marc
marc
[ mar] n.m. [ de l'anc. fr. marcher, fouler ]marc
(maʀ)nom masculin
MARC1
(mar ; le c ne se prononce et ne se lie jamais) s. m.HISTORIQUE
- XIe s. Li burgeis qi ad en soun propre chatel [bien, avoir] demi marc vailant [, Lois de Guill. 18]
- XIIIe s. Quant li mars d'or sera vendus XX libres.... [, Comput, f. 23][La couronne] Cent mile mars valoit et plus, à droite vente [, Berte, X]Et puis doit on regarder combien il converroit paier à cascun au marc ou à le [la] livre [BEAUMANOIR, XXI, 26]
- XIVe s. Si come seroit la loy de racheter chescun qui est pris en guerre pour un marc ou autre pris [ORESME, Eth. 156]
- XVIe s. Par quoi, point ne le faut celer ; J'en ay le marc, si vous en avez l'once [, Les marguer. de la marguer. f° 381, dans LACURNE]Fiens de chien et marc d'argent seront tout un au jour du jugement [COTGRAVE, ]
ÉTYMOLOGIE
- Prov. marc ; esp. et ital. marco ; bas-lat. marka ; de l'anc. haut allem. marc, marque, signe.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
- 1. MARC. Ajoutez :
- Ajoutez : D'après les Édits, etc. sur les monnaies, t. VI, f° 160 (Archives des finances), marc vient de l'allem. Mark, marche, frontière, parce que, les foires se tenant souvent sur les frontières, les marchands donnèrent à ce poids, fort usité dans les transactions, le nom de poids de mark ou de frontière.
ÉTYMOLOGIE
MARC2
(mar ; le c ne se prononce et ne se lie jamais ; au plur. l's ne se lie pas : des mar entassés) s. m.HISTORIQUE
- XVIe s. Je ne conseille non plus aux dames d'appeller honneur leur debvoir ; leur debvoir est le marc, leur honneur n'est que l'escorce [MONT., III, 28]L'on remettra avec le marc du bois [de gaïac] jà cuit autant d'eau.... [PARÉ, XVI, 8]
ÉTYMOLOGIE
- Picard, merc. Origine inconnue. Il est très singulier que ce mot n'ait pas d'historique avant le XVIe siècle. Ménage conjecture le latin amurca, lie d'huile, bas-latin murca, murcum ; mais le changement d'u en a ne va pas en français ; Diez, le mot gaulois emarcum, vigne gauloise peu productive, la suppression de l'e s'étant faite comme dans mine de hemina ; Chevallet et Scheler, l'allemand Mark, pulpe. Cette dernière conjecture est la plus plausible ; elle expliquerait que le mot, étant entré par la frontière nord (picard merc), sera longtemps resté un mot provincial ; ce qui fait qu'il n'a pas d'historique Remarquez que amurca se rattache au grec, qui est en plein rapport avec Mark, l'a étant prothétique.
marc
Au marc le franc, Manière de répartir ce qui doit être reçu ou payé par chacun, en proportion de sa créance ou de son intérêt dans une affaire. Les créanciers ont été payés au marc le franc. On disait autrefois Au marc la livre.
marc
marc
Marc, m. Est le gros et terrestre qui demeure apres que le jus est espreint de quelque chose, Spissamentum. Ainsi dit on le marc des raisins, ce qui demeure sur la met du pressoir, apres que tout le vin en est tiré, Vinacea. Le marc des olives, Faex olearia. Le marc d'une composition de medecine, qui demeure apres que le jus de tous les ingredients d'icelle en est tiré, Magma, Stymma. En cette signification on dit, Tailler un Marc, quand les pressuriers avec leur doloire trenchent les bords du marc des raisins apres qu'il ne coule plus, rejettants les rongnures sur le milieu d'iceluy, pour luy donner une autre serre, Circumcidere vinaceam. Bud. ex Plin. Et faire un marc, Vuas praelo exprimendas subdere. Mais en fait d'orfavrerie et de monnoyes, Marc est une espece de poids qui contient huict onces, chascune de huict gros, chascun de trois deniers, chasque denier de vingtquatre grains, chascun de vingtquatre Karobbes. Selon cette signification lors qu'on comptoit par poids, on disoit, Elle a eu en mariage tant de marcs d'or ou d'argent, Auri argentive tot semipondo, illi doti fuere. Il a esté condamné en cent marcs d'argent, Centum auri semipondo pendere damnas est. A peine de cinquante marcs d'argent, Poenae nomine quinquaginta semipondo indicta sunto. Marc aussi est un nom propre d'homme, Marcus.
marc
MARC, s. m. [le c ne se pron. point. Acad.] 1°. Poids, qui contient huit onces. "Les ouvrages d'or et d'argent se vendent au marc. = On apèle poids de marc, celui où la livre a deux marcs ou 16 onces, à la diférence du poids de table, où la livre n'a que douze onces, et d'autres poids où elle en a quatorze, etc. "Trois livres poids de marc. = 2°. Ce qui reste de plus grossier, de quelque fruit ou herbe qu' on a pressée. "Marc de raisins, de pommes, d'olives, etc. "Le marc des herbes, qui ont été pressées dans une serviette.