fumier
fumier
n.m. [ lat. pop. femarium, tas de fumier, de femus, fumier ]FUMIER
(fu-mié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : fu-mié-z et engrais) s. m.PROVERBES
- L'œil du fermier vaut du fumier.
- Épands ton fumier près, et marie ta fille loin, c'est-à-dire soigne ton avoir et garde-toi des tracas.
SYNONYME
- FUMIER, ENGRAIS. Engrais est le terme le plus général ; il se dit de tout ce qui engraisse la terre. Le fumier est la litière des animaux d'étable ou d'écurie avec leurs excréments. Engrais peut se prendre pour fumier ; mais fumier ne se prend qu'abusivement pour engrais. La gadoue est un engrais et non un fumier.
HISTORIQUE
- XIIe s. Toz jors doit puir [puer] li fumiers, Et felons enuier et nuire [CRESTIEN DE TROIES, Chev. au lyon, v. 115]Et cil reversent le fien.... Renoars vit le femier reverser [, Bat. d'Aleschans, v. 4003-7]Seanz el fembrier [, Job, p. 450]
- XIIIe s. Qui vodroit un femier covrir De dras de soie ou de floretes [, La Rose, 8946]
- XIVe s. Hors de là [du Guesclin évanoui] fu portez à force et à exploit, Et mis en un fumier qui chaux et bon estoit, Tant qu'il revint à lui et ses membres tiroit [, Guesclin. 3624-3704]Et teles personnes ypocrites ressemblent l'ort fumier lait et puant que l'on cuevre de drap d'or et de soie [, Ménagier, I, 3]
- XVe s. Ilz nous sont venuz assaillir sur nostre fumier, montrons deffense comme fait le chien [, Perceforest, t. III, f° 47]Folye fait envahir le chien sur son fumier [la folie fait entreprendre des choses dangereuses] [, ib. t. v, f° 60]
- XVIe s. Aucuns laissent macerer et tremper l'espace de huit ou dix jours au baing marie, ou bien au ventre de cheval, c'est à dire au fumier, l'espace d'un mois [PARÉ, XXVI, 15]En son fumier cheval engraisse quand il y repose à son aise [GÉNIN, Récréat. t. II, p. 238]Dans l'argile, sable vaut fumier [LEROUX DE LINCY, Prov. t. I, p. 75]Et plus met on de paille en l'estable et plus y a de fumier [ID., ib.]Labour d'esté vaut fumier [ID., ib.]
ÉTYMOLOGIE
- Bourg. femei ; du bas-lat. fimarium, dérivé de fimus, fumier. Pour la corruption de la voyelle radicale de femier, voy. FUMER 2. Le provençal a femorier, fermorier, femorie, fomorie. Fimus avait donné régulièrement fien, en provençal fem, femp. Fimus semble avoir le même radical que fumus, fumée, ainsi dit probablement à cause de la fumée qui en sort ; du moins suffire, suffimen portent à croire que l'u de fumus a pu se changer en i (voy. FUMER 1).
fumier
fumier
Il se dit, par extension, de Toute sorte d'engrais, comme les excréments d'animaux, les matières animales ou végétales en putréfaction, etc.
Fig. et fam., Ce n'est que du fumier, se dit de Toute chose dont on ne fait nul cas, ou pour laquelle on veut témoigner un grand mépris.
Il se dit aussi d'un Amas de fumier et de la Place qui est réservée au fumier. Allez jeter cela sur le fumier.
Fig., Hardi comme un coq sur son fumier, se dit de Quelqu'un qui se prévaut de ce qu'il est dans un lieu où il a de l'avantage. Par allusion à cette façon de parler proverbiale, on dit figurément Il ne faut pas l'attaquer sur son fumier.
Fig., Être comme Job sur son fumier, Être réduit à un état excessif de misère et de souffrance.
fumier
Fumier, quasi Fimarium, a Fimo, Sterquilinium, Fimetum.
fumier
FUMIER, s. m. [Fu-mié: 2eé fer.] Paille mélée avec la fiente, dont on se sert pour amender les terres. = En style proverbial, être sur son fumier, c' est être chez soi. "Il ne faut pas ataquer un homme sur son fumier. "Le coq est bien fort sur son fumier. — Je suis sur mon fumier, comme toi sur le tien. = On dit, dans le même style d'un dissipateur, qu'il mourra sur un fumier.
fumier
Mist, Düngermanure, dung, fertilizer, soil, muckmest, mest(hoop), rotzak, vuilnis(hoop)דומן (ז), זבל (ז), מדמנה (נ), סחי (ז), תולעת אדם (נ), זֶבֶל, זבלkejda, hnůjgødning, møgλίπασμα, κοπριάsterkoestiércol, estiércosõnniklanta, jätöstrágyapupukletame, letamaio, puzzone, concime肥料, 堆肥esterco, estrumebalegăgödsel, dyngagübrebón, phân, phân bón肥料, 粪навозسَمَادٌgnojivo거름gjødselnawózมูลสัตว์ (fymje)nom masculin