promener

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promener

v.t.
1. Conduire à l'extérieur pour donner de l'exercice, pour divertir : Promener son chien.
2. Laisser aller, laisser traîner çà et là : Promener son regard sur le public. Promener ses doigts sur le clavier d'un piano.
v.i. Fam.
Envoyer promener qqch,
le jeter dans un mouvement de colère.
Envoyer promener qqn,
éconduire vivement qqn.

se promener

v.pr.
Aller d'un endroit à un autre pour se distraire ou se détendre : Elle s'est promenée dans le village. Nous irons nous promener.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

promener


Participe passé: promené
Gérondif: promenant

Indicatif présent
je promène
tu promènes
il/elle promène
nous promenons
vous promenez
ils/elles promènent
Passé simple
je promenai
tu promenas
il/elle promena
nous promenâmes
vous promenâtes
ils/elles promenèrent
Imparfait
je promenais
tu promenais
il/elle promenait
nous promenions
vous promeniez
ils/elles promenaient
Futur
je promènerai
tu promèneras
il/elle promènera
nous promènerons
vous promènerez
ils/elles promèneront
Conditionnel présent
je promènerais
tu promènerais
il/elle promènerait
nous promènerions
vous promèneriez
ils/elles promèneraient
Subjonctif imparfait
je promenasse
tu promenasses
il/elle promenât
nous promenassions
vous promenassiez
ils/elles promenassent
Subjonctif présent
je promène
tu promènes
il/elle promène
nous promenions
vous promeniez
ils/elles promènent
Impératif
promène (tu)
promenons (nous)
promenez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais promené
tu avais promené
il/elle avait promené
nous avions promené
vous aviez promené
ils/elles avaient promené
Futur antérieur
j'aurai promené
tu auras promené
il/elle aura promené
nous aurons promené
vous aurez promené
ils/elles auront promené
Passé composé
j'ai promené
tu as promené
il/elle a promené
nous avons promené
vous avez promené
ils/elles ont promené
Conditionnel passé
j'aurais promené
tu aurais promené
il/elle aurait promené
nous aurions promené
vous auriez promené
ils/elles auraient promené
Passé antérieur
j'eus promené
tu eus promené
il/elle eut promené
nous eûmes promené
vous eûtes promené
ils/elles eurent promené
Subjonctif passé
j'aie promené
tu aies promené
il/elle ait promené
nous ayons promené
vous ayez promené
ils/elles aient promené
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse promené
tu eusses promené
il/elle eût promené
nous eussions promené
vous eussiez promené
ils/elles eussent promené
Collins French Verb Tables © HarperCollins Publishers 2011

PROMENER

(pro-me-né ; du temps de Chifflet, Gramm. p. 98, on disait également pourmener et promener. La syllabe me prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je promènerai) v. a.
Mener, faire aller en différents lieux.
Thespis fut le premier qui, barbouillé de lie, Promena par les bourgs cette heureuse folie [la comédie naissante] [BOILEAU, Art p. III]
Le diable enfin qui toujours me promène Me fit partir ; le diable me ramène [VOLT., Enf. prod. III, 3]
Ne le promenez point dans les cercles, dans les brillantes assemblées [J. J. ROUSS., Ém. IV]
Après avoir vécu familièrement avec le maréchal de Noailles, qui l'appelait son philosophe, il [Dumarsais] avait été longtemps promené sous ce titre dans plusieurs sociétés distinguées [DUCLOS, Œuv. t. x, p. 69]
Fig.
C'est promener la main d'une femme, et dire aux gens : la voulez-vous ? [MARIV., Sec. surpr. de l'am. II, 4]
Particulièrement, faire aller quelqu'un d'un endroit à un autre comme amusement ou comme exercice. Promener un enfant, un vieillard.
Quatre bœufs attelés, d'un pas tranquille et lent, Promenaient dans Paris le monarque indolent [BOILEAU, Lutr. II]
Promener des étrangers par la ville, dans la ville, la leur faire parcourir pour la satisfaction de leur curiosité.
Promener un cheval, le faire marcher doucement, soit en le tenant par la bride, soit en le montant.
Il est au bout de la rue qui promène mon cheval [HAMILT., Gramm. 9]
On dit de même : promener un chien. Promener un cheval en main, le promener sans être monté dessus. Promener un cheval dans la main et dans les talons, le gouverner avec la bride et l'éperon. Promener un cheval entre les deux talons, le mener au pas en le menant droit entre les deux talons.
Fig. Faire aller çà et là. Promener ses pas, son regard, sa pensée.
....Mes lieutenants ont encor depuis peu Promené dans son camp et le fer et le feu [MAIRET, Soliman, I, 3]
Ceux qui caressent également tout le monde, qui promènent leurs civilités à droite et à gauche, et courent à tous ceux qu'ils voient avec les mêmes embrassades et les mêmes protestations d'amitié [MOL., Impromptu, 3]
Pour peu qu'un père de famille ait été absent de chez lui, il doit promener son esprit sur tous les fâcheux accidents que son retour peut rencontrer [ID., Fourber. II, 8]
Et promenait sur lui d'étincelants regards [DESHOUL., Poés. t. II, p. 38]
Au milieu de Paris il promène sa vue [BOILEAU, Sat. VIII]
Rions, chantons, dit cette troupe impie ; De fleurs en fleurs, de plaisirs en plaisirs, Promenons nos désirs [RAC., Ath. II, 9]
Celui-ci [Caracalla] allait promener sa fureur dans tout l'univers [MONTESQ., Rom. 16]
Qu'il est beau de le voir de dînés en dînés, Officieux lecteur de ses vers nouveau-nés, Promener chez les grands sa muse bien nourrie ! [GILB., Le XVIIIe s.]
Je promène mes jours Du loisir au travail, du repos à l'étude [DELILLE, Dithyr. sur l'immort. de l'âme.]
Faire aller çà et là l'idée d'un autre.
Ce romancier promène ses lecteurs dans toutes les parties du monde [, Dict. de l'Acad.]
Il me promène après de terrasse en terrasse [BOILEAU, Art p. I]
Il promène l'attention sur de curieuses antiquités [HAMILT., Gramm. 1]
Nouveau Mentor d'un nouveau Telémaque, Toi qui, le promenant par les siècles passés [lui enseignant l'histoire].... [LAMOTTE, dans DESFONTAINES]
Être cause d'une promenade, en parlant d'une chose. Faites-moi cette commission, cela vous promènera.
Il se dit des choses qui font aller çà et là d'autres choses.
Insensible témoin des crimes de la terre, Dieu laisse au gré des vents promener son tonnerre [BERNIS, Relig. veng. VI]
Brûlez ces poupes et ces mâts Qui promènent vos maux de climats en climats [DELILLE, Énéide, v.]
L'Eurotas promenait son cours tortueux dans cette riante solitude [CHATEAUBR., Mart. XI]
Fig.
Ma jalousie, à tout propos, Me promène sur ma disgrâce, Et plus mon esprit y repasse, Moins j'en puis débrouiller le funeste chaos [MOL., Amphit. III, 1]
Chacun suit dans le monde une route incertaine, Selon que son erreur le joue et le promène [BOILEAU, Sat. IV]
Familièrement et fig. Promener quelqu'un, l'abuser, le lasser par des promesses vaines. Il m'a promené deux ans avant de me payer.
Se promener, v. réfl. Marcher, aller à pied ou à cheval, etc. pour faire de l'exercice ou pour se distraire.
Je mande à mon fils que je n'ai que faire de lui, que je me promène, et qu'avec cela je l'envoie promener [SÉV., 25 février 1685]
Les sauvages ne savent ce que c'est que de se promener ; et rien ne les étonne plus dans nos manières que de nous voir aller en droite ligne, et revenir ensuite sur nos pas plusieurs fois de suite [BUFF., Hist. nat. Œuvr. t. IV, p. 332]
Avec le verbe laisser et ellipse du pronom personnel.
Qu'on me laisse ici promener toute seule [MOL., Am. magn. I, 6]
Terme de dépit et d'humeur. Allez vous promener, se dit à une personne dont on est mécontent, dont on veut se débarrasser.
Allez vous promener, madame la comtesse, de me venir proposer de ne vous point écrire ; apprenez que c'est ma joie et le plus grand plaisir que j'aie ici [SÉV., 281]
Là [à la cour] on se trouve toujours placé entre les grand merci et les va te promener [AL. DUVAL, Princ. des Ursins, III, 7]
On dit de même : qu'il aille se promener, qu'il se promène.
Va, va, je fais état de lui comme de toi, Dis-lui qu'il se promène [MOL., le Dép. IV, 2]
Lui dire, sans tenir d'inutiles propos, Qu'il s'aille promener, et vous laisse en repos [DESTOUCH., Phil. marié, III, 9]
Envoyer promener, phrase peu polie par laquelle on dit qu'on s'est débarrassé de quelqu'un.
Si j'avais été en votre place, je l'aurais envoyé promener [MOLIÈRE, Festin, IV, 7]
On dit qu'il a permission d'aller se promener dans ses abbayes ; on aurait dû l'envoyer promener quatre ans plutôt [D'ALEMB., Lett. à Volt. 18 oct. 1760]
Furia se fâcha, je m'emportai, et l'envoyai promener en termes qui ne se peuvent écrire [P. L. COUR., Lett. Renouard.]
Fig.
Va te promener, la honte ! je veux rire et pleurer en même temps ; on ne sent pas deux fois ce que j'éprouve [BEAUMARCH., Mar. de Fig. III, 18]
10° Fig. Il se dit des choses qui errent, cheminent.
J'aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène, Dans un pré plein de fleurs lentement se promène Qu'un torrent.... [BOILEAU, Art p. I]
Notre raison se promène par tous les ouvrages de Dieu [BOSSUET, Conn. de Dieu, V, 6]
Dans le vague avenir ma raison se promène [DUCIS, Oscar, IV, 1]

REMARQUE

  • Dans le sens de marcher, c'est un verbe réfléchi, et l'on doit dire : allons nous promener et non pas : allons promener. C'est maintenant l'usage, et parler autrement est une faute commise par J. J. Rousseau, dans cette phrase : J'ai toutes les peines du monde à obtenir cinq ou six fois l'année qu'elle [Thérèse] veuille bien venir promener avec moi, Lett. à Mme de Créqui, sept. 1770. Mais Vaugelas considérait encore promener comme un verbe neutre, ainsi qu'avait fait le XVIe siècle.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    [Les Romains] prirent le prudom qui bien avoit cent ans, et le menerent et le pourmenerent parmi Rome [FROISS., II, II, 20]
    Et qu'il y avoit largement gens qui se pourmenoient par les rues [COMM., I, 5]
  • XVIe s.
    Madame est en parfaite santé, ayant du tout recouvert le manger, dormir et proumener [MARG., Lett. XXX]
    Si ne veux je pas pour ceste heure debatre ceste question tant pourmenée, assçavoir si.... [LA BOÉTIE, VIII]
    Ceux qui abondent en ceste passion [la haine], trouveront assez de champs spacieux pour la promener, voire pour la lasser [LANOUE, 75]
    Dès la poincte du jour il se levoit, et, en se promenant devant son logis ou se tenant debout, recueilloit gracieusement tous ceulx qui le venoient saluer et visiter [AMYOT, Cicéron, 45]
    Il sortit de son logis, et s'en alla sur la place promener avec ses amis [ID., Aratus, 7]
    Si des montaignes on a la veue longue, les yeux s'y promenans à l'aise, leur difficile accès donne beaucoup de peine aux pieds [O. DE SERRES, 17]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, pourmener ; wallon, porminé ; du lat. prominare, de pro, et minare (voy. MENER).
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

promener

PROMENER. v. tr. Mener, conduire, faire aller quelqu'un de côté ou d'autre, soit pour l'amuser, soit pour qu'il prenne de l'exercice. Promener un enfant, un vieillard, un malade.

Promener des étrangers par la ville, dans la ville,

La leur faire parcourir, la leur faire voir. Il m'est venu de province des parents que j'ai promenés par tout Paris, dans tout Paris.

Promener un cheval, Le faire marcher doucement, soit en le tenant par la bride, soit en le montant. Promener un cheval échauffé avant de le mettre à l'écurie. On dit aussi Promener un chien.

PROMENER s'emploie aussi figurément et signifie Faire aller, porter de côté et d'autre. Promener sa vue, ses yeux, ses regards sur une assemblée. Promener son esprit, son imagination, ses pensées sur divers objets. Ce romancier promène ses lecteurs dans toutes les parties du monde. Promener ses rêveries. Il promène partout ses ridicules. Il promène en tous lieux son inquiétude, son chagrin, son ennui, son oisiveté.

Fig. et fam., Promener quelqu'un, L'abuser, le lasser par des délais, par des promesses vaines. Au lieu de me payer ce qu'il me doit, voilà six mois qu'il me promène.

SE PROMENER signifie Marcher, aller à pied, à cheval, en voiture, etc., pour faire de l'exercice ou pour se divertir. Il se promène dans son jardin. Je me suis promené deux heures. Allons nous promener sur les boulevards. J'ai été me promener ce matin. Se promener à pied, à cheval, en voiture, en bateau. Se promener sur l'eau.

Par impatience, par humeur, Allez vous promener se dit à une Personne dont on est mécontent, dont on veut se débarrasser. On dit de même : C'est un sot, un importun, qu'il aille se promener. Je l'ai envoyé promener. Dans cette dernière phrase, on sous-entend le pronom se.

SE PROMENER s'emploie aussi figurément, en parlant des Choses qui cheminent, qui errent. Un ruisseau qui se promène lentement dans la prairie. Mes regards se promenaient sur ces riches campagnes.

Son esprit, son imagination se promène d'un objet à l'autre, Il change, elle change à tout moment d'objet.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

promener

Promener, voyez Pourmener.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606
Synonymes et Contraires

promener

verbe promener
1.  Conduire quelqu'un.
2.  Laisser aller çà et là.

promener (se)

verbe pronominal promener (se)
Le Grand Dictionnaire des Synonymes et Contraires © Larousse 2004
Traductions

promener

afrijden, uitlaten, laten (rond)gaan, rondleiden, vervoerenwalk, stroll, wanderpassejarpromenigipasearprocházka (pʀɔməne)
verbe transitif
1. faire sortir, emmener à l'extérieur promener un chien
2. déplacer promener sa main sur qqch
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

promener

[pʀɔm(ə)ne] vt
[+ personne, chien] → to take for a walk
Cordelia promène son chien tous les jours → Cordelia takes her dog for a walk every day.
(= porter) → to carry around
Elle promène son appareil photo partout où elle va → She carries her camera around with her everywhere.
(= faire arpenter) → to trail round
Elle m'a promené dans le magasin pendant une heure avant de se souvenir qu'ils ne vendaient plus cet article → She trailed me around the shop for an hour before she realized they didn't sell the item any more.
(fig) [+ doigts, regard] promener qch sur → to run sth over [pʀɔm(ə)ne] vpr/vi
(à pied) → to go for a walk
Chantal est partie se promener → Chantal has gone for a walk.
(en voiture) → to go for a drive
(à vélo, à moto, à cheval) → to go for a ride
(fig) [doigts, regard] se promener sur → to wander over
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005