bourse
Bourse, f. Bursa, id est loculi nummarij, quasi bursa, qui signifie autant que Corium. Plerumque enim scortei fiunt. Ascopera, Crumena, Funda, Foculi, Mantica, Marsupium, Theca nummaria.
¶ Bourse aussi se prend pour une place d'un collegié en un college, dont les collegiez sont appelez Boursiers de tel college, et ce par ce qu'ils recevoient anciennement leur distribution pecuniaire, chacun en une bourse à part, comme font les Secretaires du Roy és Chanceleries.
¶ Bourse aussi est une espece d'herbe qu'on nomme par adjonction Bourse de berger, que le vulgaire appelle, Bursa pastoris. Et en pluriel Bourses, sont lesdites distributions pecuniaires d'iceux Secretaires et collegiez, Sportulae menstruae. Et quelquefois par metaphore les poches et receptacle des coüillons, Scrotum. Et par fois aussi, les poches et filets des chasseurs. Aussi par translation, Toute chose faite de cuir pour y mettre quelque chose dedans, comme une bourse, sac et semblables, Follis.
Vuider la bourse à aucun, et ne luy laisser pas un tournois, Excutere aliquem.
Couppeur, ou Foüilleur de bourse, Saccularius.
bourse
BOURSE, s. f. 1°. Espèce de petit sac, où l'on met ordinairement l'argent qu'on veut porter sur soi. Mettre la main à la bourse, vider sa bourse; fermer ou ouvrir sa bourse, etc. = 2°. Pension fondée dans un collège. = 3°. Il se dit, en plusieurs Villes de commerce, du lieu où s'assemblent les Négocians pour traiter de leurs afaires. La Bourse de Rouen, de Toulouse, d'Amsterdam, etc. À~ Marseille, on dit la Loge, à Lyon le Change, etc. = 4°. Petit sac de tafetas noir où l'on enferme ses cheveux par derrière. = 5°. Sac de cuir, qui se met des deux côtés du cheval. = 6°. Longue poche de réseau, qu'on met à l'entrée d'un terrier, pour prendre les lapins qu'on chasse au furet. = 7°. Le double carton, couvert d'étofe, dans lequel on met le corporal qui sert à la Messe. = 8°. En Turquie, on apèle bourse une somme de cinq cens écus. "Le Bacha tira des Grecs dix bourses.
BOURSE se dit figurément, dans le style familier; faire bourse commune; c. à. d. communauté d'intérêts; fournir chacun à la dépense. La Motte dit, dans une Fable.
De gloire et de butin faisons bourse commune.
C'est parler noblement, dit ironiquement l'Ab. Desfontaines. Il est vrai que l'expression n'est pas trop noble, et que la gloire n'est pas trop bien en la compagnie de bourse comune. Quoique ce soit dans une Fable, cet aliage de mots si disparates, est une vraie bigarrûre. — Faire bon marché à sa bourse; se vanter qu'une chôse nous a moins coûté que nous ne l'avons achetée. — Avoir la bourse vide ou plate; avoir le diable dans sa bourse; n'avoir point d'argent.
Un homme n'ayant plus ni crédit ni ressource,
Et logeant le diable en sa bourse,
C'est à-dire, n'y logeant rien,
S'imagina qu'il feroit bien
De se pendre, et finir lui-même sa misère.
La Font.
Il ne faut pas qu'on voie le fond de notre bourse, l'état de nos afaires. — Ami jusqu'à la bourse, tant que l'intérêt ne s'en mêle point et qu'il n'en coûte rien. — On dit, d' un homme riche et pécunieux, c'est une bone bourse. — Il tient la bourse; il a le maniement de l'argent, etc. etc.
bourse
bourse
(buʀs)nom féminin
bourse
scholarship, purse, exchange, pocket, grant, market, pouch, stock exchange, stock marketארנק (ז), בורסה (נ), חריט (ז), שק האשכים (ז), אַרְנָק, בּוּרְסָהbeurs, studiebeurs, geld, portemonnee, zak(je), buidel, Handtas, effectenbeursBörse, Handtasche, Skrotum, GelehrsamkeitKäsilaukku, arvopaperipörssi, oppineisuus, osakemarkkinatbeasiswaHandväska, aktiemarknad, börs, stipendiumburs, borsaυποτροφία, χρηματιστήριο, βαλάντιο, πορτοφόλι, πουγκίbeca, estipendio, bolsa de valores, mercado de valoresкошелёк, ученость, фондовая биржа, фондовый рынокborsa, borsellino, borsa di studio, Borsa Valori, mercato azionarioبُورْصَة, مِنْحَةٌ دِرَاسِيَّةburza cenných papírů, stipendiumaktiemarked, børshandel, stipendiumburza, stipendija, tržište burzovnih papira学問, 株式市場, 証券取引所장학금, 증권 거래소, 증권 시장aksjemarked, børs, stipendgiełda papierów wartościowych, rynek papierów wartościowych, stypendiumbolsa, bolsa de estudo, bolsa de valores, Mercado de açõesตลาดหลักทรัพย์, ตลาดหุ้น, ทุนเล่าเรียนhọc bổng, sàn giao dịch, thị trường chứng khoán奖学金, 证券交易所, 证券市场 (buʀs)nom féminin
Bourse
bourse [buʀs] nf → stock exchange, stock marketla Bourse de Paris → the Paris Stock Exchange
les Bourses européennes → the European stock exchanges, the European stock markets
jouer en Bourse → to speculate on the stock exchange, to speculate on the stock market