monade

monade

n.f. [ gr. monas, monados, de monos, seul ]
Chez le philosophe Leibniz, unité simple et indivisible, qui est à la base de l'Univers et de ce qui le compose.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

MONADE

(mo-na-d') s. f.
Unité parfaite qui, selon les pythagoriciens, renferme l'esprit et la matière sans aucune division. La monade de Pythagore c'est Dieu lui-même.
Comme Pythagore, il rattache la chaîne des êtres à la monade, à l'être existant seul et par lui-même [ABEL RÉMUSAT, Instit. Mém. inscr. et belles-lett. t. VII, p. 51]
D'après Leibnitz, éléments des choses, ou substances simples, incorruptibles, nées avec la création, différentes de qualités, inaccessibles à toute influence du dehors, mais sujettes à des changements internes qui ont pour principe l'appétition et pour résultat la perception. Parmi les monades créées, il en est dans lesquelles la perception est plus distincte et accompagnée de conscience : ce sont les âmes proprement dites.
Il croyait qu'il y a partout des substances simples qu'il appelait monades ou unités, qui sont les vies, les âmes, les esprits qui peuvent dire moi [FONTEN., Leibnitz.]
Il [Leibnitz] admet quatre espèces de monades : 1° les éléments de la matière qui n'ont aucune pensée claire ; 2° les monades des bêtes qui ont quelques idées et n'en ont aucune distincte ; 3° les monades des esprits finis qui ont des idées confuses, des claires, des distinctes ; 4° enfin la monade de Dieu qui n'a que des idées adéquates [VOLT., Newt. I, 9]
Dieu me garde de faire un système, mais certainement il y a dans nous quelque chose qui pense et qui veut ; ce quelque chose que l'on appelait autrefois une monade, ce quelque chose est imperceptible [ID., Jenni, 11]
Où il n'y a point de parties, il n'y a ni étendue, ni figure, ni divisibilité ; telle est la monade, l'atome réel de la nature, l'élément vrai des choses [DIDER., Opin. des anc. philos. (leibnitzianisme).]
Suivant Leibnitz, les monades sont essentiellement actives ; elles sont des êtres simples, et l'activité est la seule chose positive qu'on puisse concevoir dans de tels êtres [BONNET, Œuvres mêlées, t. XVIII, p. 105, note 3, dans POUGENS.]
En arithmétique, nombres composés d'une seule figure, tels que 1, 2, 3, 4, 5, etc.
Genre d'animalcules microscopiques.

SYNONYME

  • MONADE, ATOME. La monade est, dans l'hypothèse de Leibnitz, l'être simple et actif des corps, capable de dire moi dans ce qui a vie. L'atome, dans l'hypothèse de Démocrite, est la particule dernière et indivisible des corps, agitée d'un mouvement éternel, et entrant, par ce mouvement, en combinaison avec les autres atomes. Aujourd'hui, selon la vue des chimistes, l'atome figure à l'esprit la constitution des corps d'après laquelle ils se combinent en proportions définies.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Monade [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • En grec, unité, unique.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

monade

MONADE. n. f. T. de philosophie. Dans le système pythagoricien, Unité parfaite qui est le principe générateur de tous les composés. La monade de Pythagore. Dans le système de Leibnitz, Substances simples, incorruptibles, différentes de qualité, et qui sont les éléments de toutes choses et de tous les êtres. Le système des monades.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

monade


MONADE, s. f. Être simple et sans parties, dont les Leibnitiens croient que tous les aûtres êtres sont composés.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

monade

יחידת יסוד (נ)

monade

Monade