plaie
plaie
n.f. [ du lat. plaga, coup ]PLAIE
(plê ; au XVIe siècle, Bèze dit qu'il faut prononcer plai-ie ; plai-ye ou pla-ye est en effet la prononciation ancienne ; car plaie et les autres mots de ce genre sont toujours de deux syllabes) s. f.PROVERBE
- Plaie d'argent n'est pas mortelle, plaie d'argent peut se guérir, se dit d'une perte d'argent qui peut se réparer, par opposition avec quelque malheur irréparable.
HISTORIQUE
- XIe s. Si home fait plaie à altre [, Lois de Guill. 11]
- XIIe s. Toutes ses plaies commencent à saigner [, Ronc. p. 97]De viés [vieux] mesfait novele plaie [, Brut, t. I, p. 27, V. 540]
- XIIIe s. Perdue avoit la vue par une plaie qu'il avoit eue al chief [VILLEH., XL]Si but et manga tant comme lui plot, et jut à femme, et sa plaie comencha à foursanner [s'exaspérer], et li feus i feri [et la chaleur s'y mit] [, Chr. de Rains, p. 80]Et fut la plaie si large que le sanc li venoit du cors aussi comme le bondon d'un tonnel [JOINV., 225]
- XVe s. Receut plusieurs playes [blessures] pour luy [COMM., VI, 5]
- XVIe s. Playe est solution de continuité recente, sanguinolente, et sans putrefaction, complete ou purulente, faite principalement ès parties molles. - Quelquesfois est appellée playe, quelquesfois ulcere recent ou simplement ulcere [PARÉ, VII, 1]Mettre l'emplastre près de la playe [LEROUX DE LINCY, Prov. t. I, p. 273]
ÉTYMOLOGIE
- Provenç. plaga, plagua, playa ; espagn. llaga ; portug. chaga ; ital. piaga ; du lat. Plaga (1er a long) ; du grec, coup, du grec, frapper. De plaie l'ancienne langue avait fait le verbe plaier.
plaie
Les plaies de Notre-Seigneur ou Les cinq plaies, Les blessures qui furent faites à JÉSUS- CHRIST, le jour de sa Passion, aux mains, aux pieds et au côté gauche.
Fig., Ne rêver que plaies et bosses, Souhaiter qu'il y ait des querelles, des procès, qu'il arrive des malheurs, dans l'espérance d'en tirer profit ou simplement par malignité.
Fig., Rouvrir une plaie, Renouveler une douleur.
Fig., Les plaies des arbres, Les ouvertures qui se font, qui sont faites à l'écorce des arbres.
Prov. et fig., Plaie d'argent n'est pas mortelle se dit en parlant d'une Dépense ou d'une perte fâcheuse, mais qui ne ruine pas et qu'on peut supporter, par comparaison avec d'autres malheurs, qui sont irréparables.
PLAIE se dit aussi des Traces de plaies ou cicatrices. Il racontait ses campagnes et montrait ses plaies.
Il se dit aussi, figurément, de Ce qui est très préjudiciable à un État, à une famille, à un particulier. Le désordre des finances est la plaie de cet empire. La mendicité est la plaie de cette ville. Voilà bien la plaie de ce pays. Quelques années de paix suffiront pour guérir les plaies de l'État. Sa plaie saigne encore. Il se dit aussi des Personnes. Cet enfant est la plaie de sa famille.
Fig., Mettre le doigt sur la plaie, Indiquer nettement ce qui crée une situation fâcheuse pour un peuple, une famille, un individu.
Dans le style de l'Écriture, Les plaies d'Égypte, Les fléaux dont Dieu punit l'endurcissement du Pharaon.
plaie
Plaie, voyez Playe.
plaie
PLAIE, s. f. [Plê, monos. ê ouv. et long. = On écrivait aûtrefois playe, mais avec cette manière d'écrire, il faudrait prononcer plé-ie contre l'usage.] 1°. Solution de continuité faite aux parties molles du corps, par quelque accident, par quelque blessûre, ou par la corruption des humeurs. Panser, guérir une plaie. "On a trop tôt fermé cette plaie. = 2°. Cicatrice: "Ce guerrier montre sans cesse ses plaies pour faire preûve de sa valeur. = 3°. Figurément, il se dit dans tous les styles. "La mort de Turenne fut une grande plaie pour l' État. "Les plaies de l'âme peuvent devenir mortelles, si on les envenime. Nic. = On dit, proverbialement, ne demander que plaies et bosses, souhaiter des malheurs pour en faire son profit. Voy. BOSSE.
plaie
plaie
sore, scourge, wound, calamity, nuisance, plague, cutplaag, wond, ramp, snee, verdriet, plagaמכה (נ), נגע (ז), פציעה (נ), פצע (ז), צרעת (נ), נֶגַע, פֶּצַע, צָרַעַתplagazráněníplagoplagacalamidade, flagelo, praga, chagaWundeπληγήpiagaрана傷口sår상처sårบาดแผล (plɛ)nom féminin