curer
curer
v.t. [ lat. curare, soigner ]se curer
v.pr.curer
Participe passé: curé
Gérondif: curant
Indicatif présent |
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je cure |
tu cures |
il/elle cure |
nous curons |
vous curez |
ils/elles curent |
CURER
(ku-ré) v. a.SYNONYME
- CURER, ÉCURER. Si vous nettoyez quelque chose en le frottant avec du grès, du sable, etc. pour le rendre clair, vous écurez, mais, si vous ôtez d'une concavité quelconque ce qu'elle peut renfermer de sale, vous curez. On doit donc dire et l'on dit : écurer des couteaux, des chandeliers, etc. et curer des puits, des fossés, des rivières.
HISTORIQUE
- XIIIe s. Ne sueffre sor toi nule ordure Lave tes mains, et tes dens cure [, la Rose, 2176]Et furent les fossés curez dehors et dedans [JOINV., 275]
- XIVe s. Nous loons un bon homme aucune foiz en disant qu'il ne cure des honneurs mondains [ORESME, Eth. 49]Aucune foiz par negligence ou pour ce que l'en n'en cure, sont aucuns ars empirez et oubliez en tout ou en partie par procès de temps [ID., ib. V, 16]
- XVe s. Toutes voies point il [le comte de Foix] n'arresta jusques à tant qu'il lui eust donné cinq coups d'une dague ; et puis après commanda le comte qu'il fust mis dans la fosse, et il le fut, et là mourut, car il fut povrement curé de ses plaies [FROISS., II, III, 10]
- XVIe s. Plus on attend, plus s'enracine le mal ; toutesfois il est encores guerissable, moyennant qu'on le cure par les causes plustost que par les accidens [LANOUE, 254]Gens de bras pour applanir les chemins, bastir ponts à passer les eaux, curer les rivieres [AMYOT, Lucull. 49]Le temps de curer [émonder] les jeunes arbres est lorsqu'ils sont en seve, pour tant plus facilement en estre leurs plaies recouvertes [O. DE SERRES, 639]
ÉTYMOLOGIE
- Berry, cuer, nettoyer ; provenç. curar, soigner et curer ; du latin curare (voy. CURE). Dans l'ancien français, curer signifiait à la fois soigner, avoir souci, et nettoyer.
curer
Curer la charrue, La nettoyer, ôter la terre qui s'y est attachée.
Curer une vigne en pied, Ôter du cep des vignes tout le bois inutile.
curer
Curer, Curare, voyez Cure.
Estre curé et guari par medicamens, Medicaminibus curari, siue sanari. Cic.
Curer les vieux fossez, Fossas veteres tergere. B. ex Catone. Purgare, Repurgare.
curer
CURER, v. a. CUREUR, s. m. [Kuré, ku-reur: l'u est bref devant la syllabe masculine: il est long devant l'e muet: il cûre, il cûrera.] Curer, c'est nettoyer quelque chôse de creux. "Curer un puits, un fôssé. — On dit aussi, se curer les dents, l'oreille, et non pas, curer ses dents, son oreille. = Curer, c'est encôre purger les oiseaux de proie. Curer l'oiseau, lui faire prendre un remède qu'on apèle cûre.
CUREUR, qui cûre, qui nettoie. Il ne se dit que de ceux qui cûrent les puits: Un cureur de puits.