tarir
tarir
v.t. [ du frq. ]se tarir
v.pr.tarir
(taʀiʀ)verbe intransitif
+ n dire beaucoup de Il ne tarit pas d'éloges sur toi.
tarir
verbe transitif
tarir
Participe passé: tari
Gérondif: tarissant
Indicatif présent |
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je taris |
tu taris |
il/elle tarit |
nous tarissons |
vous tarissez |
ils/elles tarissent |
TARIR
(ta-rir) v. a.HISTORIQUE
- XIIIe s. Tout entour point l'erbe menue Qui vient pour l'iaue espesse etdrue, Et en iver ne puet morir, Ne que l'iaue ne puet tarir [, la Rose, 1544]Et jamais n'est tarie Ma dolors ne garie [RUTEB., Théoph.]
- XVIe s. Les fonteines tarissent de tout point [AMYOT, Cam. 5]L'on y void continuellement de nouveaux jettons qui poussent et croissent, et des vieux qui tarissent et meurent [O. DE SERRES, 564]Pour vous l'air se corrompe et le feu s'amortisse, La terr se desseiche, et la mer se tarisse [DU BELLAY, III, 74, recto.]Et disoit on, s'il [l'empereur Julien] eust gaigné la victoire contre les Parthes, qu'il eust faict tarir la race des bœufs au monde, pour satisfaire à ses sacrifices [MONT., III, 83]
ÉTYMOLOGIE
- Berry, tairir, térir ; provenç. tarir ; de l'anc. haut-allem. tharrjan, dessécher.
tarir
Il s'emploie aussi au figuré. Le mauvais état des affaires a tari les ressources de ce commerçant.
TARIR s'emploie aussi comme verbe intransitif et signifie Être mis à sec, cesser de couler. Les grandes chaleurs ont fait tarir les ruisseaux. Une source qui ne tarit jamais. Un puits qui ne tarit pas.
Il s'emploie aussi figurément en ce sens. La miséricorde de Dieu est une source inépuisable qui ne tarit point.
Fig., Ne pas tarir sur un sujet, En parler sans cesse, y revenir souvent. Il ne tarit pas sur votre éloge. Quand il parle de vous, il ne tarit pas.
tarir
Tarir, vient de Arere: Tari, de Aridus, en adjoustant ceste lettre t au commencement. Et semble que soit advenu, par ce que en prononçant Il est ari, le son est tel, comme si le t estoit joinct avecques a.
Tarir, Arefacere, Exarefacere.
Les fleuves sont taris, Aruerunt fluuij, Exaruerunt amnes.
Fontaines seiches et taries, Torridi fontes.
tarir
TARIR, v. act. et n. TARISSABLE, adj. TARISSEMENT, s. m. [Tari, sable, ce-man: 3e e muet au dern.] Tarir, mettre à sec. "Les grandes sécheresses ont tari les fontaines. = Être à sec. "Cette source, ce puits ne tarit jamais. = Fig. "Ses larmes ne tarissent point. "Cet homme ne tarit point sur ces sujets: il en parle sans cesse.
Monsieur ne tarit point: il excelle à médire.
Palissot.
"Son imagination féconde ne tarissoit point en vues, et en arrangemens pour le bien public. Neuville, Or. Fun. du Maréchal de Belle-Isle. = Il se dit ordinairement avec la négative.
TARISABLE, qui peut être tari. Il ne se dit qu'avec la négative. "Cette source n'est pas tarissable. On dit plus souvent, est intarissable.
TARISSEMENT, Dessèchement, état de ce qui est tari. "Le tarissement des eaux, des puits, des fontaines.