Le scénariste et critique Alexandre Fontaine Rousseau a écouté «Ma délire — Songs of love, lost & found» et a eu la gentillesse de nous dire ce qu’il en pense:
J'attendais un petit matin bien gris pis triste avant d'écouter Ma délire, question de pouvoir découvrir le nouvel album de Myriam Gendron dans des conditions optimales. Je m'imaginais déjà ruminer au bord de ma fenêtre avec une tasse de café fumante, en regardant la pluie tomber. Mais les aléas de la météo étant ce qu'ils sont, il a fallu que je me contente d'une journée radieuse de mai, ce qui ne correspondait pas tout à fait à ce dont j'avais rêvé.
C'est pas ben grave, remarque. Au bout de dix secondes, la guitare de Myriam avait déjà dimmé le soleil pis imposé son mood. C'était l'automne en été, pis la dureté de la lumière faisait juste accentuer la beauté des notes jouées. J'haïs ça quand les gens disent que la musique les « transporte ». Je trouve ça ben fromagé, comme formule prémâchée. Mais je mentirais si je disais que ce n'est pas comme ça que je me senti. Désolé pour le cliché.
Après Poor Girl Blues, ses accents de John Fahey et ses échos de Leonard Cohen, je me demandais déjà avec une pointe d'inquiétude si l'album allait pouvoir topper ça, tellement la barre était haute. Mais la guitare électrique de C'est dans les vieux pays m'est rentrée dedans comme un 18 roues pis j'ai su qu'on était partis pour la gloire. Une chance que Shenandoah vient se poser doucement après ça pour calmer le jeu un peu, sinon je suis pas sûr que j'aurais survécu à la ride.
Ma délire, sérieux, c'est du gros stock. Myriam vient de condenser tellement de fragments de la culture folklorique nord-américaine en un seul album que j'ai l'impression qu'il y a toute une tablette de ma collection de disques qui fitte dessus. Not So Deep as a Well était déjà ben bon. Y'a pas de doute là-dessus. Mais Ma délire est plus vaste et plus dense. Va falloir l'écouter en boucle, jusqu'à en creuser les sillons, avant d'arriver à vraiment en faire le tour. Pis même à ça, je suis pas mal sûr qu'il va encore trouver le moyen de me surprendre.
One of the many musical gifts of 2021 — a new album from Myriam Gendron! Má delire - Songs of love, lost & found is a stunner from start to finish, pretty much perfect. Get it, and then follow it up with this recent performance, featuring Gendron and a few collaborators playing note-perfect renditions of the new album’s songs. The atmospheric black-and-white cinematography is an ideal match for the darkly romantic vibe of the music. You’ll also want to check out Myriam’s fantastic Lagniappe Session over on Aquarium Drunkard, which sees her covering Eno, Chapman, Cohen, and Wheeler. Brilliant.
Myriam Gendron plays with the resonances between old music
and new on her latest album, refracting traditional Quebecois folk tunes
through the decades of music that have drawn from them. It would be a cliché to
call her lovely songs timeless, but they exist somehow in all times together,
as they were in pre-Industrial Canada, as they reverberated through the 1960s
folk revival and as they might take shape now in an age of noise and found
sounds and tape loops.
Le dernier des chaloupiers Premier single, seul single, de l'album “Ma délire — Songs of love, lost & found” (à paraître 1er octobre 2021).«Au coeur de ma délire» est surtout la pièce qui a donné naissance au projet de cet album. Le résultat d'un amour fou pour une très vieillechanson enregistrée par Philippe Gagnon et Dominique Tremblay en 1971, elle a été créée lors d'une résidence au Vieux Moulin du Bic,dans l'atelier de bateau de Daniel Saint-Pierre. On y entend d'ailleurs la voix de ce Daniel chaloupier, le bruit de ses outils de travail et les appelsd'une enfant qui ne lâchait pas sa mère d'une semelle, même lorsqu'elle enregistrait. On y entend une chanson étrange, une délire au féminin, qui n'a rien perdu de sa forte résonance, du trouble ancien qu'elle sait faire renaître. Maintenant disponible sur Bandcamp et d'autres plateformes digitales.
—— Last of the boat carpenters First single, only single, from the forthcoming album “Ma Délire — Songs of love, lost & found” (out october first 2021).«Au cœur de ma délire» is first and foremost the song that gave birth to this album’s project. The end result of a love affair for a very oldsong recorded by Philippe Gagnon & Dominique Trembley in 1971, it was created during a residency at the Old Mill of Le Bic (Québec), at the workshopof rowboat carpenter Daniel Saint-Pierre. One can hear the voice of Daniel, telling stories, the noise of his machines and tools, and the «maman» calls of a todler who would not be left out of her mom’s recordings.One hears a strange song, a she-delirium (the word «delire», usually masculine, is here feminine), that lost nothing through the years of the poignant feeling it arises. Now available on Bandcamp & other digital platforms.
My staff pick is Dorothy Parker’s Death and Taxes, a
poetry anthology published in a limited, autographed edition by Viking Press in
1931. I was introduced to Dorothy Parker through Canadian singer-songwriter
Myriam Gendron, who uses Parker’s poems as lyrics in her 2014 album, Not So
Deep as a Well.
Dorothy Parker (1893-1967) was an American poet, critic, and
screenwriter most active from the 1920s through the 1950s. She was involved in
anti-fascist and socialist causes, eventually earning her a Hollywood blacklist
and a trip to the
House Un-American Activities Committee.
Parker was known for her “lethal wit” and self-deprecating
style, but she had frequent struggles with alcoholism and depression. For a
personal epitaph, she suggested, “Excuse my dust,” or alternately, “If you can
read this, you’re standing too close.”
She died in 1967 and bequeathed her estate to
Martin Luther King Jr., even though the two had never met. King died a year later, so her estate reverted to the NAACP, which to this day controls Parker’s literary rights. Fittingly, her ashes remained unclaimed in her lawyer’s
desk for a couple of decades after her death until they were ultimately claimed by the NAACP, and her ashes were finally interred at the NAACP headquarters in Baltimore in 1988.
Watch the music video for Myriam Gendron’s rendition of “Solace” (lyrics pictured above):
Enregistré à l'extérieur sur la rue Victoria, Montréal, à l'heure du lunch, le 26 juillet 2017. Enregistrement de fortune sur enregistreur de notes. Mono. Paroles Dorothy Parker / Musique Myriam Gendron
Recorded live on Victoria street, Montreal, july 26th 2017 at lunch hour. Cheap memo recording. Mono. Words Dorothy Parker / Music Myriam Gendron
Myriam Gendron live : The Werewolf song (Michael Hurley cover) Live @ Casa del Popolo, Montréal. 4 mars 2015 - March 4th 2015 Caméra de surveillance fixe. Still surveillance camera. Vidéo : Farid Kassouf
Disponible maintenant, digital, k7 & cd (bientôt en vinyle):
Available now, digital, cassette & cd formats (soon on vinyle) : MA DÉLIRE — SONGS OF LOVE, LOST & FOUND
Feeding Tube Records,
les albums claus (k7/cd/vinylE)
& sur https://myriamgendron.bandcamp.com