tante

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tante

n.f. [ de ta, et de l'anc. fr. ante, du lat. amita, tante ]
Sœur du père ou de la mère ; par ext., femme de l'oncle.
Ma tante,
Fam. le crédit municipal : Mettre sa montre chez ma tante au mont-de-piété
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

TANTE

(tan-t') s. f.
La sœur du père ou de la mère.
Éraste : Et monsieur votre oncle ? - Pourceaugnac : Je n'ai point d'oncle. - Vous en aviez pourtant en ce temps-là... - Non : rien qu'une tante. - C'est ce que je voulais dire, madame votre tante ; comment se porte-t-elle ? [MOL., Pourc. I, 6]
Je ne m'arrêterai point à Dijon : je ne pourrai refuser quelques jours en passant à quelque vieille tante que je n'aime guère [SÉV., 154]
La femme de l'oncle.
Grand'tante, la sœur de l'aïeul ou de l'aïeule. Deux grand'tantes.
Tante à la mode de Bretagne, la cousine germaine du père ou de la mère.
Populairement. Ma tante, le Mont-de-piété ou un prêteur sur gages. Emprunter cent francs à ma tante.
Il m'est impossible de faire ce que vous demandez [rendre la vaisselle d'argent qu'il avait achetée à crédit] par la raison qu'en ce moment mon argenterie ou, si vous aimez mieux, votre argenterie est chez ma tante - Chez ma tante ! cria l'orfévre se levant ave fureur [CH. DE BERNARD, les Ailes d'Icare, ch. 4]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Se li frere prant feme, et la sor se marie, et chascun a enfanz, li enfant à la seror apeleront lo frere lor oncle et cil au frere apeleront la sor ente [, Liv. de jost. 226]
    Nos meres qui furent seurs germaines de nostre dit oncle et antes de nostre dit cousin [, Ass. de Jérus. II, 413]
    E sa tante celui porta [, Grégoire, p. 50]
    Ele fu sa tante e sa mere [, ib. p. 112]
    Et come Eideline se seist avec l'enfant, il comença à crier et à dire à icele Eideline : ma tante, ma tante, veez, veez [, Miracles St Loys, p. 173]
    Se tere esquiet [échoit] de costé à celi qui est mariés, comme d'oncle ou d'antain, de frere ou de sereur.... [BEAUMANOIR, XIII, 13]
  • XVe s.
    Et se tint madame Anne de Behaigne à Bruxelles delez son oncle et sa belle ante [FROISS., II, II, 133]
    Que comme il ait votre pere servi Et vostre tante en Lombardie aussi [E. DESCH., Supplicat. au roi.]

ÉTYMOLOGIE

  • Picard, ante, nante ; wallon, antin, grand'tante ; provenç. amda ; lombard, ameda ; amida ; Brescia, meda ; du lat. amita, qui, ayant l'accent sur a, a donné régulièrement ante, qui est la forme ancienne conservée dans le picard. Mais d'où vient le t-ante ? Diez pense que c'est un t euphonique comme dans voilà-t-il ; mais, pour qu'une lettre euphonique ait une raison d'être, il faut qu'il y ait rencontre de deux voyelles ; aussi, précisant davantage, et pour avoir cette rencontre, Scheler admet qu'avec les adjectifs possessifs féminins on a intercalé un t : ma-t-ante, et que finalement ce t euphonique s'est agglutiné avec ante. à cela, il y a lieu d'objecter que nous n'avons aucune trace de l'intercalation d'un t euphonique après les adjectifs possessifs féminins ma, ta, sa. Cela reste donc à l'état d'hypothèse. Autant que nous savons présentement, tante représente ta ante ; mais alors comment se fait-il que ta ante ou t'ante soit devenu l'équivalent de ante ? Ici se présente une analogie : les cas analogues sont la justification des cas singuliers. Le wallon forme les noms de parenté avec l'adjectif possessif mon, ma, ainsi monfré, frère, maseûre, sœur, mononk, oncle, matante, tante ; dans ces mots mon, ma n'est qu'un son et n'a point de sens. Quelque chose de semblable se sera fait pour ante ; ta s'y sera agglutiné sans y rien ajouter ; et tante a fini par expulser ante ; ces formes proviennent du parler enfantin et domestique ; et les enfants disent encore aujourd'hui tatan pour tante. Au reste, tante est fort ancien ; il est dans le poëme sur Grégoire. Quant à antain, c'est le cas du régime pour ante.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

tante

TANTE. n. f. La soeur du père ou de la mère, la femme de l'oncle. Tante paternelle. Tante maternelle.

Grand-tante, La soeur du grand-père ou de la grand-mère, la femme du grand-oncle.

Tante à la mode de Bretagne, La cousine germaine du père ou de la mère.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

tante

Tante, Pic. Ante, et Belle ante.

La tante du costé du pere, Amita.

La tante du costé de la mere, Matertera.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

tante


TANTE, s. f. La soeur du père ou de la mère: ma tante, votre tante. Sa tante paternelle; leur tante maternelle. = Grand' tante est la soeur de l'aïeul ou de l'aïeule. Tante à la mode de Bretagne, la cousine germaine du père ou de la mère de celui, de celle dont on parle.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

tante

aunt, fairy, queer, twinktante, homoעליז (ז)tantخَالَة, عَمَّة, عَمَّة /خالةtiatetatante, faster, mosterTante, Schwuchtel, Tunteθείαonklinotía, maricóntätinagynénifödursystir, móðursystirzia, checca伯母, 叔母, おば숙모, 이모tante, faster, mosterciociatiamătuşăтëтя, тетяfaster, moster, tantteyze, halaтітка阿姨, 姑妈tetkaพี่หรือน้องสาวของพ่อหรือแม่bácлеля姑媽 (tɑ̃t)
nom féminin
1. sœur du père ou de la mère Ma mère et mes tantes en veulent à leur mère.
2. épouse de l'oncle Mon oncle a rencontré ma tante au mariage de mes parents.
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

tante

[tɑ̃t] nfaunt
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005