Formatif 2020-2023
Formatif 2020-2023
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8 S6
Le 19 mars 2023 à 9h, la voisine de Mme MINICK est alertée par ses appels au
secours, elle découvre celle-ci allongée dans la salle à manger, ne pouvant plus
se relever et se plaignant d’une douleur importante au niveau de sa jambe
gauche.
Le bloc est prévu pour le 20 mars matin vers 9 heures. Le dossier médical est
complet. Le test PCR est négatif.
Le 20 mars 2023 Anne IDE du service « POOL de remplacement » est d’après-
midi avec une autre collègue IDE et deux aides-soignantes. L’effectif est au
complet, chaque IDE est en binôme avec une aide-soignante et prend en
charge la moitié du service soit un secteur de 14 lits. Elle est en poste dans le
service depuis une semaine et a été diplômée en juillet 2021. Depuis son
diplôme elle a exercé en service d’addictologie, en maternité et en USLD (Unité
de Soins de Longue Durée).
Le service est complet, les 4 retours de bloc opératoire du matin ont eu lieu
(deux dans chaque secteur), les patients sont réinstallés dans leur chambre et
le réveil des patients opérés se passe bien pour chacun d’entre eux.
Anne prend en charge Mme MINICK, lors des transmissions orales à 13h30
(retour de bloc).On lui a précisé que Mme MINICK devait recevoir un culot
érythrocytaire phénotypé au regard du bilan réalisé en salle de surveillance
post interventionnelle (SSPI) à sa sortie de salle d’opération, elle présentait un
taux d’hémoglobine à 7,5 g/dl .La veille de l’intervention ce taux était à 10,5
g/dl .On lui précise que le médecin anesthésiste avait donné l’information sur
cette possibilité de transfusion post opératoire et que l’information donnée par
le médecin au patient est cochée sur la prescription du culot. Le bon de
commande avec la carte de groupe (B +), de la patiente a été emmené au
laboratoire par l’aide-soignante il y a une heure, le critère « urgent » n’a pas
été coché sur la prescription car non nécessaire (il est 15h30) L’information
patient est cochée sur la prescription médicale.
Elle prend un plateau propre, elle y dépose le culot sanguin, les deux fiches de
délivrance fournies par le dépôt de délivrance, la carte de groupe de la
patiente (qui est conforme est validée par un biologiste), le dispositif de
contrôle ultime pré-transfusionnel (CUPT), la tubulure, des compresses non
stériles, des ciseaux, des gants à usage unique, elle pose tout ceci sur un chariot
propre, ainsi qu’une boite OPCT, un sac et un réniforme. Elle prend également
une paire de lunette de protection, le tensiomètre et le thermomètre. Elle pose
un flacon de SHA, sur le chariot, un flacon de détergent désinfectant, et une
chiffonette.
Elle se rend dans la chambre de Mme MINICK Thérèse, croise Sylvie et lui
demande à quelle heure elle est revenue avec le PSL, celle-ci ne peut lui donner
précisément l’heure de son retour.
Elle ouvre la porte de la chambre de la patiente, Mme MINICK est dans une
chambre à deux lits, elle se trouve près de la porte, elle réalise une hygiène des
mains, la porte de la chambre reste ouverte. Elle rentre son matériel et le pose
sur l’adaptable propre, accroche son sac à déchet DAOM sur l’adaptable. Elle
ferme la porte.
La patiente lui demande ce qu’elle va lui faire, elle explique qu’elle va lui poser
une transfusion sanguine, comme le médecin a demandé. La patiente semble
inquiète, elle demande si le sang est sans risque de contamination avec des
virus « il y en a tant en ce moment quand on regarde la télévision, cela est
inquiétant » dit-elle. Anne répond qu’elle devrait arrêter de croire tout ce que
l’on dit dans la presse. La patiente demande à Anne : « mais pourquoi on me
met du sang ? » Anne semble agacée et répond : « le médecin vous l’a dit c’est
noté sur la prescription médicale vous avez eu l’information ». La patiente
tourne la tête et ne dit plus rien. Anne continue à installer le matériel sur
l’adaptable pour réaliser le contrôle ultime.
Après une hygiène des mains, Anne vérifie l’accès veineux qui est perméable, le
pansement (transparent et daté) est propre, elle demande à la patiente si il lui
fait mal celle-ci répond que non.
Elle ouvre le kit de contrôle ultime, identifie celui-ci avec le nom de la patiente,
son prénom, sa date de naissance, le service, la date et l’heure. Note son
prénom et sa fonction, elle colle une étiquette du culot sur le kit.
Elle réalise une nouvelle hygiène des mains et met des gants à usage unique,
elle hydrate les 4 cupules du kit avec le réactif prévu puis dans la foulée sans
attendre, pique le bout du doigt de la patiente afin de déposer une goutte de
sang sur les deux cupules prévues anti A et anti B. Elle dépose le piqueur dans
le réniforme sur l’adaptable.
Elle réalise une hygiène des mains après avoir enlevé les gants à usage unique
qu’elle dépose dans le réniforme. Elle adapte la tubulure spécifique sur le culot,
elle la purge et branche celle-ci au niveau du robinet 3 voies de l’accès veineux
avec une compresse non stérile sèche en Y, la perfusion de base qui est
clampée. Elle remplit la chambre compte-goutte jusqu’au-dessus du filtre. Elle
calcule le débit : 250 ml x 15 gouttes / 90 minutes. Elle réalise une hygiène des
mains.
Elle met en route la transfusion. Elle jette l’intégralité du réniforme dans le sac
DAOM.
Elle rejoint la salle de soins avec son matériel sur le chariot qu’elle laisse dans le
couloir à l’entrée de la salle de soins, elle effectue un SHA, effectue ses
transmissions sur le logiciel informatique en précisant l’heure de pose du culot
et les constantes de la patiente et trace le contrôle ultime réalisé.
QUESTIONS :