miel
miel
n.m. [ lat. mel ]MIEL
(mièl) s. m.PROVERBE
- On prend plus de mouches avec du miel qu'avec du vinaigre, c'est-à-dire on réussit mieux dans les affaires par la douceur que par la rigueur.
HISTORIQUE
- XIIe s. [Je ferai] La char oindre de miel et lecher à mes ours [, Sax. XXVII]
- XIIIe s. Miel en tonnel li muiz doit trois oboles, la some un denier [, Liv. des mét. 292]De la roche leur venoit li mieus [, Psautier, f° 100]
- XVe s. Qu'ils ne faisoient compte des menaces d'un varlet [Artevelle], fils d'un brasseur de miel [FROISS., II, II, 160]
- XVIe s. Voici nager vers nous les syrenes riantes.... Et, contre les vaisseaux commençant les doux sons, Elles jetoient vers nous le miel de leurs chansons [CERTON, Odyssée, ch. XI]J'ay veu secher mes fleurs en leur prime saison, Le doux miel de mes jours se changer en poison [DESPORTES, Épitaphes, Diane, 9]Puisque le miel d'amour, si comblé d'amertume, N'altere plus mon cœur comme il fit autrefois [ID., Œuvres chrest. Sonnets, 3]Celuy gouverne bien mal le miel qui n'en taste [COTGRAVE, ]Qui n'a argent en bourse ait du moins du miel en bouche [ID., ]Trop achepte le miel, qui sur espines le leche [ID., ]Une abeille morte ne fait plus de miel [ID., ]Nul miel sans fiel [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 357]Les flatteurs de l'amour ne chantent que leurs vices, Que vocables choisis à peindre les delices, Que miel, que ris, que jeux, amours et passe-temps, Une heureuse folie à consommer son temps [D'AUB., Tragiques, Princes.]
ÉTYMOLOGIE
- Bourg. mié, mier ; pic. mié ; provenç. mel ; espagn. miel ; portug. mel ; ital. mele ; du lat. mel, mellis ; grec, goth. milith ; basbret. mél ; gaél. mil.
miel
Miel vierge, Le miel le plus pur.
Miel violat, rosat, etc., Compositions pharmaceutiques dont le miel est la base.
Prov. et fig., On prend plus de mouches avec du miel qu'avec du vinaigre, On réussit mieux dans les affaires, on conquiert plus de personnes par la douceur que par la dureté et la rigueur.
Fig., La lune de miel, Le premier mois du mariage. Il s'emploie par analogie pour désigner les Commencements d'une association, d'une entreprise, d'une fonction, de toute affaire dont on ne connaît encore que les avantages et non les difficultés.
Fig. et fam., Être doux comme miel, être tout sucre et tout miel, Être doucereux, faire le doucereux.
Par analogie, Le miel de l'éloquence.
miel
Miel, m. monosyl. Mel.
Du miel celeste, Manna.
Vaisseaux à mettre miel, Vasa mellaria.
Celuy qui a le gouvernement des mouches à miel, et du miel aussi, Mellarius, Meliturgus.
Le lieu où l'on nourrit mouches à miel, Mellarium.
Miel fait par les mouches à miel de la fleur des deux sortes de thyms, blanc et noir, Bithymum.
Le miel ou matiere pour iceluy faire, prinse des arbres, herbes et fleurs, Melligo melliginis.
Miel prins par les mouches à miel des fleurs des forests, Nemorense mel.
Le miel provenant des mouches qui vivent de thym, Mel thymosum.
Ouvrage de miel, Opus mellificum.
L'art de faire miel, Mellificium.
Un bournal et rayon de miel, Fauus faui.
Quand on cueille le miel, Mellatio, Vindemia mellis.
Qui est de miel, Melleus.
Doux comme miel, Mellitus.
Qui a le goust de miel, Melleus.
Qui ressemble au miel, Melleus.
Faire du miel, Mellificare.
¶ Mon miel, Mel meum. Une maniere de blandissement.
miel
MIEL, s. m. MIELLEUX, EûSE, adj. [Mièl, monos. mièleu, leû-ze: 1re è moy. 2e lon.] Mièl est ce suc doux que les abeilles tirent des fleurs ou des plantes. = Mielleux, qui tient du miel. "Goût mielleux. — Figurément: "Ton mielleux. La Font. dit miellé, pour la rime.
Tircis eut beau prêcher, ces paroles miellées
S'en étant aux vents envolées.
On dit figurément (St. famil.) il est tout sucre et tout miel: il a une douceur afectée.
miel
Honighoneyhoning, honigדבש (ז), דְּבַשׁheuningmelhonningμέλιmielomielmesihunajamézmaduhunangmiele蜂蜜melhonningmiódmelmierehonungasalibalмёд, медعَسَلmedmed벌꿀น้ำผึ้งmật ong蜂蜜蜂蜜 (mjɛl)nom masculin