Les Accords

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L’accord de l’adjectif

Les règles d’accord de l’adjectif dépendent de plusieurs facteurs.

L’adjectif d’un nom


L’adjectif (épithète ou attribut) s’accorde en genre et en nombre avec le nom ou le

pronom qu’il qualifie. L’attribut du complément d’objet direct (COD) s’accorde avec le

nom ou pronom objet direct.

Les participes passés employés comme adjectifs et les formes en -ant issues des

participes présents suivent les mêmes règles d’accord.

•Le mémoire rendu hier contient des fautes d’orthographe.

Il vous faut sélectionner la couverture correspondante.

Il existe toutefois un exception aux règles ci-dessus. L’attribut du COD employé avec

la restriction « ne… que » reste invariable s’il précède le COD.

•Je ne trouve de contraignant à cette solution que les délais.


L’adjectif de plusieurs noms
Il est possible qu’un adjectif qui se rapporte à plusieurs noms. Il faudra donc

respecter certaines règles d’accord.

•Si ces noms sont coordonnés par une conjonction (et, ou…), alors l’adjectif se

met au pluriel.

•Si au moins l’un des noms est au masculin, alors l’adjectif sera au masculin.

•Ma grand-mère et mon grand-père paternels sont ici.

Afin de ne pas répéter un adjectif au singulier utilisé plusieurs fois, vous pouvez ne

l’utiliser qu’une seule fois au pluriel. Les adjectifs qui se seraient employés avec

chacun des noms au singulier restent au singulier.

•Mes grands-mères paternelle et maternelle sont ici.

L’accord de l’adjectif utilisé comme adverbe


Un adjectif peut se rapporter à un verbe ou à un autre adjectif (et pas un nom). Il a

alors la même valeur qu’un adverbe et suit des règles d’accord spécifiques.

•Lorsque l’adjectif se rapporte au verbe, il ne reçoit aucune marque de genre ni

de nombre. Il reste invariable.

•L’étudiante ne parlait pas assez fort lors de la soutenance.

Les billets de train pour Nice coûtent cher.

•On peut avoir parfois le choix entre l’accord ou non : soit l’adjectif porte sur le

nom (accord), soit il porte sur le verbe (pas d’accord).

•Elle se tient droite.

Elle se tient droit.
•L’emploi de l’adjectif avec un autre adjectif est réservé à quelques expressions.

Dans ce cas, l’adjectif prend les mêmes marques de genre et de nombre que

celui auquel il se rapporte.

•La porte grande ouverte.

L’adjectif de couleur
•Lorsque l’adjectif est simple (blanc, noir, vert, jaune, bleu,…), il s’accorde en

genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie.

•Un livre rouge ou des livres rouges.

•Lorsque l’adjectif de couleur est un nom, il est invariable. Toutefois, il existe

des exceptions : rose, fauve et mauve prennent un “s” au pluriel.

•Un stylo marron ou des stylos marron.

Les chemises cerise et orange.

•Lorsque l’adjectif est sous forme composée, il est invariable.

•Un feutre jaune foncé, des feutres jaune foncé.

•Parfois, le sens que l’on veut apporter à la phrase peut modifier l’accord et

l’orthographe de l’adjectif.

•J’ai des cahiers jaune et noir. (Chaque cahier est à la fois jaune et noir.)

J’ai des cahiers jaunes et noirs. (Il y a des cahiers noirs et des cahiers jaunes.)

L’accord de l’attribut
L’attribut est en liaison avec un nom ou un pronom. Cela implique certaines règles

d’accord qui varient en fonction de la nature de l’attribut :

•Adjectif
•Nom

•Pronom

•Adverbe

L’adjectif attribut
Il s’accorde toujours en genre et en nombre avec le terme auquel il se rapporte.

•Elle est très heureuse à l’université de Toulouse.

Le nom attribut
Il faut faire concorder l’attribut en genre et en nombre.

•Concordance du genre lorsqu’il s’agit de noms animés variables en genre.

•Ma cousine est infirmière.

•Concordance du nombre lorsque le sens s’y prête.

•La France et l’Allemagne sont des États européens.

Le pronom attribut
•Si l’attribut est un pronom, il s’accorde en genre et en nombre lorsque le

pronom est variable.

•Quelles sont leurs intentions ?

•Lorsque l’attribut est le pronom personnel « le » représentant un autre terme,

il n’y a pas d’accord.

•Elle est très motivée et elle le restera si nous savons l’intéresser


L’adverbe attribut
Si l’attribut est un adverbe, il n’y a pas d’accord possible car l’adverbe est invariable.

L’adverbe attribut
Si l’attribut est un adverbe, il n’y a pas d’accord possible car l’adverbe est invariable.

•La soutenance de ma thèse est loin.

L’accord du participe passé


Le participe passé est utilisé dans les formes verbales composées de la voix active ou

passive. Il est également souvent utilisé avec l’auxiliaire « être » ou « avoir », mais

peut aussi être utilisé sans ces derniers, en prenant alors la valeur d’un adjectif dans

la phrase.

•J’ai mangé une pomme [avec auxiliaire].

Les phrases écrites dans ce document [sans auxiliaire].

Les règles d’accord dépendent donc de la fonction du participe passé dans une

phrase et de la façon dont il est utilisé (comme adjectif ou dans un groupe verbal).

Lorsqu’il est utilisé avec un auxiliaire, le participe passé se conjugue différemment

suivant le groupe du verbe.


L’accord du participe passé avec l’auxiliaire « être »
Lorsque le participe passé est utilisé avec l’auxiliaire « être », il s’accorde en genre et

en nombre avec le sujet auquel il se rapporte. Aucune distinction ne doit être faite

entre la voix passive et la voix active.

•Hier, le chat a mangé la souris.

Hier, la souris a été mangée par le chat.

Quand le sujet est un pronom personnel de la 1re ou 2e personne, il faut définir son

genre pour accorder correctement le participe.

•Nous sommes arrivés en retard [si « nous » est masculin pluriel].

Nous sommes arrivées en retard [si « nous » est féminin pluriel].

Ces règles ne sont pas effectives avec les formes pronominales (les verbes prenant

un pronom comme se promener, se sentir, se rendre…etc). Les participes passés

utilisés avec ses formes, même avec l’auxiliaire être, ne s’accordent pas toujours avec

le sujet auquel ils se rapportent. Dans ce cas, il faudra utiliser les règles spécifiques

aux participes passés des verbes pronominaux (voir ci-dessous).


L’accord du participe passé avec l’auxiliaire « avoir »
Lorsqu’un participe passé est utilisé avec l’auxiliaire « avoir », il existe plusieurs

règles :

•Le participe passé utilisé avec l’auxiliaire « avoir » ne s’accorde jamais avec le

sujet auquel il se rapporte.

•Elle a mangé une pomme.

Nous avons mangé une pomme.

•Le participe passé utilisé avec l’auxiliaire « avoir » ne s’accorde pas avec le

sujet auquel il se rapporte. mais avec le COD qui est placé avant lui.

•Ils ont suivi les conseils qu’elle leur avait donnés.

•Lorsque le COD (placé devant le participe passé) est un pronom personnel

(« le » ou « l’ »), on n’accorde pas le participe passé si le pronom équivaut à

une proposition.

•L’audition s’est passée comme on l’avait prévu [on n’accorde pas “prévu” puisque

le “l’” ne se réfère pas seulement à l’audition, mais à l’ensemble de l’événement].

•On n’accorde jamais le participe passé lorsque le COD est le pronom “en”.

•Des concerts, elle en a vu d’autres !

Des interviews, il en a filmé toute la journée !

L’accord du participe passé des verbes pronominaux


Bien que conjugués avec l’auxiliaire « être », les verbes pronominaux n’accordent pas

systématiquement leur participe passé avec leur sujet. Ils suivent différentes règles

en fonction de du rôle du pronom.


•Si le pronom n’a pas de fonction propre, l’accord se fait avec le sujet.

•Les mots se sont écrits sans accent jusqu’au XVIe siècle

•Le participe passé s’accorde avec le sujet auquel il se rapporte lorsque

l’action a un impact sur le sujet lui-même.

•Ils se sont rendus compte de leur erreur.

Elle s’est battue pour avoir ce poste.

•Le participe passé s’accorde avec son COD en genre et en nombre quand

celui-ci le précède dans la phrase (même règle que pour l’auxiliaire « avoir »).

•L’argent qu’ils se sont réparti.

Les fleurs qu’elles se sont jetées.

Les lettres qu’ils se sont écrites.

•Le participe ne s’accorde pas lorsque le COD suit le verbe (même règle

qu’avec l’auxiliaire avoir).

•Ils se sont réparti l’argent.

Elles se sont jeté des fleurs.

•Les participes passés suivants sont invariables et ne s’accordent jamais en

genre et en nombre avec leur sujet ou le COD qui les précède : se plaire, se

complaire, se déplaire, se rire, se convenir, se nuire, se mentir, s’en vouloir, se

ressembler, se sourire, se suffire, se survivre.

L’accord du participe passé suivi d’un infinitif


Lorsque le participe passé est suivi d’un infinitif, si le COD n’est pas celui de sa forme

verbale, mais seulement de l’infinitif, alors le participe passé ne s’accorde pas.


•Les fleurs qu’il a voulu acheter à sa femme [“qu’” est le COD d’acheter et non de “a

voulu”, le participe ne s’accorde pas].J’ai téléphoné à ma tutrice de mémoire et

je l’ai remerciée de m’avoir aidé [“l’” représente “ma tutrice” qui est bien le COD de

“ai remercié”, on accorde alors le participe passé].

Il existe une exception : le participe passé du verbe “faire” lorsqu’il est suivi d’un

infinitif est invariable.

•Il n’a pas encore reçu le mémoire qu’elle lui a fait envoyer hier.

L’accord du verbe
Le verbe s’accorde toujours avec son sujet. Pour l’identifier, il faut se poser la

question de qui fait l’action. Le sujet peut être de différentes formes :

•Un nom propre

•Un nom commun

•Un groupe nominal (nom commun + adjectif)

•Un pronom personnel

•Le pronom relatif “qui”

Le verbe s’accorde en genre et en nombre avec son sujet :

•Lorsque le sujet est au singulier, le verbe se conjugue au singulier.

•Lorsque le sujet est au pluriel, le verbe se conjugue au pluriel.

•Lorsque qu’il y a plusieurs sujets, le verbe se conjugue au pluriel.

•Lorsque le sujet réalise plusieurs actions, tous les verbes se conjuguent de la

même manière en fonction du genre et du nombre du sujet.


L’accord du verbe avec plusieurs sujets
•De manière générale, un verbe avec plusieurs sujets coordonnés par une

conjonction (et, ni, ou) se conjugue au pluriel, même si chaque sujet est au

singulier.

Si un des sujets est au pluriel, alors le verbe se conjuguera automatiquement au

pluriel également.

•Le Président et ses ministres réfléchissent à une nouvelle loi.

Les cas particuliers

Le verbe peut être amené à se conjuguer au singulier lorsque :

• Les sujets sont synonymes ou expriment un même ensemble.

Sa motivation et son assiduité l’a conduit à réussir ses examens.

Le lauréat, et musicien professionnel, a réalisé une performance incroyable.

• Il y a une idée de gradation dans la coordination des sujets.

Une bonne note ou un commentaire positif est généralement motivant pour

l’étudiant.

• Tous les sujets se retrouvent résumés en un pronom.

La pluie, le froid et le vent, rien n’a pu lui faire renoncer au marathon.

• Les sujets s’opposent ou s’excluent mutuellement.

Au final, seul le bien ou le mal triomphera.

• Les sujets sont coordonnés par une conjonction de comparaison (ainsi que,

autant que, comme, de même que, moins que, plutôt que, etc.).
L’accord du verbe avec un nom collectif
On dit qu’un nom est collectif lorsqu’il représente un ensemble de choses ou

d’individus. Par exemple, avec les mots suivants, le verbe sera conjugué au singulier :

une foule, un collectif, une série, une suite, une troupe, un groupe, une masse, une

minorité…

•Le verbe se conjugue au singulier ou au pluriel en fonction de la manière

dont on considère le nom collectif : de manière collective ou individuelle.

•Le groupe d’étudiants planche sur leur mémoire [caractère individuel].

Une quantité de mémoires ont été corrigés par le correcteur [idée de nombre].

•Le verbe s’accorde avec le nom collectif ou son complément en fonction de la

partie qui est le plus susceptible de faire l’action.

•La foule de touristes devant le monument est impressionnante.

•Le verbe s’accorde toujours au pluriel avec les noms collectifs numéraux

(dizaine, centaine,…).

•Le verbe se conjugue souvent au singulier lorsque le nom collectif est précédé

d’un déterminant défini, possessif ou démonstratif.

•Le verbe se conjugue souvent au singulier lorsque le nom collectif est précédé

d’un déterminant indéfini.

•Lorsque le nom collectif utilisé est “la plupart” et qu’il est utilisé sans

complément, le verbe se conjugue au pluriel. Dans le cas inverse, le verbe

s’accordera avec le complément.

•La plupart étaient là en avance.

La plupart de mon travail a été relu par un correcteur.


L’accord du verbe avec un adverbe de quantité
Si le sujet est constitué d’un adverbe de quantité, l’accord du verbe se fait au pluriel.

Si l’adverbe est suivi d’un complément, c’est alors avec celui-ci que le verbe

s’accordera, en genre et en nombre.

•Beaucoup sont en avance.

Si le sujet contient l’expression “plus d’un(e)” :

•Le verbe s’accorde généralement au singulier et en genre avec le nom qui suit

l’expression.

•Plus d’un étudiant a été retardé par les transports ce matin.

Plus d’une actrice a été primée aux oscars cette année.

•Si le complément de l’expression “plus d’un(e)” est au pluriel, si l’expression est

répétée ou si il y a une idée de réciprocité, le verbe s’accordera au pluriel.

•Plus d’un de ses étudiants ont réussi ce concours.

Plus d’un touriste et plus d’un Parisien admirent la tour Eiffel la nuit.

Si l’adverbe de quantité est employé à la manière d’un nom, il est alors précédé d’un

déterminant, et le verbe s’accorde suivant le sens donné à la phrase avec l’adverbe de

quantité ou son complément en genre et en nombre.

•Le peu d’affaires que j’ai sont bien suffisantes [“le peu” signifie “une petite

quantité”, le verbe s’accorde avec le complément].

Le peu de personnes présentes à la conférence m’a fait douter de son intérêt [“le

peu” signifie “le manque de”, le verbe s’accorde donc avec l’adverbe de quantité].

Si le sujet contient l’expression “moins de deux”, le verbe s’accorde alors toujours au

pluriel et en genre avec le nom qui suit l’expression.


•Moins de deux journées ont été banalisées pour l’événement.

Si le sujet est composé de l’expression “tant de”, le verbe s’accorde avec son

complément en genre et en nombre.

•Tant de travail lui a permis de réussir ses examens.

Tant de sacrifices lui ont permis d’accéder à la formation dont il rêvait.

L’accord du déterminant possessif


Le déterminant possessif permet d’identifier une relation d’appartenance avec le

possesseur. Généralement, il s’accorde en genre et en nombre avec le nom qui

désigne ce qui est possédé.

1ère 2ème 3ème 1ère 2ème 3ème


Possesseur personne du personne du personne du personne du personne du personne du
singulier singulier singulier pluriel pluriel pluriel
Masculin
singulier

(ou féminin
mon ton son notre votre leur
avec voyelle ou

h muet)

Féminin
ma ta sa notre votre leur
singulier
Pluriel masculin
mes tes ses nos vos leurs
et féminin
•Devant un nom féminin commençant par une voyelle ou un « h » muet, les

formes du déterminant féminin singulier sont remplacées par les formes au

masculin singulier.

•C’est mon amie.

Ton habilité m’étonnera toujours !
•Les déterminants singuliers “notre, votre et leur” sont toujours utilisés quand

le nom qu’ils déterminent n’admet pas le pluriel et lorsqu’un seul objet est

possédé par un ensemble.

•Vous ne pensez qu’à votre personne !

Les élèves adorent leur nouveau cours.

•Les déterminants pluriels “nos, vos, leurs” sont toujours employés quand le

nom qu’ils déterminent n’admet pas le singulier, lorsque chaque possesseur

possède plusieurs objets et lorsqu’il y a une idée de comparaison ou de

réciprocité.

•Ils n’aiment pas nos coutumes.

Ils sont tous allés faire leurs courses.

Nous avons partagé nos recherches.

•Les déterminants peuvent être utilisés différemment suivant le sens que l’on

veut donner à la phrase.

•Les étudiants ont rendu leur devoir hier [idée de généralité qui est exprimée].

Les étudiants ont rendu leurs devoirs hier [idée de pluralité qui est exprimée].

L’accord des nombres


•Mille est toujours invariable.

•Douze-mille et trois-mille-six-cent-douze.

•Cent s’accorde seulement s’il n’est pas suivi d’un chiffre.

•Mille-deux-cents et mille-deux-cent-cinquante.

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