tarir

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tarir

v.t. [ du frq. ]
1. Mettre à sec une réserve d'eau, de liquide : La sécheresse a tari les cours d'eau assécher, épuiser
2. Épuiser ce qui constitue une réserve : La maladie a tari ses forces consumer, éteindre dissiper, engloutir
v.i. ou

se tarir

v.pr.
1. Être mis à sec ; cesser de couler : La fontaine a tari tout à coup s'épuiser
2. Litt. S'épuiser progressivement : Son imagination s'est tarie.
v.i.
Ne pas tarir d'éloges sur qqn,
en dire beaucoup de bien.
Ne pas tarir sur qqch, sur qqn,
ne pas cesser d'en parler : Il ne tarit pas sur ce sujet.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

tarir

(taʀiʀ)
verbe intransitif
1. s'arrêter de couler La rivière a tari.
2. figuré
+ n dire beaucoup de Il ne tarit pas d'éloges sur toi.

tarir


verbe transitif
faire arrêter de couler La sécheresse a tari le ruisseau.
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

tarir


Participe passé: tari
Gérondif: tarissant

Indicatif présent
je taris
tu taris
il/elle tarit
nous tarissons
vous tarissez
ils/elles tarissent
Passé simple
je taris
tu taris
il/elle tarit
nous tarîmes
vous tarîtes
ils/elles tarirent
Imparfait
je tarissais
tu tarissais
il/elle tarissait
nous tarissions
vous tarissiez
ils/elles tarissaient
Futur
je tarirai
tu tariras
il/elle tarira
nous tarirons
vous tarirez
ils/elles tariront
Conditionnel présent
je tarirais
tu tarirais
il/elle tarirait
nous taririons
vous taririez
ils/elles tariraient
Subjonctif imparfait
je tarisse
tu tarisses
il/elle tarît
nous tarissions
vous tarissiez
ils/elles tarissent
Subjonctif présent
je tarisse
tu tarisses
il/elle tarisse
nous tarissions
vous tarissiez
ils/elles tarissent
Impératif
taris (tu)
tarissons (nous)
tarissez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais tari
tu avais tari
il/elle avait tari
nous avions tari
vous aviez tari
ils/elles avaient tari
Futur antérieur
j'aurai tari
tu auras tari
il/elle aura tari
nous aurons tari
vous aurez tari
ils/elles auront tari
Passé composé
j'ai tari
tu as tari
il/elle a tari
nous avons tari
vous avez tari
ils/elles ont tari
Conditionnel passé
j'aurais tari
tu aurais tari
il/elle aurait tari
nous aurions tari
vous auriez tari
ils/elles auraient tari
Passé antérieur
j'eus tari
tu eus tari
il/elle eut tari
nous eûmes tari
vous eûtes tari
ils/elles eurent tari
Subjonctif passé
j'aie tari
tu aies tari
il/elle ait tari
nous ayons tari
vous ayez tari
ils/elles aient tari
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse tari
tu eusses tari
il/elle eût tari
nous eussions tari
vous eussiez tari
ils/elles eussent tari
Collins French Verb Tables © HarperCollins Publishers 2011

TARIR

(ta-rir) v. a.
Mettre à sec. Tarir un étang, un puits.
D'un ruisseau qui peut nuire interrompez la course, Et, pour faire encor mieux, tarissez-en la source [BOURSAULT, És. à la cour, v, 6]
Par extension.
Tarir les larmes, les pleurs, faire cesser de pleurer Peuples, que cette belle fête à jamais tarisse vos pleurs [MALH., III, 1]
Mes soins avec le temps pourront tarir ses larmes [CORN., Théod. v, 7]
À force de pleurer on tarit les larmes [MARIV., Marianne, 6e part.]
Si je peins la bienfaisance Et les pleurs qu'elle tarit [BÉRANG., Halte-là.]
Tarir ses larmes, ses pleurs, cesser de pleurer.
Apaisez vos soupirs et tarissez vos larmes [CORN., Illus. com. III, 1]
Fig.
Peuple, fais voir ta joie à ces divinités Qui vont tarir le cours de tes calamités [ID., Toison d'or, Prol. sc. 4]
Depuis ce jour fatal qui changea votre choix en tristesse, et qui tarit toutes les ressources de votre fortune [MASS., Carême, Prière 2]
Voulez-vous [ ô Seigneur] tarir la source de la race royale ? [ID., Orais. funèb. Louis XI]
Je dis : voilà le vice ; il use le bonheur, Il tarit l'avenir [DELILLE, Imag. VI]
V. n. Être mis à sec, cesser de couler. Cette source a tari hier. Cette source est tarie depuis hier.
Ne sais-tu pas que mon armée ne pouvait en un repas se désaltérer sans faire tarir des rivières ? [FÉN., Dial. des morts anc. (Xercès, Léonidas).]
Il y a des vaches dont le lait tarit absolument un mois ou six semaines avant qu'elles mettent bas [BUFF., Quadrup. t. I, p. 194]
Que deviendraient ces enfants eux-mêmes, privés d'une mamelle qui tarirait en chemin ? [RAYNAL, Hist. phil. XV, 4]
Par extension.
Rien ne tarit sitôt que les larmes [VAUGEL., Q. C. v, 5]
C'est trop verser de pleurs, il est temps qu'ils tarissent [CORN., Poly. II, 4]
Fig. Cesser, s'arrêter, en parlant de quelque chose comparée à une source.
Ce fertile sujet ne tarira jamais [LA FONT., Contr.]
Un mensonge capable de faire tarir ces charités [PASC., Prov. X]
On vit tarir tout d'un coup les principales sources de la charité [FLÉCH., Lamoignon.]
Les campagnes sont en friche.... le commerce tarit [FÉN., Tél. XI]
La vieillesse languissante et ennemie des plaisirs.... fait tarir dans ton cœur la source de la joie [ID., ib. XIX.]
Ne point tarir sur un sujet, en parler sans cesse, y revenir souvent.
Les hommes ne tarissent point en sots raisonnements sur les affaires présentes [MAINTENON, Lett. à Mme la marquise de Dangeau, 11 juin, t. VII, p. 64, dans POUGENS.]
On m'assure qu'il ne tarit point sur vos louanges [ID., Lett. au cardinal de Noailles, 25 déc. 1695]
Tandis qu'une âme juste.... ne peut tarir sur les récits de ses faiblesses [MASS., Carême, Confession.]
Absolument. Il ne tarit point, il parle sans cesse de l'objet dont il s'agit.
Le petit abbé y sera avec ses contes ; je ne sais où il les prend, mais il ne tarit point [DIDER., Lett. à Mlle Voland, 26 sept. 1762]
L'entretien tarit, on n'a plus rien à se dire, on ne sait que se dire.
Ce n'était pas que l'entretien tarît entre nous, et qu'elle parût s'ennuyer dans nos promenades [J. J. ROUSS., Conf. IX]
La conversation des amis ne tarit jamais, disent-ils [ID., Hél. v, 3]
Se tarir, v. réfl. Devenir à sec, cesser de couler. Cette source s'est tarie.
Il y a encore une autre espèce de larmes qui n'ont que de petites sources, qui coulent et se tarissent facilement [LA ROCHEFOUC., Réfl. mor. n° 133]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Tout entour point l'erbe menue Qui vient pour l'iaue espesse etdrue, Et en iver ne puet morir, Ne que l'iaue ne puet tarir [, la Rose, 1544]
    Et jamais n'est tarie Ma dolors ne garie [RUTEB., Théoph.]
  • XVIe s.
    Les fonteines tarissent de tout point [AMYOT, Cam. 5]
    L'on y void continuellement de nouveaux jettons qui poussent et croissent, et des vieux qui tarissent et meurent [O. DE SERRES, 564]
    Pour vous l'air se corrompe et le feu s'amortisse, La terr se desseiche, et la mer se tarisse [DU BELLAY, III, 74, recto.]
    Et disoit on, s'il [l'empereur Julien] eust gaigné la victoire contre les Parthes, qu'il eust faict tarir la race des bœufs au monde, pour satisfaire à ses sacrifices [MONT., III, 83]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, tairir, térir ; provenç. tarir ; de l'anc. haut-allem. tharrjan, dessécher.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

tarir

TARIR. v. tr. Mettre à sec. Tarir un puits. Tarir un étang. La grande sécheresse a tari toutes les fontaines. C'est une source que l'on ne saurait tarir. Cette fontaine s'est tarie.

Il s'emploie aussi au figuré. Le mauvais état des affaires a tari les ressources de ce commerçant.

TARIR s'emploie aussi comme verbe intransitif et signifie Être mis à sec, cesser de couler. Les grandes chaleurs ont fait tarir les ruisseaux. Une source qui ne tarit jamais. Un puits qui ne tarit pas.

Il s'emploie aussi figurément en ce sens. La miséricorde de Dieu est une source inépuisable qui ne tarit point.

Fig., Ne pas tarir sur un sujet, En parler sans cesse, y revenir souvent. Il ne tarit pas sur votre éloge. Quand il parle de vous, il ne tarit pas.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

tarir

Tarir, vient de Arere: Tari, de Aridus, en adjoustant ceste lettre t au commencement. Et semble que soit advenu, par ce que en prononçant Il est ari, le son est tel, comme si le t estoit joinct avecques a.

Tarir, Arefacere, Exarefacere.

Les fleuves sont taris, Aruerunt fluuij, Exaruerunt amnes.

Fontaines seiches et taries, Torridi fontes.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

tarir


TARIR, v. act. et n. TARISSABLE, adj. TARISSEMENT, s. m. [Tari, sable, ce-man: 3e e muet au dern.] Tarir, mettre à sec. "Les grandes sécheresses ont tari les fontaines. = Être à sec. "Cette source, ce puits ne tarit jamais. = Fig. "Ses larmes ne tarissent point. "Cet homme ne tarit point sur ces sujets: il en parle sans cesse.
   Monsieur ne tarit point: il excelle à médire.
       Palissot.
"Son imagination féconde ne tarissoit point en vues, et en arrangemens pour le bien public. Neuville, Or. Fun. du Maréchal de Belle-Isle. = Il se dit ordinairement avec la négative.
   TARISABLE, qui peut être tari. Il ne se dit qu'avec la négative. "Cette source n'est pas tarissable. On dit plus souvent, est intarissable.
   TARISSEMENT, Dessèchement, état de ce qui est tari. "Le tarissement des eaux, des puits, des fontaines.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Synonymes et Contraires

tarir

verbe intransitif tarir
S'épuiser progressivement.

tarir

verbe transitif tarir
1.  Mettre à sec.
2.  Épuiser la source de quelque chose.
Le Grand Dictionnaire des Synonymes et Contraires © Larousse 2004
Traductions

tarir

agotar

tarir

[taʀiʀ]
vi
[source] → to dry up, to run dry
ne pas tarir d'éloges sur qn → to be full of praise for sb
Il ne tarit pas d'éloges sur la jeune employée → He's full of praise for the new employee.
vt (= assécher) → to dry up (fig) [+ ressources, approvisionnement] → to dry up

tarir_se

[taʀiʀ] vpr/vi
[source] → to dry up, to run dry
[flux, ressources] → to dry up
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005