L'economie Mercantiliste
L'economie Mercantiliste
L'economie Mercantiliste
EXPOSE COLLECTIF
ANET SERGE
HEWLETT-PACKARD
[Adresse de la société]
L’ECONOMIE MERCANTILISTE
MEMBRES DU GROUPE
-N’GROMAN KEVIN
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-KOULA SYDNEY
-KANGOUTE REYANE
-KOUASSI BECANTY
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l
INTRODUCTION
CONCLUSION
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INTRODUCTION
Les trois siècles des temps modernes constituent la période cruciale pendant laquelle
l’Europe occidentale va réunir les conditions favorables au démarrage économique. La
première phase est celle de la Renaissance ; la seconde celle de l’âge classique et baroque.
Dans chacune d’elles, l’idéal économique dominant est celui qu’on a qualifié plus tard de
mercantiliste, bien que des annonciateurs du libéralisme économique se manifestant aussi dès
la fin du XXIIème siècle. On peut donc utiliser l’expression d’économie mercantiliste pour
désigner cette époque de transition entre le moyen âge et l’ère industrielle.
a) Etymologie et origine
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b) Sens économique
Le mercantilisme qui part du postulat de la puissance d’un état est fonction des réserves en
métaux précieux (or et argent). Il prône le développement économique par l’enrichissement de
l’état au moyen du commerce extérieur. L’état joue un rôle primordial en adoptant des
politiques protectionnistes qui établissent notamment des barrières tarifaires et encouragent
les exportations. Par exemple le système économique mit en place par Colbert, le colbertisme,
le colbertisme est un mercantilisme national fondé sur une intervention de l’état dans le
commerce extérieur afin d’accroître les entrées de devises par l’augmentation des exportations
de marchandises qui conduit au développement de manufactures. Ainsi, pour protéger et
augmenter leurs réserves, la plupart des Européens ont pratiqué le mercantilisme et mis en
place durant cette période, des politiques économistes protectionnistes et des relations
contraignantes avec leurs possessions coloniales. De plus, ayant apparu en même temps que
les états-nations et le développement du capitalisme moderne, le mercantiliste a permis les
premières descriptions du rôle des monnaies et de la production de même que les premières
analyses des circuits économiques. Il a été une étape majeure dans l’avènement de la science
économique moderne.
- Le mercantilisme espagnol, que l’on appelle ainsi parce qu’il est né en Espagne. On
l’appelle aussi le « Bullionisme » de l’anglais « bullion » (lingot). Ce mercantilisme
est né de la préoccupation spécifique de l’Espagne qui était de conserver dans le pays
l’or qui venait de ses conquêtes. On retrouve aussi ce souci au Portugal, en Italie ou
d’autres pays Européens tels que l’Angleterre. L’augmentation de la richesse selon ce
type de mercantilisme, se fait donc par accumulation d’or et d’argent.
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- Le mercantilisme français, encore appelé le « Colbertisme » car Jean Baptiste
COLBERT est le principal instigateur des idées mercantilistes en France. Il s’agit
toujours d’enrichir l’état, mais par le développement industriel. Le gouvernement
français s'implique de façon importante dans l'économie afin d'accroître les
exportations en créant des manufactures (Usines). Colbert intervient également pour
abaisser les obstacles au commerce en réduisant les droits de douane intérieurs et en
construisant un important réseau de routes et canaux. Les politiques menées par
Colbert sont dans l'ensemble efficaces, et permettent à l'industrie et à l'économie
française de croître considérablement durant cette période, faisant de la France une des
plus grandes puissances européennes. Malgré ces politiques efficaces, l'Angleterre et
la Hollande devancent toujours la France.
- Le mercantilisme commercialiste, qui est représenté par des hommes tels que Josiah
CHILD et Thomas MUN.
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international ; introduction du principe de la comptabilité en partie double et de la
comptabilité moderne. Cette comptabilité permet de présenter d'une façon claire les flux de
commerce, et contribue à l'étude attentive de la balance commerciale ; création de sociétés par
actions permanentes où les associés n'ont qu'une responsabilité limitée : les commanditaires
des systèmes précédents sont engagés de manière illimitée. La nouvelle « mentalité
mercantiliste » coïncide avec ces objectifs et met en avant la problématique de
l'enrichissement à partir d'activités ayant un rendement croissant : fabriquer et vendre des
produits manufacturés plutôt que de vendre des produits bruts. Si la vision mercantiliste
justifie les réflexes défensifs (protectionnisme), il serait injuste de ne pas voir que certains de
ses courants traduisent l'idée plus positive et offensive selon laquelle certaines activités
économiques sont préférables à d'autres. Mais toute chose a des limites car comme l’on
démontré Adam SMITH et David RICARDO, le commerce n'est plus vu comme un jeu à
somme nulle, mais comme un jeu à somme positive où les exportateurs et importateurs sont
des gagnants. En imposant la mise en place de restrictions aux importations et de droits de
douane, les mercantilistes ont contribué à une asphyxie et à un appauvrissement des pays. Les
limites du courant mercantiliste portent autant dans leur conception de la richesse que dans
leur compréhension du commerce extérieur. L’application de leurs préceptes par la France,
l’Angleterre, le Portugal et l’Espagne s’est soldée par un appauvrissement de ces derniers. De
plus, la trop grande accumulation d’Or et d’Argent a conduit à une forte inflation
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positive. David Ricardo, qui développe la notion d'avantage comparatif, contribue à faire
mieux comprendre les effets de la spécialisation internationale. Ainsi le Portugal est un
producteur beaucoup plus efficace de vin que l'Angleterre, alors que cette dernière est
relativement plus efficace dans la production de vêtements. Ainsi, si le Portugal se spécialise
dans le vin et l'Angleterre dans l'habillement, les deux pays sont gagnants dans le cadre des
échanges du commerce international. De ce point de vue, la mise en place de restrictions aux
importations et de droits de douane, doit être conduite avec le plus grand discernement sous
peine de contribuer à un appauvrissement des pays. La critique de la « théorie mercantile » ou
du « système mercantile » vient en France de l'école des physiocrates et en Angleterre d'Adam
Smith. Cependant, les arguments des physiocrates n'ont pas toujours été bien compris et la
présentation faite des idées mercantilistes s'avère souvent simpliste. Assimilée par beaucoup
de ses contemporains à la défense statique d'intérêts particuliers, la pensée mercantiliste est en
réalité une dynamique de rupture qui s'amorce et profite d'une période de changements
importants dans les jeux de pouvoir. En Grande-Bretagne le mercantilisme change de nature
après la Révolution : la venue au pouvoir d'une classe moyenne très agressive soutient les
projets visant à en découdre et en finir avec la suprématie hollandaise. Le Parlement obtient le
pouvoir de subventionner non plus des monopoles pour des individus comme les «Merchant
adventurers», pouvoir jusqu'alors réservé au monarque, mais des activités économiques. Ainsi
se met en place une politique globale de protection des intérêts commerciaux de la Grande-
Bretagne au sein de laquelle une compétition peut s'engager entre entreprises nationales. En
France, le contrôle économique demeure entre les mains du pouvoir royal et le mercantilisme
prospère jusqu'au traité de commerce franco-anglais, dit Traité d'Eden, de 1786. Mais dans les
faits, des historiens comme Patrick O'Brien ont montré que les droits de douane anglais
étaient bien plus élevés en Angleterre qu'en France. Il faudra attendre le traité franco-anglais
de 1860, négocié par le saint-simonien Michel Chevalier, pour aller vers une égalisation
progressive des droits de douane anglais et français, avant un retour au protectionnisme avec
la récession de la fin du XIXème siècle.
En marge du mercantilisme qui s’étale sur trois siècles, d’autres conceptions économiques
complètement différentes se sont développées. D’une part les précurseurs de l’économie
politique classique : l’école de Salamanque au 16ème siècle et, entre la fin du 17ème siècle et
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jusqu’au-delà du milieu du 18ème siècle des hommes comme William PETTY, Pierre Le
Pesant, Richard CANTILLON et David HUME vont faire l’apologie de l’enrichissement par
le commerce en général et le commerce maritime en particulier et se démarquer
progressivement du mercantilisme pour devenir des précurseurs du libéralisme.
D’autre part le communisme utopique. Ici la volonté d’enrichissement prônée par le
mercantilisme n’est pas partagée par tous les penseurs. Dès les débuts du mercantilisme, ils y
en a qui s’insurgent contre l’inégalité qui pourrait résulter du développement économique et
qui développent des théories à la fois utopiques et communistes.
Le mercantilisme se voit finalement donc substituée à un autre courant d’idées économiques,
à savoir la physiocratie. Bien plus tard, les physiocrates, dont François QUESNAY vont eux
aussi à leur tour être éjectés par l’avènement de la révolution industrielle et du capitalisme.
CONCLUSION
Le mercantilisme constitue un élément clé pour l’économie mondiale. En effet, c’est lui
qui a engendré l’éveil des consciences face aux importantes décisions économiques qui ont
été prises. Cette doctrine qui prône le développement économique des Etats au moyen de l’or
d’abord, du commerce ensuite et de l’industrialisation enfin, est celle qui marque la fin de la
prééminence des doctrines de l’Eglise dans l’organisation sociale, est elle-même relayée par la
physiocratie ; toutes deux n’étant que des étapes vers la naissance de l’économie politique
classique