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UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À RIMOUSKI

DÉVELOPPEMENT ÉNERGÉTIQUE PAR MODÉLISATION ET INTELLIGENCE


TERRITORIALE : UN OUTIL DE PRISE DE DÉCISION PARTICIPATIVE POUR LE
DÉVELOPPEMENT DURABLE DES PROJETS ÉOLIENS

THÈSE

PRÉSENTÉE

COMME EXIGENCE PARTIELLE

DU DOCTORAT EN SCIENCES DE L’ENVIRONNEMENT

PAR

© MARIA DE LOURDES VAZQUEZ RASCON

OCTOBRE 2013
Composition du jury :

Benoît St-Onge, président du jury, UQAM

Adrian Ilinca, directeur de recherche, UQAR

Jean-Philippe Waaub, codirecteur de recherche, UQAM

Jean-Louis Chaumel, codirecteur de recherche, UQAR

Bruno Urli, jury, UQAR

Yves Gagnon, jury, Université de Moncton

Dépôt initial le 21 mai 2013 Dépôt final le 25 octobre 2013


UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À RIMOUSKI
Service de la bibliothèque

Avertissement

La diffusion de ce mémoire ou de cette thèse se fait dans le respect des droits de son auteur,
qui a signé le formulaire « Autorisation de reproduire et de diffuser un rapport, un mémoire
ou une thèse ». En signant ce formulaire, l’auteur concède à l’Université du Québec à
Rimouski une licence non exclusive d’utilisation et de publication de la totalité ou d’une
partie importante de son travail de recherche à des fins pédagogiques et non commerciales.
Plus précisément, l’auteur autorise l’Université du Québec à Rimouski à reproduire, diffuser,
prêter, distribuer ou vendre des copies de son travail de recherche à des fins non
commerciales sur quelque support que ce soit, y compris l’Internet. Cette licence et cette
autorisation n’entraînent pas une renonciation de la part de l’auteur à ses droits moraux ni à
ses droits de propriété intellectuelle. Sauf entente contraire, l’auteur conserve la liberté de
diffuser et de commercialiser ou non ce travail dont il possède un exemplaire.
REMERCIEMENTS

Je tiens à remercier Adrian Ilinca, professeur au Département de mathématiques,


informatique et génie de l’Université du Québec à Rimouski, directeur du LREE-UQAR, de
son soutien constant durant ce doctorat ainsi que d’avoir accepté de diriger cette recherche.
Sans son intervention et son soutien financier, cette recherche n’aurait jamais vu le jour. Je
remercie Jean-Philippe Waaub, professeur au Département de géographie de l‘Université du
Québec à Montréal, directeur du GEIGER-UQAM et directeur du GERAD (HEC-Montréal,
Polytechnique Montréal, McGill, UQAM), d’avoir accepté de codiriger cette recherche au
sein de ses équipes de recherche. Je le remercie de m’avoir apporté durant cette recherche des
commentaires et suggestions dans les domaines des enjeux de développement durable et de
l’aide multicritère à la décision. Je remercie Jean-Louis Chaumel, professeur retraité au
Département des sciences de la gestion de l’UQAR, qui a également accepté de codiriger
cette recherche. Sa connaissance des enjeux reliés aux projets éoliens m’a permis un
démarrage rapide pour l’accomplissement des objectifs établis.

Je remercie Marie-José Fortin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en


développement régional et territorial, de son appui concernant les questions d’impacts sur le
paysage. Je remercie également les professeurs du Département de géographie de l’Université
du Québec à Montréal qui, dans les cours, les corridors ou lors de la pause, ont été une source
riche d’information pour l’outil développé. Merci au personnel de soutien de ce Département
d’avoir été là lors des pannes d’ordinateurs ou lors de l’impression d’affiches et de cartes. Un
gros merci à Louise Amyot et à Lucie Brodeur pour leur soutien lors des démarches
administratives. Merci à tous mes collègues du doctorat, du LREE-UQAR, du GEIGER-
UQAM de leur compagnie et de leurs encouragements pour mener à terme ma recherche.
Merci à Raymond Robitaille qui a été là pour traduire nos articles. Mes vifs remerciements et
pensées à tous les participants au test de DEMIT.
v

Je remercie aussi celui qui m’a appris que la vie est une fête remplie d’amour et celle
qui m’a appris que la vie est constituée de spiritualité et de responsabilité, je remercie tous
ceux qui ont été près de moi et avec moi – famille et amis – lors des blessures et dans les
combats, avec un respect constant à l’égard de ma personne.
AVANT-PROPOS

Cette recherche propose des solutions aux problèmes rencontrés par les projets éoliens
au Québec sur les aspects d’acceptabilité sociale. Lors de l'élaboration ou de la mise en
fonction de certains projets éoliens, une partie de la population a demandé une plus grande
implication dans la prise de décisions et la prise en compte de ses préoccupations. La prise de
décision basée sur une analyse multicritère et multiacteurs a connu un développement
accéléré partout dans le monde et a été utilisée dans de nombreux secteurs économiques.
C'est pour cette raison que cette recherche a été réalisée en collaboration entre le Laboratoire
de recherche en énergie éolienne de l’Université du Québec à Rimouski et le département de
géographie de l’UQAM, par l’intermédiaire du GEIGER et du GERAD. Il s'agit d'un travail
indépendant qui tient compte de façon égale des intérêts et points de vue des acteurs
impliqués ou affectés par le développement des projets éoliens.

Pour mener à terme cette recherche, nous avons également collaboré avec Mme Marie-
Josée Fortin, professeure à l'UQAR, experte des impacts sur le paysage, une des
préoccupations principales exprimées au sujet des projets éoliens en Gaspésie. La grille
d’analyse MOFF a été envisagée lors de la conférence CanWEA 2010, en écoutant une
conférence de Richard Delaney. C’est dans ce contexte interdisciplinaire que l’approche
DEMIT se nourrit pour répondre aux questions du développement durable des projets éoliens.

Cette recherche se veut un outil permettant d'améliorer les scénarios de projets éoliens
du point de vue de l'ensemble des acteurs. Des échanges avec des experts chevronnés ont
nourri l'élaboration de l’approche qui a été validée auprès des vrais acteurs de la mise en
place d’un parc éolien.
TABLE DES MATIÈRES

LISTE DES FIGURES ........................................................................................................... XI


LISTE DES TABLEAUX.................................................................................................... XIII
LISTE DES ABRÉVIATIONS ..........................................................................................XVIII
LISTE DES SYMBOLES ................................................................................................... XXII
RÉSUMÉ ...........................................................................................................................XXIII

CHAPITRE I
INTRODUCTION GÉNÉRALE .............................................................................................. 1
1.1 Problématique ................................................................................................................. 1
1.2 Objectifs.......................................................................................................................... 4
1.3 Méthodologie générale ................................................................................................... 6
1.4 Plan ............................................................................................................................... 11

CHAPITRE II
COUPLING MCDA AND GIS IN A DECISION MAKING PROCESS FOR WIND FARM
PROJECTS ANALYSIS –TIMED APPROACH ................................................................... 13
2.1 Introduction .................................................................................................................. 14
2.2 Theoretical framework.................................................................................................. 16
2.2.1 Concept definition (visual information, model, scientific knowledge/local knowledge,
wind energy project, MCDA, scenarios, GIS, stakeholders) ........................................ 16
2.2.2 Participatory GIS is a source of transparency during scenario modeling ..................... 20
2.2.3 MCDA-GIS coupling as a source of negotiation: limitations and possibilities ............ 20
2.2.4 The MCDA-GIS coupling as a sustainable development approach ............................. 26
2.3 The MCDA-GIS multi-stakeholder coupling as a source of transparency, consensus
and possibilities of sustainable development ................................................................ 28
2.4 The TIMED approach as a negotiation facilitation instrument .................................... 30
2.4.1 Presentation of the TIMED approach as a negotiation facilitator................................. 30
2.4.2 MCDA module ............................................................................................................. 31
2.4.3 GIS Module .................................................................................................................. 34
viii

2.4.4 Stakeholder involvement module ................................................................................. 36


2.5 Scientific Knowledge / Local Knowledge Module....................................................... 39
2.6 Conclusion .................................................................................................................... 40

CHAPITRE III
TERRITORIAL INTELLIGENCE MODELING FOR ENERGY DEVELOPMENT
(TIMED) – A CASE STUDY FOR THE BAIE-DES-SABLES (CANADA) WIND FARM
............................................................................................................................................... .53
3.1 Introduction .................................................................................................................. 54
3.1.1 Overview of wind power development in Québec, Canada and Baie-des-Sables wind
farm............................................................................................................................... 54
3.1.2 The TIMED approach ................................................................................................... 55
3.1.3 Postulates for the elicitation of scenarios ..................................................................... 58
3.2 Implementation steps .................................................................................................... 59
3.2.1 MCDA Module ............................................................................................................. 59
3.2.2 Participatory GIS Module ............................................................................................. 65
3.2.3 Contributive Involvement of Stakeholder (CIS) Module ............................................. 68
3.2.4 Scientific Knowledge and Local Knowledge (SK-LK) Module.................................. .68
3.3 Results .......................................................................................................................... 69
3.4 Discussion ..................................................................................................................... 73
3.5 Conclusion .................................................................................................................... 73

CHAPITRE IV
MCDA: MEASURING ROBUSTNESS AS A TOOL TO ADDRESS STRATEGIC WIND
FARMS ISSUES ..................................................................................................................... 78
4.1 Introduction .................................................................................................................. 79
4.1.1 Four TIMED Approach Modules: Literature Review .................................................. 80
4.1.2 An extended concept of robustness .............................................................................. 82
4.1.3 Broadened robustness as an answer to the modeling of strategic concerns .................. 83
4.1.4 Understanding the TIMED approach to understand the construction of matrices subject
to the robustness analysis.............................................................................................. 84
4.2 Robustness analysis of the strategic concerns: a simulation to address the robustness
concerns ........................................................................................................................ 87
4.2.1 Strategic level postulates .............................................................................................. 87
4.2.2 Methodology of the robustness analysis of strategic level postulates .......................... 88
ix

4.3 Results .......................................................................................................................... 94


4.3.1 Postulate: Current situation........................................................................................... 94
4.3.2 Postulate: Communication tools ................................................................................... 95
4.3.3 Postulate: Type of ownership of wind farm.................................................................. 97
4.4 Discussion ..................................................................................................................... 98
4.4.1 Criteria .......................................................................................................................... 98
4.4.2 Flow results................................................................................................................. 100
4.5 The redefinition of the problem: Taxation and royalties postulate ............................ 104
4.6 Conclusion .................................................................................................................. 105
4.7 References .................................................................................................................. 108

CHAPITRE V
IDENTIFIER LES FACTEURS DE RÉUSSITE D’UNE DÉCISION PARTICIPATIVE PAR
L’APPROCHE DEMIT : UNE ANALYSE FFOC .............................................................. 111
5.1 Introduction ................................................................................................................ 112

5.1.1 L’approche DEMIT .................................................................................................... 112


5.1.2 La construction de quatre espaces garants de la transparence et de la participation .. 113
5.1.3 L’espace physique ...................................................................................................... 113
5.1.4 Les espaces intellectuel et émotionnel ........................................................................ 113
5.1.5 L’espace procédural .................................................................................................... 114
5.2 Méthodologie .............................................................................................................. 115
5.2.1 L’analyse FFOC appliquée à DEMIT ......................................................................... 115
5.2.2 Conception de la grille d’analyse................................................................................ 117
5.2.3 Grilles d’analyse SIG et AMCD. ................................................................................ 119
5.2.4 Validation de l’analyse ............................................................................................... 120
5.3 Discussion des résultats .............................................................................................. 122
5.3.1 Comparaison du nombre des forces-faiblesses et opportunités-contraintes pour chaque
étape ............................................................................................................................ 126
5.3.2 Facteurs les plus nombreux repérés par module ......................................................... 129
5.3.3 Limites de DEMIT ...................................................................................................... 135
5.4 Conclusion .................................................................................................................. 136
5.5 Bibliographie .............................................................................................................. 138
x

CHAPITRE VI
CONCLUSION GÉNÉRALE ............................................................................................... 142
6.1 Contributions .............................................................................................................. 142
6.2 Applications ................................................................................................................ 144
6.3 Limites et extensions de la recherche ......................................................................... 145
6.4 Mot de la fin…………………………………...……………………….…..………148

ANNEXE A
PRÉCISIONS MÉTHODOLOGIQUES .............................................................................. 151

ANNEXE B
COMPLÉMENT DE RÉSULTATS ..................................................................................... 163

ANNEXE C
CONSTRUCTION DES CRITÈRES ................................................................................... 195

ANNEXE D
CARTES THÉMATIQUES .................................................................................................. 208

ANNEXE E
CALCULS SUR EXCEL POUR CONSTRUIRE LES ÉCHELLES DE MESURE DES
INDICATEURS .................................................................................................................... 216

ANNEXE F
16 FEUILLES D’ANALYSE MOFF ................................................................................... 224

ANNEXE G
LISTE DÉTAILLÉE DES FORCES-FAIBLESSES ET DES OPPORTUNITÉS-
CONTRAINTES IDENTIFIÉES LORS DE L’ANALYSE MOFF ..................................... 247

BIBLIOGRAPHIE……………………………………………….........................................255
Introduction générale et conclusion générale………………………………….…..………..255
Annexes……………………………………………………………………….…………….258
LISTE DES FIGURES

Figure 2.1 TIMED approach as a negotiation facilitator .................................................... 31


Figure 2.2 MCDA Module .................................................................................................. 32
Figure 2.3 GIS Module (Participatory and collaborative scenarios) ................................... 35
Figure 2.4 Stakeholder Involvement Module...................................................................... 37
Figure 2.5 Stakeholder Involvement Module. Equal Weighting of Each Category’s
Decisional Power. ................................................................................................................... 37
Figure 2.6 Stakeholder Involvement Module. More Decisional Power for the Public Sector.
........................................................................................................................... 38
Figure 2.7 Stakeholder Involvement Module. More Decisional Power for the Private
Sector. ........................................................................................................................... 38
Figure 2.8 Scientific Knowledge/Local Knowledge Module ............................................. 39
Figure 3.1 TIMED Approach coupling MCDA and GIS .................................................... 56
Figure 3.2 Exclusion zones used in designing the scenarios to be analyzed ...................... 68
Figure 3.3 Ranking of scenarios ......................................................................................... 70
Figure 3.4 Coalition of stakeholders: Global visual analysis .............................................. 71
Figure 3.5 Profiles of the scenarios ..................................................................................... 72
Figure 4.1 TIMED approach coupling MCDA and GIS ..................................................... 85
Figure 4.2 Ranking according to the original evaluation matrix of the Current situation
postulate ........................................................................................................................... 94
Figure 4.3 Ranking of scenarios using the Ndif evaluation ................................................ 95
Figure 4.4 Ranking of scenarios from Maximum grade evaluation matrix of the
Communication tools – Negotiation postulate ........................................................................ 96
xii

Figure 4.5 Ranking of scenarios using the combined Nmax-Npro evaluation matrix of the
Type of ownership of wind farm-Public-private partnership postulate .................................. 98
Figure 4.6 Rules followed for the changes in the scenario rankings…………..……………107
Figure 5.1 Histogramme du nombre de forces, faiblesses, opportunités et contraintes de
DEMIT intervenant dans les espaces nécessaires à la décision participative. ...................... 125
Figure 5.2 Histogramme du nombre de forces, faiblesses, oppotunités et contraintes des
modules SIG et AMCD de DEMIT ...................................................................................... 126
Figure 5.3 Graphique radar du nombre de forces-faiblesses et opportunités-contraintes par
étape de l'approche DEMIT .................................................................................................. 127
Figure 5.4 Graphique radar du nombre de faiblesses par étape de l'approche DEMIT ..........
......................................................................................................................... 128
Figure 5.5 Graphique radar du nombre de contraintes par étape de l'approche DEMIT ........
......................................................................................................................... 129

Figures dans les annexes


Figure A.1 Schéma conceptuel du module SIG participatif de l'approche DEMIT........... 161
Figure B.1 Classification des scénarios du modèle 2......................................................... 191
Figure B.2 Classification des scénarios du modèle 3......................................................... 192
Figure B.3 Plan GAIA du modèle 2 : position de l’axe de décision pour un pouvoir
décisionel de 25% par catégorie d’acteur. Interprétée de View Global Results .................. .193
Figure B.4 Plan GAIA du modèle 3 : position de l'axe de décision pour un poivoir
décisionel de 40% pour le promoteur du projet. Interprétée de View Global Results .......... 194
Figure D.1 Identification de sept bâtiments dans un rayon de 500 mètres ........................ 209
Figure D.2 Identification des 158 bâtiments dans le domaine du parc .............................. 210
Figure D.3 Différenciation entre les scénarios 1 et 2 dans le rayon de 500 mètres ......... ..211
Figure D.4 Identification des 150 bâtiments dans la zone tampon de 750 mètres ............. 212
Figure D.5 Terres agricoles touchées par la construction de routes et de lignes électriques ...
......................................................................................................................... 213
Figure D.6 Éoliennes identifiées dans les milieux sensibles ............................................. 214
Figure D.7 Éoliennes identifiées dans les cédrières, érablières, peuplements feuilllus et
résineux mixtes ..................................................................................................................... 215
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1.1 Type de recherche visée par objectif spécifique……...……..…………..7

Table 2.1 Purpose of every MCDA stage .................................................................. 33

Table 3.1 Set of criteria for the analysis of wind farm ............................................. .61

Table 3.2 Indicators and criteria scales ...................................................................... 63

Table 3.3 Evaluation Matrix ...................................................................................... 64

Table 3.4 Contributive Involvement of Stakeholder…………………………..……..69

Table 4.1 Models and matrices requised according to the different scenarios,
postulates and power weighting options considered in the robustness analysis............89

Table 4.2 Identification of criteria that are likely to be evaluated.................................91

Table 4.3 Original evaluation matrix.............................................................................94

Table 4.4 Evaluation matrix with different grades for the Communication tools –
Negotiation table postulates...........................................................................................95

Table 4.5 Evaluation matrix Maximum grade of the Communication tools –


Negotiation table postulate ........................................................................................... 96

Table 4.6 Combined evaluation matrix for the grading of the postulate Type of
ownership of wind farm – Public – private partnership ............................................... 98

Tableau 5.1 Feuille de travail de la grille d’analyse FFOC appliquée à l’approche


DEMIT ............................................................................................................. 118

Tableau 5.2 Assignation des codes servant à la description de chacune des


étapes.……………………….………………………………….…………………….120
xiv

Tableau 5.3 Analyse FFOC de la construction des espaces nécessaires à une


décision transparente et participative lors de l’application de l’approche DEMIT. ... 124

Tableau 5.4 Liste des principaux facteurs reliés à l'environnement interne de


DEMIT……………………………………………………………….………………130

Tableau 5.5 Liste des principaux facteurs reliés à l'environnement externe de


DEMIT……………………………………………………………………………….133

Tableaux dans les annexes

Tableau A.1 Pondération des critères ...................................................................... 153

Tableau B.1 Critères proposés par DEMIT, classifiés selon les dimensions du
développement durable. .............................................................................................. 172

Tableau B.2 Construction des échelons pour évaluer le critère 1 « diminution


potentielle de l’espérance de vie ». ............................................................................. 175

Tableau B.3 Construction des échelons pour évaluer le critère 2 « Lieux


significatifs » ......................................................................................................... …176

Tableau B.4 Construction des échelons pour évaluer le critère 7 « perception de la


non-acceptabilité sociale ». ......................................................................................... 181

Tableau B.5 Construction des échelons pour évaluer le critère 8 « avantages


financiers locaux. ........................................................................................................ 182

Tableau B.6 Construction des échelons pour évaluer le critère 9 « impact négatif
potentiel sur le tourisme.............................................................................................. 183

Tableau B.7 Construction des échelons pour évaluer le critère 10 « emplois ». ..... 184

Tableau B.8 Construction des échelons pour évaluer le critère 11 « avantages socio-
économiques régionaux. ............................................................................................. 184

Tableau B.9 Construction des échelons pour évaluer le critère 12 « dégradations du


milieu physique.......................................................................................................... .185

Tableau B.10 Construction des échelons pour évaluer le critère 13 « dégradation de


la biodiviersité. ........................................................................................................... 186
xv

Tableau B.11 Paramètres à déterminer dans le logiciel D-Sight. ............................ 187

Tableau B.12 Construction des systèmes de préférence des acteurs au moyen de la


pondération des dimensions des critères. .................................................................... 188

Tableau B.13 Base de données réalisée pour le test de


DEMIT……………………………………………....………………………….……189

Tableau C.1 Regroupement des préoccupations sur la santé et la sécurité……..196

Tableau C.2 Regroupement des préoccupations sur l’amélioration de la qualité du


paysage………………………………………………………………………….……………..197

Tableau C.3 Regroupement des préoccupations sur la prise en compte des valeurs
et des besoins des populations……………………………………………………….198

Tableau C.4 Regroupement des préoccupations sur la perception de l’acceptabilité


sociale………………………………………………………………………….……………..200

Tableau C.5 Regroupement des préoccupations sur l’impact économique dans la


communauté hôte…………………………………….………………………………202

Tableau C.6 Regroupement des préoccupations sur les avantages socio-


économiques régionaux du projet……………………………………………………204

Tableau C.7 Regroupement des préoccupations sur la dégradation du milieu


physique………………………………...……………………………………………205

Tableau C.8 Regroupement des préoccupations sur la perte de biodiversité…...206

Tableau C.9 Tableau synthèse des critères…………….…………….…………207

Tableau E.1 Construction de l’échelle de mesure relative à l'indicateur


"Superficie de terres agricoles touchées" (Critère 9 : perception de la non-acceptabilité
sociale)………...……………………………………………………………….…….217

Tableau E.2 Construction de l’échelle de mesure relative à l'indicateur "montant


total potentiel des avantages financiers" (Critère 8 : avantages financiers
locaux)……………………………………………………………………….……….218

Tableau E.3 Construction de l’échelle de mesure relative à l'indicateur "impact


dans le paysage pour l’écotourisme" (Critère 9: impact négatif potentiel sur le
tourisme………………………………………………………………………………219
xvi

Tableau E.4 Construction de l’échelle de mesure relative à l'indicateur "nombre


potentiel d’emplois locaux" (Critère 10: Emplois)..…………………………...…….220

Tableau E.5 Construction de l’échelle de mesure relative à


l'indicateur "investissement dans la région" (Critère 11 : avantages socio-économiques
régionaux)……………………………………………………...………………….…221

Tableau E.6 Construction de l’échelle de mesure relative à


l'indicateur "superficies de sol sensible touchées" (Critère 12 : dégradation du milieu
physique…………………………………………………………………………..….222

Tableau E.7 Construction de l’échelle de mesure relative à


l'indicateur "superficies de flore et faune touchées" (Critère 13 : dégradation de la
biodiversité)………………………………………………………………………….223

Tableau F.1 Module SIG: choix d’information géoréférencée…………….…..225

Tableau F.2 Module SIG: support informatique……………………………….226

Tableau F.3 Module SIG: obtention de données………...……………………..227

Tableau F.4 Module SIG: conception des scénarios…………….…..…………229

Tableau F.5 Module SIG: conception des cartes…………...…….…………….230

Tableau F.6 Module AMCD: définition du problème et identification des


enjeux………………………………………………………………………………...231

Tableau F.7 Module AMCD: structuration des enjeux…………………….…..233

Tableau F.8 Module AMCD: choix de la méthode d’évaluation………………234

Tableau F.9 Module AMCD: choix de critères………………….………….….236

Tableau F.10 Module AMCD: pondération de critères………………………….237

Tableau F.11 Module AMCD: identification des indicateurs………….…..…….239

Tableau F.12 Module AMCD: choix des échelles d’évaluation……….…..…….240

Tableau F.13 Module AMCD: matrice d’évaluation………………….…..……..241


xvii

Tableau F.14 Module AMCD: analyse de préférences…………………………..242

Tableau F.15 Module AMCD: consolidation du jugement………….……..……243

Tableau F.16 Module AMCD: décision…………………………………….…...245


LISTE DES ABRÉVIATIONS

ACP Analyse en composantes principales

AHP Analytical Hierarchy Process

AMCD Aide multicritère à la décision

ANP Analytic Network Process

AQPER Association Québécoise de la production d’énergie renouvelable

BAPE Bureau d’audiences publiques sur l’environnement

CanWEA Canadian Wind Energy Association

CS-CL Connaissances scientifiques-connaissances locales

CSI Contributory Stakeholder Involvement

DEMIT Développement énergétique par modélisation et intelligence


territoriale

EIA (U.S.) Energy Information Administration

ELECTRE Elimination Et Choix Traduissant la REalité

FFOC Forces, Faiblesses, Opportunités, Contraintes

GAIA Geometrical Analysis for Interactive Aid

GIEC Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat


xix

GEIGER Groupe d’études interdisciplinaires en géographie et environnement


régional

GIS Geographic Information System

INDI Indicateurs de l'aménagement durable des forêts

IEA International Energy Agency

IPCC Intergovernmental Panel on Climate Change

ICA Implication contributive des acteurs

IDC Intelligence, Design, Choice

LQE Loi sur la qualité de l’environnement

LREE Laboratoire de recherche en énergie éolienne

MADA Multiatribute Decision Analysis

MCDA Multi Criteria Decision Analysis

MCDS Multiple Criteria Decision Support

MNRF Ministère des Ressources naturelles et de la faune

MODA Multiobjective Decision Analysis

MRI Ministère de relations internationales du Québec

MRC Municipalités régionales de comté

NAIADE Novel Approach to Imprecise Assessment and Decision


Environments

NDif Different Values Matrix


xx

NMax Maximum Values Matrix

NOri Original evaluation matrix

NPro Proportional Improvement Matrix

NSERC Natural Sciences and Engineering Research Council

NUPI Nonhomogeneous Uncertain Preference Information

OECD Organisation for Economic Co-operation and Development

PCR Provisional Control Regulations

PDF Portable Document Format

PIA Plan d’implantation et d’intégration architecturale

PMCDA Participatory Multiple Criteria Decision Aid

PPGIS Public Participation Geographic Information System

PPMV Plan de protection et de mise en valeur

PROMETHEE Preference Ranking Organisation Method for Enrichment Evaluation

RCI Règlements de contrôle intérimaire

SIG Système d’information géographique

SK-LK Scientific Knowledge / Local Knowledge

SWOT Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats

TIF Tagged Image File

TIMED Territorial Intelligence Modeling for Energy Development


xxi

UQAM Université du Québec à Montréal

UQAR Université du Québec à Rimouski

US United States

WEAP Water Evaluation and Planning System

WWEA Worl Wind Energy Association


LISTE DES SYMBOLES

c/kWh cent par Kilowatt-heure

CO2 Dioxyde de carbone

TWh Térawatt-heure

kW Kilowatt

USD United States Dollar

kWh Kilowatt-heure

MW Mégawatt

dB Décibel
RÉSUMÉ

La présente thèse porte sur le développement et la mise à l’essai d’une approche


participative et transparente d’aide à la décision permettant d’établir des mesures d’insertion
efficaces de projets de parcs éoliens. Appelé DEMIT (Développement Énergétique par
Modélisation et Intelligence Territoriale), cette approche se base à la fois sur un cadre
argumentaire, et sur la prise en compte des systèmes de valeurs et des préférences des acteurs
impliqués dans ces projets. Nous utilisons deux méthodes multicritères : l’aide multicritère à
la décision et les systèmes d’information géographique, pour d’une part générer des scénarios
correspondant à diverses possibilités d’implantation, y compris l’option de ne rien faire, et
pour, d’autre part, évaluer ces scénarios en abordant les enjeux qu’ils soulèvent, et en les
modélisant sous forme de critères et indicateurs. Les enjeux soulevés par les acteurs
permettent à la fois l’inclusion de différents aspects socioculturels, environnementaux et
économiques des projets de parcs éoliens, et, leur priorisation selon les différentes visions de
développement durable qui leur correspondent, et conformément aux 16 principes de
développement durable inclus dans la Loi sur le développement durable du Québec. Quatre
objectifs spécifiques ont été visés, permettant un cheminement logique du travail et la
réalisation et la validation d’un test d'application de l’outil développé :

 Concevoir l’approche DEMIT couplant l’AMCD et les SIG participatifs;

 Tester l’approche développée sur une étude de cas;

 Réaliser une analyse de robustesse par rapport aux questions stratégiques


soulevées;

 Analyser les forces-faiblesses et les opportunités-contraintes de la


méthodologie développée.

DEMIT est représenté visuellement par une figure exprimant l’idée de co-construction
des scénarios pour la prise de décision avec tous les acteurs impliqués qui se retrouvent au
centre de cette approche. DEMIT est composé de quatre modules : aide multicritère à la
décision, implication contributive des acteurs, systèmes d’information géographique
participatifs, et connaissances scientifiques-connaissances locales. L’intégration de ces quatre
modules permet d’analyser différents scénarios d’implantation des éoliennes tout en incluant
les préoccupations de tous acteurs impliqués par le projet. Cela conduit, grâce au processus
de prise de décision proposé, au choix du meilleur scénario collectif. Le deuxième objectif a
permis de tester DEMIT dans le cas de l’évaluation ex post d’un parc éolien en opération
depuis 2006. Onze personnes y ont participé, représentant quatre catégories des acteurs : le
xxiv

secteur privé, le secteur public, les experts et la société civile. Ce test nous a permis
d’analyser le contexte actuel dans lequel les projets éoliens se développent au Québec. Les
préoccupations de certains acteurs sortant du contexte de l'étude de cas ont été explorées dans
le troisième volet. Celui-ci nous a permis de faire des simulations en tenant compte des
postulats de niveau stratégique, tel que "le type d’outil de communication" utilisé pour
approcher la communauté hôte du projet et "le type de propriété" du parc éolien. Finalement,
le quatrième volet, portant sur l'analyse FFOC et réalisé avec la participation de huit experts,
nous a permis de vérifier dans quelle mesure DEMIT réussit à construire quatre espaces
garants de la prise de décision participative, à savoir : les espaces physique, intellectuel,
émotionnel et procédural. De cette analyse, 116 forces, 28 faiblesses, 32 contraintes et 54
opportunités ont été répertoriées.

Les contributions, les applications, les limites et extensions de cette recherche se


basent sur : l’apport d’une méthodologie de prise de décision participative qui prend en
considération des variables socioculturelles, environnementales et économiques; la
convocation à des séances de réflexion sur un parc éolien en opération; l’acquisition des
connaissances sur les méthodes multicritères par les acteurs participants au test de l’approche
DEMIT proposée; la prise en compte des espaces physique, intellectuel, émotionnel et
procédural pour articuler la décision participative; l’utilisation future de l’approche DEMIT
dans le cas de ressources énergétiques renouvelables autres que l’éolien; le besoin d’une
équipe interdisciplinaire pour l’application de l’approche DEMIT; l’accès à des données de
qualité; l’accès à la technologie informatique; le droit à la participation publique; la neutralité
des experts; la concurrence entre experts et non-experts; les contraintes culturelles;
l’amélioration des indicateurs conçus; la réalisation d’une plateforme informatique pour la
prise de décision participative ou la rédaction d’un manuel sur l’utilisation de la
méthodologie développée.

Mots clés : Parc éolien, aide multicritère à la décision, systèmes d’information


géographiques, DEMIT, développement durable des projets éoliens, énergie renouvelable,
participation sociale, préoccupation de robustesse, analyse FFOC.
SUMMARY

This thesis focuses on the implementation of a participatory and transparent decision


making tool about the wind farm projects. This tool is based on an (argumentative)
framework that reflects the stakeholder’s values systems involved in these projects and it
employs two multicriteria methods: the multicriteria decision aide and the participatory
geographical information systems, making it possible to represent this value systems by
criteria and indicators to be evaluated. The stakeholder’s values systems will allow the
inclusion of environmental, economic and social-cultural aspects of wind energy projects
and, thus, a sustainable development wind projects vision. This vision will be analyzed using
the 16 sustainable principles included in the Quebec’s Sustainable Development Act. Four
specific objectives have been instrumented to favor a logical completion work, and to ensure
the development of a successfultool : designing a methodology to couple the MCDA and
participatory GIS, testing the developed methodology by a case study, making a robustness
analysis to address strategic issues and analyzing the strengths, weaknesses, opportunitiesand
threads of the developed methodology. Achieving the first goal allowed us to obtain a
decision-making tool called Territorial Intelligence Modeling for Energy Development
(TIMED approach).

The TIMED approach is visually represented by a figure expressing the idea of a co-
construction decision and where all stakeholders are the focus of this methodology. TIMED
is composed of four modules: Multi-Criteria decision analysis, participatory geographic
Information systems, active involvement of the stakeholders and scientific knowledge/local
knowledge. The integration of these four modules allows for the analysis of different
implementation scenarios of wind turbines in order to choose the best one based on a
participatory and transparent decision-making process that takes into account stakeholders’
concerns. The second objective enabled the testingof TIMED in an ex-post experience of a
wind farm in operation since 2006. In this test, 11 people participated representing four
stakeholder' categories: the private sector, the public sector, experts and civil society. This
test allowed us to analyze the current situation in which wind projects are currently
developed in Quebec. The concerns of some stakeholders regarding situations that are not
considered in the current context were explored through a third goal. This third objective
allowed us to make simulations taking into account the assumptions of strategic levels.
Examples of the strategic level are the communication tools used to approach the host
community and the park property type. Finally, the fourth objective, a SWOT analysis with
the participation of eight experts, allowed us to verify the extent to which TIMED approach
succeeded in constructing four fields for participatory decision-making: physical, intellectual,
emotional and procedural. From these facts, 116 strengths, 28 weaknesses, 32 constraints and
54 opportunities were identified.

Contributions, applications, limitations and extensions of this research are based on


giving a participatory decision-making methodology taking into account socio-cultural,
environmental and economic variables; making reflection sessions on a wind farm in
operation; acquiring MCDA knowledge for participants involved in testing the proposed
xxvi

methodology; taking into account the physical, intellectual, emotional and procedural spaces
to articulate a participatory decision; using the proposed methodology in renewable energy
sources other than wind; the need to an interdisciplinary team for the methodology
application; access to quality data; access to information technologies; the right to public
participation; the neutrality of experts; the relationships between experts and non-experts;
cultural constraints; improvement of designed indicators; the implementation of a Web
platform for participatory decision-making and writing a manual on the use of the developed
methodology.

Keywords: wind farm, multicriteria decision, geographic information systems, TIMED


approach, sustainable wind energy projects development, renewable energy, social
participation, robustness concern, SWOT analysis.
CHAPITRE I

INTRODUCTION GÉNÉRALE

1.1 Problématique

La filière éolienne a connu un développement très accéléré partout dans le monde avec
un taux annuel de croissance de l'ordre de 25% pendant les 10 dernières années. Le Québec
n'a pas fait exception et les parcs éoliens ont été installés à un rythme rapide depuis le
premier parc installé en Gaspésie en 1998. La politique énergétique élaborée par le
Gouvernement du Québec en 2005 prévoit l'installation de 4 000MW de puissance éolienne
jusqu'en 2015. Si plusieurs projets ont connu un déroulement sans heurt, d'autres ont fait face
à une vive opposition d'une partie de la population. Certaines préoccupations ou craintes des
gens par rapport à la technologie éolienne ont été exprimées souvent sous la forme d’un refus
des projets. Ceci s'est traduit par des retards importants ou même par l'abandon de plusieurs
projets. Ainsi, aujourd'hui, 700MW des 4 000MW initialement prévus ont dû être
abandonnés. Un facteur important de l'acceptabilité sociale des projets éoliens est la
participation et la prise en compte des positions de tous les acteurs lors de l'élaboration et du
choix des scénarios d'implantation des parcs éoliens. Afin de cerner l'ensemble des facteurs
qui peuvent soutenir une démarche rigoureuse de prise de décision qui soit transparente et
participative, et qui favorise le développement durable de l’énergie éolienne, les aspects
suivants doivent être pris en compte:
2

 les changements climatiques et les besoins énergétiques;

 la complexité des projets éoliens;

 les objectifs stratégiques du développement de la filière éolienne au Québec;

 les préoccupations des acteurs impliqués dans le développement des projets.

Les changements climatiques et les besoins énergétiques

Le quatrième rapport d’évaluation sur les changements climatiques « Changements


climatiques 2007 » du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat
(GIEC) signale que le réchauffement de la planète est fort probablement dû à l’augmentation
des émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Parmi les mesures de lutte contre les
changements climatiques présentées par ce rapport, il nous apparaît important de souligner
les suivantes : « …de nouveaux investissements dans l’infrastructure énergétique des pays en
développement, l'amélioration de l’infrastructure énergétique des pays industrialisés, ainsi
que des politiques visant à promouvoir la sécurité énergétique », car elles « peuvent, dans
bien des cas, ouvrir des possibilités pour ramener les émissions de CO2 en deçà des scénarios
de référence » (Groupe de travail III du GIEC, 2007, p.13). Les politiques de promotion de la
sécurité énergétique servent à garantir l’approvisionnement. La fourniture en électricité est
devenue un des besoins énergétiques primordiaux de la société actuelle. Historiquement, la
filière éolienne a connu un très grand succès en Europe et sa production s’accroît chaque
année dans 70 pays du monde (Bouchard, 2007), du fait qu’elle compte sur une technologie
performante qui lui permet d’avoir un coût de production concurrentiel avec celui des
ressources conventionnelles, soit de quatre à six cents USD par kWh aux États-Unis
(OECD/IEA, 2006). Au Québec, le coût moyen de l’électricité d’origine éolienne, pour le
deuxième appel d’offres, est de 8,7 c/kWh. En considérant aussi les coûts de transport (1,3
c/kWh) et les coûts du service d’équilibrage (0,5 c/kWh), le coût total atteint les 10,5 c/kWh
(Hydro-Québec Distribution, 2008). Le secteur de l’énergie éolienne connaît une croissance
exponentielle dans les pays développés, dont le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne, les États-
Unis ou la France. Au Canada, le Québec planifie de produire 10% de son électricité par
l’énergie éolienne en 2015 (Bouchard, 2007). Les nouvelles recherches sur cette ressource
3

énergétique contribueront à la poursuite de son expansion. L’utilisation de cette ressource


énergétique devient donc un impératif dans la lutte contre les changements climatiques et
dans la diversification énergétique des pays.

La complexité des projets éoliens

De nombreuses difficultés existent pour la réalisation des projets éoliens: les coûts de
financement semblent être plus élevés que ceux des ressources conventionnelles,
l’acceptation sociale devient une condition pour l’exécution de ces projets et le raccordement
au réseau électrique doit compter sur des règlements clairs selon les différentes tailles
d’éoliennes (domestiques : 25 m et 10 kW ; moyennes : 60 m et 500 kW ; grandes : 150 m et
3 MW, selon Gipe (2007). Ces règlements évoluent depuis 30 ans. Cependant, certaines
compagnies d’électricité demandent encore des améliorations (Gipe, 2007). Les promoteurs
des projets font face à différentes exigences techniques, telles que la sélection du site,
l’évaluation du potentiel éolien, la conception du projet ou l’élaboration d’études de
faisabilité et d’impact environnemental. Pour résoudre ces difficultés, de nombreuses études
ont été menées telles que celles sur l’introduction des énergies renouvelables dans le secteur
électrique (Tsioliaridou et al., 2005) ou celles sur les stratégies énergétiques renouvelables
pour le développement durable (Midilli et al., 2005). Dans les pays où les parcs éoliens ont
eu un grand succès, ces obstacles ont pu être surmontés. Au Québec, l’énergie éolienne est
développée depuis 1990 (Bouchard, 2007). En 2005, Québec reprend ainsi, dans sa stratégie
énergétique, son potentiel éolien technique exploitable hors des zones restrictives, lequel est
estimé à environ 3 984 000 MW (Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du
Québec, 2005), tout en affirmant aussi que le réseau électrique d’Hydro-Québec ne peut en
admettre que 4 000 MW (Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec,
2006).

La place stratégique de la filière éolienne au Québec

Le gouvernement du Québec a décidé de lancer la filière éolienne dans un but


stratégique. En effet, le deuxième objectif de la Stratégie énergétique du Québec 2006-2015
(Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, 2006, page 4) établit
l’utilisation de l’énergie « comme levier de développement économique », vise à « accorder
4

une plus grande place aux communautés locales et régionales et aux nations autochtones dans
le développement énergétique » et à « devenir un leader du développement durable ». Cette
stratégie souligne que l’exploitation du potentiel éolien est prioritaire parmi les ressources
énergétiques ciblées. La deuxième orientation de cette stratégie souligne que la filière
éolienne est rapide à développer, qu’elle possède des coûts compétitifs par rapport à d’autres
sources énergétiques et qu’elle favorise le développement durable.

Les préoccupations des acteurs impliqués

En 2005, Hydro-Québec lançait au secteur privé un deuxième appel d’offres pour


2 000 MW (Gouvernement du Québec, 2005). L’échéance pour les soumissions était le 17
avril 2007, mais elle a finalement été reportée au 15 septembre 2007. En effet, le 7 février
2007, différents acteurs se sont prononcés, au moyen du Manifeste citoyen pour un
développement éolien durable au Québec (Blogue énergie éolienne, 2007), pour un
moratoire. Cet exemple permet d’illustrer que certaines conditions des projets éoliens
génèrent des conflits dans les régions où les parcs éoliens se développent.

Par ailleurs, la pratique a aussi montré que la prise en compte des valeurs des différents
acteurs impliqués dans l’implantation des projets éoliens, est essentielle pour leur réussite, tel
qu’illustré par le cas du parc éolien « Le Haut des Ailes » (Erelia Groupe, 2007), en France,
qui s’est développé rapidement, comparé à d’autres projets.

1.2 Objectifs

Afin de répondre à la problématique exposée, l’objectif général de cette recherche est


de développer et de tester un outil d’aide à la décision, transparent et participatif, permettant
d’établir des mesures d’insertion efficaces en vue de l’implantation éventuelle des projets de
parcs éoliens dans les communautés hôtes. Cet outil d’aide à la décision est ainsi basé à la
fois sur l’élaboration d’un cadre argumentatif solide, et sur la prise en compte des systèmes
de valeurs et des préférences des acteurs impliqués dans ces projets. D’une part, le cadre
argumentatif prend en considération les préoccupations socioculturelles, économiques et
environnementales des différents acteurs impliqués. D’autre part, il est construit autant à
partir des connaissances de scientifiques et d’experts, qu’à partir des savoir-faire locaux.
5

Pour atteindre cet objectif général, quatre objectifs spécifiques sont visés :

1. concevoir une approche couplant l’AMCD et les SIG participatifs. La


méthodologie résultante permettra d’évaluer un projet éolien en regard des
variables du développement durable et des enjeux touchant la communauté
hôte du projet. Les variables socioculturelles, environnementales et
économiques analysées seront identifiées à partir des préoccupations
exprimées par les acteurs impliqués dans un projet éolien en particulier et
complétées à partir d’une revue de littérature;

2. tester l’approche développée par une étude de cas. Ce test permettra de valider
la méthodologie résultante auprès des acteurs dans un contexte réel. Ce projet
pilote d'application de DEMIT fournira également les données nécessaires à
l'atteinte de l’objectif 3;

3. réaliser une analyse de robustesse par rapport aux questions stratégiques du


développement des projets éoliens. Différents postulats ont été établis pour
bien cerner les conditions actuelles imposées par le contexte politico-
institutionnel du développement de l’industrie éolienne au Québec. La
robustesse des résultats obtenus sera ainsi analysée en fonction de la remise en
question de ces postulats et de la prise en considération d’autres contextes
potentiels de développement de cette industrie;

4. analyser les forces-faiblesses et les opportunités-contraintes de l’approche


développée. Grâce à trois focus group, nous déterminerons les possibilités de
réussite de l’approche développée en regard de la construction de quatre
espaces garantissant la prise de décision participative. Cet objectif servira à
vérifier si l’approche DEMIT réussit à produire une prise de décision
transparente et participative.
6

La thèse est composée de quatre articles :

1. ‘Coupling MCDA and GIS in a Decision Making Process for Wind Farm
Projects Analysis –TIMED Approach’. Paru dans International of Geomatics
and Spatial Analysis, VOL 23/1 - 2013 - pp.95-123 - doi:10.3166/rig.23.95-
123. Cet article a permis la réalisation de l’objectif 1 relatif à la conception
d’une méthodologie couplant l’AMCD et les SIG participatifs.

2. ‘Territorial Intelligence Modeling for Energy Development (TIMED) – A Case


Study for the Baie-des-Sables (Canada) Wind Farm’. Paru dans International
Journal of Multicriteria Decision Making, Vol. 3, Nos. 2/3, pp. 236-255. Cet
article a permis l’atteinte de l’objectif 2 concernant le test de l’approche
développée.

3. ‘MCDA: Measuring Robustness as a Tool to Address Strategic Wind Farms


Issues’. Paru, comme chapitre de livre dans Assessment and Simulation Tools
for Sustainable Energy Systems, Fausto Cavallaro (Ed.), 2013, Springer. Ce
chapitre a permis l’atteinte de l’objectif 3 concernant l’analyse de robustesse
par rapport aux questions stratégiques soulevées.

4. ‘Identifier les facteurs de réussite d’une décision participative par la


méthodologie DEMIT : une analyse FFOC. À soumettre après traduction, dans
International Journal of Multicriteria Decision Making. Cet article a permis
l’atteinte de l’objectif 4 concernant l’analyse des forces-faiblesses et des
opportunités-contraintes de l’approche DEMIT développée.

1.3 Méthodologie générale

Globalement, la recherche est appliquée et l’atteinte des objectifs suivra les quatre
étapes suivantes :
7

Tableau 1.1 Type de recherche visée par objectif spécifique

No. Objectif Sous-type de Résultat attendu


recherche
1 Concevoir une approche Théorique Présentation de l’approche
DEMIT
2 Tester l’approche Recherche-action Test de l’approche DEMIT
(Travail conjoint avec les
acteurs concernés et le
chercheur)
3 Réaliser une analyse de Prospective Présentation d’éléments de
robustesse (au moyen de la réponse aux questions
variation de plusieurs critères stratégiques des projets éoliens
sur plusieurs matrices)
4 Analyser les forces-faiblesses Évaluative Détermination de la capacité
et les opportunités-contraintes de DEMIT pour construire les
de l’approche développée espaces nécessaires à une
décision participative.

La méthodologie générale présente les grandes étapes du travail de recherche ayant


permis l’atteinte des quatre objectifs spécifiques décrits ci-dessus. Elle aborde ainsi les
différents aspects de la conception d’une approche de prise de décision transparente et
participative, qui est ensuite validée par un projet réel. Elle présente aussi comment l’analyse
de robustesse des résultats de cette application, ainsi que l’analyse des forces-faiblesses et
d’opportunités-contraintes de l’approche, ont été réalisées.

La conception de l’approche débute par l’identification et définition des concepts ou de


outils reliés à la modélisation des scénarios de parcs éoliens et à la représentation visuelle de
l’information facilitant son interprétation. Parmi les concepts considérés on trouve les
connaissances scientifiques et locales, lesquelles ont une place privilégiée du fait qu’elles
permettent l’identification d’impacts des projets proposés (Failing, 2007). Les systèmes
d’information géographique (SIG) et l’aide multicritère à la décision (AMCD) sont des outils
fondamentaux pour faciliter l’implication des acteurs concernés par un projet de parc éolien.
Les SIG contribuant à l’identification du territoire et à la conception des scénarios, l’AMCD
permettant l’évaluation de ces scénarios des projets éoliens. Ensuite, la revue de littérature a
8

permis de dégager les limites et possibilités du couplage AMCD-SIG pour répondre à la


demande de transparence et de participation au sujet de l’implantation durable d’un projet de
parc éolien. Du fait que ce couplage devait aussi servir à l’analyse des variables
socioculturelles, économiques et environnementales, la Loi sur le développement durable du
Québec (Gouvernement du Québec, 2006) a été la base d’une réflexion sur les conditions
nécessaires au développement des projets éoliens dans un contexte durable. Le cadre
théorique a été construit à partir de plus des 100 documents et en tenant compte des
conclusions des plus importants auteurs et chercheurs dans ce domaine. Finalement, tous ces
éléments sont agrégés en quatre modules pour constituer l’approche d’analyse et de choix
des scénarios de développement des parcs éoliens appelée DEMIT - Développement
énergétique par modélisation et intelligence territoriale. Cet acronyme exprime le fait que le
développement des ressources énergétiques est basé sur les particularités les plus importantes
d’un projet complexe et sur l’application de processus intelligents relatifs au territoire en
question. Le concept d’intelligence territoriale est apparu lors des séances de travail de la
table de dialogue et de négociation établie pour tester la méthodologie. L’intelligence
territoriale est liée à la mutualisation de l’information, à la concertation, à la coopération et
elle désigne également la relation entre la connaissance et l’action (Girardot, 2009). Donc,
l’acronyme reflète simultanément les idées exprimées par les participants au test de DEMIT
et un concept déjà établi, l’intelligence territoriale, le tout appliqué au développement des
énergies renouvelables.

Une fois conçue, l’approche DEMIT a servi à analyser un parc éolien existant, celui de
Baie-des-Sables, et cela sous la forme d’une étude de cas. Ce choix a été dicté par le fait que
ce parc est caractérisé comme « un projet exemplaire à plus d’un titre » (Ressources
naturelles Canada, juillet 2008, page 25). Ce projet a été retenue par Hydro-Québec dans le
cadre du premier appel d’offres de 1000 MW éoliens lancé en 20031. Par la suite, un avis de
projet a été déposé en juin 2004 et le promoteur a réalisé l’étude d’impact sur
l’environnement que la LQE du Québec exigeait pour ce type de projet. En 2005, le ministère
de Développement durable, de l’Environnement et des Parcs a demandé au BAPE de tenir
une audience publique pour ce projet. Cette audience s’est déroulée en deux parties : la

1
http://www.mrn.gouv.qc.ca/energie/eolien/eolien-projets.jsp Page Web consultée le 10 mai 2013.
9

première les 16 et 17 mai 2005, et la seconde les 14 et 15 juin 20052. Le parc éolien a été
construit et mis en opération en novembre 20063.

Ce contexte a permis l’accès à beaucoup d’informations rendues publiques, telles que


des cartes thématiques, les mémoires des différents acteurs, l’étude d’impacts du projet. De
plus, toute cette information était facilement disponible sur le site Web du Bureau
d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) du Québec. Le parc éolien de Baie-des-
Sables a donc été choisi pour tester DEMIT. L’analyse de 33 mémoires déposés lors des
audiences publiques de 2005 a servi à identifier les acteurs impliqués dans ce dossier,
lesquels ont ainsi été ciblés comme participants potentiels à cette étude de cas. Cette analyse
des mémoires a également servi à la préparation des huit réunions réalisées entre le 18 mars
2010 et le 29 septembre 2011 pour tester l’approche DEMIT. Nous avons contacté les acteurs
au moyen d’une lettre d’invitation, nous avons programmé une première réunion
d'information avec les personnes qui ont accepté d’y participer et nous leur avons proposé un
agenda de travail et un formulaire de consentement de participation au test. Sept autres
réunions ont suivi, toutes selon un programme soumis à l’avance. Bien que ce programme fût
un guide pour le déroulement des séances, il existait un espace de liberté pour la réflexion et
l’échange d’idées. Chaque réunion devenait un espace de discussions et d’échanges dans
lequel des feuilles de travail étaient distribuées pour servir à la collecte de données. Avec
cette information, nous avons réalisé chacune des étapes proposées dans les quatre modules
de DEMIT. Les quatre modules soutenant l’approche DEMIT et aidant à sa mise en œuvre
sont l'AMCD, les SIG participatifs, les connaissances scientifiques-connaissances locales et
l'implication des acteurs. Deux logiciels ont été nécessaires au traitement des données : D-
Sight pour le module AMCD et ArcGIS pour le module SIG.

Les étapes de validation lors de l'étude de cas, pour le module AMCD sont : a) la
définition du problème; b) l’identification des enjeux; c) la structuration des enjeux; d) la
sélection d’une méthode d’agrégation multicritère ; e) la sélection des critères; f) la
pondération des critères; g) la sélection des indicateurs et de leurs échelles; h) la réalisation
d’une matrice d’évaluation; i) la réalisation d’une analyse de préférence; j) la consolidation
2
http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/rapports/publications/bape217.pdf Page Web consultée le 10 mai
2013.
3
http://www.cartierenergie.com/cartier-energie.aspx?sec=7 Page Web consultée le 10 mai 2013.
10

du jugement et k) la décision. Toutes ces étapes sont détaillées dans le chapitre III, section
3.2.1 MCDA Module. Les étapes de validation lors de l’étude de cas, pour le module SIG
sont : a) la sélection d’informations géoréférencées; b) la réalisation de la base de données; c)
la conception des scénarios à évaluer et d) la réalisation de cartes thématiques. Toutes ces
étapes sont détaillées dans le chapitre III, section 3.2.2 GIS Module. Cette étude de cas a
permis de bien cibler les moments de participation des acteurs, tel qu’indiqué dans le chapitre
III, section 3.2.3 correspondant au module ICA. Tant les connaissances scientifiques que le
savoir local ont été pris en compte dans toutes les étapes réalisées, tel qu’indiqué dans le
chapitre III, section 3.2.4, correspondant au module CS-CL. Cette étude de cas a pris en
considération le contexte actuel réel dans lequel les projets éoliens se développent au Québec.
C'est ainsi que nous avons testé, validé et ajusté l’approche DEMIT.

Certaines préoccupations socioculturelles des citoyens en lien avec le développement


durable des parcs éoliens sont incluses dans le processus d’aide multicritère sous la forme de
postulats. La robustesse des résultats des différents postulats a été vérifiée en modifiant le
scénario original de l’étude de cas pour prendre en compte des alternatives différentes du
mode de propriété du parc et des outils de communication utilisés lors de l’étape de
concertation. Cette analyse de robustesse a été réalisée à l’aide de matrices d’évaluation
utilisant des valeurs différentes, maximales et proportionnelles, tel qu’indiqué dans le
chapitre IV, section 4.2.2.5 Designing matrices responding to the robustmess concerns.
L’analyse de robustesse a permis de mettre en évidence, dans une situation conflictuelle, des
opportunités pour débloquer des obstacles lors de l’implémentation d’un parc éolien.

La méthodologie pour atteindre le dernier objectif (analyser les forces-faiblesses et les


opportunités-contraintes) est basée sur le couplage de l’analyse FFOC à une grille d’analyse
constituée de quatre espaces (physique, intellectuel, émotionnel et procédural), tel qu’indiqué
dans le chapitre V, section 5.2.2 Conception de la grille d’analyse. Pour ce faire, dans un
premier temps, nous avons fait une revue de littérature sur les quatre espaces garants de la
transparence et de la participation dans la prise de décision, soit sur les espaces précités. Dans
un deuxième temps, nous avons vérifié si l’approche proposée par cette recherche avait plus
de forces et d’opportunités que de faiblesses et de contraintes en relation avec la construction
de ces quatre espaces garants d’un « bon » processus participatif. Tel qu’indiqué dans le
11

chapitre V, section 5.2.4.1 Implémentation d’un focus group, huit experts, divisés en deux
focus group, un pour le module AMCD et l’autre pour le module SIG, ont participé à
l’analyse FFOC. Le groupe analysant le module AMCD s’est réuni deux fois, tandis que celui
analysant le module SIG, une fois. De plus, des courriels ont été utilisés pour recueillir, en
certains cas, leurs derniers commentaires.

1.4 Plan

Cette thèse comporte six chapitres, dont quatre correspondent aux articles publiés. Le
premier chapitre (introduction) établit la pertinence de cette recherche, la problématique à
laquelle elle répond, les objectifs poursuivis, la méthodologie générale utilisée et le lien
scientifique entre les différents articles.

Chaque article présente en détail les éléments méthodologiques permettant l’atteinte de


chacun des objectifs spécifiques dans les chapitres II, III, IV et V. Certains détails sur la
méthode de réalisation du test de DEMIT se retrouvent à l’annexe A, tandis que ceux sur les
résultats du même test se retrouvent à l’annexe B.

Dans le premier article (Chapitre II), sont présentées les caractéristiques des projets
éoliens, leur contribution pour contrer les changements climatiques, ainsi que les
préoccupations environnementales, socioculturelles et économiques exprimées par différents
acteurs sur les conséquences de ces projets au Québec. Le cadre théorique de la recherche est
basé sur deux méthodes et met en évidence les possibilités et limites pour favoriser la
transparence et l’implication dans la prise de décision et le développement durable des projets
de parcs éoliens. Le résultat de cette première étape est l’approche DEMIT qui intègre le
cadre théorique répondant à la transparence, à l’implication et au développement durable des
projets de parcs éoliens.

Le deuxième article (Chapitre III) porte sur l’application de l’approche DEMIT à un


projet réel, celui de Baie-des-Sables, chacune des étapes de réalisation et les résultats sont
illustrés.

Le troisième article (Chapitre IV) étudie la robustesse des résultats afin de répondre à
certaines questions au sujet des projets éoliens. Différents classements des scénarios sont
12

analysés, pour arriver finalement à dégager des règles objectives d’ordonnancement des
scénarios selon le postulat assumé.

Dans le quatrième article (Chapitre V), les forces-faiblesses et les opportunités


contraintes de l’approche DEMIT comme support de la participation sont mises en évidence
grâce à une grille d’analyse. Celle-ci fait l’évaluation des quatre modules de DEMIT selon
leur capacité à recréer les quatre espaces requis à une prise de décision participative. Une
table synthèse de l’analyse FFOC de la construction des espaces physique, intellectuel,
émotionnel et procédural nécessaires à une décision transparente et participative est présentée
ainsi que des graphiques radars pour illustrer visuellement les résultats.

Dans le dernier chapitre (VI) nous présentons les conclusions générales tout en
identifiant les contributions, les limites et les applications futures de cette recherche.

Plusieurs éléments utilisés dans cette recherche qui n’ont pas été inclus dans les
publications à cause des restrictions d’espace, sont présentés dans les annexes : précisions
méthodologiques de l’étude de cas, résultats complémentaires de l’étude de cas, construction
des critères, cartes thématiques, calculs sur Excel pour construire les échelles de mesure des
indicateurs, feuilles de l’analyse FFOC et liste détaillée des forces-faiblesses et des
opportunités-contraintes identifiées lors de l’analyse FFOC.
CHAPITRE II

COUPLING MCDA AND GIS IN A DECISION MAKING PROCESS FOR WIND FARM
PROJECTS ANALYSIS –TIMED APPROACH

Maria de L Vazquez4, Jean-Philippe Waaub5, Adrian Ilinca6

Published in International Journal of Geomatics and Spatial Analysis


VOL 23/1 - 2013 - pp.95-123 - doi:10.3166/rig.23.95-123

Résumé

Le développement à grande échelle de l’énergie éolienne (projets de plus de 25 MW) est une alternative
énergétique permettant la réduction des gaz à effet de serre et permet la diversification des sources d’énergie.
Cependant, au Québec, Canada, cette filière énergétique, en croissance rapide, a soulevé des préoccupations dans
la population. Parmi celles-ci on trouve la protection du paysage comme ressource du tourisme-nature. De plus, la
population hôte demande plus de transparence et implication lors de la prise de décision au sujet des projets
éoliens. Deux méthodes sont essentielles pour répondre à ces deux demandes : l’Aide à la décision multicritère
(ADMC) et les Systèmes d’information géographiques (SIG) participatifs. Le couplage ADMC-SIG a déjà été
utilisé dans différents domaines incluant le secteur éolien. Nous présentons ici une approche utilisant ces deux

4
M. de L. Vazquez ()
Ph.D student in environmental sciences at the Université du Québec à Rimouski. Wind Energy Research Laboratory.
300, allée des Ursulines, Rimouski, G5L 3A1, Qc, Canada
email: vazquez_rascon.maria_de_lourdes@courrier.uqam.ca
5
Ph.D., Professor, Geography Department, Groupe d’études interdisciplinaires en géographie et environnement
régional Groupe d’études et de recherche en analyse des décisions. Université du Québec à Montréal (UQAM) Case
postale 8888, succursale Centre-ville, Montréal, H3C 3P8, Qc, Canada
email: waaub.jean-philippe@uqam.ca
6
Ph.D. Professor, Mathematics, Computer Science and Engineering Department. Wind Energy Research Laboratory.
Université du Québec à Rimouski (UQAR) 300, allée des Ursulines, Rimouski, G5L 3A1, Qc, Canada
email: adrian_ilinca@UQAR.QC.CA
14

méthodes et qui peut être utilisée pour analyser différents scénarios d’un projet éolien à grande échelle, tout en
prenant en considération les préoccupations de tous les acteurs impliqués. Cette approche a comme but d’arriver
au meilleur scénario de parc éolien sur la base d’une prise de décision transparente et participative.

Abstract

The large-scale (more than 25 MW) development of wind energy seems to be a very promising option
given climate change and the need to diversify sources of energy. However, in Quebec, Canada, this fast growing
field is raising the concern and apprehension of the population for various reasons, the first one being the
protection of Quebec’s rural landscape, an important tourism resource. Transparency and participation in the
decision-making process are the two major requests of local stakeholders regarding the installation of wind farms.
Hence, two methods are essential to address these demands: MultiCriteria Decision Analysis (MCDA) and
Geographic Information Systems (GIS). Several scholars working in different fields, including the wind sector,
have used the MCDA-GIS coupling. Therefore, we developed an approach that use both methods specifically in
the context of large-scale wind energy projects. We emphasize how such a approach can be used in the analysis of
different scenarios and consider the opinions and attitudes of all stakeholders in order to choose the “best” one
based on a participative, transparent decision making process.

2.1 Introduction

Today, mankind is facing numerous challenges to ensure its sustained development. A


large number of scientific studies, among which those conducted by the IPCC
(Intergovernmental Panel on Climate Change), believe that climate change has become a very
serious threat for the human race. In Climate Change 2007: Synthesis Report (IPCC, 2007a),
the IPCC considers the natural and anthropogenic causes of the evolution of climate and
addresses scientific, technical and socio-economical aspects of the adaptation to and
mitigation of climatic change. In Climate Change 2007: Mitigation of Climate Change
(IPCC, 2007b), for the energy sector, among other steps, the IPCC suggests: “a shift to
renewable energy sources and a reduction of the dependence on a single energy source”. The
IPCC forecasts that by 2030, electricity from renewable sources could represent 30-35% of
total electricity production. One scenario predicts that in 2100 renewable energies will
account for 40% of the total electrical production (Lafrance, 2007). Coal and natural gas
account for 60% of the total electrical generation capacity OECD member countries
(Organization for Economic Co-operation and Development). According to the 2006-2030
scenario of the US Energy Information Administration (EIA), this percentage will be
maintained and this energy sector will account for 64% of total worldwide production in
15

2030 (EIA, 2009). Traditional sources of energy will continue to supply a significant part of
global energy demand. In general, during this period, most electrical energy produced from
renewable energy sources will come from hydro-electricity (54%) and wind power (33%)
(EIA, 2009). Several countries have made important efforts to set up wind energy in regions
where the exploitation of this renewable source is favourable and have seen an exponential
growth of this field (Bouchard, 2007). In fact, the wind energy sector experienced a 29%
growth in 2008 and represented more than 1.5% of worldwide electrical energy consumption
in that year, with an annual production of 260 TWh (WWEA, 2009).

In 2008, wind farms in Canada provided 1.1% of the country’s total electrical demand.
In January 2012, the wind power installed was 5,265 MW for approximately 2% of total
electricity demanded. As for September 2012, Canada’s wind farm capacity is 5,511 MW of
which 1,057 MW are in Quebec, where the exploitable wind potential is estimated at
3,984,000 MW. However, when technical limitations are taken into consideration, the
province’s national grid can currently accommodate only 4,000 MW (Hélimax Énergie Inc.
and AWS Truewind LLC 2005). The Ministère des Ressources naturelles et de la faune of
Québec has set the objective of increasing to 4,000 MW the energy generated by wind in
Quebec in 2015 (MNRF, 2010). This already represents a large-scale development in this
field.

The development of wind farms has been made through calls for tenders with the
private sector. The implementation of these farms and projects has raised concern among
local populations. In this context, the transparency of the decision-making process becomes a
priority for the stakeholders involved in the wind power section in Quebec; moreover,
because this sector will continue to develop and improve (Jegen, 2008). The impact of wind
turbines on landscapes is one of the main factors hindering the social acceptability of wind
energy projects (Wolsing, 2005). This is why participation in some decisions, such as the
selection of wind-farm sites, becomes the key to the projects’ acceptance by local
stakeholders (Wüstenhagen, Wolsing and Bürer, 2006). Social acceptability, which seems to
be the most important obstacle to the construction of wind farms, could even become a factor
reducing the growth of renewable energies as forecasted by governmental programs.
Furthermore, the social acceptability of wind farms in Quebec depends on numerous aspects,
16

including the general perception of wind energy and of Quebec’s energy policies in
particular, as well as their impact on a given region’s economic activity and the project’s
social outcomes and consequences (Jegen, 2008). Given that transparency and local
populations’ participation in the selection of the project sites are essential conditions for the
development of this sector, we propose a negotiation approach based on the coupling of
MultiCriteria Decision Analysis (MCDA) and Geographic Information System (GIS), named
TIMED (Territorial Intelligence Modeling for Energy Development). MCDA establishes a
procedure enabling the participation of various stakeholders involved in the project’s
negotiations, whereas GIS allows the modeling of wind farm implementation scenarios.

2.2 Theoretical framework

Territorial management is a complex task, be it in the fields of water resources, forests,


mining or energy (Moine, 2007; Roggero, 2006; Laaribi, Chevallier and Martel, 1997). The
natural resources sector competes with other sectors for territorial development. In this
context, conflicts arise between different stakeholders. Therefore, it becomes necessary to
gear efforts to build a shared vision of territorial development as well as communication and
community participation strategies (Armitage, 2005). In the energy field, the wind energy
sector has experienced exponential growth and along the way, several conflicts have arisen.
Just like any project, the implementation of a wind farm project depends on territorial
management of the location where wind potential exists. The already complex nature of wind
energy projects becomes more significant due to the complex nature of the territory and it
becomes imperative to use tools to help in decision making and facilitate the process. The
development of these tools makes use of several interacting and interconnected concepts that
are part of the theoretical framework used to build our approach.

2.2.1 Concept definition (visual information, model, scientific knowledge/local


knowledge, wind energy project, MCDA, scenarios, GIS, stakeholders)

Visual information. The human brain treats visual information via vision. The latter is
considered as a data analysis system that facilitates the interaction with the surrounding world
(Milner and Goodale, 1998; Diamant, 2008). Visual cognition allows the identification and
perception of objects and their spatial relations (Pinker, 1985). In fact, visual images
encourage the conceptualization, understanding and appreciation of concepts, thus promoting
17

communication (Yuwei Jiang, 2008) and, in general, any communication of results (Hodgkin,
2005; Manco, 2004). The visualization of information allows a rapid transfer of data and
eases its analysis, thus, facilitating decision making. However, this information treatment
needs to be structured and must objectively represent the decision’s environment and the
decision-makers. More importantly, the rejection or acceptance of this visual information will
greatly affect the decision making (Meyer, 1977).

Model. The model is a simplified representation of a part of the reality, as perceived by


the people who conceive it; they only include in it parameters that are relevant to them (Dina,
2009). It is, thus, based on the vision that its creators want to represent important ideas. The
model’s objective is to answer specific questions. The answer given by the model enables us
to understand, modify, manage and master this represented reality (Pidd, 1999). It is
important that this representation of reality be demarcated, in a manner as to provide
necessary information without being exhaustive (Ascough Li, 2008). Models have different
uses: they can be used as a cognitive tool to formalize knowledge and enabling their
acquisition. They can also be used as a support tool for negotiations and decision-making, as
a means for understanding reality and supporting action by providing predictions according
to the selected scenarios (Schmidt-Laine, 2002). In this case, the model will allow its users to
explore possible outcomes by taking into consideration technological, ecological, economical
and social aspects.

Scientific knowledge – local knowledge. In a multi-stakeholder decision-making


process, the integration of several levels of knowledge becomes a necessity (Failing, 2007;
Kain, 2008). In Europe as well as in North America, the integration of science and local
know-how during decision making becomes an unavoidable task (Failing, 2007). This local
know-how includes all knowledge that does not come from conventional scientific expertise
and could provide particular nuances in a decision making process, for example specific
expertise that is related to the local conditions and context. These local knowledge could
identify indirect impacts that the proposed actions might have on biological resources
(Failing, 2007). Moreover, new knowledge could emerge: one, which is an outcome of the
coupling of empirical, expert and theoretical knowledge in order to respond to a particular
need (Kain, 2008).
18

Wind energy project. The wind energy project is based on technical, financial,
environmental and social aspects. Technical aspects include the identification of regions that
are favourable for the project’s implementation, the activities to be carried out during the
construction process, the capacity of the electrical network, the connection to the latter,
storage, variations in the wind’s direction and strength, among others. Financial aspects
pertain to the economic viability of the project. Environmental aspects include impacts on
fauna and flora and all other factors that may affect the environmental services available to
the area. Social aspects include the use of public and private land, heritage elements,
communication systems and the landscape.

Multicriteria decision analysis (MCDA). This is a procedure that helps resolve a


complex decision problem. The main stages of this procedure are: recognition of the
stakeholders, definition and development of scenarios, definition of criteria and their relative
importance, preparation of evaluation matrices, application of a comparison procedure,
establishment of the final ranking and robustness and sensitivity analysis (André, Delisle and
Revéret, 2003; Roy and Bouyssou, 1993). The MCDA improves decision making and eases
negotiations by incorporating non-economical objectives and focusing on well defined and
well-targeted objectives (Corsair et al., 2009). When used in a participatory manner that
involves all of the stakeholders in the decision making process, it fosters a learning process
based on local know-how and systematic knowledge as a means to reach sustainable
solutions to the analyzed problem (van Buuren and Hendriksen, 2010). This is therefore an
MCDA process in a multi-stakeholder and multi-decision maker context. However, MCDA
can also be used in a context in which there is a single decision-maker. The single decision-
maker multi-criteria process is mainly used in the quantification and evaluation of available
resources and the monitoring of biodiversity. These criteria are analyzed using a visual
technique that is applied to improve knowledge of the territory. As for the multi-decision
maker approach, it is applied to territorial management and in any situation involving
resource-use conflicts, and this, in a participatory and collaborative perspective. In other
words, whereas the single decision-maker approach tends to be hierarchically vertical and
techno-scientific, the multiple decision-maker approach integrates different knowledge
systems (scientific knowledge and knowledge of local stakeholders).
19

Scenario. In our research framework, a scenario describes the future predicted


configuration of a wind farm. This is made up of a number of wind turbines, a spatial
distribution, equidistance between the wind turbines, the taking into consideration of the
ridge lines (Ministry of Natural Resources and Wildlife of Quebec, 1st Quarter, 2005) as well
as other relevant technological information. The perception level of a wind farm can also be a
component of a scenario. This scenario may be structured from human aspects like the
separation distance between turbines and homes.

GIS (Geographic Information Systems). These include two aspects (Malczewski,


1999): technology and decision making. The first aspect is comprised of the design of a
spatial referenced database by the means of software which enables data recording, updating,
querying, visualization and analysis. The second aspect of the GIS refers to the selection of
solutions to a territorial management problem. These solutions must integrate the
stakeholders’ preferences and to make a choice in a context of conflicting objectives and
criteria (Laaribi, 2000). Due to transformation in the use of GIS where we had to take into
consideration different users (stakeholders) with different needs and, at the same time, with
common characteristics, new techniques had been developed (Longley, 2006) and GIS may
be a complementary decision method articulated with MCDA.

Stakeholder. The stakeholder is a concept linked to an action and more specifically to


a collective action. The stakeholder’s aim is to act during the decision-making process. An
individual or a group of individuals can represent a stakeholder. In public policy, there are
two categories of stakeholders: institutional (those that are part of the political-administrative
system) and social (those that belong to the socio-economic and socio-cultural sectors). The
stakeholders create the exchange of legal, human, infrastructural, cognitive, monetary,
interactive, political and temporal exchanges between the systems they represent (political-
administrative, socio-cultural and socio-economic), even though these resources are unevenly
distributed between the stakeholders. During this exchange of resources, the stakeholders get
involved, are integrated or fragmented (Larrue, 2000).
20

2.2.2 Participatory GIS is a source of transparency during scenario modeling

In territorial management, decision makers make choices involving spatial decisions.


Nowadays, there is a trend to democratize these decision-making processes in order to
integrate the people who will be subjected to the decisions’ consequences. Public
participation becomes necessary to comply with this trend. When it comes to spatial analysis,
participatory GIS allow for exchanges between the public, experts and planners (Boroushaki
and Malczewski, 2010; Hermans et al., 2006; Hove, 2004; Van den Hove, 2006; Voss et al.,
2004; Williams and Dunn, 2003) as well as the representation of local know-how and
increased public participation (Cinderbye, Snell and Forrester, 2008; Gonzalez, 2002; Higgs
et al., 2008; McCall, 2003; Stauffacher, 2008; Minang and McCall, 2006). Moreover,
participatory GIS show the relations between the technology and the social and political
aspects (Elwood, 2006; Rousse, Bergeron and Harris, 2007). Furthermore, public
participation in the in the early stages of the decision-making process help in identifying
potential environmental impacts, defining mitigation measures and encouraging the
acceptance of the decisions taken by the decision-makers. This improves the quality of the
decision making process. In short, legitimate public participation refines democracy and
strengthens citizenship (Higgs et al., 2008) and it is more and more integrated into
community legal instruments (Van den Hove, 2006). Finally, public participation coupled
with GIS fosters the sustainable use of the territory’s natural resources (Jankowski, 2009). In
this way, participatory GIS become an approach to shed light on issues that can make the
difference between the acceptance and rejection of a decision. This public participation can
ensure a transparent decision-making process.

2.2.3 MCDA-GIS coupling as a source of negotiation: limitations and possibilities

GIS exist since 1960 (Gregory and Ell, 2008). Since then, they have evolved and
grown in importance (Chakhar, 2006). As information technology and the concept of
sustainable development evolved, the GIS became a prime method for territorial management
(Dao, 2005; Malczewski, 2004) as well as for the planning and integration of renewable
energies (Dominguez and Amador, 2007). They rely on spatially referenced numerical
databases with storage, recording, updating, querying and presentation features (Malczewski,
1999; Nobre, 2009; Chakhar and Martel, 2003; Longley, Goodchild, Maguire and Rhind,
21

2011). These databases make the exchange and analysis of information easier (Joliveau
2006). GIS improve the selection of solutions to territorial management problems
(Malczewski, 1999). Territory’s biophysical characteristics must be factored with the socio-
economic and cultural traits of the communities living in this territory (Lovett and Appleton,
2008). This is why territorial management decisions are very complex (Laaribi, Chevalier
and Martel, 1996). However, current GIS do not provide an efficient data analysis when there
are multiple and contradictory criteria. To promote analysis, the GIS therefore needs to rely
on a mechanism that integrates stakeholders’ preferences and proposes choices in the context
of an evaluation of conflicting criteria (Chakar and Martel, 2004); GIS software has begun
offering such mechanisms, resolving this situation. Indeed, GIS-related information
technologies have been developed to better respond to changes in environmental management
and GIS are considered strategic for environmental applications and territorial planning
(Joliveau, 2006; Lovett and Appleton, 2008). We need to emphasize that researchers use
different approaches to coupling MCDA and GIS procedures; for example, IDRISI-GIS and
ESRI Arc GIS, which may use the Analytical Hierarchy Process, the Boolean Overlay or the
Weighted Summation procedure to do this (Lidouh, 2011). Research and development in this
area will continue.

As for MCDA, it is a method based on mathematical tools and certain methods for
comparing alternatives in order to help the decision-making process (Chakhar and Mousseau,
2008a). MCDA was developed mainly after the Second World War. It shifted from cost-
benefit analyses to a multi-objective mathematical programming method and, after, to multi-
criteria analysis (Laaribi, 2000). Local stakeholders participate in the resolution of problems
related to environmental management and territorial planning. For example, this local
participation can take the form of a refusal or acceptance of the project, comprising a
subjective component based on the culture, traditional know-how and specific history of the
local stakeholders. Moreover, MCDA is a useful method to improve decision-making on a
complex social problem (Turcanu, Carlé and Hardeman, 2008). MCDA evaluates both
objective and subjective features by using several criteria. These criteria require the
knowledge of the stakeholders’ preferences (Joliveau, 2006). This way, MCDA integrates
“subjective” preferences, allows the construction of a global preference model and helps
22

identify areas of convergence between different points of view. With the MCDA approach, it
is possible to include or exclude a multi-stakeholder approach; however, an ultimate
objective is to help the decision-makers make their decision (Risse, 2004). In order to achieve
this, a multi-criteria evaluation needs to be set up. This evaluation is based on the use of
importance coefficients and weighting for each criterion, which lead to the construction of
preferences (Roy and Mousseau, 1996; Marinoni, 2006). The types of problems tackled by
the MCDA can be of discrete (Multiattribute Decision Analysis: MADA) or continuous
nature (Multiobjective Decision Analysis : MODA). Discrete problems could have to do with
territorial management. A continuous problem could be the determination of the depth of an
oil deposit. In both MADA and MODA problems, algorithms can be developed for the
selection of the best alternatives (Behzadian et al., 2009). The most popular algorithms for
discrete problems are: weighted summation/Boolean overlay, ideal/reference point,
Analytical Hierarchy Process (AHP), and the Outranking methods (like ELECTRE -
Elimination Et Choix Traduissant la REalité- and PROMETHEE -Preference Ranking
Organisation Method for Enrichment Evaluation-.

Moreover, MCDA also involves an individual or a collective decision-making process.


Individual decision-making is represented by unique preferences or preferences with which
all of the stakeholders agree. This approach is considered to be that of a single decision-
maker since all of the stakeholders who choose the criteria and weigh them have the same
preference structure irrespective of their number. Collective decision-making happens when
the different stakeholders have diverging preferences; however, all of these preferences are
taken into account during the decision-making process. We have a multiple decision-maker
process when the persons who have the decision-making authority choose and weigh the
different criteria using different preference structures (Malczewski, 2006a). Hence, the
MCDA-GIS approach is used both for single and multiple decision-maker contexts. As for
the preferences, they are used to rank the different options and they can lead to conflicts of
interest during decision-making. The decision-making process includes different stages, such
as the formulation of the problem or the search for solutions and consensus between the
stakeholders. A stakeholder can be an individual or a group who negotiates projects and
identities with other stakeholders. This negotiation is shaped by the influence and power of
23

each stakeholder. This is the reason why we consider that each given stakeholder can win or
lose in these negotiations (Bassand, 2007). The final decision evolves during the different
stages of negotiation. Different stakeholders can participate at different stages; however, not
all stakeholders become decision-makers.

The MCDA-GIS coupling is formally applied since 1991 to facilitate decision-making,


the year in which one of the first scientific articles pertaining to complex spatial problems
was published (Carver, 1991). Since then, numerous researchers have uses this coupling
model. GIS enable the construction of a powerful database whereas MCDA is used to
transpose, by applying algorithms, social needs in a technical framework for their analysis.
The variables to be analyzed serve to express conflicting relations between the biophysical
environment and the socio-economic context. With this coupling, it is possible to integrate
GIS capabilities and MCDA techniques (Malczewski, 1999; Laaribi, Chevallier and Martel,
1996; Chakhar and Mousseau, 2008b). The spatial, technical and environmental criteria
identified by MCDA are stored in the GIS (Joliveau, 2006). The latter makes possible the
description of the territory and the carrying out of analyses whereas MCDA describes,
evaluates and ranks the different alternatives (Gomez and Bosque, 2004). This MCDA-GIS
coupling can therefore anticipate the effects of the stakeholders’ preferences on territorial
interventions (Previl, Thériault and Rouffignat, 2003). Indeed, the MCDA-GIS strategy
allows for an analysis that includes several stakeholders and conflicting preferences (Bailey
and al, 2003). Logically, non spatial criteria cannot be part of a GIS analysis but can be
analysed in the MCDA procedure.

Between 1991 and 2009, the MCDA-GIS coupling was used in fields such as water
management, territorial management, natural risks, identification of potential environmental
conflicts, forest conservation, urban planning, heritage sites, road infrastructures, waste
management, renewable energy resources, electricity sector, among others. A range of multi-
criteria algorithms already exist within MCDA and the spatial analysis functions of GIS are
well known by researchers. Particularly, the participatory and collaborative multi-decision
makers MCDA-GIS approach has become an unavoidable method for territory management
projects as the participation of local stakeholders is considered to be fundamental for the
success of such projects (Sébastien, 2006). It is necessary to emphasize that the Public
24

Participation GIS (PPGIS) refers to the inclusion of citizens’ knowledge, as well as public
knowledge, to take part in obtaining the results of the application of GIS. Through this
participation it will be obtained a local mapping to be used for different purposes (i.e. policy
development, knowledge production, etc.) (Brown, 2011; Ghose, 2004; Joliveau, 2006;
Sieber, 2006). Collaborative GIS refers to a group organizational techniques to assist in
working together (i.e. electronic voting, scenario design) (Joliveau, 2006).

Among the limitations to the use of MCDA-GIS coupling, we note its technological
requirements. The use of software or participatory websites requires knowledge that
stakeholders may lack in many cultural and educational contexts. This may be the case when
there is a generation gap (teens that are well versed with the internet and virtual social
networks as opposed to the elderly) or a lack of access to information technology (internet,
computers, and software). A final type of limitation concerns the political context in which
the study takes place. Indeed, the first published studies all used a single decision-maker
approach, which was the norm in certain countries where, prior to 1990, social participation
was not yet a common practice. However, nowadays, some countries have yet to include the
participatory aspects in the decision-making process. To apply a participatory and
collaborative MCDA-GIS approach, the political context must be conducive to it. This is why
it is important that countries that already encourage social participation support the
application of this MCDA-GIS approach. This way, it will be possible to gather knowledge
on decision-making process pertaining to territorial management.

Current opportunities to use the MCDA-GIS coupling focus on the preparation of


participatory databases and the design of collaborative work tools. The creation of
participatory websites has become a reality and information technology based tools to
support groups in their work should play an increasingly important role. These features pave
the way to new ways of applying the MCDA-GIS coupling and extend its fields of
application. Currently, in order to improve the results of MCDA-GIS couplings, a
participatory and collaborative approach needs to be extended to all GIS construction stages -
from the production of data to the communication of results -, and the stakeholders must
participate in all stages. Otherwise, the multi-criteria procedure remains technocratic
(Joliveau, 2006). In particular, the development of participatory databases is used to improve
25

the transparency of the analysis results, even though the creation of such databases is a long
and expensive task.

This approach offers other opportunities, including improving the analytic capacities of
GIS; developing the integration of MCDA-GIS software for spatial solutions analysis;
technological development of spatial analysis and geographic information; developing the
design or operational validation of MCDA and/or GIS use; developing or improving a theory
of spatially referenced data; developing multi-criteria aggregation methods; developing
spatial analysis functions, integrating analytical functionalities within the GIS; developing
group dynamics organizational techniques; developing collaborative work support techniques
for the treatment of spatially referenced problems (for example, questionnaires or electronic
voting, which offer different (space/time) options to consultation table participants);
developing or improving spatial analysis theory, developing and/or improving estimate and
decision control techniques added to the GIS as these techniques enable an evaluation and
comparison of GIS-identified sites; enhancing the knowledge of phenomena and procedures
that have an impact on a given territory; using multimedia maps to improve communication
power when presenting analysis results and seeking a consensus solution; acceptance by
planners to work in a collaborative manner with all stakeholders; facilitating access to
information for all stakeholders in a given project and genuine public participation in the
decision-making process and not only reply to questionnaires designed by decision-makers to
implement their own models (Joliveau, 2006).

In short, the multiple decision-maker MCDA-GIS coupling demonstrates once more


the strength of GIS in: data management, visual representation, the use of maps to present
results, the improvement of territorial knowledge, the development of websites as a means of
enabling participatory work, the development of spatial analysis tools and the easy access to
information. There are today numerous pre-established and sometimes free databases that can
be used to create new databases in order to address other problems. Since in a given territory,
a management project can work properly only if the territory’s stakeholders take possession
of it (Sébastien, 2006), the MCDA-GIS multi-decision maker, participatory and collaborative
approach becomes an essential tool to enable a community to do this.
26

2.2.4 The MCDA-GIS coupling as a sustainable development approach

Ensuring a sustainable energy future has become a challenge of modern society. We


need to find solutions to the environmental problems of energy resource development (IPCC
Working Group III, 2007) such as climate change, oil spills and nuclear accidents. Since
1987, sustainable development has been the focus of international conferences, summits,
conventions and, more specifically, it was the topic of the 2010 Summit on the Millennium
Development Goals in New York and of the Rio + 20 (United Nations Conference on
Sustainable Development) in Brazil on June 2012. Many countries have enacted sustainable
development legislation. For example, in Canada, Quebec adopted in 2006 the Loi sur le
développement durable (Sustainable Development Act) to establish a common management
framework which has been defined as a government responsibility. Chapter II, division I,
article 6 of this law includes 16 sustainable development principles (Government of Quebec,
2006). These principles refer to:

a) Health and quality of life

b) Social equity and solidarity

c) Environmental protection

d) Economic efficiency

e) Participation and commitment

f) Access to knowledge

g) Subsidiarity

h) Inter-governmental partnerships and cooperation

i) Prevention

j) Precaution

k) Protection of cultural heritage


27

l) Biodiversity preservation

m) Respect for ecosystem support capacity

n) Responsible production and consumption

o) Polluter pays

p) Internalisation of costs

These 16 principles pertain to social, environmental and economical issues. Social


issues are health, quality of life, equity, solidarity, participation, engagement, access to
information and knowledge, cultural heritage and responsible consumption. Economic issues
are economic efficiency, subsidiarity, the polluter pays principle, and cost internalisation.
Environmental issues are environmental protection, prevention, precaution, biodiversity, and
support capacity of ecosystems. These principles interact with each other: biodiversity
preservation as well as the compliance with the ecosystems’ support capacity are related to
environmental protection while responsible production and consumption are related to
economic efficiency and public participation and engagement.

MCDA seems to create opportunities for the sustainable management of energy


resources since it helps to co-build the preferences system of the stakeholders actively
involved with the decision-maker when the consequences of the proposed actions are
examined. Moreover, MCDA is a method to “go more in depth, explore, interpret, debate and
even argue” (Roy, 2009), without forgetting that decision-aiding promotes the development
of an experiential and collective learning process (Roche and Waaub, 2006).

The 16 above-mentioned principles could be the subject of the co-development of


these preferences and at the same time foster discussions, debates and the search for
consensus that could lead to the sustainable development of a given territory’s energy
resources. “Participation and engagement” is an example of the agreement between MCDA
and the Quebec Act’s 16 principles of sustainable development. This principle states that “the
participation and engagement of citizens and groups that represent them are necessary to
define a shared vision of development and ensure its environmental, social and economical
28

sustainability”. This participation and engagement are ensured during the co-development of
the preference systems of the stakeholders involved in the MCDA process.

2.3 The MCDA-GIS multi-stakeholder coupling as a source of transparency, consensus


and possibilities of sustainable development

In section 2.2.2, we have seen that the participation of all of the stakeholders in the
decision-making process guarantees transparency. Section 2.2.3 demonstrates the relevance
of the MCDA-GIS coupling for holding negotiations to seek feasible consensus between
stakeholders, based on their different preference systems. Section 2.2.4 showed that the
application of the MCDA process helps comply with the 16 principles of Quebec’s
sustainable development policy.

This section (2.3) emphasises that several authors have been applying the MCDA-GIS
approach in fields like: energy, radioactive waste, natural hazards, municipal incineration,
watershed management, territory use, vegetation management, natural resource management,
bike path construction, alluvial plain management and others. In particular, among the
numerous works using this approach to analyse problems, we find: Carver, 1991; Martin, St-
Onge and Waaub, 1999; Joerin and Musy, 2000; Chen, Blong and Jacobson, 2001; Merwe
and Lohrentz, 2001; Feick and Brent Hall, 2002; Bussink, 2003; Previl, Thériault and
Rouffignat, 2003; Strager and Rosenberger, 2005; Malczewski, 1999; Malczewski, 2006(b);
Shutidamrong and Lovett, 2008; Simão et al., 2008, and Chang et al., 2009. Just like other
authors before and after, these authors help us identify the factors that lead to transparent and
collective decision-making, offered by the multi-stakeholder and multi-decision-making
MCDA-GIS approach, reaching sustainable development solutions. Among these numerous
works, Banville et al., 1998; Laaribi, 2000; and Joliveau, 2006 focus on MCDA-GIS
coupling factors that all revolve around the following four lines:

 MCDA-GIS integration;

 Support of geographic information processing;

 An analysis support system focused on decision-making; and

 Decision validation.
29

MCDA-GIS integration aims at identifying the links that exist between the GIS and the
MCDA software used by the researchers. Support of geographic information processing
allows us to identify database use and map creation factors. The analysis support system
focused on decision-making aims at identifying the tools that the participants used for
decision making. Decision validation aims at identifying whether the decision makers used a
second analysis to verify if the robustness of the first choice is an optimal solution.

Through these four lines, it is possible to examine different aspects of the approach
such as database storage capacity, the participatory construction of the database; the existence
of pre-established, user-friendly or free data; visual aids such as map creation, or virtual 3D
simulations; use of electronic tools to help in collaborative work; the multi-criteria methods
used; model selection or in-depth data exploration tools and techniques, such as sensitivity
analysis; the use of organizational and group dynamics techniques; the creation of knowledge
about procedures that have an impact on territory development; the use of maps as a
communications tool; the acceptance of collaborative work by all of the involved
stakeholders; the measuring of the stakeholders’ influence on the final decision-making
process or the participation of multi-disciplinary experts.

In addition to Joliveau, 2006, Malczewski, 2006(a) identifies the MCDA and GIS
components used by researchers. The GIS components consist of the types of spatial
representation (matrix model, raster, or vector model), the types of spatial criteria (explicit
and implicit), and the spatial alternatives. The MCDA components refer to the types of
decision criteria and algorithms used when applying the MCDA-GIS approach. The MCDA
criteria can be analysed using MADA (multiatribute decision analysis) or MODA
(multiobjective decision analysis). As for the uncertainties, they have an impact on decision
quality (Ascough II et al., 2008). Uncertainties are unavoidable in reality and are related to
the updating of data, the nature of the data objects, distinctions between represented objects
or the context in which they are produced, among others. By mastering these uncertainties,
higher quality data are obtained and this is reflected in the analysis results. In other words,
using all these elements included in the MCDA-GIS multi-criteria and multi-stakeholder
coupling fosters transparency in the decision-making process, helps find consensus between
30

stakeholders and enables the MCDA-GIS coupling to become an approach to achieve


sustainable development.

2.4 The TIMED approach as a negotiation facilitation instrument

2.4.1 Presentation of the TIMED approach as a negotiation facilitator

As indicated in the introduction, we developed the TIMED approach to promote the


transparency of the decision-making process as well as the involvement of the local
population in the selection of a wind farm site. Since it is a instrument to find consensus
between different interests, this approach must also describe the negotiation procedure to be
followed, while ensuring that the different stakeholders’ knowledge is integrated in the
process and that the periods of participation and involvement are included. To guide such a
negotiation, MCDA is noted as a great method. Moreover, the GIS are necessary in this
approach as, in order to develop the territory, we need to make decisions. This is why the
MCDA-GIS coupling seems to be the best decision-making aid available for the selection of
a wind farm site.

TIMED approach consists of the four following modules: MCDA, participatory and
collaborative GIS, active involvement of the stakeholders and scientific knowledge/local
knowledge. The four modules are represented in a figure containing three circles (see Figure
2.1). The outer circle illustrates the MCDA and GIS procedures. The inner and middle circles
show the stakeholders’ involvement. Taken together, the three circles present the knowledge
of all of the stakeholders. We have chosen to use a circle to illustrate the MCDA-GIS process
as a negotiation facilitator, and to show the continuous and unrestrained feedback during the
stakeholders’ participation and involvement. These stakeholders are placed at the heart of the
process to emphasize their dominant role. The functions carried out exclusively by experts,
such as the choice of the evaluation method and the choice of the evaluation scale, are
represented in a rectangle. Moreover, other functions can be carried out exclusively by
experts, such as criteria selection and identification of indicators, as long as all the
stakeholders consent to this. The arrows tied to a circle indicate the participation of all of the
stakeholders in a given activity such as the construction of a participatory database in the
31

GIS. Arrows crossing circles indicate an activity to be carried out by a specific stakeholder
such as an expert.

Figure 2.1 TIMED approach as a negotiation facilitator

2.4.2 MCDA module

All of the stages in the MCDA (see figure 2.2) are indicated in the approach’s outer
circle: problem definition, identification of issues, selection and weighting of criteria,
identification of indicators, evaluation matrices, preference analysis, decision consolidation
and decision.
32

Figure 2.2 MCDA Module

With these stages (see table 2.1), the MCDA will offer answers to the involved
stakeholders’ questions in a real-world decision making process (Roy, 2005). These questions
are about the effects of the different options presented. The representation of preferences in
the real world is undoubtedly one of the fundamental problems of MCDA (Figueira, Grego
and Ehrgott, 2005). This representation is made through the first six stages of the MCDA
presented in the TIMED approach, i.e. problem definition, issues identification and
structuring, selection and weighing of criteria, identification of indicators as well as
evaluation matrices.
33

Table 2.1 Purpose of every MCDA stage

MCDA STAGES PURPOSE


Problem definition Understanding the question to solve
Including environmental, economic, and social
Identification of issues aspects
Selection of criteria Structuring and modeling the problem
Weighting of criteria Identifying preferences
Identification of indicators Helping to evaluate criteria
Evaluation matrices Summarizing the problem
Preference analysis Ranking the preference of scenarios ranked
Understanding the reasons behind the agreements
Decision consolidation and disagreements between the stakeholders
Applying the global vision built to go beyond the
Decision ranking

Another objective of these first stages is to enable stakeholders to identify their own
preferences and concerns in a collaborative manner and to structure them in a coherent family
of criteria. Logically, this multi-stakeholder approach entails a multi-criteria context in order
to assess the environmental, economic and social issues. For example, environmental issues
could be represented, among others, by a pressure on the natural environment criteria; the pay
off of the project could be an economic issue; and social issues could be represented by a
quality-of-life criterion. The criteria serve to structure and model the problem. They need to
be exhaustive, coherent and non redundant. The maximum number of criteria to analyze a
complex problem, as in our case, is around 12 (Roy and Bouyssou, 1993). Once the criteria
are established, they are evaluated according to their qualitative and quantitative nature with
the help of indicators. For example, a “direct loss of habitats on the sites where equipment is
installed” indicator could be designed to measure a “pressure on the natural habitat” criterion.
A “revenue from the sale of produced energy” indicator could measure a “project
profitability” criterion. A “landscape modification” indicator could be created to measure a
“quality of life” criterion. It should be noted that the ranking of the scenarios is based on the
selection of criteria and indicators that take into account the knowledge and values of all of
the stakeholders. The process of defining these indicators and criteria can help resolve
conflicts. Moreover, decision-making support tools imply “the integration of values and
preferences of one or several stakeholders in the decision-making process” (Roy and
Bouyssou, 1993); the preference system of the stakeholders much be clearly expressed and
34

the weighting of the criteria must accurately reflect these values. These preferences are based
on experience, scientific and technical judgement and personal values (Siddayao et al. 1993).

Furthermore, the results of the preference analysis show the arguments for and against
the different wind farm scenarios and these will be ranked by preference. The distribution of
interest groups will also be represented as well as oppositions and coalitions. The
stakeholders may evaluate the effects of criteria weighting on the negotiations. As for the
selection of the preference function, and that of the evaluation scale, they will be performed
by the expert. This is important because the preference function linked to a criterion “allows
the decision maker to amplify or mitigate the impact of this criterion in the decision-making
process” (Brans and Mareschal, 2002). This function will enable the aggregation of
preferences according to an Anglo-Saxon or European concept. The former one is aimed at
“achieving objective truths in decision-making” whereas the latter one seeks “to obtain
structured and coherent results” through a process based on models “which are, at least
partially, co-developed with the decision maker (Roy 2009). We have chosen this latter
option, European, to ensure this co-development with the decision-maker and because it will
help make the decision-making process more transparent. Subsequently, a validation of the
decision is also made. This validation consists in varying the model’s parameter groups
according to different global assumptions (e.g. optimistic and pessimistic assessments). This
is very useful for the decision-maker in order to fully understand the reasons behind the
agreements and disagreements between the stakeholders and to take appropriate support
measures for the implementation of the chosen scenario. Finally, the obtained results will
allow the involved stakeholders to complete the negotiation stage. Depending on expressed
needs, the decision-making support procedure could restart at any of the approach’s stages. It
is the ensemble of the stages, taken together and developed by all of the stakeholders, that
fosters the transparency of the decision-making process of the selection of a wind farm site,
thanks to the sharing of different point of views and the search of shared consensus.

2.4.3 GIS Module

After the selection of the criteria indicators used to assess the issues, all the geo-
referenced variables are identified to be analyzed with the participatory and collaborative GIS
module indicated in the outer circle. For example, locating zones with a good wind potential
35

and areas that are occupied (residential, farming and protected zones, etc.) are important geo-
referenced data to take into account when identifying relevant wind farm implementation
areas. Moreover, the potential of the wind resource is considered an indicator of the “project
profitability” criteria of the economic issue. In general, all the geo-referenced data on the bio-
physical environment and socio-political factors will be taken into account to provide the
most relevant information to the stakeholders and decision-makers. Then, a spatial analysis
should be performed to determine the best potential wind farm sites. To provide these sites,
for example, binary layers (yes/no) could be used and combined by intersection with a results
layer. In addition, the preparation of maps, in collaboration with the stakeholders, will also
provide a visualization of the scenario assessment’s results according to the different
indicators.

This module will therefore include a spatial representation of the scenarios and
physical data, nuance the scenarios’ performance indicators, evaluate the scenarios according
to the MCDA indicators, which are reflected in spatial measurements, and illustrate the
results on maps. The construction of the database will be participatory (experts and
stakeholders), whereas the experts will be in charge of specific tasks like: choosing data
representation (raster or vector), translating raster-to-vector (if necessary), identifying the
appropriate scale, obtaining relevant available data, defining the geometric integration (for
example, the selection of the coordinate system and projection transformation), data
integration (e.g. topology), spatial analysis of data (e.g. score layer production, multi-criteria
analysis) or the cartography.

Figure 2.3 GIS Module (Participatory and collaborative scenarios)


36

2. 4.4 Stakeholder involvement module

It is recommended that all of the stakeholders who are affected by the situation
(Baburoglu and Garrr, 1993) be included. We have used four categories to represent the type
of active involvement of all of the possible stakeholders in a territory management project
(Prades, Loulou and Waaub, 1998). These categories are divided into: civil society, private
sector, public sector and experts (Figure 2.4). This division is important due to the fact that
each category has its own preference system. For example, the private sector might prefer a
cost-benefit approach whereas the civil society would insist on the community’s quality of
life. Some stakeholders can belong to more than one category. However, it is precisely the
stakeholder’s support of a category’s preference system, and not that of another preference
system, that determines which category he belongs to. For example, an expert who works for
the private sector (or public sector) could be part of the private sector (public sector) category
because of her/his opinions, whereas an independent expert would probably belong
exclusively to the “Experts” category. However, a simple classification of the stakeholders
remains insufficient when analysing the decision-making process and the relative weight of
the decisional power of each category needs to be determined. This weight could be the same
for each category or unequal (Figures 2.5, 2.6 and 2.7), in which case the most favoured
sector would have more influence on the decision. Even when each category has a different
power of decision weight, the stakeholders’ involvement will foster the analysis of varied
solutions that will enhance the wind farm site selection process. This involvement will also
improve communication and transparency in the decision-making process since clear rules
will be followed from the beginning of the negotiations and during the search for a
consensus, and in this way will ensure a better integration of the wind farm project in the host
community.
37

Figure 2.4 Stakeholder Involvement Module

Figure 2.5 Stakeholder Involvement Module. Equal Weighting of Each Category’s


Decisional Power.
38

Figure 2.6 Stakeholder Involvement Module. More Decisional Power for the Public
Sector.

Figure 2.7 Stakeholder Involvement Module. More Decisional Power for the Private
Sector.
39

2.5 Scientific Knowledge / Local Knowledge Module

This module is represented by a figure with three circles (figure 2.8) and its aim is to
build an argument framework on a cognitive basis that takes into account the stakeholders
and their values during the development of wind projects. This cognitive structure must
include both the scientific knowledge of experts and local knowledge. The latter will be
based on objective arguments and will therefore not represent personal opinions. As indicated
above, local knowledge contributes certain particular nuances to the decision-making process
thanks to a specific expertise which, in practice, is related to the local conditions and context.
The outer circle represents the scientific knowledge of experts. This knowledge is related to
specific tasks, such as the selection of the multi-criteria assessment method (algorithm) and
its measure scales or the use of GIS. The experts may also have the task of determining
criteria and choosing the indicators.

The argument framework will be built with the criteria and criteria indicators. These
will be weighted according to the stakeholders’ values (public sector representatives, private
sector representatives, the civil society and experts).

Figure 2.8 Scientific Knowledge/Local Knowledge Module


40

2.6 Conclusion

This article describes the TIMED approach based on a decision-making process to be


used by stakeholders involved in wind farm projects. TIMED approach proposes the coupling
of two decision-making support methods: MCDA and participatory and collaborative GIS.
TIMED approach comprises four interacting modules designed to build stakeholder
preference systems based on scientific knowledge and local knowledge. MCDA allows for a
global analysis of all criteria types, whereas the GIS restrain the analysis to geo-referenced
variables. However, the two decision-making support methods encourage sharing and the
search of consensus. The originality of this approach consists in the four modules including
scientific-knowledge/local-knowledge and the predominant role to all the stakeholders in the
negotiation process. This is designed to solve social controversies using transparency and
participation in the decision-making process.

Certain stages of this approach require that efforts be made, such as building a
participatory database or holding numerous work sessions. However, the MCDA’s theoretical
elements as well as the GIS’ spatial analysis methods are well known by experts and
numerous software are accessible to them, which makes the implementation of the proposed
TIMED approach feasible and adaptable to the management of other renewable energy
resource development projects such as biomass management. Another example of the efforts
to be made is to structure the participation procedure in such way to ensure a serious and
respectful participation among the stakeholders.

The application of the TIMED approach could provide an opportunity for all of the
stakeholders involved in the selection of a wind farm development sites to participate in the
upstream stages of the decision-making process. Once the population is better involved in the
decision-making process the projects’ design will be quicker and, at the same time, more
efficient measures to integrate wind farm projects in host communities will be identified and
established. All these features will encourage the social acceptance of wind farms. This social
acceptance, which has sometimes been compromised, has been the subject of recent research
that has led to requests that development strategies be reoriented and focused on the
community (Jones and Eiser, 2010). Furthermore, to enable the use of the participatory and
collaborative MCDA-GIS approach, the political context must be conducive to it. This is why
41

it is important that governments that already encourage social participation support the
application of this approach. At the same time, it would be possible to gain knowledge on
territorial management decision-making processes.

TIMED approach was created in 2010 and tested in 2011. In this first article, we
present what this approach is about. In a second article, we will present its test and the result
obtained when applied to a wind farm in operation since 2006. This second article appeared,
in 2013, under the title ‘Territorial Intelligence Modeling for Energy Development (TIMED)
– A Case Study for the Baie-des-Sables (Canada) Wind Farm’, in the International Journal of
Multicriteria Decision Making. Moreover, a third article will illustrate how strategic
postulates can be articulated to it, to show a possibility to analyze concerns that can’t be
transformed into criteria. It was published in 2013 as a book chapter, in Assessment and
Simulation Tools for Sustainable Energy Systems, Fausto Cavallaro (Ed.). A fourth work will
be published to confirm the effectiveness of TIMED to create the spaces needed to have
successful community participation. Finally, different works will be made for the transfer and
adaptation of TIMED approach to another socio-cultural-economic and/or environmental
context, another renewable energy sector or another kind of territorial development project.

Acknowledgements

We sincerely acknowledge and thank the Natural Sciences and Engineering Research
Council (NSERC) and the Wind Energy Research Laboratory of the Université du Quebec à
Rimouski (UQAR) for their financial support.

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CHAPITRE III

TERRITORIAL INTELLIGENCE MODELING FOR ENERGY DEVELOPMENT


(TIMED) – A CASE STUDY FOR THE BAIE-DES-SABLES (CANADA) WIND FARM

Maria de L Vazquez7, Jean-Philippe Waaub8, Adrian Ilinca9

Published in International Journal of Multicriteria Decision Making


Vol. 3, Nos. 2/3, pp. 236-255.

Résumé : Cet article présente l’application d’une nouvelle approche, nommée Développement énergétique
par modélisation et intelligence territoriale (DEMIT), développée en réponse aux préoccupations exprimées par
une partie de la population au sujet des projets éoliens. La prise de décision transparente et participative incluant
tous les acteurs concernés par le développement d’un projet éolien sont à la base de DEMIT. Pour arriver à une
telle décision, deux méthodes multicritères sont nécessaires : l’Aide à la décision multicritère (ADMC) et les
Systèmes d’information géographiques (SIG) participatifs et collaboratifs. Cette méthodologie a été testée pour le
parc éolien Baie-des-Sables, au Québec, Canada, dans un contexte académique et, donc, ne comportant aucun
changement dans l’opération actuelle du parc éolien. Celui-ci a commencé son opération en novembre 2006. Si
l’implémentation de la méthodologie proposée demande des efforts supplémentaires de la part des développeurs

7
M. de L. Vazquez ()
Ph.D student in environmental sciences at the Université du Québec à Rimouski. Wind Energy Research Laboratory.
300, allée des Ursulines, Rimouski, G5L 3A1, Qc, Canada
email: vazquez_rascon.maria_de_lourdes@courrier.uqam.ca
8
Ph.D., Professor, Geography Department, Groupe d’études interdisciplinaires en géographie et environnement
régional Groupe d’études et de recherche en analyse des décisions. Université du Québec à Montréal (UQAM) Case
postale 8888, succursale Centre-ville, Montréal, H3C 3P8, Qc, Canada
email: waaub.jean-philippe@uqam.ca
9
Ph.D. Professor, Mathematics, Computer Science and Engineering Department. Wind Energy Research Laboratory.
Université du Québec à Rimouski (UQAR) 300, allée des Ursulines, Rimouski, G5L 3A1, Qc, Canada
email: adrian_ilinca@UQAR.QC.CA
54

des projets éoliens, elle a, par contre, l’avantage d’impliquer la communauté hôte et de favoriser un démarrage
plus rapide de la construction et de l’opération du parc éolien.

Abstract : This paper presents the application of a new approach, Territorial Intelligence Modeling for
Energy Development (TIMED), developed in response to growing concerns about the social acceptance of wind
farms. Project development is based on procedure transparency and involvement of all stakeholders. To do this,
the TIMED approach involves two multicriteria methods: Multi-Criteria Decision Aid (MCDA) and participatory
and collaborative Geographic Information Systems (GIS). The model was tested in the Baie-des-Sables wind farm
plan located in Quebec, Canada. This was done as an academic research and did not impact the current operation
of the farm, which started back in November 2006. If this approach requires more efforts from the wind farm
developer at the preparation stage it has the advantages of reducing the risks and overall duration of the
infrastructure launching.

3.1 Introduction

In Quebec, between 1997 and 2011, the Office of Public Hearings in Environment
(BAPE – Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) identified 15 wind farm plans
that were submitted to public hearings. Since 2010, the conclusions of the BAPE reports are
showing increasing problems of social acceptability that require further studies and the
development of appropriate solutions to be implemented. Specific aspects that should be
considered are the perceived and real psychosocial impacts of wind farms and the
deterioration of relations between supporters and opponents. Voluntary and upstream use of
the proposed TIMED approach provides the ability to analyze alternative scenarios and build
consensus in decision-making that eventually produce an acceptable if not optimal plan for
all stakeholders.

3.1.1 Overview of wind power development in Québec, Canada and Baie-des-Sables


wind farm

As of January 2012, the total wind power installed in Canada is 5,265 MW, or
approximately 2% of the country's total electricity demand 10, including 918 MW installed in
Quebec. The province’s Energy Strategy 2006-2015 (Department of Natural Resources and
Wildlife of Quebec-MRNF, 2006) points out that the development of wind power is a priority

10
Canadian Wind Farms. [online] Availablet at http://www.canwea.ca/farms/index_e.php (Accessed 24
November 2011).
55

among the different energy resources and sets a target of 4,000 MW, which is limited due to
technical constraints (approximately 10% of total installed power). As a result of this wind
power development strategy, Quebec has nine wind farms in operation and 18 wind farms
planned to be commissioned between December 2011 and 201511.

Among the different wind farms currently in operation, Baie-des-Sables has been
considered a model that shows the importance of adequate communication and collaboration
with the host community (Natural Resources Canada, July 2008). This wind farm consists of
73 wind turbines of 1.5 MW, for a total of 109.5 MW. It covers an area of approximately
5,200 ha on agricultural and forest lands of the municipalities of Baie-des-Sables (83% of the
wind farm) and Métis-sur-Mer (for the remaining 17%)12. These municipalities are located on
the south shore of the St. Lawrence River, along Highway 132, in the Gaspé Peninsula. The
surrounding natural environment is considered exceptional and the renowned beauty of its
landscapes is an important asset of the local tourism industry. In 2005, due to concerns raised
by the implementation of the wind farm, the Quebec Government’s Office of Public Hearings
on the Environment (BAPE) conducted hearings. The inquiry and public hearing report
determined that the wind farm was acceptable with conditions to be met and recommended,
among other things, that the location of some of the wind turbines be optimized (BAPE,
September 2005).

3.1.2 The TIMED approach

TIMED approach (Figure 3.1) was presented at the 70th Meeting of the European
Working Group on "Multiple Criteria Decision Aiding," in Moncton, Canada, in September
2009 and at the First Intercontinental Conference on Territorial Intelligence, at Gatineau,
Canada, in October 2011. This approach provides decision makers with a set of conditions
for a transparent and participatory process during the implementation of wind farms. TIMED
put in place four modules: MCDA, participatory and collaborative GIS, contributory
stakeholder involvement (CSI) and scientific knowledge / local knowledge (SK-LK).

11
Projets éoliens au Québec. [online] Availablet at http://www.mrn.gouv.qc.ca/energie/eolien (Accessed
24 November 2011).
12
Wind Farms Baie-des-Sables Description. [online] Availablet at
http://www.cartierenergie.com/en/cartier-energie.aspx?sec=7 (Accessed 7 December 2011).
56

Moreover, to be closer to reality, these four modules are articulated with scenario modeling
postulates as well as decisional weighting for every stakeholder involved in the decision-
making process.

The purpose of MCDA is to assess the preference systems of the stakeholders on a


multicriteria basis. These preference systems, which are generally conflicting, are analyzed in
a process which makes it possible to structure them (Roy and Bouyssou, 1993). This
assessment needs to apply relative weights and importance coefficients to each criterion and
results in the construction of preferences (Marinoni, 2006; Roy and Mousseau, 1996) based
on the knowledge and perception of the different stakeholders (Joliveau, 2006; Laaribi,
2000). The D-Sight software platform, which implements PROMETHEE and the Gaïa
outranking approach (Brans and Mareschal, 2002), is used to assess these MCDA preference
systems (see also 3.2.1.4).

Figure 3.1 TIMED Approach coupling MCDA and GIS

The participatory and collaborative GIS module is used to analyze the georeferenced
variables involved to design the scenarios and then to perform their strategic assessment
57

according to the MCDA module. It also allows for the mapping and communicating of the
results. Thus, this module supports the design, selection and representation of alternative
scenarios or solutions to problems involving territorial management (Laaribi, 2000;
Malczewski, 1999). The creation of different layers of data is essential to the analysis of these
variables and this is done using ArcGis software (ESRI).

The Contributive Stakeholder Involvement module (CSI) identifies four categories of


actors: civil society (nongovernmental organizations, associative groups), public sector
(various levels of government), private sector (promoter, landowners, companies and
commercial organizations) and experts (independent specialists, academics, researchers,
scientists) (Prades, Loulou and Waaub, 1998). The “civil society” category was widened to
include citizens who represent themselves on an individual basis at the BAPE hearings. For
this test, carried out by our team, acting as three decision-aiding specialists, it is
recommended that the negotiation table have a maximum of about 20 participants. The
stakeholders were identified by analysing the 33 official and public documents submitted at
the 2005 BAPE hearings. Stakeholders were invited to take part in the test. Out of all the
stakeholders, nine people participated at the negotiation table. Graduate students played the
role of some of the missing stakeholders to ensure a presence of at least 11 stakeholders in
the working sessions of the negotiation table. These stakeholders were to build their
preference systems, based on the preferences expressed in the briefs submitted to the BAPE
in 2005, or on those specifically formulated by actual stakeholders during working sessions.
Participating stakeholders determined by themselves, as a result of a consensus, the
decisional weight (relative power balance) of each one of the four stakeholder’ categories.
This made it possible to consider clear and realistic rules at the beginning of the negotiation.
On this subject, three weight options were taken into account, discussed and finally one of
them was chosen to explain the results (see section III). The first option gave the same
percentage of decisional power to each participant, irrespective of the category (four) they
belong to. The second conferred 25% of the power to each category of stakeholder. The third
gave 50% of the decisional power to the private sector, 25% to the public sector, 12.5% to the
experts and 12.5% to the civil society.
58

In the scientific knowledge/local knowledge module (SK-LK), both scientific


knowledge and local knowledge are at the heart of the TIMED approach; every stakeholder
possesses knowledge that is relevant to the decision-making process. The sharing of this
knowledge makes it possible to build a justification framework with a cognitive basis that
also takes into account the stakeholders and their values. Local knowledge (empirical
environment observation) helps identify issues that are important to the host community,
assign them a relative importance and therefore rapidly identify territorial issues and give
impetus to the negotiation process. Scientific knowledge, on the other hand, nourishes the
discussion by providing objective information useful to the negotiations and by supporting
the multicriteria process.

3.1.3 Postulates for the elicitation of scenarios

A scenario is a possible future implementation of the wind farm, which is made up of a


certain number of wind turbines with a specific spatial distribution, together with additional
relevant quantitative and qualitative information like roads, the electrical grid, shorelines,
environmental reserves, etc. (Ministry of Natural Resources and Fauna of Quebec, MRNF,
2005). The starting scenario is the existing wind farm that was analyzed in the 2005 public
hearings (see 3.2.2.3 for the description of the four scenarios that were analyzed). The
concerns expressed during these public hearings were translated into a coherent family of
criteria. However, it proved to be impossible to convert all of these concerns into criteria,
because some of them were related to strategic decisions that had already been made rather
than decisions regarding the specific selection of the wind turbine installation plan. We were
therefore forced to separate the concerns into two categories. The criteria related to the
selection of the turbine installation plan were translated into criteria to be analyzed with a
MCDA method, while those related to the wind energy development strategy were converted
into postulates. Thus, four strategic level postulates have been considered. This strategic level
refers to evaluations made upstream of the plan to justify and to analyze how a particular
decision will influence the use of the territory (Andre, Delisle and Revéret, 2010). The first
postulate, “Existing Situation,” is that of the current conditions. The second, “Ownership,”
refers to concerns related to the type of property of the farm. The third, “Communication
Tools,” refers to concerns related to the type of approach used to communicate with the host
59

community. Finally, the fourth, “Taxation,” refers to elements related to income sharing.
Thus, the postulates are framing the application of the TIMED approach. In this paper, we
address the first postulate exclusively: the current situation. The other three postulates will be
discussed in a subsequent work.

3.2 Implementation steps

This procedure started with an information meeting with all the stakeholders involved
in the Baie-des-Sables wind farm. The objective of this meeting was to explain the whole
approach, its objectives and expected results, to specify the roadmap and agree on the
meeting schedule. The first meeting took place on March 18, 2010 and the last on September
29, 2011. During the second meeting, the MCDA approach was explained to the participants
and illustrated with the software to be used. A total of eight meetings, three hours each, were
held after the second meeting. Six meetings were carried out with “local stakeholders” (i.e.
farmers, citizens) directly in one of the host municipalities of the wind farm. Two other
meetings, with “external stakeholders” (i.e. the project promoter, experts) were held in
Montreal.

3.2.1 MCDA Module

3.2.1.1 Problem definition

This first stage is divided in two parts: definition of the problem by the stakeholders
and definition of the problem by the decision-aiding team. Considering the wind farm has
been in operation since November 2006, and this work was carried out between 2010 and
2011, this exercise gave the stakeholders the opportunity to review their initial concerns and
transpose them to the current situation. At this stage, the participants emphasized concerns
related to local economic and employment issues, the economic impact of the wind farm, the
numerous wind farms implemented in neighboring regions in which tourism is an important
economic activity, the ownership of the wind resource and the type of ownership of the wind
farms, the common good and the type of wind development as well as participation of the
local stakeholders in the decision-making process, among others. On the other side, the
decision-aiding team defined ways to address the problem: analysis of briefs, invitation to the
stakeholders, schedule of activities and others.
60

3.2.1.2 Identification of the relevant issues

The decision-aiding team identified the concerns expressed in the 33 briefs of the 2005
BAPE public hearings, and at the same time took into account the positions of the promoter.
Once these concerns identified, they were presented to the negotiation table to initiate the
discussions. Among others, the issues discussed included employment, wellbeing, costs,
profitability of the wind farm, preservation of the environment, waste treatment, sustainable
development, technology used, safety and health.

3.2.1.3 Structuring of the issues

The decision-aiding team sorted the issues into one of three categories: sociocultural,
economic and environmental (see Table 3.1). We identified a total of 137 concerns, including
86 sociocultural, 34 economic and 17 environmental. Consequently, it can be observed that
the emphasis is on sociocultural issues. Regarding the economic issues, it has been mentioned
that the host community had less benefits when compared to the larger surrounding region.
As for the environmental impacts of the wind farm, even though this category included only
17 of the 137 concerns, these were always considered negative at the local level.
61

Table 3.1 Set of criteria for the analysis of wind farm

CATEGORIES CRITERIA SUB-CRITERIA CODE

Impact on health and safety Exposure of residences in the area of ScSS01


the wind farm, according to the
authorized separation distances
(500 m.) (Minimize)
Potential decrease in life expectancy, ScSS02
urban zone (separation distance
Sociocultural 750 m.) (Minimize)
Improving the quality of the Significant places (physical aspect) ScPa03
landscape. (Collaboration: (Maximize)
Marie-José Fortin, Canada Sense of belonging to the territory ScPa04
Research Chair in Regional (cultural aspect) (Maximize)
and Territorial Becoming a landscape (socio-political ScPa05
Development, UQAR) aspect) (Maximize)
Taking into account the Taking into account the values and ScVa06
values and needs of people needs of people (Maximize)
Social unacceptability Social unacceptability perception ScNA07
perception (Minimize)
Economic impact into the Local financial benefits (Maximize) EcCo08
host community Potential negative impact on tourism EcCo09
Economic (Minimize)
Employment (Maximize) EcCo10
Regional socio-economic Regional socio-economic benefits EcRe11
benefits (Maximize)
Degradation of the physical Degradation of the physical EnPh12
Environmental environment environment (Minimize)
Loss of biodiversity Loss of biodiversity (Minimize) EnBi13

3.2.1.4 Selection of the MCDA evaluation method

The method to be chosen had to allow a co-construction (interacting with stakeholders


and decision makers) operation in the decision-making process, a “European” concept
integrated to MCDA (Roy, 2009). The problem is to determine where an alternative stands
compared to another, therefore, to rank them from the best to the worse according to a given
criteria. PROMETHEE, which compares pairs of actions, is considered to be an “Outranking
Method” (Figueira, Greco and Ehrgott, 2005) and it was chosen. Moreover, PROMETHEE
62

requires from the involved stakeholders only “particularly simple and clear” information
(Brans and Mareschal, 2002) and it has a great visual quality when the results are presented.

3.2.1.5 Selection of the criteria

The selection of the criteria (Table 3.1) stems from how the concerns are structured
(see appendix C Construction des critères). A criterion is defined as a judgment factor on the
basis of which one measures and evaluates an alternative, and it is related to the stakeholders'
preferences whereas a variable is not necessarily related to their preferences (Laaribi, 2000).
A coherent, comprehensive and non-redundant family of criteria proposed for the negotiation
of the wind turbine installation sites was defined by identifying, in the scientific literature,
answers to the concerns expressed by the stakeholders. Moreover, each criterion has to be
maximized or minimized to indicate that, between two alternatives, we prefer the one that has
the highest (or lowest) score on a scale associated with the criterion (Oberti, 2004). Issues
that cannot be expressed as criteria correspond to the abovementioned postulates.

3.2.1.6 Weighting of criteria

The weighting of criteria corresponds to the formalization of the stakeholders’ value


systems. The set of weights represents the stakeholders’ preferences and is the expression of
their “space of freedom” (Brans and Mareschal, 2002). They indicate the importance that
each criterion has for a given stakeholder (Schärling, A., 1996). They are expressed
numerically and involve relations between the different criteria (Maystre and Bollinger,
1999). These weights represent one of the problem’s parameters with which the D-Sight
software must be supplied to achieve the ranking of scenarios. Each stakeholder filled out a
worksheet, where their anonymity was preserved in accordance with an ethical protocol (even
the anonymity of those who authorized the publication of their names).

3.2.1.7 Identification of the indicators

The set of criteria is a simplified way to represent the vast array of issues. An indicator
helps measure the criteria in a qualitative or quantitative way (Table 3.2). The design of the
indicators was based on a documentation review that included, among others, scientific
reports about the effect of wind turbines on human health or flora and fauna, and about the
63

social acceptability of wind farms in Canada, conclusions of BAPE reports published over
the last 14 years of public consultations on wind farms in Quebec, and documents on the
characterization of the landscape of Quebec.

Table 3.2 Indicators and criteria scales

CRITERIA INDICATOR SCALE


Number of buildings within 500 m of wind turbines,
ScSS01 0, 50, 100, 158
in the area of the wind farm.
ScSS02 Number of buildings within 750 m of wind turbines 0, 40, 78, 150
ScPa03 Continuation of practices (lived) in significant places**** (1, 2, 3, 4)*
Continuity of the sense of belonging and ability
ScPa04 (1, 2, 3, 4)**
to identify with the territory****.
Confidence that authorities have the capacity to control
ScPa05 (1, 2, 3, 4)**
the future of the landscape seen as a public good****
ScVa06 Stability of the community (1, 2, 3, 4)***
ScNA07 Area of agricultural land affected (ha.) 0, 84, 108, 159
EcCo08 Total potential financial benefits (municipality and citizens) 10 3$ 0, 87, 110, 144
EcCo09 Impact on the resource landscape for ecotourism 0, 90, 175, 329
EcCo10 Number of local jobs (Construction and operation) 0, 78, 106, 160
EcRe11 Investments in the region (M$). 0 / 51,2 / 98,4 / 102,4
EnPh12 Sensitive areas of land affected (103m2) 0, 20, 40, 80
Affected areas of flora (cedar, maple) and fauna
EnBi13 0, 110, 220, 460
(mixed hardwood and softwood) (103m2)
Scale :
*1. No; 2. Yes, in some places; 3. Yes, in most places; 4. Yes, in all places.
**1. No; 2. Down; 3. Middle; 4. Top
***1. Deterioration of relationships between citizens and division of the community; 2. Tension in the
community with a sense of injustice and inequity; 3. Concerned citizens; 4. No tension.

Indicators ScPa03, ScPa04 and ScPa05 (Fortin and LeFloch 2010; Fortin, Devanne and LeFloch, 2010):
**** Collaboration: Marie José Fortin. Research Chair of Canada in Regional and Territorial Development,
UQAR

3.2.1.8 Selection of the preference scale

A preference scale “is an entirely ordered set of levels associated with a criterion that is
used to assess the effect that actions have on this criterion” (Oberti, 2004). These scales were
designed based on a documentation review and available data (Table 3.2). Most of the
constructed scales are quantitative and the qualitative scales were transposed into numerical
values.
64

3.2.1.9 Evaluation Matrix

The Evaluation Matrix (Table 3.3) is a two-dimensional table in which criteria are
rated according to their performance in each proposed scenario (see section 3.2.2.3 Design of
the scenarios). The ratings correspond to the preference scale. This performance table
represents “an irreplaceable basis for dialogue between stakeholders” (Roy and Bouyssou,
1993).

Table 3.3 Evaluation Matrix

CRITERIA
ScSS01 ScSS02 ScPa03 ScPa04 ScPa05 ScVa06 ScNA07 EcCo08 EcCo09 EcCo10 EcRe11 EnPh12 EnBi13
Scenario 1 158 150 2 2 2 1 159 139,5 329 160 98,4 80 460

Scenario 2 0 78 3 3 3 2 84 87 175 78 51,2 0 220

Scenario 3 0 78 3 3 3 3 108 144 175 106 102,4 0 220

Scenario 4 0 0 4 4 4 4 0 0 0 0 0 0 0

3.2.1.10 Preference Analysis

The decision-aiding team is responsible for the D-Sight software runs that integrate the
various parameters (i.e. criterion and stakeholder weights, thresholds) to aggregate them and
thus obtain rankings of the proposed scenarios. At the negotiation table, participants examine,
discuss and negotiate about those rankings, the effects of criteria weighting, patterns
indicating conflicting criteria or stakeholders’ coalitions, and converging or diverging points
of view.

3.2.1.11 Consolidation of judgment

Sensitivity Analysis

This analysis consists in “repeating the original multi-criteria analysis by varying the
values originally assigned to the method’s different parameters” (Maystre, Pictet and Simos,
1994). In this way, it becomes possible to observe “which minor modifications change the
proposed solution” (Maystre, Pictet and Simos, 1994). PROMETHEE computes interesting
results related to weight sensitivities which are made available by two D-Sight tools for user
friendly analysis. A criteria weighting stability interval table provides the range above
65

(under) which the weight of each criterion is challenging the ranking for a given number of
positions (Brans and Mareschal, 2002). This is very useful to plan which sensitivity analysis
has to be performed. Then, a walking weight tool helps visualize new rankings according to
the progressive scaling of the criterion’s weight.

Robustness Analysis

This analysis seeks to “determine the range of parameter variations within which a
recommendation is stable” and it is used to “develop recommendations that are as synthetic
as possible, and acceptable to a wide range of parameter values” (Maystre, Pictet and Simos,
1994), thus separating the strong conclusions from the weak conclusions. The parameter to be
tested in this case study is the weighting of the criteria, although others parameters (i.e.
criteria thresholds), could also be tested.

3.2.1.12 Decision

A co-construction process offers the promoter the opportunity to communicate with the
host community and to build the plan in a shared vision while favoring its improvement using
the greater knowledge that local stakeholders have of their territory. At the planning stage,
the TIMED approach provides the promoter with a rigorous process, based on well-known
procedures used worldwide for decades to communicate with the stakeholders. During the
assessment, TIMED allows the involved parties to build a justification framework to better
guide the discussion on the plan’s implementation, observe how local stakeholders perceive
it, rapidly and synthetically recognize conflicting issues, create different possible scenarios,
identify opportunities to negotiate criteria, and determine the most robust solutions. This
enhances the information that the promoter already has, opens new vistas and guides the
decision-making authorities regarding whether or not to allocate the permit to implement the
plan. However, the final decision to go ahead or not always belongs to the promoter.

3.2.2 Participatory GIS Module

This module is participative owing to the fact that the geospatial indicators (thematic
layers) were presented to the negotiation table, in order to allow a group discussion on the
elements of the territory that are to be analyzed. This helps build the collective confidence in
66

the results (Joliveau, 2006). Techniques supporting collaborative work were implemented,
such as the use of emails (stakeholders in different places at different times). However, the
regular postal service was used to communicate with two of the stakeholders.

3.2.2.1 Selection of geospatial information

The following layers were identified as necessary to the GIS analysis: roads to be built,
underground and overhead electrical lines to be built, wind resources, hydrology, localization
of Road 132, paths and snowmobile trails, cross-country ski trails, camping areas, homes,
diversity of birds, sensitive environments, agricultural areas in the wind farm, sugar bushes
and any other type of wooded area as well as the classification of the landscapes of Métis-
sur-Mer and Baie-des-Sables inside the wind farm area.

3.2.2.2 Database Development

Data availability, time needed and human resource involvement might be critical
variables and should not be underestimated. The burden of database development and
management is usually imposed on the promoter who has the responsibility to conduct the
environmental assessment studies and obtain authorizations and permits. In this case study,
the researcher in charge had to personally bear the cost of developing the database.

The database includes a digital topographic map of the study area and 12 layers
resulting from the digitalization of PDF documents, mostly from the public domain,
converted to the TIF format. This database was validated by the stakeholders participating at
the negotiation table and it can allow for the preservation, updating, questioning, and
mapping of the data (Malczewski, 1999) and the facilitation of exchanges and information
analysis.

3.2.2.3 Design of the scenarios

The decision-aiding team handles the D-Sight software, while the stakeholders
determine the design of the scenarios. These are designed by taking into account the
proximity to the residences, sugar bushes and roads together with new electrical lines to be
constructed in agricultural zones, the speed of the wind and the type of land that is affected.
Exclusion zones (buffers) were created to ascertain the potential wind turbine installation
67

sites. The distances were determined by taking into account a documentation review (i.e.
regulations of the municipalities of the Gaspésie). Scenario design requires: data loading and
integration, pre-processing (i.e. buffer creation or weighting), processing (operations on the
tables and layers), and production of output. The results showed that if a separating distance
of 1 km between the wind turbines and critical territorial components had been fixed, it
would have almost completely prevented the implementation of the wind farm. After
discussions, the negotiation table retained four scenarios:

1. Scenario 1: the wind farm as it was built (73 1.5-MW wind turbines);

2. Scenario 2: elimination of the wind turbines that are located within 500 meters
of homes or 1000 meters of route 132, and, in addition, taking into account the
municipal regulations regarding distance constraints (38 1.5-MW wind
turbines);

3. Scenario 3: doubling the capacity of each wind turbine defined in scenario 2 to


maintain the projected productivity (38 3-MW wind turbines);

4. Scenario 4: do nothing, no wind farm construction (for a total of 0 MW).

3.2.2.4 Designing of Maps

The maps (see example on Figure 3.2) that were created helped make the stakeholders
aware of any relevant information. To enrich the meeting discussions, with the ArcGIS
software, we worked directly on layers to visualize and highlight elements that were
originally not included in the maps. This helped improve communications as well as the
analysis of ideas that had been expressed verbally. For example, to help design the scenarios,
different hypotheses regarding the separation distances of the wind turbines were tested. This
information was used to design different scenarios with other separation distances and
different numbers of wind turbines. Other maps were also created.
68

Figure 3.2 Exclusion zones used in designing the scenarios to be analyzed

3.2.3 Contributive Involvement of Stakeholder (CIS) Module

The specific steps in which the different stakeholders were involved in the construction
of the TIMED procedure are identified in Table 3.4. This table also shows the steps during
which the decision-aiding team was intervening even though this team is not considered a
stakeholder.

3.2.4 Scientific Knowledge and Local Knowledge (SK-LK) Module

Scientific knowledge and local knowledge interact in each stage of the process, support
the multicriteria analysis, generate new knowledge and sustain the software technical
framework. For example, local know-how helped answer questions about the productivity of
the sugar bushes, the significant places according to the local population, the importance of
having a grade school in the region, effects on tourism or on the relationships between
citizens before and after the arrival of the wind farm. Moreover, it also helped plan the work
agenda with the stakeholders: during harvest, it is impossible to hold meetings during the day
because farmers are too busy. Scientific knowledge also allowed the stakeholders to learn,
among other things, about new research findings on bird migration, the newest wind energy
69

technology and estimates of the greenhouse gas emissions produced over the life cycle of a
wind turbine.

Table 3.4 Contributive Involvement of Stakeholder

Decision-
No. Module Steps Promoter Stakeholders
aiding team
1 MCDA Problem definition (experts) 
Problem definition (negotiation  
table)
2 MCDA Identification of issues   
3 MCDA Structuring of issues 
4 MCDA Selection of evaluation method 
5 MCDA Selection of criteria  
Selection of criteria (validation)  
6 MCDA Weighting of criteria  
7 MCDA Identification of indicators 
Validation of indicators  
8 MCDA Selection of measurement scales 
9 MCDA Evaluation matrix 
10 MCDA Preference analysis   
11 MCDA Consolidation of judgment   
12 MCDA Decision 
13 GIS Selection of georeferenced 
information
14 GIS Development of database 
Validation of database  
15 GIS Construction of scenarios   
16 GIS Preparation of maps 
17 CSI Selection of decision-making  
power
18 SK-LK Sharing   

3.3 Results

In this paper, we present the rankings obtained by three models. Each model is based
on the same postulate (existing framework) (see section 3.1.3), the same four scenarios (see
section 3.2.2.3), the same evaluation matrix (see section 5.2.1.9), and three different
weightings of decision-making power (see section 3.1.2). Because of this, three models were
configured with the D-Sight software.

Figure 3.3 (interpreted from View Global Results) shows the results of the global
ranking of Model 1, where each stakeholder has received the same power balance, regardless
70

of the category to which they belong. In this figure, scenarios 3 (38 3-MW turbines) and 4
(do nothing) are also preferred and would be subject to negotiations. The objectives of these
negotiations would be to reduce the number of turbines to be implemented and to examine
possible existing technological alternatives in order to -maintain the planned productivity of
the wind farm. Scenarios 1 (73 1.5-MW turbines) and 2 (38 1.5-MW turbines) are simply not
favored because of their low productivity and the distribution of the wind turbines.

Figure 3.3 Ranking of scenarios

Regarding the coalition of stakeholders, illustrated in the Global Visual Analysis


(GAIA) (Figure 3.4, interpreted from GAIA plan), we note that ten of them are found very
close to each other around scenarios 3 (construction with changes) and 4 (do nothing), while
the remaining stakeholder is found around scenarios 1 and 3 (construction of the wind farm
without loss of productivity). However, in the group of ten stakeholders, three (including two
experts and a person from the public sector) are on the same side at the bottom of the
decision axis, together with the remaining stakeholder. The other seven stakeholders are at
the top of the decision axis, including the four members of the civil society category. As for
the profiles of the scenarios (3 and 4) (Figure 3.5, interpreted from Profiles-Bar), for one civil
society stakeholder (for example), it is already clear that the discussion would not be focused
mainly on environmental criteria but rather on the improvement of economic criteria,
followed by socio cultural criteria. As an example for this civil society stakeholder, the
71

analysis of economic criteria in GAIA shows that jobs and local financial benefits are an
important criteria for the host community.

Figure 3.4 Coalition of stakeholders: Global visual analysis

The D-Sight software weight interval stability table shows that, for seven of the 11
stakeholders, the socio-cultural and environmental criteria have a large interval; this means
that they are not sensitive to weight variation. However, the economics criteria have a smaller
interval and are therefore good candidates to perform sensitivity analysis. To illustrate how
this analysis was carried out, we ascertained that, in the case of one of the civil society
stakeholders, if the total weighting of the economic criteria is increased from 30% to 40%,
the ranking changes and the preferred scenario becomes scenario 3 (construction) instead of 4
(do nothing). This weighting change allows for a redistribution of the relative weight of the
different economic criteria and thus, negotiations to increase by 8.3% the number of local
jobs. In addition, it would also be possible to negotiate to increase by 5% the local financial
benefits criteria. This would improve the local economic benefits compared with the regional
economic benefits.
72

Figure 3.5 Profiles of the scenarios

We repeated the sensitivity analysis several times for other stakeholders regarding the
same economic criteria. We observed that, for two stakeholders, the shift from scenario 4 to
scenario 3 requires only to increase by 1.4% and 2.4%, respectively, the overall weight of the
economic criteria. For the rest of the stakeholders, this transition would require that the
overall weight of the economic criteria be increased by 8.4% and even 19.3%. In fact, the
indifferent ranking of scenario 3 and 4 in Model 1 can be considered robust.

Regarding the results of Model 2, each of the four stakeholder categories was given a
decision-making power weight equal to 25%, regardless of the number of stakeholders
included in each of the categories. The global ranking obtained was then scenario 3, followed
by scenario 4, scenario 2, and scenario 1.

Regarding the results of Model 3, the weights were divided as follows: promoter, 40%;
landowner, 10%; public sector, 25%; experts, 12.5%; and civil society, 12.5%. The ranking
obtained was scenario 3, followed by scenario 2, scenario 4 (2 and 4 near equal), and scenario
1.
73

3.4 Discussion

For different weightings of decision-making power (Models 2 and 3), scenario 3 is


robustly chosen. When the decision-making power weightings (Model 1) of the different
stakeholder categories are equal, scenarios 3 and 4 are also preferred by the negotiation table.
This preference is stable and it is based on the importance given to socio-cultural,
environmental and economic issues. For Model 1, according to the sensitivity-robustness
analysis, the construction of the wind farm (scenario 3) requires negotiations on economic
criteria. This is illustrated by redistributing the weight assigned to local benefits with respect
to regional benefits. The negotiation table should increase the weighting of the economics
criteria by between 1.4% and 19.3%, with a consequent redistribution of the weighting of the
social-cultural and environmental criteria. However, the negotiation of economic criteria
allows neither the selection of scenario 1 (more turbines) nor scenario 2 (loss of wind farm
productivity). The choice is then either to build a wind farm in which the turbines are
redistributed without any loss in the productivity designed by the developer, or to not build
the wind farm.

Moreover, in the TIMED approach, to better reflect the stakeholders’ preferences, final
decision-making also benefits from the application of postulates (see section 3.1.3). These
require the creation of 21 others models that will be made in a subsequent work and will also
enrich the analysis of this case study. A SWOT analysis (Strengths, Weaknesses,
Opportunities, and Threats) of the TIMED approach is forthcoming which will suggest
improvements for future use.

3.5 Conclusion

First of all, this test has revealed that there are fixed parameters in the wind farm’s call
for tenders. Therefore, it is useless to consider any scenario that includes a technological
solution that is different from the one already established (i.e. a transition from a 1.5-MW
turbine to a 3-MW turbine). This shows that there are technical and economic limits to what
can be negotiated. However, this needs to change since various stakeholders increasingly
recommend that the participation of the community be promoted in order to minimize
negative impacts and maximize the benefits of wind energy.
74

In general, the TIMED approach provides interested parties a framework to recognize


opposing criteria, establish what is negotiable and non negotiable, and understand the reasons
why underlying stakeholders’ coalitions come to exist. To facilitate the discussion, we
propose that the negotiations start based on the 13 criteria of the TIMED approach listed
above (see section 3.2.1.3). These criteria can later be changed or adapted to the specific
context as the negotiations evolve.

Finally, we note that sustainable development permeates the TIMED approach by


modeling the preferences of stakeholders, which include socio-cultural, economic and
environmental issues. In addition, the four proposed stakeholder categories foster a
multidisciplinary approach and thus, the contribution of complementary fields of knowledge
in the decision-making process. It also promotes the cooperative construction of different
alternatives that can be implemented in the territory and therefore, we can observe that there
is a parallel between the TIMED approach and Territorial Intelligence (TI) which includes
the following components: inclusion of territorial sustainability, taking into account of
multidisciplinary knowledge in order to understand the dynamics of the territorial systems,
sharing of information, cooperation in the development of projects, and cooperation and
assessment of actions (Girardot, 2009). There are also parallels with the emerging concept of
Participatory Multiple Criteria Decision Aid (PMCDA) whose approach is based on
“participatory governance for sustainable development” (Oberti, 2008). So, there is already a
solid and up-to-date theoretical framework that the TIMED approach can benefit from, while,
at the same time, maintaining its main features, articulate their four modules to highlight the
predominant role of the stakeholders and their knowledge in a co-constructed decision-
making process. A theoretical framework that can be used to help stakeholders think about
the sustainable development of the renewable energy resources embedded in their territory.

Acknowledgements

We sincerely acknowledge and thank the Natural Sciences and Engineering Research
Council (NSERC) and the Wind Energy Research Laboratory of the Université du Quebec à
Rimouski (UQAR) for their financial support.
75

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78

CHAPITRE IV

MCDA: MEASURING ROBUSTNESS AS A TOOL TO ADDRESS STRATEGIC WIND


FARMS ISSUES

Maria de L Vazquez13, Jean-Philippe Waaub14, Adrian Ilinca15

Published in Assessment and Simulation Tools for Sustainable Energy Systems, Fausto
Cavallaro (ed.), 2013, SPRINGER

Résumé: Le développement durable des projets éoliens inclut la prise en compte de la variable socio-
culturelle. Celle-ci peut être décelée à partir des préoccupations citoyennes par rapport à l’exploitation de cette
ressource énergétique renouvelable. Dans cet article, de telles préoccupations ont été incluses dans un processus
d’aide à la décision multicritère et, exprimées comme postulats, elles sont le sujet d’une analyse de robustesse.
Nous décrivons ici une méthodologie pour ce faire et nous l’appliquons comme un cas d’étude au parc éolien de
Baie-de-Sables au Québec, Canada. Il s’agit d’un test académique qui n’affecte pas l’opération du parc installé
depuis novembre 2006. Cependant, l’analyse présentée permet de conclure que, si certaines préoccupations
avaient été prises en compte, un autre scénario de parc éolien aurait eu une note plus élevée. L’analyse de
robustesse des postulats outils de communication et type de propriété de parc éolien a permis d’identifier des
règles objectives sur le classement des différents scénarios. Le nouveau classement a été vérifié à l’aide de
matrices d’évaluation utilisant des valeurs différentes, maximales et proportionnelles par rapport à la matrice

13
M. de L. Vazquez ()
Ph.D student in environmental sciences at the Université du Québec à Rimouski. Wind Energy Research Laboratory.
300, allée des Ursulines, Rimouski, G5L 3A1, Qc, Canada
email: vazquez_rascon.maria_de_lourdes@courrier.uqam.ca
14
Ph.D., Professor, Geography Department, Groupe d’études interdisciplinaires en géographie et environnement
régional Groupe d’études et de recherche en analyse des décisions. Université du Québec à Montréal (UQAM) Case
postale 8888, succursale Centre-ville, Montréal, H3C 3P8, Qc, Canada
email: waaub.jean-philippe@uqam.ca
15
Ph.D. Professor, Mathematics, Computer Science and Engineering Department. Wind Energy Research Laboratory.
Université du Québec à Rimouski (UQAR) 300, allée des Ursulines, Rimouski, G5L 3A1, Qc, Canada
email: adrian_ilinca@UQAR.QC.CA
79

originale. L’analyse de robustesse sur ces matrices d’évaluation a permis d’identifier, dans une situation
conflictuelle, des opportunités pour débloquer des obstacles lors de l’implémentation d’un parc éolien.

Abstract : Sustainable wind energy development takes into account socio-cultural variables that can be
identified from citizens’ concerns about the use of this renewable energy. These concerns are included in a
multicriteria decision aid process, and, expressed as postulates in this study; they are subject to a robustness
analysis. The approach is described and applied to the Baie-des-Sables (Canada) wind farm case study. While this
academic post-installation assessment does not affect the current operation of the farm which started back in
November 2006, we conclude that if these concerns were considered, another wind farm scenario would have got
a higher rating. Robustness analysis with respect to communication tools or type of ownership of the wind farm
made it possible to identify objective rules based on changes in the ranking of scenarios. This change was verified
using evaluation matrices containing different, maximum and proportional values with respect to the values of the
original matrix. The robustness analysis results made it possible to identify, in a conflict situation, opportunities to
remove obstacles to wind farm implementation.

4.1 Introduction

Implementing a wind farm in Quebec Province (Canada), as in many other locations,


might be rather controversial. It raises complex issues and involves stakeholders having
potential conflicting positions. Vazquez et al. (2013a) have proposed an approach called
Territorial Intelligence Modeling Energy Development (TIMED) (see section 4.1.4 for more
details). This approach was developed to provide a transparent and participatory decision-
making process for the implementation of a wind farm. It was successfully tested as a pilot
project at Baie-des-Sables (Quebec, Canada) in a post-installation context, mostly to benefit
from existing data and stakeholder experience. The TIMED approach involves two tools
allowing a multicriteria analysis: Multi-Criteria Decision Aid (MCDA) and participatory and
collaborative Geographic Information Systems (GIS). It provides “decision makers with a set
of conditions for a transparent and participatory process during the implementation of wind
farms” (Vazquez et al. 2013a). The ranking of different scenarios of wind farm
configurations (location, number, height, power of turbines) has been computed and
discussed. They are important inputs for further recommendations to decision-makers.
However, robust conclusions taking into account strategic concerns are needed for strong
legitimacy of decision to be taken. This contribution aims to focus on this issue of producing
such robust analysis. Conceptual clarifications are first provided about sensitivity, robustness
and robustness concerns analysis. The TIMED approach and the methodological framework
80

for robustness analysis are described. Additional results for the case of Baie-des-Sables wind
farm are computed and discussed to illustrate actual situation.

4.1.1 Four TIMED Approach Modules: Literature Review

Multicriteria decision analysis (MCDA)

MCDA is a procedure that helps solve a complex decision problem. The main stages of
this procedure are: recognition of the stakeholders, definition and development of scenarios,
definition of criteria and their relative importance, preparation of evaluation matrices,
application of a comparison procedure, establishment of the final ranking, robustness and
sensitivity analysis (André et al. 2003; Roy and Bouyssou 1993). The MCDA improves
decision making and eases negotiations by incorporating non-economic objectives and
focusing on well-defined and well-targeted objectives (Corsair et al. 2009). When used in a
participatory manner that involves all of the stakeholders in the decision making process, it
fosters a learning process based on local know-how and systematic knowledge as a means to
reach sustainable solutions to the analyzed problem (Buuren and Hendriksen 2010). This is
therefore an MCDA process in a multi-stakeholder and multi-decision maker context. It is
applied to territorial management and in any situation involving resource-use conflicts, and
this, in a participatory and collaborative perspective. In other words, whereas the single
decision-maker approach tends to be hierarchically vertical and techno-scientific, the multiple
decision-maker approach integrates different knowledge systems (scientific knowledge and
knowledge of local stakeholders).

Geographic Information Systems

The analysis relies on spatially referenced numerical databases with storage, recording,
updating, querying and presentation features (Malczewski 1999; Nobre 2009; Chakhar and
Martel 2003; Longley et al 2011). These databases make the exchange and analysis of
information easier (Joliveau 2006). GIS improves the selection of solutions to territorial
management problems (Malczewski 1999). Territory’s biophysical characteristics must be
factored with the socio-economic and cultural traits of the communities living in this territory
(Lovett and Appleton, 2008). This is why territorial management decisions are very complex
81

(Laaribi et al. 1996). However, current GIS do not provide an efficient data analysis when
there are multiple and contradictory criteria. To promote analysis, the GIS therefore needs to
rely on a mechanism that integrates stakeholders’ preferences and proposes choices in the
context of an evaluation of conflicting criteria (Chakar and Martel 2004).

Contributory Stakeholder Involvement

The stakeholder is a concept linked to an action and more specifically to a collective


action. The stakeholder’s aim is to act during the decision-making process. An individual or a
group of individuals can represent a stakeholder. The stakeholders create the exchange of
legal, human, infrastructural, cognitive, monetary, interactive, political and temporal
exchanges between the systems they represent (political-administrative, socio-cultural and
socio-economic), even though these resources are unevenly distributed between the
stakeholders. During this exchange of resources, the stakeholders get involved, are integrated
or fragmented (Larrue 2000). It is recommended that all of the stakeholders who are affected
by the situation (Baburoglu and Garrr 1993) be included. There are four categories to
represent the type of active involvement of all of the possible stakeholders in a territory
management project (Prades et al. 1998). These categories are divided into: civil society,
private sector, public sector and experts. This division is important due to the fact that each
category has its own preference system.

Scientific Knowledge – Local Knowledge

In a multi-stakeholder decision-making process, the integration of several levels of


knowledge becomes a necessity (Failing 2007; Kain 2008). In Europe as well as in North
America, the integration of science and local know-how during decision making becomes an
unavoidable task (Failing 2007). This local know-how includes all knowledge that does not
come from conventional scientific expertise and could provide particular nuances in a
decision making process, for example specific expertise that is related to the local conditions
and context. This local knowledge could identify indirect impacts that the proposed actions
might have on biological resources (Failing 2007). Moreover, new knowledge could emerge:
one, which is an outcome of the coupling of empirical, expert and theoretical knowledge in
order to respond to a particular need (Kain 2008).
82

4.1.2 An extended concept of robustness

Different decision-making methods exist to respond to increasingly complex financial


or environmental management problems that society must deal with. Among these methods
we find Herbert Simon’s IDC (Intelligence, Design, Choice) model, others works based on
Economics (i.e. utility theory) and others that integrate decision-maker preferences based on
a set of criteria (Figueira et al. 2005), such as MCDA.

Robustness analysis, which is carried out before the final decision is made, is one of
the main steps of MCDA, and aims at establishing the right basis for a recommendation. Its
main objective is to verify whether the recommendation resulting from the multicriteria
procedure is robust, and if not, to identify what changes produce this result (Roy and
Bouyssou 1993). This analysis seeks to “determine the range of parameter variations within
which a recommendation is stable” and it is used to “develop recommendations that are as
synthetic as possible, and acceptable to a wide range of parameter values” (Maystre et al.
1994), thus separating the strong conclusions from the weak ones. The parameters to be
tested can be the weighting of the criteria or others.

Robustness analysis can be performed either by applying different sets of parameters


reflecting contrasted views, or by designing multiple sensitivity analysis. Sensitivity analysis
consists in “repeating the original multicriteria analysis by varying the values originally
assigned to the method’s different parameters” (Maystre et al. 1994). Thanks to this
repetition, we can observe how “a variation around a central position affects the results
obtained” (Roy and Bouyssou 1993).

However, the robustness analysis should not be restricted solely to confirming


solutions; it can also be used to “answer questions about the stakeholders concerns and
needs” (Roy 2002).

Indeed, it is recognized that the concept of robustness is vast and that there are
different approaches, including requiring that the solution satisfy the robustness conditions
for it to be considered robust (Aloulou et al. 2005). In addition, it is also recognized that
robustness depends on the problem’s context (Vincke 1999).
83

One must also consider that the term “robustness concern” is broader than “robustness
analysis” because this concern is already present “in the problem formulation phase” and it
aims at identifying weaknesses in the formal problem representation (Roy 2007), to
determine whether the recommendation is or not solid.

Finally, returning specifically to robustness analysis, it is accepted that the weighting


of criteria is a parameter whose variation may be subjected to this analysis, but that it is also
possible to apply it to “the values of one or several evaluations” (Brans and Mareschal 2002).

4.1.3 Broadened robustness as an answer to the modeling of strategic concerns

The authors have established (Vazquez, Waaub and Ilinca, 2013a) that the stakeholders
expressed two kinds of concerns: those that can be translated into evaluation criteria of the
selected turbine sites and those related to the strategic development of the wind power sector.
The latter can become socially controversial issues at a specific wind farm negotiation table,
and end up being part of its specific analysis (Côté 2011) during the discussions on the
turbines’ site selection.

The above-mentioned paper (Vazquez, Waaub and Ilinca,. 2013a) includes the results
produced by the application of the MCDA to the first kind of concerns that are also included
in the current framework used for the implementation of wind farm in Quebec.

The purpose of this contribution is to answer the following questions: What happens
with the strategic concerns? How strong is the result of the existing framework regarding
these strategic concerns? Thus, we consider that these questions basically have as much to do
with the formulation of the real problem expressed by the involved stakeholders as with the
above-mentioned robustness “concern”.

It is important to answer these questions as TIMED approach tries to model accurately


the concerns and needs expressed by citizens in 2005 about the implementation of Baie-des-
Sables (Quebec) wind farm. Since a sensitivity analysis can address robustness concern (Roy
2007), we will apply conventional robustness analyses to the evaluation matrices. In short, to
address the robustness concern issue, it is necessary to do a robustness analysis. For this
purpose, the robustness analysis carried out for the first concern type will be expanded to the
84

strategic concerns. To do this, scenarios’ performance using pre-established criteria will vary
according to the new evaluation matrices.

4.1.4 Understanding the TIMED approach to understand the construction of matrices


subject to the robustness analysis

Matrices subject to robustness analysis were built in 2011 during the test of the
TIMED approach.

4.1.4.1 The TIMED approach

The TIMED approach (see Fig. 4.1) is made up of four modules: MCDA, participatory
and collaborative GIS, contributory stakeholder involvement (CSI) and scientific
knowledge/local knowledge (SK-LK). The goal of these modules is to guarantee
transparency and participation to promote a sustainable energy development of wind energy.
Since TIMED approach is an instrument to find consensus between different interests, it also
describes the negotiation procedure to be followed, while ensuring that the different
stakeholders’ knowledge is integrated in the process and that the periods of participation and
involvement are included.

The four modules are contained in three circles (see Fig. 4.1). The outer circle
illustrates the MCDA and GIS procedures. The inner and middle circles show the
stakeholders’ involvement. Taken together, the three circles present the knowledge of all of
the stakeholders. We have chosen to use a circle to illustrate the MCDA-GIS process as a
negotiation facilitator, and to show the continuous and unrestrained feedback during the
stakeholders’ participation and involvement.

These stakeholders are placed at the heart of the process to emphasize their dominant
role. The functions carried out exclusively by experts, such as the choice of the evaluation
method and the choice of the evaluation scale, are represented in a rectangle. Moreover, other
functions can be carried out exclusively by experts, such as criteria selection and
identification of indicators, as long as all the stakeholders consent to this. The arrows tied to a
circle indicate the participation of all of the stakeholders in a given activity such as the
85

construction of a participatory database in the GIS. Arrows crossing circles indicate an


activity to be carried out by a specific stakeholder such as an expert.

Figure 4.1 TIMED approach coupling MCDA and GIS

All of the stages in the MCDA process are indicated in the approach’s outer circle:
problem definition, identification of issues, selection and weighting of criteria, identification
of indicators, evaluation matrices, preference analysis, decision consolidation and decision.
This module creates opportunities for the sustainable management of energy resources since
it helps to co-build the preferences system of the stakeholders actively involved with the
decision-maker when the consequences of the proposed actions are examined. This module
enables stakeholders to identify their own preferences and concerns in a collaborative manner
and to structure them in a coherent family of criteria. The criteria serve to structure and
model the problem. Once the criteria are established, they are evaluated according to their
86

qualitative and quantitative nature with the help of indicators. The process of defining these
indicators and criteria can help resolve conflicts. Moreover, decision-making support tools
imply “the integration of values and preferences of one or several stakeholders in the
decision-making process” (Roy and Bouyssou 1993); the preference system of the
stakeholders much be clearly expressed and the weighting of the criteria must accurately
reflect these values. Furthermore, the results of the preference analysis show the arguments
for and against the different wind farm scenarios and these will be ranked by preference.
Logically, this multi-stakeholder approach entails a multi-criteria context in order to assess
the environmental, economic and social issues.

The GIS module is participative due to the fact that the geospatial indicators (thematic
layers) were presented to the negotiation table, in order to allow a group discussion on the
elements of the territory that are to be analyzed. The scenarios to be analyzed in this module
are taking into account the proximity to the residences, sugar bushes and roads together with
new electrical lines to be constructed in agricultural zones, the speed of the wind and the type
of land that is affected. Exclusion zones (buffers) can be created to ascertain the potential
wind turbine installation sites. The distances can be determined by taking into account a
documentation review (i.e. regulations of the municipalities of the Gaspésie, Quebec,
Canada). Scenario design requires: data loading and integration, pre-processing (i.e. buffer
creation or weighting), processing (operations on the tables and layers), and production of
output (maps). The maps helped make the stakeholders aware of any relevant information
and to work directly on layers to visualize and highlight elements that were originally not
included in the maps. This helped improve communications as well as the analysis of ideas
expressed verbally. For example, to help design the scenarios, different hypotheses regarding
the separation distances of the wind turbines can be tested. This information can be used to
design different scenarios with other separation distances and different numbers of wind
turbines.

The CSI module includes four categories of stakeholders: civil society, public sector,
private sector and experts. These categories represent the type of active involvement of all of
the possible stakeholders in a territory management project (Prades et al. 1998). This division
is important due to the fact that each category has its own preference system. However, a
87

simple classification of the stakeholders remains insufficient when analysing the decision-
making process and the relative weight of the decisional power of each category needs to be
determined. This weight could be the same for each category or unequal, in which case the
most favoured sector would have more influence on the decision. In this way, clear rules will
be followed from the beginning of the negotiations and during the search for a consensus, and
will ensure a better integration of the wind farm project in the host community.

In SK-LK module, the sharing of scientific knowledge as well of local knowledge


allows for the building of a framework with a cognitive basis that takes into account all
stakeholders and their values (Vazquez et al. 2013a). Scientific knowledge and local
knowledge interact at each stage of the process, support the multicriteria analysis, generate
new knowledge and sustain the software technical framework.

Moreover, the four modules are associated with scenario modeling postulates as well
as decisional weighting for every stakeholder involved in the decision-making process. In
(Vazquez et al. 2013b), we had explored the possibilities of a first postulate (the Current
Situation postulate) and an evaluation matrix for the existing framework of wind farm was
constructed. An example of the original evaluation matrix will be introduced later (see Table
4.3) and it is directly in this matrix that modifications for robustness analysis are done.

4.2 Robustness analysis of the strategic concerns: a simulation to address the


robustness concerns

First, the strategic concerns will be formulated using postulates. Second, the
methodology for analyzing each strategic level postulate will be established while also
identifying the elements to be considered, the evaluation matrices related to the number of
necessary models, the criteria which may be modified and that are to be included in the
analysis, the representativeness of the postulates to be analyzed as well as the design of
matrices with three different types of grades.

4.2.1 Strategic level postulates

The strategic concerns were extracted from the official and public documents
submitted to the Quebec Government’s Office of Public Hearings on the Environment
88

(BAPE), in 2005, for a specific wind farm. These concerns were then structured into four
strategic-level postulates, which are located upstream of the multicriteria decision aid
process:

 Current situation: describes the current conditions. It is the set of all the
conditions in which wind farms are currently being developed (i.e. call for
tender conditions, annual voluntary contributions, municipal visibility funds,
regulatory framework of separation distances included in the PCRs -
Provisional control regulations).
 Ownership: refers to concerns related to the Type of ownership of the wind
farm.
 Communication tools: refers to concerns related to the type of approach used
to communicate with the host community.
 Taxation and royalties: refers to elements related to income sharing, for
example, the creation of wind farm revenue redistribution and sharing
formulas.

Thus, the concerns that are not part of the existing conditions lead to three others
postulates (Type of ownership of the wind farm, Communication Tools and Taxation). Two
postulates are subdivided. Type of Ownership of the Wind Farm is subdivided into three sub-
postulates: Public, Large Private Company and Public-Private Partnership (this includes
community wind farm as well as joint wind farms involving municipalities and private
companies). Communication Tools is subdivided into three sub-postulates: Information
Meeting, Consultation and Negotiation Table. The postulates Current Situation and Taxation
and Royalties do not have sub-postulates (see Table 4.1). Therefore, there are a total of four
postulates and eight sub-postulates.

4.2.2 Methodology of the robustness analysis of strategic level postulates

4.2.2.1 Factors considered

Each strategic level postulate defined earlier needs to be analyzed. The Current
situation postulate has already been analyzed (see Vazquez et al. 2013b). It was analyzed for
each one of the four designed scenarios, using one of the three different decision-making
89

power weightings and one evaluation matrix (Original evaluation matrix). It should be noted
that we could have tested all four designed scenarios for each of the three decision-making
power weightings (see Vazquez et al. 2013b); however, in this chapter we will only illustrate
one example with one of the three weightings.

Table 4.1 Models and matrices required according to the different scenarios,
postulates and power weighting options considered in the robustness analysis

Modeling Scenarios Postulate Sub-postulate Decisional power Number of


weight option Matrices
1 1
2 1, 2, 3, 4 Current situation Current situation 2 1
3 3
4 1
5 Information meeting 2 2
6 3
7 1
Communication Consultation
8 1, 2, 3, 4 2 3
tools
9 3
10 1
11 Negotiation table 2 4
12 3
13 1
Large private
14 2 5
company
15 3
16 1
Type of property Public-private
17 1, 2, 3, 4 2 6
of wind farm partnership
18 3
19 1
20 Public 2 7
21 3
22 1
Taxation and
23 1, 2, 3, 4 Taxation 2 8
royalties
24 3
Decisional power weighting option:
1) Equal power weighting for each stakeholder (regardless of the category)
2) 25% for each category.
3) 50% private sector; 25% public sector; 12.5% experts; 12.5% civil society.
Scenarios:
1) 73 turbines each one of 1,5 MW.
2) 38 turbines each one of 1,5 MW.
3) 38 turbines each one of 3 MW.
4) 0 turbines, 0 MW.
90

4.2.2.2 The models required and their evaluation matrices

Among other things, we must consider that each sub-postulate (or postulate, as is the
case) has its own evaluation matrix. The Current situation postulate is named NOri (N, grade;
Ori, original) and was designed by the multicriteria decision aid team and validated by all the
stakeholders involved in the case study of the TIMED approach (see Vazquez et al. 2013b).
The analysis of the other three strategic level postulates shall be done by making grade
changes in this NOri matrix. Overall (see Tab. 4.1), to carry out this analysis, 24 models were
configured using the D-Sight Software and taking into account: four scenarios, three
decision-making power weighting options, eight sub-postulates and eight evaluation matrices
(see Table 4.1).

4.2.2.3 Identification of criteria to be included in the robustness analysis

In addition to the number of models that are to be developed, we must identify


criteria that has already been defined (see Table 4.2) (see Vazquez et al. 2013) whose
evaluation is subject to change (likeliness criteria). It should be noted that in the present
work, we have excluded the possibility of designing new criteria.
91

Table 4.2 Identification of criteria that are likely to be evaluated

Sub-Postulate Code of Criterion whose evaluation is likely


Postulate criteria* to be changed (likeliness criteria)
and type
Information meeting None None
Communication

ScVa06 Taking into account population’s values


Consultation (does not cause any
Qualitative and needs (Maximize) (allow
major changes in the wind farm)
communication)
tools

ScPa03 Significant places (physical aspect)


Qualitative (Maximize) (negotiate access to places)
Negotiation table ( does not cause any
ScVa06 Taking into account the population’s
major changes in the wind farm)
Qualitative values and needs (Maximize) (allow
communication)
Large private company None None
ScPa05 Becoming of a landscape (socio-political
Qualitative aspect) (Maximize) (i.e. framed through
municipal regulations)
ScVa06 Taking into account the population’s
Type of ownership of wind farm

Qualitative values and needs (Maximize) (allow


Public-private partnership communication)
(community wind farm designed by ScPa03 Significant places (physical aspect)
municipalities and private companies) (Maximize) (negotiate access to places)
(does not cause any major changes in EcCo08 Local financial benefits (Maximize) (i.e.
the wind farm) Quantitative framed through municipal regulations)
EcCo10 Employment (Maximize) (i.e. framed
Quantitative through municipal regulations)
EcRe11 Regional socio-economic benefits
Quantitative (Maximize) (i.e. framed through
municipal regulations)
EcCo08 Local financial benefits (Maximize) (i.e.
Quantitative framed through municipal regulations)
EcCo10 Employment (Maximize) (i.e. framed
Public Quantitative through municipal regulations)
EcRe11 Regional socio-economic benefits
Quantitative (Maximize) (i.e. framed through
municipal regulations)
EcCo08 Local financial benefits (Maximize) (i.e.
Taxation

royalties

Quantitative payment of taxes to the municipality)


and

Fixed taxation, legal obligation. EcRe11 Regional socio-economic benefits


Fee per kWh. Quantitative (Maximize) (i.e. redistribution of
municipal taxes and fees at the regional
level)
Code of criteria*
ScVa06 ( Taking into account the values and needs of people), ScPa03 ( Significant places ), ScPa05 (
Becoming a landscape), EcCo08 (Local financial benefits), EcCo10 ( Employment), EcRe11 ( Regional
socio-economic benefits)

4.2.2.4 Representativeness of postulates subjected to the robustness analysis

Once the criteria whose evaluation can be modified are identified, it is necessary to
conduct the robustness analyses. To avoid making the 24 models listed in table 4.1, and in
92

order to draw conclusions from them, the most representative postulates were selected. This
representativeness of all the models was determined based on the variations in the number of
criteria which can be modified: three for Communication tools, nine for Type of ownership of
wind farm and two for Taxation and royalties. Thus, the robustness analysis will be done on
the Communication tools and Type of property of wind farm postulates. As for Taxation and
royalties, whose variability is lower, it will be the subject of a special comment at the end of
discussion results section.

Therefore, the sub-postulates Negotiation table and Public-private partnership (which


belong to the first two postulates) were chosen and their criteria which are likely to be re-
evaluated will receive a new grade in their corresponding matrices, in order to show how
different values affect the results of these postulates in connection with robustness concerns.

4.2.2.5 Designing matrices responding to the robustness concerns

Matrix notation procedure used in the evaluation of strategic postulates

The grading of the evaluation matrices has undergone one of the two procedures:

1) Grading proposed by the decision-aid team and validated by the negotiation table.
2) Grading proposed by the decision-aid team and not validated by the negotiation
table.

The first case corresponds to the matrix of the Current situation postulate, validated by
the stakeholders participating in the negotiation table, because this table was established in
2010-2011 only to evaluate this postulate.

The second case corresponds to the three others postulates (see Table 4.2), which
require the formulation of new matrices. These will be created through the reformulation of
the NOri matrix while at the same time considering the existing issues related to the use of
communication tools, the type of wind farm property and the criteria whose evaluation is
likely to be modified. To make this reformulation, the decision-aid team changed the grades
of these likely criteria. All the other criteria kept their original values validated by the
negotiation table.
93

Matrices with maximum, proportional and different grades

To start the analysis that will answer whether the results of the Current situation
postulate are robust compared with the other three strategic postulates, it is necessary to
consider three new criteria performance grades:

1) A first one that includes different values (Dif).


2) A second one with maximum values (Max).
3) A third one whose value is the result of a proportional improvement (Pro).

This produces three new evaluations matrices, which increases further the number of
models to create. Thus, the NDif matrix (see Table 4.4) refers to different grades, the NMax
matrix (see Table 4.5) refers to maximum grades and the NPro matrix refers to proportional
grades. This last one is combined with the NMax matrix to create the NMax-NPro matrix
(see Table 6.6). Each of the three postulates (or sub-postulates) to be analyzed uses the NDif,
NMax and NMax-NPro matrices, respectively.

The utility of having different value performance grades is discussed with the
stakeholders and with the expert MCDA team, as well as values that are reasonable to be
analyzed based on available resources (i.e. funding, time, etc.). The objective is to analyze
different performance scenarios for each postulate and to compare them in order to test the
robustness of a decision. In our test, these value performances were related to a specific
context and should assist stakeholders to understand what happens if we change the
evaluation matrices value by grading the scenario performances in a specific manner. Basic
mathematical concepts (different, maximum, and proportional) were then chosen to easily
illustrate these questions, using whole numbers and percentages. Nevertheless, depending on
the context, another value performance grades could be used if the stakeholders and the
MCDA team agree (i.e. concepts as the average or median) but it is important to have every
time the control over the number of new evaluation matrix to be designed because their
number must be in accordance with the available resources.

In this way, different, maximum, and proportional improvement were chosen to


represent the difference or maximal performance obtained if we use communications tools or
94

not and to determine if a better scenario could be obtained depending of the type of
ownership of wind farm.

4.3 Results

4.3.1 Postulate: Current situation

4.3.1.1 Original evaluation matrix (NOri)

In this matrix (see table 4.3, figure 4.2), all criteria and their grades were validated by
the negotiation table, in different bases. For example, the criterion ScPa03 (significant places)
is rated 4 in scenario 4 because the non-construction of the wind farm allows all of the
activities that took place before the advent of the wind farm to be carried out without
restrictions.

Table 4.3 Original evaluation matrix

CRITERIA
ScSS01 ScSS02 ScPa03 ScPa04 ScPa05 ScVa06 ScNA07 EcCo08 EcCo09 EcCo10 EcRe11 EnPh12 EnBi13
Scenario 1 158 150 2 2 2 1 159 139,5 329 160 98,4 80 460
Scenario 2 0 78 3 3 3 2 84 87 175 78 51,2 0 220
Scenario 3 0 78 3 3 3 3 108 144 175 106 102,4 0 220
Scenario 4 0 0 4 4 4 4 0 0 0 0 0 0 0

Figure 4.2 Ranking according to the original evaluation matrix of the Current
situation postulate
95

4.3.2 Postulate: Communication tools

4.3.2.1 Sub-postulate: Negotiation table

NDif evaluation matrix (Table 4.4, figure 4.3)

In this matrix, the criteria that are likely to be changed (ScPa03 and ScVa06) received
a new grade. For example, the ScPa03 criterion (significant places) is graded 0 in scenario 4
because no communication tool would be used to discuss about the issues of this criterion.

Similarly, the same criterion is rated 4 in scenarios 2 and 3 since those scenarios are
designed in a participatory manner and using communication tools.

Table 4.4 Evaluation matrix with different grades for the Communication tools
– Negotiation table postulates

CRITERIA

ScSS01 ScSS02 ScPa03 ScPa04 ScPa05 ScVa06 ScNA07 EcCo08 EcCo09 EcCo10 EcRe11 EnPh12 EnBi13

Scenario 1 158 150 1 2 2 1 159 139,5 329 160 98,4 80 60


Scenario 2 0 78 4 3 3 4 84 87 175 78 51,2 0 20
Scenario 3 0 78 4 3 3 4 108 144 175 106 102,4 0 20
Scenario 4 0 0 0 4 4 0 0 0 0 0 0 0 0

Figure 4.3 Ranking of scenarios using the Ndif evaluation


96

Evaluation matrix Nmax (Table 4.5, figure 4.4)

In this matrix, the criteria that are likely to change (ScPa03 et ScVa06) received the
highest possible rating, 4, indicating that in all cases, we maximized the use of
communication tools to discuss issues about values, needs and significant places for people.

Table 4.5 Evaluation matrix Maximum grade of the Communication tools –


Negotiation table postulate

CRITERIA
ScSS01 ScSS02 ScPa03 ScPa04 ScPa05 ScVa06 ScNA07 EcCo08 EcCo09 EcCo10 EcRe11 EnPh12 EnBi13
Scenario 1 158 150 4 2 2 4 159 139,5 329 160 98,4 80 460
Scenario 2 0 78 4 3 3 4 84 87 175 78 51,2 0 220
Scenario 3 0 78 4 3 3 4 108 144 175 106 102,4 0 220
Scenario 4 0 0 4 4 4 4 0 0 0 0 0 0 0

Figure 4.4 Ranking of scenarios from Maximum grade evaluation matrix of the
Communication tools – Negotiation postulate
97

NPro evaluation matrix

The criteria that are likely to change are ScPa03 and ScVa06. In this case, proportional
values are added to each of the chosen criteria in the NOri evaluation matrix. For this
proportional grade, change is also proportional and the ranking obtained is equal to that of the
NOri matrix (therefore there is no need to illustrate the results for this evaluation matrix). In
this case, the PROMETHEE method already gives the answer and there is no longer a need to
make systematic evaluations. This is because, in this case of the ordinary function used for
these criteria, the performance differences between the scenarios remain the same.

4.3.3 Postulate: Type of ownership of wind farm

4.3.3.1 Sub-postulate: Public-private partnership

NMax-NPro (combined) evaluation matrix (Table 4.6, figure 4.5)

To analyze the Type of ownership of wind farm postulate, in addition to the ScPa03 and
ScVa06 criteria, it is also necessary to consider the ScPa05, EcCo08, EcCo10 and EcRe11
criteria. The latter three are respectively related to benefits and local and regional
employment. In the postulate matrix, the ScPa03 and ScVa06 criteria receive a score of 4 to
indicate a maximum benefit, as in the previous postulate. The ScPa05 criterion also receives
the maximum grade since the future of the landscape is taken into account in the best possible
way in every scenario. Compared with the NOri matrix, in the NMax-NPro matrix, the grades
of the benefits and employment criteria are given a proportional increase to take into account
the results of potential negotiations between the municipality and its private partner.
Although other percentage increases could have been considered, we arbitrarily chose 10% to
illustrate the case.
98

Table 4.6 Combined evaluation matrix for the grading of the postulate Type of
ownership of wind farm – Public – private partnership

CRITERIA
ScSS01 ScSS02 ScPa03 ScPa04 ScPa05 ScVa06 ScNA07 EcCo08 EcCo09 EcCo10 EcRe11 EnPh12 EnBi13
Scenario 1 158 150 4 2 4 4 159 153,45 329 176,0 108,24 80 460
Scenario 2 0 78 4 3 4 4 84 95,70 175 85,8 56,32 0 220
Scenario 3 0 78 4 3 4 4 108 158,40 175 116,6 112,64 0 220
Scenario 4 0 0 4 4 4 4 0 0 0 0 0 0 0

Figure 4.5 Ranking of scenarios using the combined Nmax-Npro evaluation


matrix of the Type of ownership of wind farm-Public-private partnership postulate

4.4 Discussion

4.4.1 Criteria

4.4.1.1 Communication tools postulate

Situation in which criteria receive different grades, NDif matrix

Several assessments of this matrix were made by changing the grades of criteria
ScPa03 and ScVa06, by assuming that the grades of scenarios 2 and 3 (participatory wind
farm) were always more advantageous (grade equal to 4) than that of scenario 1 (promoter
wind farm, grade equal to 1), by assigning to scenario 4 (no wind farm construction, grade
99

equal to 0) the worst grade, that of not using any communication. During these evaluations,
in all cases, although the net flux values varied, the ranking results were the same: scenario 3
(build the wind farm, participatory wind farm) represented the best option. It can be noted
that the use of communication tools contributes to the implementation of wind farm.

Situation in which the criteria receive the same grade, NMax matrix

All the criteria that are likely to be changed (ScPa03 and ScVa06) receive the same
maximum grade, which is defined in a previously constructed scale (see Vazquez et al.
2013b). Here, this grade shows that significant community spaces, as well as the need to
communicate and be heard, are taken into consideration, without differences in each of the
four scenarios. We can see that the ranking of the scenarios shows that the improved grades
of the social criteria favor the implementation of a wind farm, i.e. the construction of a
participatory wind farm rather than no construction.

Moreover, if we modify this matrix by excluding the criteria that are likely to change,
the new ranking obtained will be the same as the one obtained when these criteria are
included: therefore, these criteria do not change the result, because they are all equally
effective. This result is due to the fact that the concerns expressed by the stakeholders are
taken into account. These criteria that do not have an impact on the scenario rankings
obtained with the PROMETHEE methodology are therefore considered to be non-
discriminating. Thus, in our example, we note that the maximum grade makes it possible to
evaluate what happens if the constraints related to the Significant places and Taking into
account the population’s needs and values criteria are removed:

 When selecting the site where the wind turbines are to be installed, it is no longer necessary to
consider this postulate because this issue has already been resolved. As a result, the original definition
problem has changed and it is not longer necessary to answer the question of the use of communication
tools to analyze the criteria that are likely to be changed.
 The highest ranked scenario is the participatory construction of a wind farm.
100

Situation in which the criteria receive a grade that implies a proportional


improvement, NPro Matrix

The ranking of the scenarios remains the same: the new matrix does not provide any
new information.

4.4.1.2 Type of ownership of the wind farm postulate

Situation in which the criteria receive a combined grade, NMax-NPro matrix

Here again, the ranking obtained shows that the improved grades of the social criteria
support the implementation of the wind farm: scenario 3 ( participatory construction wind
farm) represents the best option, while in the original matrix, the construction and the non
construction of the wind farm received the same grade. The final grade obtained (net flow) is
a combination of maximum grades (value equal to 4) for the Usual function and of
proportional grades, through an increase of 10% for the V-Shape functions.

4.4.2 Flow results

4.4.2.1 Net flow between the rankings of the NOri and NMax matrices

If we eliminate from the evaluation matrices the criteria that have received the
maximum grade, the ranking of two matrices will be equal (flow: -0.28, 0.02, 0.18 and 0.08),
and this is the case for the Communication tools postulate and its Negotiation table sub-
postulate as well as for the Current situation postulate, since both matrices will be the same.

In addition, in the evaluation of the NOri matrix of the Current situation postulate, if
we remove the non significant criteria identified in NMax matrix, the original ranking (flow:
-0.40, -0.02, 0.21 and 0.21) changes and the grades of one of the wind farm construction
options (scenario 3, participatory wind farm, flow = 0.18) and of the no construction option
(scenario 4, flow = 0.08) are no longer equal. Indeed, a construction option, the one of the
participatory scenario, is clearly preferred and becomes, according to the calculations, the
best option. We note that:
101

 Based on the flow results, to address strategic issues upstream of the decision-making
process in a wind farm promotes its execution: flow equal to 0.18 for the construction
(scenario 3) compared with a flow of 0.08 with no construction (scenario 4). The Significant
places and Population’s needs and values criteria analyzed here are related to access to land
rights that people had before the existence of the wind farm. For example, interim control
regulations could have resolved these problems. If these issues are not addressed early on the
decision process, they reappear in the construction stage of a given project (Côté 2011).
 So, no answer is given to these questions, we are faced with a negotiation: in the
NOri evaluation matrix the resulting flows are equal to 0.21 for both the construction
(scenario 3) and the no construction (scenario 4) options. This will require the identification
of criteria to be negotiated and, in our case, these would be non discriminatory criteria
identified for the Communication tools postulate.
 If there is no answer to the strategic questions upstream of the decision-making
process and if we remove from the NOri matrix (Current situation postulate) the criteria
ScPa03 (Significant places) and ScVa06 (taking into account the population’s values and
needs) the ranking changes and the construction of the wind farm is inaccurately identified as
the best option (flow = 0.18). However, this will not identify the improvements that address
the concerns of the population, due to the loss of one of the advantages of the MCDA, that of
the negotiation process.

This shows that if the strategic question of the communications tools comes back to the
negotiation table, the use of such tools would further encourage the implementation of the
wind farm.

4.4.2.2 Net flow between the NOri and NMax-NPro matrix rankings

As noted earlier, the proportional changes made to the criteria belonging to Usual
function do not change the result, unlike those made on the V-Shape functions in which a
10% increase changes the proportion of the performance difference between the scenarios
(actions). This change in the differences affects the linear V-Shape function, and produces
different net flows in the NOri (-0.40, -0.02, 0.21 and 0.21) and NMax – NPro (-0.24, 0.01,
0.18 and 0.05) matrices.
102

4.4.2.3 Net flow between the NDif and NMax matrix rankings (Communication tools
postulate)

First, it is necessary to consider that scenarios 2 and 3 already had the best grade (4) in
both matrices: since the beginning, these scenarios involved a communication process. As for
scenarios 1 and 4 of the NDif matrix, we consider that this communication process did not
exist or was incomplete. This is why we need to understand the new grade (4) of scenario 1
of the NMax matrix as the result of a promotion of discussions on the proposed initial wind
farm proposal, while the new grade (4) of scenario 4 of the same matrix represents the
increased discussion on the issues related to the non construction of the wind farm.

We then target the discussions on the conflicting elements, i.e. the best and worst
options and on whether or not the construction wind farm is carried out. In both these
matrices, scenario 3 is the best option while scenario 1 is the worst.

Scenario 3 represents the possibility of going forward with the construction of the wind
farm (participatory wind farm) and scenario 4, no construction of the wind farm. The NDif
matrix rankings (see Table 4.4) indicate a greater difference between the best and the worst
options (interval difference between -0.32 and 0.26 = |58|), compared with that of the NMax
matrix (see Table 4.5) (interval difference between -0.28 and 0.18 = |46|). In addition, there is
a greater difference between the construction (scenario 3) and the non construction of the
wind farm (scenario 4) of the NDif matrix (interval difference between 0.26 and -0.04 = |30|)
compared to the NMax matrix (interval difference between 0.18 and 0.08 = |10|). These two
differences are therefore greatest in the “unimproved” NDif matrix.

On the one hand, the reduction in the difference between the best and the worst options
of the NMax matrix (|46|) is explained by the fact that the grades of the two likely criteria
(ScPa03 and ScVa06) of scenario 1 (worst option) were improved, although in scenario 3
(best option) the grades of these same criteria did not change. On the other hand, the
reduction of the difference (|10| for NMax) between the construction (scenario 3) and the no
construction (scenario 4) options of the wind farm can be explained by fact that the grades of
those likely criteria improved for scenario 4 in the NMax matrix, while the grade for scenario
3 remained the same. These grade changes for some of the criteria of some scenarios cause a
103

net flow redistribution: the scenarios that improved their grades earn points (+0.04 and +0.12
for scenarios 1 and 4, respectively) while those who do not undergo any change lose points (-
0.08 and -0.08 for scenarios 2 and 3, respectively). These «won» or «lost» points (i.e. +0.16
[+0.04 and +0.12] and -0.16 [-0.08 and -0.08]) have no effect on the net flow of NMax
matrix.

Despite losing points in the NMax matrix, scenario 3 continues to be ranked as the best
option in both matrices. Therefore, in the NMax matrix, the worst option (scenario 1) and the
no construction option (scenario 4) improved their net flows, causing a decrease in their
differences between the best and the worst option and between the construction or no
construction scenarios (|58| vs. |46| and |30| vs. |10|). In this way, communication, which is at
the base of the postulate analyzed above, was used to improve the wind farm (scenarios),
while maintaining scenario 3 as the best option.

4.4.2.4 Net flow between the NMax and NMax-NPro matrix rankings.

Once again, we focus the discussion on the conflicting elements (best and worst option
/ construction of the wind farm or no construction), this time by modifying social and
economic criteria since this is a requirement of the Type of ownership of wind farm postulate.
In this case, the interval difference between the best and worst options (interval difference -
0.28 and 0.18 = |46|) of the NMax matrix (see Tab. 8.5) is equal to that of the NMax-NPro
matrix (see Tab. 8.6) (interval difference -0.24 and 0.18 = |42|). The best option continues to
be scenario 3 and the worst, scenario 1. The difference between building the wind farm
(scenario 3, participatory wind farm) and not building it (scenario 4) in NMax matrix
(interval difference 0.18 and 0.08 = |10|) is lower than that of the NMax-NPro matrix
(interval difference 0.18 and 0.05 = |13|). We note here, for the NMax-NPro matrix, that there
is a decrease in the difference of deviation between the best and the worst option (|46| and
|42|), and at the same time there is an increase in the difference of deviation between building
and not building the wind farm (|10| and |13|).

In the redistribution of the total flows of this example, scenario 3 is unchanged and
retains a flow equal to 0.18. The three remaining scenarios undergo changes with either an
increased or decreased flow. This explains the increase or the reduction of the difference
104

shown above. In the NMax-NPro matrix, the scenarios whose grades for the likely criteria
have improved the most get points (+0.04 for scenario 1) while the scenarios that keeps the
same grades as those of the NMax matrix loses points (-0.01 for scenario 2 and -0.03 for
scenario 4).

Just like in the previous case, the points that are “won” or “lost” (i.e. +0.04, -0.01 and -
0.03) have no effect on the net flow of the NMax-NPro matrix. Scenario 3 continues to be
ranked as the best option. Especially in the NMax-NPro matrix, the improvement of the net
flow of the worst option (scenario 1) (+0.04) is greater than that of the best option (0). This
explains the decrease in the difference between these two options (|46| and |42|) of the two
matrices analyzed here. The no construction scenario has a reduced net flow because it does
not contribute anything to the job creation and local financial benefits criteria, while the
construction of the wind farm does improve the results of these criteria. The grades of the
other three scenarios are increased by 10%. This is why the difference between the scenarios
“construction and no construction of the wind farm is greater in the NMax-Npro matrix (|13|)
than in the NMax matrix (|10|), a result that supports even more the possibility of building the
park.

4.5 The redefinition of the problem: Taxation and royalties postulate

No robustness analysis of the Taxation and royalties postulate was done because it has
a reduced number of likely criteria. This is why this postulate was chosen as an example for
discussion on the redefinition of the problem. This postulate has been exclusively designed to
highlight the current benefit distribution landscape of wind farms. It is not an analysis of the
effects of increased taxation or royalties of wind farms here in Quebec or elsewhere (i.e. en
France). Neither is it intended as a proposal. It is simply designed to logically structure
concerns expressed by stakeholders in order to respond to the strategic question regarding the
redistribution and sharing formulas of revenues generated by wind farms.

If we consider that these formulas are based on a regulatory framework, setting a tax
could be considered as an option. If such a tax existed in Quebec, and depending on the
concerns expressed by the stakeholders, the sharing of benefits could be done according to
one of the following five formulas:
105

 Municipal property tax


 Municipal property tax and municipal royalties
 Municipal property tax and direct royalties for the land owners
 Municipal property tax, municipal royalties and direct royalties to the land owners
 Municipal property tax, municipal royalties, direct royalties for the land owners and
royalties for citizens living within a given distance of turbines.

Although these sharing formulas structure and represent the stakeholders’ concerns,
they are not the only possible formulas. To identify them, new analyses would be required in
which other factors such as the maximum amount of community benefits would be defined
by the wind farm promoter. Such an amount could be based on a cost-benefit study. Other
considerations could include a special tax regime for wind farm developers. Such a tax
regime would need to take into account its impacts on the local benefits and the actual
conditions required for it to really produce benefits for the community.

4.6 Conclusion

Firstly, the comparison between the Current situation with Communication tools or
Type of ownership of the wind farm, made it possible to identify objective rules based on
changes in the ranking of scenarios. This change was verified through a robustness analysis
using evaluation matrices containing different, maximum and proportional values with
respect to the values of the original matrix. Nevertheless, this analysis always involves a
subjective aspect. This subjectivity comes from the values of the qualitative scale of some of
the criteria indicators that were used to build the new evaluation matrices.

The observed relationships between the results of the different postulate matrices lead
to the following rules (also represented in the diagram below, see Fig. 4.6):

1) Same criteria and same evaluation matrix: nothing changes (it is not
necessary to redefine the problem) (NOri Matrix).
2) Same criteria and a matrix with proportional improvements (constant
change): the ranking will be the same (a proportional improvement of the criteria grades does
not affect the ranking) (NPro matrix).
106

3) Same criteria and a matrix with maximum improvements: the ranking


changes: All criteria receive a maximum improvement that becomes non discriminatory.
These criteria can then be removed from the evaluation matrix because their improvement
eliminates a constraint (strategic concern). By removing the constraint, the problem definition
changes: this postulate and negotiations on these concerns are no longer needed because the
problem has changed (NMax matrix).
4) Same criteria and a matrix with different grades (a different grade and a
combined grade): this implies a possible ranking change and a negotiation to improve
disadvantaged criteria. (NDif and NMax-NPro matrices).
5) Different criteria. In this case, there is another problem, another evaluation
matrix and the whole MCDA process has to be started over again.

Secondly, to achieve this robustness analysis, three evaluation matrices were built.
However, several others could have been designed as, for example, the 24 listed in Tab. 4.1.
The number of matrices could have increased because it would have been necessary to add
matrices with different, maximum and proportional grades, which would have multiplied the
total number of matrices. This is why, to quickly carry out a robustness analysis on a large
number of matrices reflecting several strategic postulates, it is necessary to use automation in
the corresponding module of the software.

Thirdly, the robustness analysis results made it possible to identify, in a conflict


situation, opportunities to remove obstacles to wind farm because:

 Communication is a tool that can be used to improve wind farm projects.


 Taking into account both social and economic criteria, in conjunction with the use of
communication tools and the type of ownership of the wind farm, favours the construction of
a wind farm.
107

Finally, as noted earlier, the strategic postulates were developed in 2011, by structuring
the concerns expressed in public documents submitted to the BAPE in 2005. This was done
on the basis that there are concerns not only about where the turbines will be located but also
about the strategic planning of wind farm. The design of such postulates must adequately
reflect the issue because it can bring to light several possibilities that could warrant an
analysis. The design of such postulates is still relevant today because, for some stakeholders,
strategic concerns continue to be at the center of public debate, as shown in the last public
report of the BAPE16 related to a wind farm.

Figure 4.6 Rules followed for the changes in the scenario rankings

Acknowledgments We acknowledge the financial support of the Natural Sciences


and Engineering Research Council (NSERC) and the Wind Energy Research Laboratory of
the Université du Quebec à Rimouski for this work.

16
Public Hearing Report 288, July 2012 [online]
Available at http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/rapports/publications/bape288.pdf
(Accessed October 2nd, 2012)
108

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CHAPITRE V

IDENTIFIER LES FACTEURS DE RÉUSSITE D’UNE DÉCISION PARTICIPATIVE PAR


L’APPROCHE DEMIT : UNE ANALYSE FFOC

Maria de L Vazquez17, Jean-Philippe Waaub18, Adrian Ilinca19

Résumé: L’approche Développement énergétique par modélisation et intelligence territoriale (DEMIT) a


été développée pour répondre à un enjeu social : celui de la demande de transparence et de l’implication lors de la
prise de décision au sujet d’un parc éolien au Québec, Canada. Pour ce faire, DEMIT couple deux méthodes :
l’aide multicritère à la décision (AMCD) et les systèmes d’information géographiques (SIG) participatifs.

Après le développement du cadre théorique de DEMIT, nous avons testé l’approche à l’aide d’une étude
de cas. La réussite de la prise de décision participative est conditionnelle à la construction de quatre espaces :
physique, intellectuel, émotionnel et procédural. Nous démontrons dans cet article par une analyse FFOC (forces,
faiblesses, opportunités, et contraintes) (en anglais l’acronyme SWOT est utilisé: Strengths, Weaknesses,
Opportunities, and Threats) que le bilan forces-faiblesses et opportunités-contraintes de DEMIT est positif et que
ces forces deviennent les vecteurs d’une décision participative. Ceci est réalisé par l’interaction accrue entre les
connaissances scientifiques et locales, et par la reconnaissance de l’importance des systèmes de valeurs dans
l’analyse socioéconomique, culturelle, et environnementale des enjeux d’un projet.

17
M. de L. Vazquez ()
Doctorante en sciences de l’environnement, Laboratoire de recherche en énergie éolienne, Université du Québec à
Rimouski (UQAR). 300, allée des Ursulines, Rimouski, G5L 3A1, Qc, Canada
courriel: vazquez_rascon.maria_de_lourdes@courrier.uqam.ca
18
Ph.D., Professeur, département de géographie, Groupe d’études interdisciplinaires en géographie et environnement
régional, Groupe d’études et de recherche en analyse des décisions. Université du Québec à Montréal (UQAM), Case
postale 8888, succursale Centre-ville, Montréal, H3C 3P8, Qc, Canada
courriel: waaub.jean-philippe@uqam.ca
19
Ph.D. Professeur, département de mathématiques, informatique et génie, Laboratoire de recherche en énergie
éolienne, Université du Québec à Rimouski (UQAR) 300, allée des Ursulines, Rimouski, G5L 3A1, Qc, Canada
courriel: adrian_ilinca@UQAR.QC.CA
112

5.1 Introduction

Le but de cet article est de vérifier dans quelle mesure l’utilisation de l’approche
DEMIT réunit les conditions physiques, intellectuelles, émotionnelles et procédurales
nécessaires à une prise de décision participative et transparente.

5.1.1 L’approche DEMIT

L’approche DEMIT a été développée pour favoriser la transparence et l’implication


dans la prise de décision relative à la réalisation de parcs éoliens au Québec, Canada. DEMIT
combine deux méthodes participatives, soit l’aide multicritère à la décision (AMCD) et les
systèmes d’information géographiques (SIG). L’outil permettant l’élaboration des scénarios
de projets et leur classification est basé sur l’utilisation de quatre modules : AMCD, SIG,
Connaissances scientifiques-connaissances locales (CS-CL) et Implication contributive des
acteurs (ICA).

Le développement de cette approche a été réalisé en trois étapes :

1. L’établissement du cadre théorique de l’approche DEMIT (voir Vazquez,


Waaub et Ilinca, 2013a).
2. L’application de DEMIT à une étude de cas, un exercice d’évaluation
environnementale stratégique ex post du parc éolien de Baie-des-Sables, Québec, Canada
(voir Vazquez, Waaub et Ilinca, 2013b).
3. Une analyse de robustesse de DEMIT pour identifier des règles objectives
dans la classification des différentes options du projet (voir Vazquez, Waaub et Ilinca,
2013c).

DEMIT a ainsi été conçue comme un outil de prise de décision participative et


transparente dans un contexte où les acteurs impliqués dans le développement des parcs
éoliens ont souvent des positions différentes. La participation mise en œuvre par l’approche
DEMIT est de type différentielle (Wotto et Waaub, 2003; Wotto, 2005). Selon ces auteurs, il
s’agit d’une participation à deux niveaux mettant tout d’abord à contribution une
participation sociétale restreinte, et élargissant ensuite le champ de la participation à une
audience plus large selon un mode consultatif. DEMIT détaille le volet contributif de la
113

participation sociétale restreinte (Vazquez, Waaub, Ilinca 2013 a et b) pour laquelle la


sélection des parties prenantes est effectuée selon quatre catégories représentant le système
des acteurs (secteur privé, secteur public, société civile, experts) (Prades, Loulou, Waaub,
1998 dans Vazquez, Waaub, Ilinca, 2013 a et b).

5.1.2 La construction de quatre espaces garants de la transparence et de la


participation

De nombreux dispositifs permettent la participation citoyenne selon un spectre étendu


de modes de représentation. Mentionnons notamment les référendums (ensemble des
citoyens), les jurys de citoyens (échantillon représentatif), les audiences publiques (parties
prenantes intéressées), les budgets participatifs (citoyens intéressés), les tables de
concertation (représentation sociétale), etc. (Abelson et al., 2001; Arnstein 2004; Polère
2007 ; Lerner et Secondo, 2012; Sintomer et al., 2012). Dans ces types de participation, et a
fortiori en ce qui a trait à la participation mise en œuvre selon l’approche DEMIT,
l’établissement de points communs est essentiel à la réussite de l’engagement
communautaire. Une des principales stratégies pour ce faire est la création de trois espaces :
physique, intellectuel et émotionnel (Delaney, 2010). La création de l’espace procédural est
aussi indispensable puisqu’il est une caractéristique principale des modèles de participation
citoyenne (Sintomer et al., 2012).

5.1.3 L’espace physique

Dans la pratique, la création d’un espace physique, neutre et sécuritaire, constitue un


atout pour parvenir à la conclusion d’accords entre les parties (Lerner et Secondo, 2012).
Ainsi, l’espace physique devient une condition pour réaliser des séances de travail dans des
conditions adéquates (superficie, accessibilité, mobilier, etc.).

5.1.4 Les espaces intellectuel et émotionnel

Lors de séances de participation publique, il faut aménager des mécanismes


d’échanges « face-à-face » permettant le débat et la libre expression d’idées pouvant amener
à une prise de décision (Avritzer, 2002). Dans cet espace « face-à-face », a lieu
l’identification de l’information nécessaire à l’analyse de la proposition en débat et de ses
114

alternatives possibles, information reliée à des faits concrets obéissant à une réalité concrète.
De ce fait, l’espace intellectuel a un caractère objectif (Stanfield, 2000).

Par ailleurs, dans le débat, l’échange d’informations portant sur une réalité extérieure
et objective interpelle également le système de valeurs des acteurs en présence, suscitant de
leur part une réponse interne (c.-à-d. association d’images et/ou d’émotions) (Stanfield, 2000)
qui agit sur l’espace émotionnel. Cet espace émotionnel est aussi lié au contexte
d’interprétation des interrelations psychosociales entre les acteurs participants au processus.

Ainsi, DEMIT propose différentes étapes de participation contributive selon un


mécanisme d’interactions fonctionnant en deux temps. Dans un premier temps, les
informations prennent la forme d’une base de données construite de façon participative avec
l’aide d’une équipe de soutien accompagnant les acteurs. Dans un deuxième temps, ces
informations objectives (base cognitive) sont interprétées par le groupe qui les a créées, pour
arriver à une décision partagée (ex. : conception de différentes alternatives d’une même
proposition). Le processus de participation mobilise donc, à chaque étape, des informations
communes et partagées, leur interprétation et une prise de décision (Rehm et al., 1992). Il y a
ainsi des interactions entre les espaces intellectuels et émotionnels. C’est pourquoi, dans la
grille (Tableau 5.1 ci-dessous), une ligne pointillée (et non pas continue) sépare ces deux
espaces, lesquels sont, d’ailleurs, interreliés par une flèche à double pointe.

5.1.5 L’espace procédural

L’établissement d’une procédure est indispensable pour arriver à une prise de décision
(Sintomer et al., 2012). Cette procédure est définie par des étapes à suivre pour une prise de
décision participative. En ce qui concerne DEMIT, il s’agit par exemple de l’identification du
problème, la construction de critères et indicateurs, la construction des alternatives, etc.. De
plus, dans cette procédure, il faut considérer l’existence d’un certain cadre réglementaire qui
pourrait avoir une incidence sur elle (exemple relatif à DEMIT: règlement de contrôle
intérimaire) et tenir compte des conditions particulières auxquelles une étape pourrait être
assujettie (exemple relatif à DEMIT: manque de participation des acteurs, information
confidentielle, etc.).
115

5.2 Méthodologie

5.2.1 L’analyse FFOC appliquée à DEMIT

Dans ce texte, nous utilisons l’acronyme FFOC (forces, faiblesses, opportunités, et


contraintes) (en anglais l’acronyme SWOT est utilisé: Strengths, Weaknesses, Opportunities,
and Threats). Les termes « menaces » ou « risques » sont utilisés pour traduite « Threats »
surtout quand ce type d’analyse est appliqué à la réalisation de la mission ou à l’atteinte des
objectifs d’une organisation. Ainsi, selon plusieurs auteurs (Görener et al., 2012; Gao et
Peng, 2011; Kurttila et al., 2000; Kajanus et al., 2012; Markovska et al., 2009; Nikolaou et
Evangelinos, 2010), cette analyse permet de repérer les forces et les faiblesses reliées au
contexte interne d’une compagnie, d’une industrie, ou d’une organisation, et les opportunités
et les menaces reliées à son contexte externe (ex. : le marché, les lois, la politique, etc.).
Comme nous appliquons cette analyse à une approche d’aide à la décision, nous utiliserons le
terme « contraintes » qui nous semble plus approprié pour décrire des facteurs externes à
cette approche et qui constitueraient des obstacles à lever pour considérer que la prise de
décision qui en résulte, est effectivement participative et transparente. Les articles
scientifiques utilisant cette analyse se dénombrent par milliers et se classent dans tous les
domaines (ex. : la planification municipale, le milieu industriel, le développement durable, le
secteur minier, la gestion des ressources, la planification énergétique, la gestion des déchets
solides municipaux, etc. ; voir les citations précédentes). L’analyse FFOC vise à établir des
stratégies pour maximiser les forces, minimiser les faiblesses, exploiter les opportunités et
réduire les contraintes ou menaces de la situation analysée (Dyson, 2004; Srivastava et al.,
2005; Risse, 2004). Il s’agit d’une analyse qui sert généralement à la planification, du fait
qu’elle permet de définir la stratégie à suivre selon la relation existante entre les facteurs
internes et externes d’un plan, tout en portant attention aux objectifs des décideurs (Kajanus
et al., 2012). Même si l’analyse FFOC comporte une nature qualitative, des résultats basés
sur les capacités et sur l’expertise des participants au processus, ainsi qu’une utilisation dans
un stade précoce de planification, elle fournit une base pour formuler une stratégie réussie
tout en repérant le nombre de facteurs intervenants (Kurttila et al., 2000).

Depuis 1982, lors de l’analyse d’un processus de planification incluant une


interdépendance complexe ou de nombreux critères, certains chercheurs ont couplé l’analyse
116

FFOC à d’autres méthodes comme façon de compenser un examen qualitatif incomplet et


d’obtenir ainsi une valeur supplémentaire (Gao and Peng, 2011; Kurttila et al., 2000). Ces
méthodes peuvent être : AHP (Analytical Hierarchy Process), NUPI (Nonhomogeneous
Uncertain Preference Information), MCDS (Multiple Criteria Decision Support) ou ANP
(Analytic Network Process). Tout récemment, Jonathan Catron, (Catron et al., 2013), fait la
preuve de l’utilisation actuelle de l’analyse FFOC dans le domaine de l’énergie. Il est
important de souligner que, si bien des chercheurs continuent de l’utiliser encore aujourd’hui
(2013), Erhard K. Valentin, dans son article (Valentin, 2005), se montre contre son emploi.

Les grandes étapes de l’analyse FFOC sont : la détermination des conditions générales
de l’analyse, la préparation des réunions, l’analyse des quatre facteurs, la mise en relation des
facteurs, la synthèse de l’analyse et la production de graphiques pour mettre en évidence les
principaux résultats de façon logique. Ces étapes seront suivies lors de l’analyse FFOC de
l’approche DEMIT pour déterminer, de façon logique et rapide, dans quelle mesure DEMIT
aboutit à son objectif de favoriser une prise de décision transparente et participative. Du fait
qu’il ne s’agira pas d’une analyse complexe, elle comprend seulement quatre espaces et deux
modules, cette analyse FFOC se fait sans la coupler à une autre méthode.

L’approche DEMIT a été conçue et testée pour proposer un processus décisionnel


applicable au développement et à l’exploitation des énergies renouvelables et dont la
légitimité est fondée sur la participation et la transparence. Pour que ces deux conditions
soient remplies, il est nécessaire de construire les quatre espaces décrits ci-dessus. Ainsi,
l’analyse FFOC de l’approche DEMIT permettra de vérifier si celle-ci réussit à bâtir les
quatre espaces nécessaires à l’implication citoyenne, cette dernière étant une condition
indispensable à la prise de décision participative. DEMIT comprend quatre modules (AMCD,
SIG, CS-CL et ICA), dont deux (AMCD et SIG) sont des méthodes permettant une analyse
multicritère. L’AMCD établit les étapes à suivre pour la prise de décision et les SIG appuient,
au moyen de l’analyse de l’information géoréférencée, certaines de ces étapes. Le module
CS-CL fournit l’information nécessaire à l’application des deux outils multicritères, tandis
que le module ICA indique le moment et le type de participation des acteurs dans le
processus participatif. De ce fait, les modules CS-CL et ICA sont interreliés et interagissent
117

avec les outils multicritères AMCD et SIG (voir Vazquez, Waab et Ilinca, 2013b, section 2.3
et section 2.4).

Ainsi, bien que l’analyse FFOC soit réalisée exclusivement sur les deux modules de
décision multicritère (AMCD et SIG), les quatre modules proposés par DEMIT (AMCD,
SIG, CS-CL et ICA) y sont inclus. L’analyse FFOC a donc deux unités d’analyse tout en
abordant les quatre modules.

5.2.2 Conception de la grille d’analyse

La conception de la grille d’analyse FFOC est basée sur l’étude de cas réalisée pour
tester l’approche DEMIT (voir Vazquez, Waaub et Ilinca, 2013b). Cette grille répond aux
questions spécifiques posées sur l’efficacité de cette approche pour une prise de décision
participative et transparente.

La grille développée a une forme matricielle (Tableau 5.1). Elle comprend deux
sections : une horizontale comportant les quatre espaces favorisant la prise de décision
participative et transparente, l’autre verticale incluant les quatre facteurs de l’analyse FFOC :
forces-faiblesses pour l’environnement interne, opportunités-contraintes pour
l’environnement externe. Le module assujetti à l’analyse (soit SIG ou AMCD) ainsi que
l’étape du processus sont indiqués, tels que décrits dans la section suivante. Les totaux des
forces, faiblesses, opportunités et contraintes identifiées, sont calculés et servent à construire
un tableau synthèse. Finalement, au bas de la grille, les besoins relatifs à la valorisation des
forces et des opportunités et les défis relatifs aux faiblesses et aux contraintes qu’il faut
surmonter, pour améliorer la construction des espaces garantissant une décision participative
et transparente, sont indiqués.

5.2.2.1 Description des sections

Sur la section horizontale, constituée des axes, on trouve quatre espaces : les trois
premiers correspondent aux aspects physique, intellectuel et émotionnel et appartiennent à
une des approches éprouvées pour réussir à construire des points communs (Delaney, 2010);
le quatrième et dernier espace fait quant à lui référence à la procédure nécessaire à
l’établissement d’une approche participative (Sintomer et al., 2012).
118

Sur la section verticale, on trouve les forces, les faiblesses, les opportunités et les
contraintes, que nous appelons facteurs. Ceux-ci sont divisés en facteurs internes et externes,
et serviront à évaluer la réussite (ou non) de la construction des axes (espaces). Les facteurs
internes correspondent aux forces et faiblesses rencontrées à l’intérieur de l’application de
l’approche DEMIT pour construire lesdits espaces (physique, intellectuel, émotionnel et
procédural). Ces forces et faiblesses proviennent des conditions spécifiques auxquelles sont
assujetties les acteurs participants (ex. : disponibilité, représentativité, etc.) et l’équipe de
soutien spécialisée en aide multicritère à la décision (ex. : multidisciplinaire ou non,
ressources disponibles, etc.). Les facteurs externes font référence aux conditions,
opportunités et contraintes, que ni l’équipe de soutien spécialisée en AMCD, ni les acteurs
participants ne peuvent contrôler (ex. : l’application d’une loi, l’information disponible,
l’avancement des connaissances, etc.).

Tableau 5.1 Feuille de travail de la grille d’analyse FFOC appliquée à l’approche


DEMIT

AXES Construction Construction Construction de Construction


de l’espace de l’espace l’espace de l’espace
physique intellectuel émotionnel procédural
MODULE
FACTEURS ÉTAPE
INTERNE

Forces

Faiblesses
EXTERNE

Opportunités

Contraintes

TOTAL
BESOINS/DÉFIS
119

5.2.3 Grilles d’analyse SIG et AMCD.

Une grille d’analyse a été conçue pour chacune des deux méthodes de décision
multicritère : SIG et AMCD. La partie relative aux SIG comporte cinq étapes, tandis que
celle concernant l’AMCD en compte 11. Les facteurs (forces-faiblesses, opportunités-
contraintes) de chaque étape sont notés sur une feuille de travail spécifique à l’étape en
question. Il y a donc un total de 16 feuilles de travail (voir annexe F). De plus, l’annexe G
présente la liste détaillée des facteurs décelés contenus dans ces 16 feuilles de travail.

Les étapes correspondant au module SIG portent sur :

1. choix d’information géoréférencée;


2. le support informatique (ordinateur et logiciel);
3. obtention de données (numérisation et carte numérique);
4. la conception des scénarios; et
5. la conception des cartes.

Le logiciel supportant ce module a été ArcGIS, mais nous avons fait des remarques au
sujet de gratuiciels de SIG (notamment SavGis).

Les étapes correspondant au module AMCD portent sur :

6. la définition du problème et l’identification des enjeux;


7. la structuration des enjeux;
8. le choix de la méthode d’évaluation;
9. le choix des critères;
10. la pondération des critères;
11. l’identification d’indicateurs;
12. le choix des échelles d’évaluation;
13. la construction de la matrice d’évaluation;
14. l’analyse des préférences;
15. l’analyse de la sensibilité et de la robustesse; et
16. l’étape de décision.
120

Le logiciel supportant ce module a été D-Sight, mais il existe des gratuiciels d’AMCD
(notamment Visual Prométhée).

Chacune des étapes a été codifiée tel qu’indiqué au Tableau 5.2. Le code a été conçu à
partir des trois premières lettres significatives de l’étape du module auquel elle appartient :
SIG pour les systèmes d’information géographique, MC pour l’aide multicritère à la décision.

Tableau 5.2 Assignation des codes servant à la description de chacune des étapes

No. Étape CODE


1 Choix d'information géoréférencée InfSIG1
2 Support informatique (ordinateur et logiciel) SupSIG2
3 Obtention de données (numérisation et carte numérique) DonSIG3
4 Conception des scénarios SceSIG4
5 Conception des cartes CarSIG5
6 Définition du problème et identification des enjeux ProMC6
7 Structuration des enjeux EnjMC7
8 Choix de la méthode d'évaluation MetMC8
9 Choix des critères CriMC9
10 Pondération des critères PonMC10
11 Identification des indicateurs IndMC11
12 Choix des échelles d'évaluation EchMC12
13 Matrice d'évaluation MatMC13
14 Analyse des préférences PreMC14
15 Consolidation du jugement JugMC15
16 Décision DecMC16

5.2.4 Validation de l’analyse

Suite à la conception de la grille pour les deux modules SIG et AMCD, l’équipe de
soutien spécialisée en AMCD a réalisé une première analyse FFOC. Celle-ci a été soumise à
un groupe d’experts pour démarrer la discussion. Originalement, 130 facteurs ont été
présentés au groupe d’experts. Via l’implémentation d’un groupe de discussion, les experts et
l’équipe d’AMCD ont enrichi l’analyse préliminaire pour procéder à sa validation finale.
121

5.2.4.1 Implémentation d’un focus group

Un focus group (groupe de discussion) (Edmunds, 1999; Greenbaum, 1998)


correspond à une approche qualitative dans laquelle les participants interagissent pour
répondre à une question déterminée. Il est recommandé d’avoir de huit à dix participants,
pour favoriser un bon échange d’idées ainsi que pour maintenir le bon déroulement des
séances. La discussion dure de 90 à 120 minutes. En plus des réunions face-à-face, il existe
aussi d’autres mécanismes pour réaliser la discussion (ex. : téléphone).

Nous avons mis en place un groupe de discussion pour valider l’analyse FFOC de
chaque module multicritère, SIG et AMCD. Huit experts, divisés en deux groupes (4 pour le
SIG et 4 pour l’AMCD) ont interagi pour répondre à la question principale sur la pertinence
et l’enrichissement des forces-faiblesses-opportunités-contraintes décrites sur les 16 feuilles
de travail de la grille d’analyse.

Dans un premier temps, nous avons identifié les éventuels experts participants. Les
critères de sélection ont été : emplacement géographique (centre-ville), nature de l’expertise
et interdisciplinarité. Ensuite, chaque expert identifié a reçu une invitation à participer dans
laquelle l’objectif de l’exercice était expliqué : la validation d’une analyse FFOC d’une étude
de cas réalisée pour tester l’approche DEMIT. Suite à l’acceptation de l’invitation et au
consentement à participer tout en ayant la garantie de l’anonymat des résultats (protocole
éthique), les équipes de discussion ont été constituées pour chaque module.

Participants à la validation de l’analyse SIG :

1. Ph.D. Professeur. Expertise : SIG, dynamique du milieu urbain, occupation du sol.


2. Ph.D. Professeur. Expertise : cartographie, SIG et culture, écotourisme,
environnement, technologies de l’information et SIG, gestion des ressources
naturelles, Asie du Sud-Est.
3. Ph.D. Professeur. Expertise : télédétection et SIG.
4. Ph.D. Professeur. Expertise : télédétection, lidar, imagerie haute résolution,
photogrammétrie, SIG, cartographie, applications forestières.
122

Participants à la validation de l’analyse AMCD :

1. Ph.D. Expertise : évaluation environnementale, développement régional.


2. Ph.D. Expertise : consultant en évaluation environnementale et aide à la décision.
3. Ph.D. en sciences de l’environnement. Ingénieur des eaux et forêts. Chargé de
cours. Expertise : évaluation environnementale, AMCD, gestion des ressources
naturelles.
4. Doctorante en épidémiologie. Expertise : AMCD appliquée aux zoonoses.

Une fois finalisée la constitution des équipes d’experts, nous avons planifié des
réunions de discussion, chacune d’une durée de deux heures. L’équipe qui validait le module
SIG s’est réunie une seule fois pour compléter cinq feuilles de travail. En raison de la
nécessité manifeste de disposer de plus de temps pour la réflexion, une fois la réunion
réalisée, le travail a été poursuivi par messagerie électronique. L’équipe qui validait le
module AMCD s’est réunie deux fois pour compléter 11 feuilles de travail. Finalement, tous
les commentaires reçus, autant lors des réunions de discussion que par messagerie
électronique, ont été intégrés pour en obtenir la validation finale des 16 grilles d’analyse
FFOC des modules SIG et AMCD (voir annexe F).

5.3 Discussion des résultats

Le travail réalisé par l’équipe d’AMCD et par le groupe d’experts a abouti au repérage
de 230 facteurs associés aux étapes de l’approche DEMIT, dont 144 appartenant à son
environnement interne et 86 à son environnement externe (Tableau 5.3). Grâce au groupe de
discussion, 100 facteurs se sont rajoutés aux 130 initialement proposés, montrant
l’importance de compter sur une équipe multidisciplinaire et d’experts chevronnés pour
valider l’analyse.

Ces 230 facteurs ont été identifiés grâce aux compétences des participants, ce qui est
une caractéristique de l’analyse FFOC (Kurttila et al., 2000). L’importance donnée à ces
facteurs provient d’une analyse qualitative. Toutefois, ces facteurs sont considérés comme
stratégiques pour l’avenir de la construction des espaces inclus dans l’approche DEMIT. Ces
espaces faciliteront l’atteinte des objectifs en s’appuyant sur les points forts identifiés à
123

l’interne et sur les opportunités repérées à l’externe. Les faiblesses internes et les contraintes
externes affectant les méthodes multicritères doivent être connues pour minimiser leur
influence.

Le tableau synthèse 5.3 a été constitué pour décrire les résultats de la validation de
l’analyse FFOC. Il contient tous les éléments de la prise de décision participative et
transparente, la division des environnements interne et externe, les forces-faiblesses et les
opportunités-contraintes pour chacune des étapes selon les quatre espaces à construire. Pour
établir un lien visible entre les facteurs et indiquer les différences, un code couleur a été
établi : vert pour les forces, rouge pour les faiblesses, bleu pour les opportunités et orange
pour les contraintes. Pour faciliter l’analyse des résultats, le sous-total par catégorie est
indiqué.

Un histogramme de fréquences de l’ensemble des facteurs est présenté à la Figure 5.1


pour comparer les différences. L’environnement interne compte 144 facteurs dont 116 forces
et 28 faiblesses. L’environnement externe compte 86 facteurs divisés en 54 opportunités et 32
contraintes.
124

MODULE Sous-total Sous-total


SIG PARTICIPATIF AMCD
ANALYSE FFOC DEMIT
Feuilles Feuilles Espace Int.-Ext. TOTAL
ESPACE 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

PHYSIQUE 1 3 2 2 2 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 11
INTELLECTUEL 4 5 2 1 1 8 2 5 3 3 3 1 4 3 7 4 57
FACTEURS INTERNES

FORCES
ÉMOTIONNEL 2 1 2 1 3 2 2 0 1 2 1 1 3 2 3 2 28
PROCÉDURAL 2 1 2 1 1 1 1 1 1 1 3 1 1 1 2 1 21
SOUS-TOTAL 9 10 8 5 7 11 5 7 5 6 7 3 8 6 12 7 116
PHYSIQUE 1 2 2 3 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 11
INTELLECTUEL 2 1 3 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 11
FAIBLESSES
ÉMOTIONNEL 2 1 0 1 1 0 0 1 1 1 0 0 0 0 0 0 9
PROCÉDURAL 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
SOUS-TOTAL 5 4 5 5 3 1 2 1 1 1 0 0 0 0 0 0 28 144
PHYSIQUE 1 3 4 1 4 1 0 0 1 1 0 0 0 1 1 1 19
INTELLECTUEL 1 1 2 1 0 3 2 1 1 1 1 3 0 1 1 1 20
FACTEURS EXTERNES

OPPORTUNITÉS
ÉMOTIONNEL 1 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 5
PROCÉDURAL 1 0 0 1 1 2 0 1 0 1 0 0 0 1 1 1 10
SOUS-TOTAL 4 5 6 4 5 6 2 2 2 3 1 3 0 4 3 4 54
PHYSIQUE 1 4 4 0 2 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 12
INTELLECTUEL 1 1 1 0 1 6 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 12
CONTRAINTES
ÉMOTIONNEL 1 1 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 4
PROCÉDURAL 1 0 0 1 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 4
SOUS-TOTAL 4 6 5 1 3 9 2 0 2 0 0 0 0 0 0 0 32 86
SOUS-TOTAL par feuille 22 25 24 15 18 27 11 10 10 10 8 6 8 10 15 11
SOUS-TOTAL par module 104 126
TOTAL 230
Tableau 5.3 Analyse FFOC de la construction des espaces nécessaires à une décision participative et transparente
lors de l’application de l’approche DEMIT.
125

Dans la construction des quatre espaces nécessaires à la décision participative par


l’approche DEMIT, les forces sont supérieures aux faiblesses (écart de 88 unités). Même si
l’écart entre les opportunités et les contraintes (22 unités) est moindre, les opportunités sont
plus nombreuses que les contraintes.

140
130
120
116 Vue d'ensemble
110
100
90
80
70
60 54
50
40 28 32
30
20
10
0
Forces Faiblesses Opportunités Contraintes
ENVIRONNEMENT INTERNE ENVIRONNEMENT EXTERNE

Figure 5.1 Histogramme du nombre de forces, faiblesses, opportunités et contraintes


de DEMIT intervenant dans les espaces nécessaires à la décision participative et transparente.

La comparaison du nombre de facteurs associés à chacun des modules est présentée à


la figure 5.2. Comme le module SIG comporte 5 étapes et le module AMCD en compte 11,
un nombre plus grand de facteurs affecte le module AMCD.

Cela dit, l’histogramme montre, pour l’environnement interne, que le module AMCD
compte 38 forces de plus que le module SIG. Par contre, les faiblesses du module AMCD (6)
sont moindres que celles du module SIG (22). Donc, le module AMCD a plus de forces et
moins de faiblesses que le module SIG.

Quant aux opportunités provenant de l’environnement externe, le module AMCD n’a


que six facteurs de plus que le module SIG, tandis que ce dernier a 6 contraintes de plus. En
comparant ces deux modules, celui des SIG présente un plus grand nombre de faiblesses et de
contraintes. Malgré que le module SIG ait moins d’étapes, il présente plus de faiblesses et de
126

contraintes que le module AMCD lors de la construction des espaces nécessaires à la décision
participative et transparente.

90

80 77 Vue d'ensemble
70

60
Faiblesses
50 Opportunités
39
40 Contraintes
30 Forces
30 24
22
19
20
13
6
10

0
MODULE SIG MODULE AMCD

Figure 5.2 Histogramme du nombre de forces, faiblesses, opportunités et contraintes


des modules SIG et AMCD de DEMIT

5.3.1 Comparaison du nombre des forces-faiblesses et opportunités-contraintes pour


chaque étape

Le graphique radar de la figure 5.3 illustre l’ensemble des étapes de l’approche


DEMIT. Ce graphique montre que les forces dépassent les faiblesses, ainsi que les
opportunités et contraintes et ce, dans 15 des 16 étapes de DEMIT. Cependant, les faiblesses
et les contraintes, même si elles sont moins nombreuses, peuvent ralentir la décision
participative. Par exemple, l’étape SceSIG4 (conception des scénarios, du module SIG) a
autant de forces que de faiblesses (5). Il faudra analyser comment améliorer les forces,
diminuer les faiblesses, miser sur les opportunités et surmonter les contraintes pour mieux
construire les quatre espaces (physique, intellectuel, émotionnel, procédural) lors de la
construction des scénarios à évaluer. Un autre exemple illustratif est celui de l’étape ProMC6
(Définition du problème et identification des enjeux, module AMCD). Bien que celle-ci soit
une étape qui bénéficie de grandes forces (11), elle présente de nombreuses contraintes
127

reliées au contexte externe (9). C’est pourquoi, il faut miser sur les opportunités (6). Le fait
qu’autant de facteurs soient en compétition dans cette étape indique la nature essentielle de la
définition du problème dans la recherche d’une décision participative. L’étape EchMC12
(Choix des échelles d'évaluation, module AMCD) comprend seulement trois forces, mais elle
compte aussi un nombre équivalant d’opportunités (3).

Les étapes SupSIG2 (Support informatique, ordinateur et logiciel), ProMC6


(Définition du problème et identification des enjeux) et JugMC15 (Consolidation du
jugement) comptent le plus grand nombre de forces. Les faiblesses se concentrent plutôt dans
le module SIG. Les opportunités, bien qu’elles ne soient pas aussi nombreuses que les forces,
sont réparties dans les deux modules multicritères (SIG et AMCD), et montrent qu’il existe
des possibilités d’améliorer les quatre espaces nécessaires à une décision participative à partir
de l’environnement externe. Les contraintes se manifestent surtout dans le module SIG qui
est manifestement plus vulnérable aux faiblesses et contraintes que le module AMCD.

InfSIG1
DecMC16 12 SupSIG2
10
JugMC15 DonSIG3
8
6
PreMC14 SceSIG4
4
2
MatMC13 0 CarSIG5

EchMC12 ProMC6
FORCES
IndMC11 EnjMC7
FAIBLESSES
PonMC10 MetMC8 OPPORTUNITÉS
CriMC9 CONTRAINTES

Figure 5.3 Graphique radar du nombre de forces-faiblesses et opportunités-


contraintes par étape de l’approche DEMIT
128

Nous avons représenté séparément les faiblesses internes et les contraintes externes
pour raffiner l’analyse. Le graphique radar des faiblesses est présenté à la figure 5.4. Le
graphique montre que la plupart des faiblesses de DEMIT se concentrent dans le module SIG,
et sont proportionnellement réparties dans ses cinq étapes, pour un total de 22 faiblesses.
Quant au module AMCD, il compte peu de faiblesses, lesquelles sont concentrées dans les
cinq premières étapes. C’est l’étape EnjMC7 (Structuration des enjeux, module AMCD) qui a
le plus grand nombre de faiblesses dans le module AMCD, ce qui indique le besoin de
trouver des mécanismes pour surmonter les limitations de cette étape. Par ailleurs, les
dernières étapes du module AMCD n’ont aucune faiblesse. Ce module a un total de 10
faiblesses, réparties sur six de ses 11 étapes, soit sur 54,5 % du total.

FAIBLESSES
InfSIG1
DecMC16 10 SupSIG2
JugMC15 8 DonSIG3
6
PreMC14 4 SceSIG4
2
MatMC13 0 CarSIG5

EchMC12 ProMC6
IndMC11 EnjMC7
FAIBLESSES
PonMC10 MetMC8
CriMC9

Figure 5.4 Graphique radar du nombre de faiblesses par étape de l’approche DEMIT

Le graphique radar des contraintes est présenté à la figure 5.5. Dans le module SIG,
l’étape SupSIG2 (Support informatique - ordinateur et logiciel) présente le plus grand
nombre de contraintes, et dans le module AMCD, c’est l’étape ProMC6 (Définition du
problème et identification des enjeux). Le module SIG présente des contraintes à chacune de
ses étapes, soit dans 100 % du module, pour un total de 19. Le module AMCD présente des
contraintes réparties dans trois de ses 11 étapes, soit 27,3 %, pour un total de 13. Le module
129

SIG est confronté à un plus grand nombre de contraintes provenant de l’environnement


externe.

CONTRAINTES
InfSIG1
DecMC16 10 SupSIG2
JugMC15 8 DonSIG3
6
PreMC14 4 SceSIG4
2
MatMC13 0 CarSIG5

EchMC12 ProMC6

IndMC11 EnjMC7
CONTRAINTES
PonMC10 MetMC8
CriMC9

Figure 5.5 Graphique radar du nombre de contraintes par étape de l’approche


DEMIT

5.3.2 Facteurs les plus nombreux repérés par module

Les graphiques précédents ont permis d’analyser la distribution du nombre des forces-
faiblesses et des opportunités-contraintes dans les deux modules de DEMIT. La description
détaillée des modules ayant les facteurs les plus nombreux, tel qu’identifié plus bas, permet
de tirer des conclusions supplémentaires (pour la liste complète des facteurs répertoriés, voir
l’annexe G).

Dans l’environnement interne de DEMIT (voir tableau 5.4), le plus grand nombre de
forces du module SIG se retrouve dans l’étape SupSIG2, tandis que, pour le module AMCD,
ce sont les étapes ProMC6 et JugMC15 qui en contiennent le plus. Les trois étapes InfSIG1,
DonSIG3 et SceSIG4 du module SIG contiennent le plus grand nombre de faiblesses. L’étape
EnjMC7 englobe le plus grand nombre de faiblesses du module AMCD.
130

Tableau 5.4 Liste des principaux facteurs reliés à l’environnement interne de


DEMIT

MODULE SIG : FORCES


Étape : SupSIG2 (Support informatique (ordinateur et logiciel)
 Accès facile de l’information numérique disponible
 Copie facile de l’information stockée
 Analyse de l’information
 Capacité de stockage des données
 Édition de l’information
 Facilité à échanger les idées (appui au processus cognitif des acteurs) sur les critères
à analyser
 Partage des données
 Performance des outils du logiciel
 Réalisation des étapes du module SIG (favorise la réalisation d’une procédure)
 Représentation des idées concrètes

MODULE SIG : FAIBLESSES


Étapes : InfSIG1 (Choix d'information géoréférencée), DonSIG3 (Obtention de données
(numérisation et carte numérique) et SceSIG4 (Conception des scénarios).

InfSIG1 (lors du choix d’information géoréférencée)


 Avis opposés
 Confrontation
 Contexte volatil et/ou sensible
 Coûts associés (c.-à-d. nombre de séances pour les SIG participatifs, achat des
cartes, salaires des experts, équipe, logiciel)
 Risque de récriminations entre les participants

DonSIG3
 Coûts associés (c.-à-d. nombre de séances pour les SIG participatifs, achat des
cartes, salaires des experts, équipe, logiciel)
 Difficulté d’accès aux données
131

 Incertitude des données spatiales (conception, mesurage, représentation et analyse)


 Risque de privilégier l’information déjà en format numérique plutôt que la plus
pertinente

SceSIG4
 Apparence d’objectivité pouvant brouiller les messages auprès de certains acteurs et
risques de manipulations
 Coûts associés (c.-à-d. nombre de séances pour les SIG participatifs, achat des
cartes, salaires des experts, équipe, logiciel)
 Volume de l’information à traiter face à la fluidité du processus participatif

MODULE AMCD : FORCES


Étapes : ProMC6 (Définition du problème et identification des enjeux) et JugMC15
(Consolidation du jugement).

ProMC6
 Communication, débat, clarification d’idées
 Évolution de la définition du problème
 Formulation du problème
 Identification de possibles blocages du processus dus à des enjeux non négociables
 Implication de tous les acteurs
 Interrelation des connaissances scientifiques et locales
 Mise en valeur des systèmes de préférences de chaque acteur
 Opportunité de réfléchir sur les impacts d’un projet
 Reconnaissance des dimensions environnementale, sociale et économique des
enjeux
 Reconnaissance de l’importance que ces systèmes ont dans le dialogue et la
négociation
 Reconnaissance objective du contexte auquel font face les acteurs
JugMC15
 Aide à identifier quels critères pourront faire l’objet de la négociation
 Aide à identifier si les recommandations résultant de l’analyse sont solides ou non
132

 Aide à comprendre comment le changement de pondération des critères change le


résultat de l’analyse
 Aide à comprendre les mécanismes de négociation
 Aide à prendre en compte les incertitudes reliées à l’évaluation des performances
 Indique la plage à l’intérieur de laquelle les paramètres (c.-à-d. le poids d’un critère)
peuvent changer sans affecter le classement des scénarios
 Étape durant laquelle les acteurs comprennent les motifs de divergences et de
convergences entre les acteurs
 Rend possible une auto-évaluation du système de préférence des acteurs pour faire
des changements dans la pondération de critères
 Offre aux acteurs une certitude sur les résultats qui leur sont présentés
 Permet de confronter les divergences entre les acteurs
 Permet d’éclaircir les choix personnels sur l’importance accordée à chaque critère
et, si nécessaire, d’y faire des changements
 Prise en charge des divergences : comment on réagirait devant une situation

MODULE AMCD : FAIBLESSES


Étape EnjMC7 (Structuration des enjeux).

 Accès au territoire : temps (nécessaire pour se rendre aux séances), logistique


 Besoin de s’investir davantage à cause d’une compréhension restreinte du milieu

D’une part, les facteurs détaillés ci-dessus indiquent que le module SIG de DEMIT, en
plus de contribuer avec ses forces très connues (capacité de stockage, etc.), favorise la
représentation d’idées concrètes. D’autre part, ces facteurs montrent qu’allouer des budgets
pour les coûts associés à ce module (c.-à-d. experts pour traiter les données pertinentes et non
pas celles déjà existantes), ainsi qu’un code d’éthique, garant de la neutralité professionnelle,
permettront de surmonter ces faiblesses. Quant aux forces du module AMCD, en plus de
celles déjà bien connues (c.-à-d. formulation du problème), le repérage rapide des enjeux
133

garants du développement durable de la ressource énergétique renouvelable est mis en


évidence en faisant ressortir, grâce aux systèmes de préférences des acteurs, des variables
économiques, environnementales et socioculturelles et ce, sans exclure la prise en
considération des questions techniques.

Les forces de ces deux modules constituent des atouts importants pour l’atteinte de
décisions négociées ayant une forte légitimité sociale. Pour leur part, les faiblesses indiquent
des points sur lesquels l’expert qui met en pratique l’approche DEMIT, doit faire attention
pour ne pas nuire au processus de construction des quatre espaces de participation.

Dans l’environnement externe de DEMIT (voir tableau 5.5), l’étape DonSIG3 du


module SIG contient le plus grand nombre d’opportunités et dans le module AMCD, c’est
l’étape ProMC6. Pour ce qui est des contraintes, c’est l’étape SupSIG2 du module SIG qui en
contient le plus grand nombre, tandis que, dans le module AMCD, c’est l’étape ProMC6.

Tableau 5.5 liste des principaux facteurs reliés à l’environnement externe de


DEMIT

MODULE SIG : OPPORTUNITÉS


Étape DonSIG3 (Obtention des données - numérisation et carte numérique).

 Améliorations futures (recherche et développement notamment en méthodes


collaboratives, techniques de travail de groupe, rédaction de manuels de performance,
service en ligne et SIG participatifs)
 Échange de données, si nécessaire
 Effet que ce projet en particulier pourrait avoir sur un autre projet
 Ententes universitaires
 Maturité technologique

MODULE SIG : CONTRAINTES


Étape : SupSIG2 (Support informatique (ordinateur et logiciel).

 Coûts associés
134

 Existence de structures de distribution de données


 Fiabilité inégale des gratuiciels
 Pas de budgets alloués à la R&D et au renforcement des capacités informatiques
 Risque d’une « technocratisation » de l’intervention des acteurs

MODULE AMCD : OPPORTUNITÉS


Étape ProMC6 (Définition du problème et identification des enjeux).

 Disponibilité d’espaces adéquats


 Connaissances existantes qui pourraient profiter au processus
 Enjeux déjà définis (c.-à-d. dans les rapports du BAPE)
 AMCD permet un suivi de l’évolution des enjeux
 Prise en considération d’expériences préalables
 Utilisation des outils existants (c.-à-d. outils d’analyse de sensibilité dans les études
d’impact)

MODULE AMCD: CONTRAINTES


Étape ProMC6 (Définition du problème et identification des enjeux).

 Absence d’une structure favorisant un espace procédural


 Des conflits anciens vécus dans la communauté pourraient se manifester lors de la
discussion
 Difficulté de s’impliquer à cause du contexte historique du milieu
 Enjeux qui ne sont pas traités par les acteurs (c.-à-d. dans les mémoires du BAPE)
 Manque d’expérience relative à l’utilisation des outils de décision
 Ne pas s’impliquer à cause de l’inconnu : la maitrise de l’outil échappe aux acteurs
sociaux
 Pratique d’un certain rapport de forces empêchant l’utilisation des méthodes de décision
 Un enjeu « caché » peut retarder le processus
 Un résultat du processus AMCD qui ne soit pas représentatif de la réalité
135

Les facteurs externes détaillés ci-dessus identifient les opportunités du module SIG
participatif pour construire les quatre espaces nécessaires à la décision participative et
transparente. La recherche, déjà reconnue comme importante pour améliorer l’état des
connaissances, constitue une opportunité, ainsi que les effets d’exemple sur de nouveaux
projets d’énergies renouvelables. Pour le module SIG, les contraintes sont reliées aux coûts,
eux-mêmes considérés comme une faiblesse, ou aux budgets pour la recherche. Les forces du
module AMCD concernant les processus participatifs déjà mis en place, représentent une
opportunité autant pour la procédure existante que sur le plan de l’information générée et
disponible. Les particularités historiques d’une région ou le refus d’outils considérés trop
techniques et éloignés des acteurs sont des contraintes associées au module AMCD. Une
formation continue tout au long du processus, qui commencerait dès le début de celui-ci,
permettrait une meilleure appropriation des outils et une meilleure adhésion au processus.

Les forces et opportunités de ces deux modules favorisent la création des quatre
espaces nécessaires à la prise de décision participative et transparente. Pour leur part, les
faiblesses et les contraintes indiquent les points ralentissant une décision concertée sur la base
de l’approche DEMIT et concernant le développement et l’exploitation des énergies
renouvelables.

5.3.3 Limites de DEMIT

Les limites de DEMIT sont identifiées en partie par l’analyse FFOC. Nous
retrouvons comme limites de cette approche: le besoin d’experts en SIG participatifs et en
AMCD, le degré de neutralité et d’honnêteté de ces experts, la capacité des experts d’en tirer
des conclusions, la conception de sites Web, le contexte politique permettant de confronter
les idées, la conjoncture démocratique, l’encadrement assurant une discussion respectueuse
entre les acteurs, l’exigence du temps alloué, l’exigence de l’information requise et de celle
disponible, la difficulté d’accès à l’information, l’intégration de personnes de tous âges et de
tous contextes culturels, la perception du territoire à l’aide de méthodes informatiques, la
politisation du processus, le fait de rendre significatif le choix de l’échelle, la présentation
visuelle pas toujours assez conviviale des résultats des analyses, les coûts associés, les défis
en communication pour éviter l’effet « boîte noire », l’interprétation adéquate des systèmes
de valeurs des acteurs par les experts, la concordance entre les systèmes de valeurs des
136

acteurs et les critères proposés par les experts, le besoin de discriminer davantage à l’intérieur
de chacune des catégories des acteurs.

5.4 Conclusion

L’approche DEMIT est née d’une controverse sociale : la demande de transparence et


d’implication dans la prise de décision exprimée par des acteurs concernés par
l’établissement de parcs éoliens. Pour répondre à cette demande, DEMIT propose le couplage
de deux outils multicritères d’aide à la décision, soient l’AMCD et les SIG participatifs.
Cependant, du fait que la réussite d’une prise de décision participative et transparente exige la
construction de quatre espaces (physique, intellectuel, émotionnel et procédural), il fallait
évaluer dans quelle mesure DEMIT y contribue.

L’analyse FFOC réalisée par l’équipe d’AMCD et les experts interdisciplinaires a


montré que les forces contribuant à construire avec succès ces quatre espaces sont plus
nombreuses que les faiblesses, 116 contre 28. De plus, il existe plus d’opportunités que de
contraintes comme facteurs externes permettant d’améliorer ces quatre espaces, 54 contre 32.
Donc, le bilan de DEMIT par rapport à ses objectifs de décision participative et transparente
est positif.

Cependant, bien que ce bilan soit positif, des facteurs stratégiques permettent de
l’améliorer: les forces augmenteront grâce à la recherche et au développement continu dans le
domaine de l’AMCD et des SIG participatifs, grâce à une participation abondante et
contributive des acteurs interpellés par un projet en particulier ainsi que grâce à l’interaction
accrue entre les connaissances scientifiques et les connaissances locales. Les faiblesses
diminueront si le processus est mené dans le respect de tous les participants, si des budgets
sont alloués pour la prise de décision participative, si les données nécessaires sont disponibles
et de qualité, si le processus est exempt de pressions pour faire penser et agir le groupe d’une
façon prédéterminée, si les experts arrivent à présenter les informations nécessaires sous une
forme simple favorisant la fluidité, et s’il existe une reconnaissance de l’importance des
systèmes de valeurs dans l’analyse des enjeux sociaux, économiques, culturels et
environnementaux d’un projet en particulier. Les faiblesses à l’intérieur du module SIG
137

doivent être surmontées en premier puisqu’elles sont réparties dans chaque étape du
processus.

Pour améliorer le bilan opportunités-contraintes, l’environnement externe de DEMIT


devra permettre des services en ligne de partage d’expériences similaires, favoriser l’échange
de données, fournir des espaces physiques adéquats à la réalisation de la procédure, compter
avec des gratuiciels fiables, allouer des budgets pour la prise de décision participative et pour
la recherche dans ce domaine. Toutes ces actions serviront à réduire les faiblesses associées,
telle que l’absence d’une structure favorisant l’espace procédural.

L’analyse des résultats indique le besoin de discuter de deux étapes de DEMIT :


ProMC6 et SceSIG4. La première, ProMC6, fait référence à la définition du problème et à
l’identification des enjeux. Pour minimiser les contraintes, il faut miser sur les multiples
opportunités présentes, notamment la prise en considération d’expériences préalables et des
enjeux identifiés, l’utilisation des outils déjà existants et le fait que l’AMCD permettra
également un suivi de l’évolution des enjeux. La deuxième, SceSIG4, fait référence à la
construction des scénarios (alternatives) à analyser. Pour la renforcer, il faut exploiter les
opportunités qui se présentent : déterminer des règles flexibles dans les appels d’offres de
projets, ce qui permettrait de changer la technologie proposée par le promoteur du projet et,
donc, de développer des scénarios différents. Cette flexibilité est aujourd’hui impossible à
atteindre en raison du contexte réglementaire, mais elle est soulignée comme une opportunité
potentielle future.

Cette analyse FFOC a été réalisée avec une grille qui a été appliquée sur les résultats
du test d’application de l’approche DEMIT, test réalisé pour un parc éolien établi au Québec.
Ainsi, certaines forces-faiblesses ou opportunités-contraintes pourraient être différentes dans
un autre contexte géographique et culturel. Il est donc nécessaire de prendre en compte les
particularités culturelles, historiques et géographiques du milieu où l’analyse FFOC est
effectuée.

Un aspect à souligner est l’interdisciplinarité de l’équipe de soutien en aide à la


décision : sciences de l’environnement, SIG participatifs et collaboratifs, AMCD,
informatique, communications, génie et autres domaines. Le nombre de collaborateurs d’une
138

telle équipe devient important et devra être déterminé en fonction des besoins du projet à
analyser. Une équipe interdisciplinaire, composée d’un nombre adéquat d’experts, permettra
une meilleure définition de départ du problème à analyser. La suite dépendra également de la
participation des acteurs qui au fur et à mesure de nouveaux projets, seront de plus en plus
aptes à contribuer du fait d’une courbe d’apprentissage social et d’amélioration continue
(ex. : communautés de pratique, réseaux sociaux, sites Internet d’échanges d’expériences
etc.).

L’espace d’application de l’approche DEMIT requiert une mention spéciale concernant


la sélection du type de rencontres entre les acteurs, réunions face-à-face ou espace virtuel, tel
que le Web, en fonction de l’existence d’habiletés spécifiques (l’utilisation des ordinateurs
pourrait être une contrainte générationnelle) ou de conditions spécifiques (par exemple, la
difficulté pour tous les participants d’être présents à une longue réunion en soirée ou le fait
que les acteurs ne partagent pas un même agenda).

Pour conclure, bien que l’application de DEMIT comporte des faiblesses et des
contraintes, les forces inhérentes de ses modules AMCD et SIG participatifs font en sorte que
cette approche réussit à construire les quatre espaces nécessaires à la prise de décision
participative et transparente. Dans ce sens, la capacité de DEMIT d’utiliser des méthodes
multicritère existantes pour répondre à la demande de transparence et d’implication dans la
prise de décision a été validée par cette analyse FFOC.

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Université du Québec à Montréal, 351 p.
CHAPITRE VI

CONCLUSION GÉNÉRALE

6.1 Contributions

Cette recherche a permis de développer une approche d’aide à la décision participative


et transparente pour analyser les projets éoliens et qui inclut les variables économiques,
environnementales et socioculturelles. Cette approche permet d’analyser un projet de parc
éolien dans une perspective de développement durable et de faciliter le déploiement plus
rapide de cette ressource énergétique renouvelable. La conception de l’approche DEMIT, sa
validation et son amélioration à l’aide d’une étude de cas réel, l’analyse de robustesse, et
l’analyse des forces-faiblesses et d’opportunités-contraintes ont contribué à fournir un outil
de développement durable qui facilite le choix d’un scénario défini par un consensus où ledit
scénario représente la meilleure solution possible pour l’ensemble des acteurs d’un projet.
Les principales caractéristiques et avantages de l’approche DEMIT pour l’analyse et
l’élaboration des projets de parcs éoliens sont qu’elle:

 prend en compte tous les acteurs impliqués dans un projet de parc éolien;
 propose un cadre structuré où des préoccupations à caractère subjectif, et des
variables qualitatives, sont analysées;
 utilise deux outils modernes et en constante évolution qui tiennent compte du
contexte complexe d’un projet de parc éolien, soit l’AMCD et les SIG
participatifs;
 a été validée par une étude de cas avec des acteurs réels pour analyser
différents scénarios d’un projet de parc éolien et élaborer la procédure de
rangement des scénarios;
143

 prend en compte des changements potentiels relatifs à la technologie utilisée


ou aux aspects réglementaires comme les règlements de contrôle intérimaire
qui établissent les distances séparatrices entre les turbines et les résidences;
 permet d’aborder des questions relatives à la santé ou au bilan carbone d’une
éolienne;
 permet la discussion, dans un cadre structuré et respectueux, des
préoccupations réelles, actuelles et importantes pour les populations
concernées;
 utilise une information à caractère public pour construire une base de données
d’analyse des variables géoréférencées;
 met en évidence les limites technologiques et économiques dans la
négociation, telle que la définition de paramètres fixes dans les appels d’offres
(ex. : conditions financières) ou telle que l’imposition de normes
technologiques (ex. : éoliennes de 1.5 MW) ne permettant pas dans le contexte
actuel d’examiner des scénarios prenant en compte des éoliennes de 3 MW;
 recherche des solutions minimisant les impacts négatifs et maximisant les
positifs;
 identifie des éléments pouvant, ou non, être négociés, tout en aidant à la
compréhension du pourquoi;
 introduit les 13 critères conçus pour évaluer un projet de parc éolien dans un
contexte de développement durable.

Entre autres, cette recherche a inclus, par le biais des postulats, des préoccupations
stratégiques au sujet des conditions du développement de la filière éolienne au Québec,
exprimées par différents acteurs lors des séances de consultations publiques.

Pour que les usagers potentiels de DEMIT aient une information supplémentaire sur
l’outil proposé, nous fournissons une analyse, validée par des experts, des forces-faiblesses et
opportunités-contraintes de l’approche en regard de sa capacité à éclairer un processus
décisionnel participatif et transparent. Suite à l’analyse, nous remarquons que les forces sont
notamment supérieures aux faiblesses, et que les opportunités sont plus importantes que les
contraintes.
144

Les travaux réalisés durant cette recherche ont été présentés dans 15 conférences
internationales dans 6 pays. Les financements obtenus auprès du ministère de Relations
internationales du Québec (MRI) ont permis d’appliquer l’approche DEMIT, par le biais de
projets pilotes, dans d’autres contextes, au Mexique et au Brésil.

6.2 Applications

DEMIT peut être utilisée pour acquérir des connaissances sur le territoire et sur la
gestion des projets s’y déroulant. Son application volontaire peut être une opportunité pour
évaluer un projet de parc éolien en amont de sa construction. Cela permettrait l’implication
de la communauté hôte dans la recherche de solutions et faciliterait l’acceptabilité sociale du
parc éolien.

Les 13 critères proposés par DEMIT pourraient s’appliquer dans d’autres projets,
propositions stratégiques ou contextes pour faciliter le démarrage rapide de la discussion. Les
critères peuvent être adaptés à un contexte particulier. Concrètement, DEMIT peut
s’appliquer à la filière microhydraulique, pour laquelle les 13 critères seraient inchangés.
Cependant, les indicateurs reliés à ces critères devraient s’adapter pour bien évaluer les
impacts sur l’environnement, sur la flore et la faune des cours d’eau ou pour tout autre impact
social, culturel, économique et technique dû à la valorisation de cette ressource. Les quatre
catégories des acteurs intervenant dans l’application de DEMIT peuvent s’élargir pour
inclure, par exemple, un type d’intervenant relié aux droits d’utilisation des terrains. En effet,
certains pays de l’Amérique Latine ont un type de propriété communautaire réglementé par
des lois spécifiques qui indiquent le protocole pour l'usufruit de la terre, parmi lesquels les
exigences relatives à sa location.

Les modules proposés par DEMIT (AMCD, SIG participatifs, CS-CL et ICA)
pourraient être utilisés de façon indépendante, si l’usager le considère utile pour un projet
spécifique. De plus, DEMIT pourrait être intégrée à d’autres projets reliés à la recherche de
solutions durables lors de l’exploitation des ressources énergétiques. Du fait que sur un
territoire donné, un projet de gestion ne peut fonctionner que si les acteurs du territoire se
l’approprient (Sébastien, 2006), DEMIT s’avère très utile dans la planification territoriale
qui s’oriente actuellement vers une dimension collaborative et participative.
145

Pour une application réussie de DEMIT dans des contextes différents de celui où
cette approche a été développée, il nous semble important de souligner les
caractéristiques suivantes, tel que rencontrées au Québec et qui pourraient nécessiter une
adaptation dans d’autres contextes : un cadre réglementaire favorisant le développement
durable et la participation; une société habituée à participer et à exprimer ses
préoccupations; un État qui favorise l’intégrité physique des citoyens; disponibilité d’une
source de financement pour la tenue de séances publiques; et des sources d’information
crédibles, accessibles et en quantité adéquate conformément aux exigences de l’analyse à
effectuer.

6.3 Limites et extensions de la recherche

Limites

Les systèmes de valeurs des acteurs, même s’ils ont une place dans la construction du
cadre argumentaire, ne sont pas en soi le sujet de la thèse. Ce cadre argumentaire inclut une
connaissance qui repose sur le savoir-faire et/ou sur des raisonnements objectifs, ne
représentant donc pas des préférences personnelles reliées à des systèmes de valeurs. Cette
recherche n’analyse pas non plus les éléments de gouvernance ou les relations entre les
acteurs. Aucune restriction au sujet du droit à la participation publique n’a été observée lors
de la réalisation du test. Aucun problème de concurrence entre experts et non-experts n’a été
observé lors de la réalisation de l’étude de cas. Aucun problème à caractère politique n’a été
mis en évidence lors de l’étude de cas. Bien que nous ayons développé des indicateurs
reflétant les enjeux à évaluer, le but de cette thèse est plus large et la conception de ces
indicateurs a été restreinte à cause des délais de temps à respecter et de l’absence d’une
équipe interdisciplinaire incluant différents champs d’expertise.

Les faiblesses à l’intérieur du module SIG doivent rapidement être surmontées à


chaque étape du processus, les plus importantes étant la disponibilité et l’accès aux données
de qualité. Pour améliorer le bilan opportunités-contraintes, l’environnement externe de
DEMIT devra permettre des services en ligne de partage d’expériences similaires, favoriser
l’échange de données, fournir des espaces physiques adéquats à la réalisation de la procédure,
146

compter avec des gratuiciels fiables, allouer des budgets pour la prise de décision
participative et pour la recherche dans ce domaine.

Le travail réalisé demandait davantage la participation d’une équipe interdisciplinaire


dans les étapes de choix d’indicateurs et de construction d’échelles. Cependant, ce manque a
été substitué par une revue de littérature approfondie et la consultation ad hoc d’experts qui
ont aimablement accepté de participer (ex. : Marie-José Fortin de l’UQAR sur les enjeux de
paysage). La réalisation de l’étude de cas aurait demandé également la participation d’un plus
grand nombre de personnes pour la réalisation de chaque étape de DEMIT ainsi que pour
l’organisation des séances de travail, et plus particulièrement pour la préparation du matériel
à fournir aux participants. Nous avons comblé ce manque par un agenda de travail exigeant et
une logistique efficace permettant la réalisation de toutes les étapes.

Étant donné que tous les enjeux soulevés ne pouvaient être évalués par des critères et
indicateurs quantitatifs, certaines échelles qualitatives ont été élaborées en prenant en compte
le mieux possible les arguments disponibles pour justifier le passage d’un échelon à l’autre.
Dans ces cas, les évaluations peuvent être considérées comme davantage empruntées de
subjectivité avec les conséquences potentielles sur les résultats des simulations. Par ailleurs,
il faut aussi parfois avoir des réserves concernant l’apparente objectivité des évaluations
quantitatives car justement, l’approche par indicateur indique bien des choix pouvant influer
sur les résultats obtenus (ex. : valeurs relatives ou absolues, indicateurs ne prenant que
partiellement en compte certaines dimensions du problème, par exemple les espèces rares
pour évaluer les pertes potentielles de biodiversité). Cependant, le travail réalisé cherche à
avant tout répondre de façon cohérente et rationnelle aux préoccupations, enjeux et questions
soulevées par les acteurs impliqués dans le développement des projets de parcs éoliens.

Extensions

L’approche DEMIT a été développée pour répondre aux problèmes rencontrés lors du
développement des projets de parcs éoliens. Cependant, elle pourrait s’adapter à d’autres
sources énergétiques renouvelables, telle que la biomasse (DEMIT-biomasse) ou les mini-
centrales hydrauliques (DEMIT-microhydraulique). L’approche, sans être universelle,
pourrait être généralisée à d’autres projets à développer sur le territoire, en changeant un peu
147

l’acronyme pour mieux l’adapter : DEMIT (DÉveloppement par Modélisation et Intelligence


Territoriale). Des recherches sur les contraintes culturelles sont essentielles pour son
application dans un contexte différent de celui du Québec; par exemple, sur la participation
accrue des femmes dans la prise de décision. La rédaction d’un manuel de l’usager sur
l’utilisation de DEMIT s’avère aussi nécessaire, et ce, en tenant compte du volet de
vulgarisation scientifique.

Le travail d’une équipe interdisciplinaire, composée de plusieurs membres et dont le


nombre de participants soit en accord avec les besoins du projet, favoriserait davantage la
conception des scénarios, critères, indicateurs et échelles. Ainsi, les 13 critères, leurs
indicateurs et échelles proposés par DEMIT pourraient être à la base d’une recherche visant à
les améliorer. Les catégories d’acteurs pourraient être subdivisées pour reproduire en détail
une plus vaste gamme d’intérêts à représenter. Les développements récents de sites Web
participatifs s’avèrent une avenue intéressante pour l’utilisation de DEMIT. Dans ce cas, il ne
faut pas perdre de vue l’utilité de maintenir certaines rencontres en face-à-face (Patriotta and
Spedale, 2011; Weisbord, 1992; Wooto, 2005).

Une autre piste de développement est l’intégration de cette approche sur une
plateforme informatique permettant l’insertion des couches SIG comprenant toutes les
informations géoréférencées décrivant le territoire d’étude (observatoire du territoire, système
d’information sur le territoire, etc.) telles que les potentiels éolien et solaire, l’hydrographie,
les infrastructures routières, les milieux boisés, la toponymie, la localisation de lignes de
transport d’énergie électrique, les milieux sensibles, les zones protégées, la flore et la faune
protégée ou sensible, la localisation de bâtiments, l’identification d’activités sur le territoire,
etc. Ces informations favoriseraient davantage l’adaptation des critères et des indicateurs qui
sont à la base de l’approche DEMIT. L’utilisation de ces informations géoréférencées, ainsi
que celles des critères et indicateurs développés, servirait aux usagers à explorer le territoire
assujetti à des projets de parcs éoliens, à communiquer entre eux et à concevoir des scénarios
qui serviraient à réfléchir sur les impacts, tant favorables que défavorables, des projets de
parcs éoliens pour les évaluer.
148

Une telle plateforme Internet permettrait à plusieurs utilisateurs un accès simultané à


l’information de la région hôte d’un projet de parc éolien, ainsi que l’exploration des
alternatives potentielles et, même, l’articulation de leurs points de vue tout en étant à
distance, en évitant de se présenter à des réunions à un même horaire et dans un lieu
déterminé. Une plateforme Internet permet ainsi une flexibilité dans la recherche de solutions
communes et offre aux décideurs un ensemble de conditions qui favorise la participation à
des débats. De plus, cette plateforme pourrait être à la base d’un partenariat entre différentes
institutions ou pays.

Même si, dans des recherches futures, il fallait tenir compte de différences
générationnelles dans l’utilisation d’Internet ou des problèmes d’accès à la technologie
informatique (logiciels, ordinateurs, Internet), le Web pourrait servir à élaborer des bases de
données participatives, sous réserve de validation par une autorité reconnue, et à favoriser la
transparence des résultats obtenus. Également, DEMIT pourrait servir à la conception
d’outils, informatiques ou non, d’aide au travail collaboratif, où les spécialistes de la
dynamique de groupe seraient appelés à participer.

6.4 Mot de la fin

C’est la demande de la prise en compte des préoccupations exprimées, dans le cadre du


développement des projets de parcs éoliens au Québec, qui exigeait le développement d’un
outil favorisant une prise de décision transparente et participative. L’outil-approche ici
présenté, DEMIT, de par l’articulation de ses quatre modules, de par l’analyse de deux types
de préoccupations (celles d’un projet spécificifique et celles à caractère stratégique), de par la
conception des critères d’analyse de projets durables des parcs éoliens (avec leurs indicateurs
respectifs) et de par sa validation pour construire les quatre espaces nécessaires à la
participation, répond à cette demande.

Même si d’autres approches couplant l’AMCD et les SIG ont été documentées depuis
1991 ou si d’autres chercheurs se sont déjà penchés sur le thème de la participation, DEMIT
a été développée pour répondre, expressément, à cette demande apparue dans le domaine des
énergies renouvelables (l’énergie éolienne) au Québec et dont différentes sources témoignent,
telles que : Le Canada Français, section Actualité, mercredi le 27 février 2008; Le Journal de
149

Québec, lundi le 9 août 2010; les conclusions des rapports du BAPE sur l’énergie éolienne
appelant à proposer un projet socialement plus acceptable ou à privilégier un référendum,
contenues dans les rapports 233, 264 et 267.

DEMIT propose une formulation participative originale du problème multicritère,


notamment du point de vue de la liste des critères et indicateurs à considérer, et ajoute ainsi
une contribution aux travaux réalisés jusqu’ici qui suggèrent d’analyser un projet en
considérant plusieurs critères et/ou à partir d’une perspective de développement durable.
Parmi ces travaux, mentionnons seulement : le projet « PoleSTAR », lancé en 1991 par le
Stockholm Environment Institute; le logiciel « Water Evaluation and Planning System
(WEAP) », lancé en 1988 par le Stockholm Environment Institute's Boston Center; ou le
logiciel de l’application « Novel Approach to Imprecise Assessment and Decision
Environments (NAIADE) », lancé en 1996 par le Joint Research Centre-EC, ISPRA SITE
Institute for Systems, Informatics and Safety.

En ce qui concerne l’apport de la participation sociale, pour mieux refléter la réalité,


DEMIT propose des catégories par type d’acteur et l’assignation d’un pourcentage de
pouvoir décisionnel à chacune des catégories. Elle indique les moments spécifiques
d’implication des acteurs concernés par le projet analysé et identifie les espaces
indispensables à cette participation dans la prise de décision. La démarche dans son ensemble
vise ainsi à éclairer les acteurs dans leur participation à la prise de décision.

DEMIT constitue ainsi un autre apport aux travaux existants et parmi lesquels on
trouve notamment –en ordre chronologique– les auteurs suivants qui proposent différentes
façons d’approcher le volet partipatif : Leonardo Avritzer et ses travaux sur la démocratie et
l’espace public (Avritzer, 2002); Jean-Pierre Gaudin avec son travail sur les limites d’une
démocratie participative (Gaudin, 2007); Ana Simão avec son travail sur la planification et la
participation publique (Simão, A. et al., 2008); Pascal Oberti, avec son concept émergeant
d’AMCDP (Oberti, 2008); Carlo Prévil, avec son travail sur la participation publique dans la
gouvernance du territoire (Prévil, 2009) ainsi que Bernard Roy, avec le concept de la co-
construction dans la démarche de la prise de décision (Roy, 2009).
150

Dans cette recherche, nous avons fait un effort structuré pour répondre aux
préoccupations des acteurs impliqués dans des projets de parcs éoliens, préoccupations qui,
parfois, sortent du simple cadre de la localisation des turbines éoliennes, et demandent
d’aborder des questions stratégiques relatives au développement des projets de parcs éoliens
ainsi que la prise en compte des valeurs des acteurs.

De nouvelles recherches sur les caractéristiques qualitatives de l’évaluation des projets


de parcs éoliens permettront de mieux valider les résultats obtenus.
ANNEXE A

PRÉCISIONS MÉTHODOLOGIQUES

Nous détaillons ici certaines étapes des modules AMCD, SIG et CS-CL (trois des
quatre modules de l’approche DEMIT) réalisées pendant le test de l’approche (objectif 2) et
non précisées dans l’article à publier (chapitre II) en raison d’un manque d’espace.

MODULE AMCD

Des précisions sur la définition du problème, la structuration des enjeux, le choix des
critères, la pondération des critères, l’identification d’indicateurs, le choix des échelles de
mesure et la matrice d’évaluation sont présentées ici.

Définition du problème : nous avons conçu une feuille de travail pour appuyer les
participants dans leur réflexion sur les sources des problèmes de développement des projets
de parcs éoliens.

Choix du poids des acteurs : les différentes propositions sur le partage de l’influence
décisionnelle entre le secteur public, les experts, la société civile et le secteur privé ont servi
de base à la discussion des participants pour arriver, finalement, à un choix commun.

Structuration des enjeux : nous avons basé notre étude de cas, entre autres, sur des
informations de la consultation publique du projet à Baie-des-Sables. Cette information a été
obtenue sur le site Web du BAPE et inclut le rapport 21720. Ce rapport inclut aussi le projet à
L’Anse-à-Valleau. Ces deux projets sont classés dans le même dossier du fait qu’ils ont été

20
http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/rapports/tous/index.htm
152

proposés par le même promoteur. Le site Web présente les documents tout en notant cette
situation. Ainsi, les mémoires21 de chacun des projets se trouvent dans le même dossier. C’est
pourquoi, nous avons pris en compte les mémoires des projets à Baie-des-Sables et à Anse-à-
Valleau, ce qui a enrichi les enjeux à considérer.

Après avoir décelé les préoccupations contenues dans ces mémoires, et pour favoriser
l’échange et la réflexion, une liste a été soumise aux acteurs. À la suite des discussions et des
classifications, ces enjeux ont été divisés selon leurs dimensions environnementale,
socioculturelle ou économique. Le volet technique du projet de parc éolien (distances
séparatrices, réseau électrique et autres) est représenté dans la variante du projet choisie par le
promoteur et se retrouve dans le scénario 1 à évaluer.

Choix des critères : les préoccupations décelées dans les mémoires ont servi à
déterminer les critères associés aux différents enjeux, divisés selon leurs dimensions
environnementale, socioculturelle où économique. Des vérifications ont été faites pour
déterminer si des recommandations normatives ou autres existaient déjà, telles que les
distances séparatrices indiquées dans les RCI. Une fois les critères identifiés, ils ont fait
l’objet de discussions à la table de dialogue et de négociation. Si le critère est validé, le
travail se poursuit; sinon, le processus est recommencé. La structuration se poursuit le plus
loin possible pour arriver à avoir des critères bien représentatifs des préoccupations
exprimées par les acteurs impliqués dans le projet de parc éolien.

Pondération des critères : tel qu’indiqué dans Vazquez, Waaub et Ilinca (2013b), la
pondération des critères sert à établir le système de priorités de chaque acteur correspondant à
son système de valeurs. Pour ce faire, une feuille de travail a été conçue, permettant aux
acteurs d’assigner une valeur d’importance à chaque critère (voir tableau A.1).

21
http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/eole-valleau-sables/documents/liste_documents-DT-DQ-
DM.htm#DM
153

Tableau A.1 Pondération des critères

Pondération
Dimensions Structuration des critères Critères
(%)
Impact sur la santé et la 1. Exposition des résidences
sécurité. dans le domaine du parc,
selon les distances
séparatrices autorisées
2. Diminution potentielle de
l’espérance de vie, zone
urbaine
Sociale

Amélioration de la 3. Lieux significatifs


qualité du paysage. 4. Appartenance au territoire
(Collaboration : Marie- 5. Devenir du paysage
José Fortin, Chaire de
recherche du Canada en
développement régional
et territorial, UQAR)
Prise en compte des 6. Prise en compte des valeurs et
valeurs et des besoins des des besoins des populations
populations
Perception de la non- 7. Perception de la non-
acceptabilité sociale acceptabilité sociale
Sous-total
Impact économique dans 8. Avantages financiers locaux
la communauté hôte. 9. Impact négatif potentiel sur le
Économique

tourisme
10. Emplois

Avantages socio- 11. Avantages socio-économiques


économiques régionaux régionaux du projet.
du projet.

Sous-total
Dégradation du milieu 12. Dégradation du milieu
Environnem

physique physique
Perte de la biodiversité 13. Perte de la biodiversité
entale

Sous-total

Total 100
154

Identification des indicateurs : dans Vazquez, Waaub et Ilinca (2013b), tous les
indicateurs ont été présentés et il a été établi que la conception de ces indicateurs a été basée
sur une revue de littérature. Les lectures faisant partie de cette revue sont présentées ici.

Les indicateurs du critère Impact sur la santé et la sécurité, et ses deux sous-critères
correspondants, sont basés sur :

 Wind Turbine Sound and Health Effects. An Expert Panel Review (Colby et
al., 2009)

 Environmental Noise and Health in the UK (Maynard et al., 2010).

 Environmental Impacts of Wind-Energy Projects (Risser et al., 2007).

 La filière éolienne au Bas-Saint-Laurent : un outil d’aide à la prise de décision


dans le contexte municipal (Gendron et al. 2007.).

 Plan régional de développement du territoire public. Volet éolien. Gaspésie et


MRC de Matane (Lauzon et al. 2004).

 Éoliennes et santé publique. Synthèse des connaissances (Blackburn et al.,


2009).

Les indicateurs du critère Amélioration de la qualité du paysage, et ses trois sous-


critères correspondants, ont intégralement été conçus en collaboration avec Marie-José
Fortin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en développement régional et territorial,
de l’UQAR. Les lectures associées sont :

 Le paysage en politique (Sgard et al., 2010).

 L’évaluation environnementale de grands projets industriels : potentialités et


limites pour la gouvernance territoriale (Fortin, 2009).

 La fermeture du paysage : au-delà du phénomène, petite chronique d’une


construction sociale (Le Floch et al., 2005).
155

 Le paysage comme patrimoine collectif : de la découverte à la mobilisation


citoyenne (Fortin, 2006).

 Caractérisation et évaluation des paysages au Bas-Saint-Laurent : un outil de


connaissance et de gestion du territoire (Ruralys et al., 2008).

L’indicateur du critère Prise en compte des valeurs et des besoins des populations a
demandé une réflexion basée sur la lecture des conclusions de 12 rapports du BAPE22 pour la
période du 21 février 1997 au 14 juillet 2010 :

 Rapport 109 (21 février 1997);

 Rapport 190 (8 mars 2004);

 Rapport 216 (16 septembre 2005);

 Rapport 217 (16 septembre 2005);

 Rapport 231 (25 août 2006);

 Rapport 232 (15 septembre 2006);

 Rapport 233 (22 septembre 2006);

 Rapport 238 (16 février 2007);

 Rapport 255 (23 décembre 2008);

 Rapport 264 (8 janvier 2010);

 Rapport 267 (2 mars 2010) et

 Rapport 269 (14 juillet 2010).

22
Rapports pris dans la page Web du BAPE : http://www.bape.gouv.qc.ca/.
156

Les lectures sur lesquelles nous nous sommes basées pour l’indicateur du critère
Perception de la non-acceptabilité sociale sont :

 La filière éolienne au Bas-Saint-Laurent : un outil d’aide à la prise de décision


dans le contexte municipal (Gendron et al., 2007).

 Énergie éolienne et acceptabilité sociale. Guide à l’intention des élus


municipaux du Québec (Feurtey et al., 2008)

 Carte23 Catégories de sols agricoles du Québec méridional.

 Énergie éolienne au Québec : L’aspect de l’acceptabilité sociale lié au choix de


modèle de développement (Audet, 2009).

Les textes suivants ont servi à aborder les indicateurs sur les critères en lien avec les
impacts économiques dans la communauté hôte et dans la région :

 The Impact of Wind Power Projects on Residential Property Values in the


United States: A ulti-Site Hedonic Analysis (Hoen et al., 2009).

 Wind Energy Study – Effect on Real Estate Values in the Municipality of


Chatham-Kent, Ontario (Canning and Simmons, 2010).

 Les retombées du développement de l’industrie éolienne au Québec (GPCO


inc. et Thibodeau, 2006).

 Plan régional de développement intégré des ressources et du territoire


(CREBSL, 2010).

Les indicateurs des critères Dégradation du milieu physique et Perte de la biodiversité


ont était éclairés à l’aide des lectures suivantes :

23
Réalisée par l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement. Recueil de cartes du
Québec, 1977. http://www.irda.qc.ca/_ftbFiles/documents%20sur%20les%20sols/Carte5_categ.pdf
157

 Environmental Impacts of Wind-Energy Projects (Risser, 2007)

 Plan régional de développement du territoire public. Volet éolien. Gaspésie et


MRC de Matane (Lauzon et al., 2004).

 Liste des espèces de la faune désignées menacées ou vulnérables au Québec24.

 Impacts des éoliennes sur les chauves-souris (Côté, 2006).

 Inventaire pour la protection des espèces végétales menacées ou vulnérables


du milieu forestier (Petitclerc et al., 2003).

Choix des échelles de mesure : ces échelles ont été construites à partir d’une analyse
spatiale (échelle cardinale) combinée à un tableau Excel. De plus, une valeur numérique a été
attribuée pour indiquer un ordre de classement (échelle ordinale). Ces types d’échelles de
comparaison sont utilisés dans l’aide à la négociation multicritère (Maystre et Bollinger,
1999).

Pour les échelles ordinales, la revue de littérature indique les échelles suivantes :

 Nine-point scale : des échelons de 1 à 9 sont utilisés où 9 = extrême


importance (Carrion al., 2008) ou 9 = much more important (Shutidamrong et
Lovett, 2008) ou 9 = restoration of natural habitats and compensation
(Bojorquez-Tapia et al., 2002).

 Ten-point scale : des échelons de 1 à 10 sont utilisés dans lesquels 10 = high


preference (Chen et al., 2001) ou 10 = unsuitable location (Baban and Parry,
2001).

 Recommandé, acceptable, non-acceptable (Simão et al., 2008).

 Safe zone, low risk zone, high risk zone (Manzurul Hassan et al., 2003).

24
http://www3.mrnf.gouv.qc.ca/faune/especes/menacees/liste.asp
158

 At least one, at least a few, a few, identity, most, almost all, all (Malczewski,
2006a).

 High, medium, or low suitability (Malczewski, 2006b).

 At least one, at least a few, a few, identity, most, almost all, all (Boroushaki
and Malczewski, 2008).

 Air quality : very clean – severely polluted (0 – 125)( Sumathi et al., 2007).

 Favourable, uncertain, unfavourable (Joerin et Musy, 2000).

Dans notre cas, ces échelles ont représenté un repère pour la construction des échelles
ordinales d’indicateurs non quantitatifs. Il a été décidé de ne pas utiliser un type nine-point
scale du fait qu’un large éventail de possibilités exigeait plus de temps de discussion aux
acteurs, le temps étant une contrainte pour cette recherche. De plus, un nombre plus restreint
d’échelons permet un choix net entre les options proposées. Ainsi, seulement quatre échelons
ont été choisis. Le nombre paire d’échelons évite l’utilisation d’une position moyenne et
demande un choix clair.

Pour les échelles cardinales, l’analyse spatiale permet l’obtention de valeurs


numériques ainsi que la réalisation d’opérations mathématiques. La sélection d’échelles
cardinales pour les indicateurs quantitatifs a demandé une revue de littérature
complémentaire à la construction d’indicateurs, dont les documents suivants :

 RCI 220-3-2007 (Règlement de contrôle intérimaire de la MRC de Matane).

 Cartier énergie éolienne, Pesca Environnement et Hélimax Énergie, 2004


(Étude d’impact du parc éolien Baie-des-Sables).

Après cette revue de littérature, la construction d’échelons a été réalisée par une
analyse spatiale complétée, lorsque nécessaire, par des calculs avec un classeur Excel.

Matrice d’évaluation : la matrice d’évaluation a été présentée dans Vazquez, Waaub


et Ilinca (2013b). Elle montre tous les critères et les scénarios conçus ainsi que les
159

performances de chaque scénario sur chaque critère, au moyen des échelles de mesure
associées.

Cette matrice d’évaluation doit être accompagnée de paramètres dans le logiciel


utilisé : D-Sight. Pour notre étude de cas, ces paramètres sont : type, critère à minimiser ou
à maximiser, fonction de préférence, valeur absolue ou relative, préférence et
pondération de chaque acteur.

Le « type » fait référence aux deux possibilités d’évaluation que le logiciel D-Sight
offre aux usagers25 : soit une comparaison par paire, Pair Wise, ou par utilité, Utility. Pair
Wise fait référence à la méthode retenue pour ce test, PROMÉTHÉE (voir Vazquez, Waaub
et Ilinca, 2013b) tandis que Utility fait référence à une autre méthode d’évaluation : Multi-
Attribute Utility Theory26 (MAUT).

Chaque critère sera à minimiser ou à maximiser.

La fonction de préférence est en lien avec le critère. Le critère, « c’est une référence
par rapport à laquelle on mesure les conséquences d’une action » (Schärling, 1985,
page 182). La méthodologie choisie, PROMÉTHÉE, propose six types de critères dont deux
font partie de ceux retenus pour ce test. Ils sont décrits ci-dessous.

Le vrai critère « (sans paramètre) » (Schärling, 1985, page 184). Appelé aussi
« Type 1 : Usual Criterion » (Brans et Mareschal, 2005, page 170) ou critère « franc »
(Schärling, A., 1996, page 134) est sans paramètre à fixer. Selon ce type de critère, toute
différence de performance entre deux scénarios pour un même critère entraîne
automatiquement une préférence stricte (préférence ayant la valeur de 1) pour celui qui a la
meilleure valeur. Il y a indifférence (préférence ayant la valeur de 0) lorsque les
performances sont égales.

25
http://www.d-sight.com/manual/manual.html Page Web consultée le 2 mars 2013

26
http://www.d-sight.com/manual/manual.html Page Web consultée le 2 mars 2013.
160

Le pré-critère « (paramètre m) qui voit la préférence passer progressivement de 0 à


1… » (Schärling, 1985, page 184) en fonction de l’amplitude de l’écart observé entre les
performances concernant deux actions,. Appelé aussi « Type 3 : V-shape Criterion » (Brans
and Mareschal, 2005, page 170), avec un seuil d’indifférence égal à zéro (Schärling, A.,
1996, page 134) et avec un paramètre à fixer, le seuil de préférence stricte.

Le premier critère, Usual, sera la fonction utilisée pour les échelles qualitatives,
ordinales. C’est une fonction qui établit la préférence complète d’un scénario sur un autre dès
qu’une différence de performance apparaît (ex. : appartenance à une classe). Le deuxième
critère, V-shape, sera la fonction utilisée pour les échelles quantitatives, cardinales. C’est une
fonction qui discrimine un scénario par rapport à un autre sur la base de la moindre différence
d’écarts.

Pour ce qui est de la valeur absolue ou relative, le logiciel D-Sight permet de choisir
entre des seuils basés sur l’échelle d’évaluation (absolue) ou sur des seuils en pourcentages
(relatifs), respectivement. Du fait que ce test considère une échelle de mesure, l’évaluation est
faite en mode absolu.

La préférence révèle la zone où un scénario sera préféré à un autre selon leurs


évaluations respectives. Elle est calculée en fonction des fonctions de préférence choisies et
varie d’une préférence faible à une préférence stricte. Pour le test de DEMIT, ces préférences
sont associées aux types de données et aux fonctions de préférence qui sont associées à
chaque critère et à son échelle de mesure.

Finalement, la pondération des critères est différente pour chaque acteur et constitue
ses préférences particulières, ses priorités en fonction de son système de valeurs personnel ou
organisationnel quand il représente une organisation.

MODULE SIG PARTICIPATIF

La méthodologie du module SIG participatif suit le schéma conceptuel de la


figure A.2, faisant référence à l’obtention de données, à leur intégration, à leur traitement et à
la production d’extrants. Ensuite, une fois les étapes validées par les acteurs, la procédure
161

multicritère continue dans le module AMCD de l’approche DEMIT. La validation indiquée


peut, au besoin, être réalisée en présence ou au moyen de courriels ou de lettres envoyées par
la poste.

Figure A.1 Schéma conceptuel du module SIG participatif de l’approche DEMIT


162

MODULE CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES-CONNAISSANCES LOCALES (CS-


CL)

Le dialogue a été la base de l’interaction entre les connaissances scientifiques et les


connaissances locales. Les deux sont fondamentales à la construction de chaque module
(AMCD, SIG, CS-CL et ICA). Les connaissances sont mobilisées dans tous les modules. Les
interactions entre les acteurs en font ressortir de nouvelles. Ces connaissances sont
incorporées et interagissent, tout en suivant un ordre et un moment spécifique.
ANNEXE B

COMPLÉMENT DES RÉSULTATS

Cette annexe présente un complément des résultats du test de DEMIT (objectif 2) non
précisés dans l’article à publier (chapitre II) en raison d’un manque d’espace.

Deuxième objectif : Tester le modèle avec une étude de cas

Choix du poids des acteurs.

À partir d’une feuille de travail, les acteurs participants ont choisi un poids de pouvoir
décisionnel égal pour chacun, peu importe la catégorie (experts, société civile, secteur privé
ou secteur public) à laquelle ils appartenaient. Chaque acteur a reçu donc un pourcentage égal
à 9,09 %. Ce pourcentage définit le Modèle numéro 1. Ainsi, la catégorie ayant le plus grand
nombre de membres – la société civile – en bénéficie davantage. Les résultats détaillés du
Modèle 1 ont été présentés dans Vazquez, Waaub et Ilinca, 2013b. Par ailleurs, en raison des
limites de cette recherche, la discussion sur l’analyse de préférence, la consolidation du
jugement – incluant l’analyse de sensibilité et l’analyse de robustesse – et la décision
concerne uniquement ce Modèle 1 et elle a été entièrement réalisée dans l’article indiqué.

Par ailleurs, trois choix de poids de pouvoir décisionnel sont suggérés (voir Vazquez,
Waaub et Ilinca, 2013b) et, par conséquent, trois modèles. Les résultats en ce qui concerne la
classification des scénarios et des coalitions des acteurs (Plan GAIA) des Modèles 2 et 3 sont
présentés dans cette même annexe (voir figures B.1 et B.2). Le Modèle 2 attribue 25 % du
pouvoir décisionnel à chaque catégorie des acteurs (privé, public, société civile et experts).
Dans le Modèle 3, 50 % du pouvoir décisionnel appartient au secteur privé, 25 % au secteur
public, 12,5 % à la société civile et le 12,5 % restant aux experts.
164

Structuration des enjeux.

À la lecture des 33 mémoires indiqués dans la méthodologie générale, et pour avoir un


premier aperçu, nous avons identifié les préoccupations qui y sont exprimées :

1. Accidents de circulation.
2. Accomplir les objectifs de production (optimiser la configuration : non pas
toutes les superficies possèdent le même potentiel éolien; par exemple, sur
65 km2 le potentiel n’est pas distribué uniformément).
3. Amélioration de l’accès routier, réaménagement des chemins, dû aux travaux
réalisés lors de la construction du parc.
4. Aménagement des paysages plutôt que protection des paysages et en
conformité avec les attentes des communautés.
5. Apparition de problèmes d’incompatibilité d’usage. En 2002, lors du premier
appel d’offres de 1000 Mégawatts d’énergie éolienne, la ville de Gaspé ne
comptait pas avec une réglementation pour encadrer l’usage éolien du
territoire.
6. Appel d’offres pour les entreprises de la région (expert-conseil).
7. Banalisation du paysage (alignement des éoliennes, lignes électriques =
structures industrielles similaires).
8. Baisse du prix des maisons (en Europe : les habitations situées à 500 m d’une
éolienne sont invendables).
9. Bonne productivité des gisements éoliens.
10. Compensation écologique (revitalisation des milieux dégradés).
11. Compensations justes pour tous – incluant l’impact visuel sur les citoyens qui
ne reçoivent pas de redevances.
12. Conflits d’usage. 1) Agriculture-éolien : clause interdisant la construction
d’un silo permettant d’alimenter des animaux près d’une éolienne;
construction d’usines sur des terres arables. 2) Tourisme-éolien : manque
d'un plan pour protéger l'industrie touristique – de haute importance
économique – qui repose sur la qualité des paysages; aperçu sommaire des
impacts potentiels des parcs éoliens sur les paysages de la Gaspésie et de
l'industrie touristique de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Dans la
période 2002-2010, les dépenses touristiques ont été de 1,9 milliard de
dollars. Pour sa part, les investissements totaux de 1000 MW éoliens (2006-
2012) sont calculés à 2,1 milliards de dollars (colloque AQPER). Il n'existe
pas d'étude d'impact visuel sur le tourisme maritime.
13. Conflits d’utilisation du territoire. (Relocalisation des résidences déjà établies
versus relocalisation des éoliennes.) (Industrie éolienne versus industrie
touristique.)
14. Connaître les besoins réels en énergie.
15. Connaissance des besoins réels en énergie. Consultation avant l’application
du développement de la filière éolienne.
16. Consultation à un niveau de planification stratégique, pas après les faits.
17. Consultation auprès des impliqués.
18. Contrats : 20 ans, pouvant être renouvelés pour aller jusqu’à 50 ans.
165

19. Crédits de carbone (cycle complet du carbone lors de toutes les étapes :
construction, opération, démantèlement).
20. Charges financières à long terme pour les municipalités : démantèlement,
enfouissement sanitaire, détérioration des routes, entretien des chemins aux
frais des contribuables.
21. Chasse : l’étude d’impact ne s’est pas intéressée ni aux orignaux ni aux
chevreuils.
22. Choix d’un partenaire privé reconnu et impliqué dans l’exploitation des parcs
éoliens.
23. Db à la distance de 200 m du sentier international des Appalaches.
24. Des lois pour exiger et non pas pour faire des recommandations ou des
suggestions au promoteur du projet = approbation du projet en vertu du plan
d’implantation et d’intégration architecturale (PIA). Respect des lois et
règlements existants (SDA, PIA, RCI éolien, RCI forêt, protection des rives,
du littoral et des plaines inondables des lacs et cours d’eau, PPMV, plan
d’urbanisme, plan d’implantation et d’intégration architecturale [articles 5 et
6 de l’objectif 2 : fils souterrains et aménagement paysager]).
25. Déversements de produits, d’huile (altération de l’eau potable).
26. Développement éolien selon les droits – ignorés – de la nation Mi’gmaq :
demande de consultation selon le protocole des Premières nations (le Plan
régional de développement du territoire public, volet éolien, ne l’a pas pris en
compte) et demande d’adaptation des consultations du BAPE au protocole de
consultation des Premières nations.
27. Développement de l’éolien sans bien connaître les besoins réels en énergie.
28. Développement d’une main-d’œuvre québécoise qualifiée dans le secteur
éolien.
29. Prise en compte d’une distance séparatrice entre les résidences et les
éoliennes.
30. Diversification des activités économiques (tourisme plus « éolien ») :
création d’usines (assemblage et fabrication de composantes).
31. Effet stroboscopique (lumière sur les pales = nausées, épilepsie chez les
personnes fragiles), donc distance séparatrice de plus de 2 km.
32. Effet sur le tissu social (après projet / balance de pouvoir / propriétaires de
terrain).
33. Élaboration d’un cadre d’implantation basé sur la protection et
l’aménagement des paysages et non sur l’exploitation de l’énergie éolienne.
34. Élaboration d’un Plan de développement éolien global. Plan d’ensemble et
des normes précises.
35. Élaboration d’un plan de paysages à conserver et mise en marche.
36. Emplois : De quels types? Dans quelles conditions salariales?
37. Éoliennes autorisées à une distance de 200 mètres du sentier international des
Appalaches.
38. Éoliennes, plus de monuments que de bâtiments.
39. Équité de traitement pour tous les propriétaires fonciers.
166

40. Établissement de la filière éolienne en région : diminution de l’exode des


personnes vers autres régions grâce aux sources de travail en région tout en
favorisant une vie sociale dynamique et le maintient des écoles.
41. Établissement d’un comité de suivi (avis public, invitation aux citoyens).
42. Étape de construction du parc : si lors de la haute saison de tourisme, il y a un
grand achalandage routier, des poids lourds, etc., et, par conséquent, perte de
revenus pour l’industrie touristique.
43. Exclusion de la nation Mi’gmaq des bénéfices de l’exploitation des
ressources naturelles.
44. Exploitation des sources alternatives d’énergie.
45. Actions pour faire connaître au promoteur les attentes de la ville à l’égard de
son projet. Inclure un chapitre sur l’usage éolien dans le PIA de la ville de
Gaspé.
46. Actions pour faire de l’éolien un attrait : zone touristique de l’énergie verte.
Une multiplicité de petits parcs sur des grandes distances attire les touristes
(Angleterre, Californie, Allemagne, France : gros parcs totalisant 1000
unités). Création des centres d’interprétation sur l’énergie éolienne.
47. Actions pour faire du Québec un chef de fille dans le secteur éolien.
48. Faisabilité du projet.
49. Actions pour favoriser des retombées locales et régionales.
50. Actions pour favoriser la création d’emplois (main-d’œuvre locale, baisse du
taux de chômage) et donner priorité aux entrepreneurs et fournisseurs locaux,
achats de biens et de services régionaux.
51. Actions pour favoriser la propriété régionale des parcs éoliens.
52. Actions pour favoriser la réalisation d’un appel d’offres régionale.
53. Actions pour favoriser le développement des parcs éoliens loin des zones
habitées, dans des sites à très faible densité de population, donc, pour
favoriser la compatibilité de la filière éolienne avec la vocation agricole du
territoire (zone peu peuplée).
54. Actions pour favoriser l’efficacité énergétique. Bonnes habitudes de
consommation d’énergie.
55. Actions pour favoriser l’information et la communication.
56. Filière compétitive au niveau économique.
57. Garantie de renonciation d’acquisition des terrains. Renonciation formelle,
dans les contrats. Explication sur les droits d’acquisition des propriétés en
vertu de l’article 1116 du Code civil.
58. Impacts électromagnétiques.
59. Implantation des éoliennes en fonction de critères architecturaux, paysagers
et même artistiques.
60. Implication avec la communauté, honnêteté, transparence. « Qualité » du
promoteur : un promoteur sur lequel la population exprime sa confiance.
61. Infrasons (bruit sourd rapproché du rythme cardiaque = irrégularité du pouls
= états anxieux).
62. Incendies.
167

63. Installation permanente distribuée en harmonie avec la topographie.


Éoliennes peu visibles (escarpement du terrain et végétation existante), elles
s’intègrent aux paysages.
64. Intégration de l’industrie éolienne au milieu local. Harmonisation du plan de
développement éolien avec celui du potentiel touristique.
65. Interférences sur le réseau de télécommunications. Signaux de télévision
perturbés.
66. L’air et l’eau sont des biens publics.
67. La protection du territoire agricole a primé la protection de l’environnement.
68. Le territoire rural est de plus en plus fragile et sensible, il a besoin d’un
aménagement structuré et structurant du territoire : consultations régionales
de grande envergure menant à des consensus pour donner une vision à court,
moyen et long terme sur le développement de la région.
69. Les éoliennes ne sont pas taxables sur le plan municipal. Montant fixé pour
les redevances (compensation annuelle et droit de bienvenue).
70. Lignes électriques à proximité du parc.
71. Manque de connaissances sur : la caractérisation de l’habitat du poisson, la
densité de la faune ailée, sur les corridors de migration des oiseaux, sur
l’inventaire d’hiver pour la faune aviaire; une meilleure connaissance de la
migration nocturne des oiseaux et des insectes, la caractérisation d’espèces
menacées ou vulnérables et d’intérêt.
72. Manque d’évaluation des impacts cumulatifs des projets éoliens (dans la
Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent).
73. Manque de génération d’emplois de haut niveau.
74. Manque de caractérisation des paysages sensibles.
75. Manque de la prise en compte des impacts de projets d’éoliennes sur
l’industrie touristique ailleurs dans le monde.
76. Manque de vue d’ensemble de l’intégration de l’éolien sur le territoire.
Manque d’un plan de développement global de l’éolien.
77. Manque d’une analyse pointue de l’impact des éoliennes sur le paysage.
Impact visuel dû à la modification du paysage, pollution visuelle.
78. Manque d’une étude d’impact des projets d’éoliennes sur l’ensemble des
paysages côtiers de l’estuaire et du golfe Saint-Laurent.
79. Manque d’une politique claire en matière d’exportation d’électricité.
80. Manque d’une vision d’ensemble et d’un plan d’intégration pour protéger les
paysages dans l’implantation de l’énergie éolienne.
81. Manque du respect des principes du développement durable.
82. Mauvais choix du site d’implantation des parcs.
83. Méconnaissance de certains sondages affirmant que les parcs éoliens dans
une région touristique reconnue pour la beauté de ses paysages sont un
facteur d’attraction négatif du point de vue des touristes. Éoliennes, attrait
touristique juste quand elles sont nouvelles.
84. Mesures adoptées pour protéger l’environnement, par exemple, réduction de
la largeur des chemins d’accès (de 35 à 24 pieds).
85. Nationalisation de l’énergie éolienne (Éole-Québec).
168

86. Manque de conservation en forêt privée de zones tampons autour du sentier


international des Appalaches.
87. Non-stipulation de clauses de confidentialité dans les contrats.
88. Optimisation du revenu de la vente de l’énergie produite.
89. Pas de grands impacts négatifs sur l’environnement. Risques
environnementaux minimes.
90. Pas de répercussions néfastes sur le site historique.
91. Pas de véritable développement de la haute technologie – fabricant de basse
technologie. Perte de budgets pour soutenir le développement de haute
technologie.
92. Parc dans un territoire peu fréquenté.
93. Patrimoine paysager. Paysage : fais partie du patrimoine et de la culture, et
constitue une ressource et un bien collectif. Les interventions sur le paysage
doivent contribuer au maintien de la qualité de vie, révéler l’identité
culturelle locale et développer un sentiment d’appartenance au milieu.
94. Pertes de superficies productives agricoles et forestières. Réalité du nord de
la Gaspésie : 80 % des terres est privé.
95. Perte directe d’habitats dans les lieux d’installation d’équipements. Manque
de caractérisation des types de superficies perdues (forêts, forêts mûres,
milieu humide, aires protégées, écosystèmes forestiers exceptionnels, etc.).
96. Pertinence de l’information avant la prise de la décision.
97. Perturbation microclimatique. Changements microclimatiques dus aux
turbulences des éoliennes qui assèchent le sol et modifient les écosystèmes.
98. Pollution auditive /Bruit des éoliennes/ Niveau d’augmentation du bruit (de
40 DB à une distance de 500 m) avec l’usure et le temps.
99. Population tardivement consultée.
100. Possible achat des terres par les compagnies.
101. Possibilité d’avantages financiers pour les institutions d’enseignement,
demande de financement pour des recherches, etc.
102. Possibilité d’identification des régions propices. Privilégier la région de
Murdochville pour implanter les mégaparcs.
103. Mis en lumière de la nature du partenariat et des redevances.
104. Préférence de l’énergie éolienne face à d’autres ressources énergétiques
polluantes. Perception favorable de l’éolien. Peu d’impacts à long terme (sauf
visuel et sur la faune aviaire).
105. Préservation de l’exploitation des ressources fauniques (chasse et pêche).
106. Priorisation des retombées communautaires.
107. Prise en compte de l’avis des experts sur les impacts réels sur le paysage.
108. Promotion d’institutions d’enseignement du secteur éolien.
109. Propriété coopérative ou régionale des parcs. Alliance entre l’entreprise
d’État et l’entreprise privée.
110. Publication des suivis.
111. Québec : des contrats avec des tarifs promoteur-propriétaire : les plus bas au
monde.
112. Redevances aux propriétaires de terrains.
113. Réduction des émissions qui provoquent les changements climatiques.
169

114. Règles à établir autant sur les terres publiques que sur les terres privées.
115. Réinvestissement en faveur de la faune : inventaires des oiseaux.
116. Relocalisation des éoliennes (non au sommet des pentes).
117. Respect de la volonté des propriétaires de terrains tout en rencontrant les
objectifs de production de l’entreprise (configuration du parc à partir des
préférences des propriétaires).
118. Respect de la qualité des paysages en bordure de la route 132 (corridor
touristique de la route 132). Aucune éolienne entre la mer ou le Saint-Laurent
et la route 132.
119. Respect des lois et normes environnementales.
120. Respect de l’optique de la Politique du Québec sur le tourisme et le
développement durable.
121. Respect des produits touristiques de la Gaspésie centrés sur l’observation du
paysage créateur d’émotion chez les touristes.
122. Respect de toutes les lois applicables au secteur éolien.
123. Respect du budget d’aménagement.
124. Retombées économiques pendant 20 années (durée de vie du projet).
125. Risque de détérioration de la qualité des sols et des eaux (déversement
d’hydrocarbures et fuites d’huile, érosion associée au réseau routier,
exploitation de gravier, construction en béton). Déforestation (accès, aires de
travail, lignes de transport d’énergie. Cimetières d’éoliennes (art. 1116 du
Code Civil du Québec : enlever les infrastructures… Sauf si lesdites
infrastructures ont plus de valeur que le terrain… = la compagnie peut
acheter le terrain pour la valeur d’évaluation et y laisser ses infrastructures).
126. Risque potentiel pour la faune (terrestre, aviaire, aquatique). Les animaux
sont plus sensibles que l’être humain aux infrasons. Faune ailée : avifaune et
chiroptères (risque de mortalité par collision et par perte d’habitat).
127. Sessions hiver / été (conditions différentes, différents impacts).
128. Suivi sur la migration des oiseaux. Suivi sur la mortalité des oiseaux.
129. Trafic lourd, vitesse excessive, poussières.
130. Traitement équitable envers toute personne, d’un projet à l’autre
(rémunération : tous sur la même base).
131. Un site patrimonial de grande valeur (phare de Pointe-à-la-Renommé) est un
produit touristique structurant pour l’économie de la région.
132. Valeur historique du paysage culturel.
133. Versements financiers aux municipalités : contribution volontaire annuelle,
fonds de visibilité de 30 000 $ aux municipalités, accord d’équité qui prévoit
les mêmes avantages si des contributions plus avantageuses sont allouées
ailleurs.
134. Voies d’accès existantes à proximité du parc.
135. Atteinte d’objectifs du protocole de Kyoto*.
136. Lutte contre les changements climatiques ((cycle de vie – bilan énergétique
de l’éolien).*
137. Quantité de CO2 évitée*.
170

Ensuite, les préoccupations ont été structurées par enjeu, dont 86 appartiennent à la
dimension socioculturelle, 34 à la dimension économique et 17 à la dimension
environnementale.

La liste des préoccupations inclut cinq reliées à la question des changements


climatiques :

1. Réduction des émissions favorables aux changements climatiques.


2. Crédits de carbone.
3. Atteinte d’objectifs du protocole de Kyoto.
4. Lutte contre les changements climatiques, efficacité par rapport au cycle de
vie – bilan énergétique – de l’éolien.
5. Quantité de CO2 évitée.

De l’avis des acteurs, la première des cinq a été réservée pour une préoccupation en
lien avec la perception de l’acceptabilité sociale. La deuxième des cinq a été réservée pour
une préoccupation concernant l’impact économique dans la communauté hôte. Les trois
dernières – en bleu – ont été classifiées dans la dimension environnementale. Cependant, à la
suite d'une discussion, la table de dialogue et négociation a décidé de ne pas les inclure dans
le choix de critères et de considérer seulement 14 préoccupations environnementales. Pour
prendre cette décision, une recherche d’informations sur le bilan énergétique de l’éolien a été
réalisée dans le Web.

Ledit bilan (énergétique incluant les émissions de CO2) est positif27 du fait que, pour
une éolienne moderne, l’énergie nécessaire à sa fabrication, son transport, son installation, sa
maintenance et son démantèlement sont récupérés en de 2 à 3 mois de fonctionnement 28.
Étant sa vie moyenne de 20 ans, le bilan énergétique de l’éolien s’avère écologique.

27
http://www.windpower.org/en/. Site Web consulté le 17 juin 2010.
28
http://www.notre-planete.info/ecologie/energie/energie_eolienne_0.php. Site Web consulté le 20 mars
2012.
171

Ce regroupement à permis d’identifier huit critères : Impact sur la santé et la sécurité,


amélioration de la qualité du paysage, prise en compte des valeurs et des besoins des
populations, perception de l’acceptabilité sociale, impact économique dans la communauté
hôte, avantages socio-économiques régionaux du projet, dégradation du milieu physique et
perte de biodiversité (voir annexe C : tableau synthèse et feuilles des critères). Finalement,
cette structuration des enjeux a été validée par les acteurs.

Par ailleurs, trois critères ont été inspirés du projet Suivi des indicateurs de
l’aménagement durable des forêts du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du
Québec (projet INDI)29, ce qui a permis de réaliser cette étape plus rapidement que prévu du
fait de compter avec des critères déjà structurés et éprouvés. Ces critères, identifiés en mauve
sont :

1. Prise en compte des valeurs et des besoins des populations


2. Avantages socio-économiques régionaux du projet
3. Perte de biodiversité

Ensuite, ces huit critères ont été précisés davantage, pour mieux représenter les
préférences des acteurs. Ainsi, l’impact sur la santé a été divisé en deux sous-critères,
l’amélioration de la qualité du paysage en trois et l’impact économique dans la communauté
hôte en trois. Cela a donné lieu à la proposition finale, qui inclut un total de 13 critères.

29
http://www.mrn.gouv.qc.ca/publications/enligne/forets/criteres-indicateurs/accueil.asp. Page Web
consultée le 17 juin 2010
172

Choix des critères.

Les 13 critères sont présentés dans le tableau B.1

Tableau B.1 Critères proposés par DEMIT, classifiés selon les dimensions du
développement durable.

SOUS-CRITÈRE
DIMENSION CRITÈRE
(devient un critère)
1. Exposition des résidences dans
1. Impact sur la santé et la le domaine du parc.
sécurité.
2. Diminution potentielle de
l’espérance de vie.
2. Amélioration de la 3. Lieux significatifs.
qualité du paysage.
4. Appartenance au territoire.
(Collaboration : Marie
Sociale

Josée Fortin, Chaire de


recherche du Canada en
développement régional 5. Devenir du paysage.
et territorial, UQAR)
3. Prise en compte des
6. Prise en compte des valeurs et
valeurs et des besoins
des besoins des populations.
des populations.
4. Perception de la non- 7. Perception de la non-
acceptabilité sociale. acceptabilité sociale.
8. Avantages financiers locaux.
5. Impact économique
9. Impact négatif potentiel sur le
Économique

dans la communauté
tourisme.
hôte.
10. Emplois.
6. Avantages socio- 11. Avantages socio-économiques
économiques régionaux régionaux du projet.
du projet.
7. Dégradation du milieu 12. Dégradation du milieu
Environnementale physique. physique.
8. Perte de la biodiversité. 13. Perte de la biodiversité.

Dans ces critères, l’exposition des résidences dans le domaine du parc fait référence
aux préoccupations concernant les résidences se trouvant à 500 m ou moins des éoliennes. La
diminution potentielle de l’espérance de vie fait référence aux préoccupations sur les
résidences à 750 m des éoliennes. Cela pour illustrer deux cas de distances séparatrices. La
première indiquée dans le Règlement de contrôle intérimaire (RCI) de la MRC de Matane –
et à l’intérieur du domaine du parc – et la deuxième, supérieure à 500 m et hors du domaine
du parc éolien. Ce critère met en évidence qu’il existe de situations tant à l’intérieur qu’à
173

l’extérieur dudit domaine. Les lieux significatifs, l’appartenance au territoire et le devenir du


paysage font référence aux multiples préoccupations exprimées à propos du paysage. La prise
en compte des valeurs et des besoins des populations fait référence à la demande
d’implication dans la prise de décision. La perception de la non-acceptabilité sociale –
perception sur la base du territoire agricole – fait référence à la concurrence de différents
projets sur un même territoire. Les avantages financiers indiquent les préoccupations
concernant la répartition des retombées aux niveaux local et régional. Finalement, la
dégradation du milieu physique et la perte de la biodiversité font référence aux
préoccupations environnementales.

Échelles de mesure.

Les échelles de mesure ont été présentées à la table de dialogue et négociation pour
leur validation. Les échelles de mesure de chaque indicateur sont présentées ici.

Il faut rappeler que :

 Le scénario 1 fait référence à l’implantation de 73 turbines de 1,5 MW chacune.


 Le scénario 2 fait référence à l’implantation de 38 turbines de 1,5 MW chacune.
 Le scénario 3 fait référence à l’implantation de 38 turbines de 3 MW chacune.
 Le scénario 4 est la non-construction du parc éolien, soit 0 turbine.

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 1 (Tableau B.2).

Critère : Exposition des résidences dans le domaine du parc, selon les distances
séparatrices.

Indicateur : Nombre de bâtiments à 500 m ou moins des éoliennes, dans le


domaine du parc.
174

Cette distance a été sélectionnée en tenant compte du RCI de Matane (RCI 220-3-
2007) qui, à la page 4, dit : « En dehors des périmètres d’urbanisation, toute éolienne doit être
située à au moins 500 mètres de toute résidence et aucune nouvelle résidence ne peut être
implantée dans cette bande de protection de 500 mètres ».

Ensuite, grâce à une requête spatiale et à la base de données créée, on a comptabilisé,


dans le domaine du parc et pour chaque scénario, le nombre de bâtiments ne respectant pas
cette distance. Pour le scénario 1, quant à l’emplacement de 73 turbines de 1,5 MW c/u, on en
trouve 7 (voir annexe D1). Un total de 158 bâtiments se trouvent dans le domaine du parc
(voir annexe D2).

Des 7 bâtiments trouvés, pour valoriser les écarts, un facteur égal à 22,57 a été utilisé
pour associer l’échelle au nombre total de bâtiments qui se trouvent dans le domaine du parc,
soit 158 (7*22,57= 158). Il s’agit d’un facteur symbolique concernant le total des bâtiments
dans le domaine du parc.

Il est important de souligner que le parc éolien qui fait l’objet du test de l’approche
DEMIT –Baie-des-Sables – a été mis en opération en novembre 200630 et que, dans son étude
d’impact sur l’environnement, à la page 3-2, on peut lire : « L’emplacement des turbines
respecte les distances minimales suivantes :… 500 mètres de toute résidence » (Cartier
énergie éolienne, Pesca Environnement et Hélimax Énergie, 2004).

La contradiction entre ce qui est dit dans l’étude d’impact (0) et les sept bâtiments
trouvés dans la couche provenant de la carte topographique 22B12-0201 pourrait venir d’une
actualisation de l’information de 2005 à l’année de l’achat de la carte – 2010 – ou du fait que
les bâtiments indiqués dans la carte 22B12-0201 ne soient pas des résidences. Cependant,
pour ces 7 bâtiments trouvés, ladite carte indique – dans la description – « Bâtiment ». En
raison des limites de cette recherche, aller sur le terrain pour les vérifier n’était pas une option
envisageable. En conséquence, les sept bâtiments identifiés dans la requête spatiale ont été
considérés.

30
http://www.cartierenergie.com/cartier-energie.aspx?sec=7, page d’internet consultée le 18 mars 2013.
175

Ainsi, la division de l’échelle de cet indicateur, qui varie de 0 à 158, est définie comme
suit et avec un écart quasi proportionnel de 50 unités :

Tableau B.2 Construction des échelons pour évaluer le critère 1 « diminution


potentielle de l’espérance de vie »

Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4

Nombre de résidences 158 0 0 0

ÉCHELLE

Aucun : 0

Bas : 50

Moyen : 100

Haut : 158

Il s’agit donc d’une échelle quantitative sur la base exclusive d’une analyse spatiale.

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 2 (Tableau B.3).

Critère : Diminution potentielle de l’espérance de vie.

Indicateur : Nombre de bâtiments à 750 m des éoliennes

Pour construire cette échelle, toutes les résidences dans un rayon de 750 m des
éoliennes – peu importe qu’elles soient incluses ou non dans le domaine du parc – sont
considérées. Cette distance, arbitraire dû aux limites de cette recherche, illustre le cas d’une
distance supérieure au RCI de Matane et reflète les préoccupations exprimées dans les
mémoires des audiences publiques sur ce parc. D’après la requête spatiale faite, un total de
176

150 bâtiments est concerné pour le scénario 1 (voir annexe D4). Le total pour les scénarios 2
et 3 est de 78 bâtiments chacun (résultat non illustré sur une carte du fait que c’est la même
procédure que pour le scénario 1). La division de l’échelle varie donc entre 0 et 150 unités,
avec un écart quasi proportionnel de 38 unités.

Tableau B.3 Construction des échelons pour évaluer le critère 2 « lieux


significatifs »

Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4


1 7 7
Nombre de résidences 150 78 78 0

ÉCHELLE

Aucun : 0

Bas : 40

Moyen : 78

Haut : 150

Ainsi, il s’agit d’une échelle quantitative sur la base exclusive d’une analyse spatiale.

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 3.

Critère : Lieux significatifs.

Indicateur : Poursuite des pratiques dans les lieux significatifs.


177

ÉCHELLE.

1. Non

2. Oui, dans peu d’endroits

3. Oui, dans la plupart des endroits

4. Oui, dans tous les endroits

Il s’agit d’une échelle qualitative – transposée à des valeurs numériques – représentant


quatre manières différentes, dont la construction des scénarios du parc éolien changerait – ou
non – les pratiques habituelles dans des lieux représentatifs pour la population. Ces pratiques
représentent le vécu dans le territoire et son utilisation matérielle.

Les échelons de 1 à 4, en nombre réduit et pair, ont été sélectionnés afin d’obliger à
prendre nettement une position. D’abord, il s’agit d’une décision oui/non pour ensuite noter
la force du oui.

Échelle mesure de l’indicateur du critère 4.

Critère : Appartenance au territoire.

Indicateur : Continuité du sentiment d’appartenance et capacité à s’identifier au


territoire

ÉCHELLE

1. Non

2. Bas

3. Moyen

4. Haut
178

Il s’agit d’une échelle qualitative – transposée à des valeurs numériques – représentant


quatre manières différentes, dont la construction des scénarios du parc éolien changerait – ou
non – les liens culturels établis dans le territoire.

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 5.

Critère : Devenir du paysage.

Indicateur : Confiance à ce que les autorités ont la capacité de maîtriser le


devenir du paysage vu comme bien collectif.

ÉCHELLE

1. Non

2. Bas

3. Moyen

4. Haut

Il s’agit d’une échelle qualitative – transposée à des valeurs numériques – représentant


quatre différentes manières dont, dû à des conditions sociopolitiques spécifiques, la
construction d’un ou d’autres scénarios du parc éolien impacteront – ou non – la qualité du
paysage. Il s’agit donc de la sphère sociopolitique du paysage.

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 6.

Critère : Prise en compte des valeurs et des besoins des populations

Indicateur : Stabilité de la collectivité


179

Comme indiqué dans Vazquez, Waaub et Ilinca, 2013b, pour l’identification


d’indicateurs, les 12 conclusions des rapports du BAPE pour la période 1997-2010 ont été
analysées. Dans ces conclusions, les observations suivantes sont faites sur ces projets éoliens
proposés : certaines modifications à apporter, réalisation souhaitable, mais des mesures à
prendre, acceptable avec des conditions à respecter, le rendre acceptable, ne peut pas être
réalisé, proposer un projet socialement plus acceptable, réaliser une variante de la
configuration du parc, apporter des améliorations, référendum à privilégier (plan social),
référendum à considérer (plan social) et pas d’objections majeures dans le milieu
d’insertion.

Il a été observé que, entre 1997 et 2010, les conclusions des rapports du BAPE au sujet
des projets éoliens portaient, en général, sur la façon de dissiper les incertitudes concernant
des enjeux majeurs. En 2006, un projet a été effectué en contravention de la réglementation
en vigueur de la MRC correspondante. En 2010, il est indiqué que des projets sont
acceptables sur le plan biophysique et économique. Par contre, une problématique
particulière a été identifiée sur le plan social, et on peut y rencontrer les expressions : impact
psychosocial, détérioration des relations entre partisans et opposants du projet, réalisation de
référendum pour connaître la position réelle de la population sur le projet. Ainsi, les
expressions retrouvées dans ces conclusions au sujet des inconforts de la population ont été
prises en compte pour construire cette échelle.

ÉCHELLE (d’après les conclusions des rapports des projets éoliens du BAPE)

1. Détérioration des relations entre les citoyens et division de la communauté

2. Tension dans la communauté avec sentiment d’injustice et d’iniquité

3. Population inquiète

4. Aucune tension

Ainsi, pour mesurer ce critère 6, une autre échelle qualitative a été créée – transposée à
des valeurs numériques – représentant quatre différentes manières dont la construction d’un
180

ou d’autres scénarios du parc éolien affecteraient – ou non – la stabilité de la collectivité hôte


du projet éolien.

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 7 (Tableau B.4).

Critère : Perception de la non-acceptabilité sociale.

Indicateur : Superficie des terres agricoles touchées.

Ces superficies touchées correspondent à l’emplacement de la turbine, aux chemins


d’accès et à l’électrification souterraine. Bien qu’il existe d’autres activités, ces trois sont
considérées comme celles requérant le plus d’espace pour le projet éolien et ils sont décrits
comme suit :

 L’emplacement de la turbine : celui-ci nécessitant de recevoir la plateforme de grue


et le socle de béton, superficie approximative de 100x200 m2 (Cartier énergie éolienne, Pesca
Environnement et Hélimax Énergie, 2004, p. 3-8).
 La route à construire – chemin d’accès : requiert une bande de 10 m. (Cartier énergie
éolienne, Pesca Environnement et Hélimax Énergie, 2004, p. 3-9).
 L’électrification souterraine : requiert une bande de 8 m. (Cartier énergie éolienne,
Pesca Environnement et Hélimax Énergie, 2004, p. 3-9).

La construction de cette échelle tient compte de ces trois considérations afin


d’illustrer une façon d’aborder cette préoccupation. Par ailleurs, il faut remarquer que
l’étude d’impact sur l’environnement de ce parc indique que « plus de 95 % » de la
superficie agricole touchée à cause de l’emplacement de la turbine sera remise en
production « dès la deuxième année » (page 5-26). Cependant, en raison des limites
de cette recherche, aucune considération à ce sujet – remise en production dans la
durée de vie du projet – ne sera faite, et les résultats directs de l’analyse spatiale
seront utilisés pour construire les échelons.
181

Tableau B.4 Construction des échelons pour évaluer le critère 7 « perception de la


non-acceptabilité sociale »

Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4


TOTAL
superficie touchée 159 84 108 0
(ha)

ÉCHELLE

1. Aucune : 159

2. Bas : 108

3. Moyen : 84

4. Haut : 0

Ainsi, les échelons correspondent à chacune des superficies comptabilisées. Un écart


de quasi 40 unités est observé.

Il s’agit donc d’une échelle quantitative sur la base d’une analyse spatiale et d’un
classeur Excel pour comptabiliser les superficies (voir annexe D5 pour la carte et annexe E1
pour les calculs). Les résultats des scénarios 2 et 3 ne sont pas illustrés sur une carte du fait
que c’est la même procédure que pour le scénario 1.

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 8 (Tableau B.5).

Critère : Avantages financiers locaux

Indicateur : Montant total potentiel des avantages financiers (municipalité et


citoyens)
182

Tableau B.5 Construction des échelons pour évaluer le critère 8 « avantages


financiers locaux »

Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4


3
TOTAL ($ x 10 ) 139,5 87 144 0

ÉCHELLE

Aucun : 0

Bas : 87

Moyen : 110

Haut : 144

Ainsi, il s’agit d’une échelle quantitative sur la base d’une analyse de coûts par année.
La base de ce coût est de 1000 $ par mégawatt auquel s’ajoute un fond de visibilité de 30
000 $ par année (voir annexe E2). Cette base illustre une façon de procéder au calcul des
avantages financiers potentiels, mais d’autres bases auraient pu être prises en compte en
incluant des montants spécifiques pour les loyers aux propriétaires des terrains.

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 9 (Tableau B.6).

Critère : Impact négatif potentiel sur le tourisme

Indicateur : Impact dans le paysage pour l’écotourisme


183

Tableau B.6 Construction des échelons pour évaluer le critère 9 « impact négatif
potentiel sur le tourisme »

Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4

Impact 329 175 175 0

Le parc éolien Baie-des-Sables s’étend sur deux catégories de paysage : Les-terrasses


et Les-Couteaux-et-collines (Ruralys et al., 2008). Les nombres d’éoliennes sur l’une et
l’autre ont directement été comptabilisés sur l’Atlas contenu dans son DVD
didactique, ensuite multipliés par un facteur de qualité esthétique (voir annexe E3).

ÉCHELLE

Aucun : 0

Bas : 90

Moyen : 175

Haut : 329

Il s’agit d’une échelle quantitative sur la base d’une analyse spatiale et d’un autre sur
classeur Excel, tout en considérant des catégories de paysage.

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 10 (Tableau B.7).

Critère : Emplois

Indicateur : Nombre potentiel d’emplois locaux


184

Tableau B.7 Construction des échelons pour évaluer le critère 10 « emplois »

Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4


Total 160 78 106 0

ÉCHELLE

Aucun : 0

Bas : 78

Moyen : 106

Haut : 160

Il s’agit d’une échelle quantitative sur la base d’une analyse sur classeur Excel, en
considérant le nombre moyen de travailleurs en période de construction et le nombre
d’employés en période d’exploitation (voir annexe E4).

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 11 (Tableau B.8).

Critère : Avantages socio-économiques régionaux

Indicateur : Investissement dans la région

Tableau B.8 Construction des échelons pour évaluer le critère 11 « avantages


socio-économiques régionaux »

Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4

Total (M $) 98,4 51,18 102,42 0


185

ÉCHELLE

Aucun : 0

Bas : 51,2

Moyen : 98,4

Haut : 102,4

Il s’agit d’une échelle quantitative sur la base d’une analyse sur classeur Excel, en
considérant un pourcentage de l’investissement total en dépenses dans la région l’accueillant
(voir annexe E5).

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 12 (Tableau B.9).

Critère : Dégradation du milieu physique

Indicateur : Superficies de sol sensible touchées

Tableau B.9 Construction des échelons pour évaluer le critère 12 « dégradation du


milieu physique »

Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4


Total (m2)
80 0 0 0

ÉCHELLE (m2x103)

Aucun : 0

Bas : 20

Moyen : 40

Haut : 80
186

Il s’agit d’une échelle quantitative sur la base d’une analyse spatiale pour repérer le
nombre d’éoliennes dans la catégorie Sol sensible et d’un classeur Excel pour comptabiliser
les superficies (voir annexe C6 pour la carte et annexe E6 pour les calculs).

Échelle de mesure de l’indicateur du critère 13 (Tableau B.10).

Critère : Dégradation de la biodiversité

Indicateur : Superficies de flore et faune touchées

Tableau B.10 Construction des échelons pour évaluer le critère 13 « dégradation de


la biodiversité »

Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4


Total
460 220 220 0
(m2x103)

ÉCHELLE (x 103)

Aucun : 0

Bas : 110

Moyen : 220

Haut : 460

Il s’agit d’une échelle quantitative sur la base d’une analyse spatiale pour repérer le
nombre d’éoliennes dans les zones de cédrières, d’érablières, de forêts de feuillus mixtes et
de forêts de résineux mixtes et d’un classeur Excel pour comptabiliser les superficies (voir
annexe D7 pour la carte et annexe E7 pour les calculs).
187

Paramètres associés à la matrice d’évaluation.

Les résultats concernant les paramètres associés à la matrice d’évaluation (type,


mix/max, fonction, Abs/Rel, préférence et pondération de critères) sont présentés dans le
tableau B.11.

Tableau B.11 Paramètres à déterminer dans le logiciel D-Sight.

Critère Type Min/Max Fonction Abs/Rel Préfér.


Exposition des résidences Pair Wise Minimiser V-Shape Absolue 158

Diminution potentielle de Pair Wise Minimiser V-Shape Absolue 150


l’espérance de vie

Pondération différente pour chaque acteur


Lieux significatifs Pair Wise Maximiser Usual Absolue

Appartenance au territoire Pair Wise Maximiser Usual Absolue


Sociale

Devenir du paysage Pair Wise Maximiser Usual Absolue

Prise en compte des valeurs Pair Wise Maximiser Usual Absolue


et des besoins des
populations

Perception de la non- Pair Wise Minimiser V-Shape Absolue 157


acceptabilité sociale

Avantages financiers locaux Pair Wise Maximiser V-Shape Absolue 144


Économique

Impact négatif potentiel sur le Pair Wise Minimiser V-Shape Absolue 329
tourisme

Emplois Pair Wise Maximiser V-Shape Absolue 160

Avantages socio- Pair Wise Maximiser V-Shape Absolue 102


économiques régionaux du
projet
Environ.

Dégradation du milieu Pair Wise Minimiser V-Shape Absolue 100


physique

Perte de la biodiversité Pair Wise Minimiser V-Shape Absolue 460

La pondération des critères est présentée dans le tableau B.12.


188

Tableau B.12 Construction des systèmes de préférence des acteurs au moyen de la


pondération des dimensions des critères.

Pondération des critères


Dimension du
Acteurs
critère
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Sociale 0,40 0,30 0,50 0,25 0,30 0,35 0,35 0,10 0,55 0,40 0,45
Environnementale 0,40 0,40 0,15 0,30 0,30 0,15 0,25 0,10 0,15 0,40 0,25
Économique 0,20 0,30 0,35 0,45 0,40 0,50 0,40 0,80 0,30 0,20 0,30
Total 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00

Module SIG participatif

La base de données contient 36 couches d’information géoréférencée (voir tableau


B.13). Ces couches ont été créées à partir de la carte topographique 22B12-0201 et des cartes
rendues publiques sur le site Internet du BAPE dont nous avons considéré les cartes sur la
nouvelle configuration de l’emplacement des éoliennes. C’est pourquoi la base de données
contient des couches numériques (carte topographique) et numérisées (à partir de PDF de
documents publics). Ces couches ont modélisé le problème et ont permis l’analyse de
l’information disponible, l’échange d’idées entre les acteurs, la création des scénarios et la
réalisation de différentes cartes thématiques.
189

Tableau B.13 Base de données réalisée pour le test de DEMIT

COUCHES CRÉES DANS LE MODULE SIG PARTICIPATIF


SYSTÈME DE
ITEM NATURE DESCRIPTION TYPE STYLE
COORDONNÉES
1 Numérisation Agriculture dans le domaine du parc NAD 1983 MTM 6 Vecteur Polygone
2 Numérique Bâtiments NAD 1983 MTM 6 Vecteur Point
3 Numérique Bâtiments dans domaine du parc NAD 1983 MTM 6 Vecteur Point
4 Numérisation Boisée NAD 1983 MTM 6 Vecteur Polygone
5 Numérisation Camping NAD 1983 MTM 6 Vecteur Point
6 Numérisation Classification gisement éolien NAD 1983 MTM 6 Vecteur Polygone
7 Numérique Chemin de fer NAD 1983 MTM 6 Vecteur Ligne
8 Numérisation Diversité oiseaux NAD 1983 MTM 6 Vecteur Point
9 Numérisation Domaine du parc NAD 1983 MTM 6 Vecteur Polygone
10 Numérisation Électrification souterraine dans agricole NAD 1983 MTM 6 Vecteur Ligne
scénario 1
11 Numérisation Électrification souterraine dans agricole NAD 1983 MTM 6 Vecteur Ligne
scénario 2
12 Numérisation Électrification souterraine dans agricole NAD 1983 MTM 6 Vecteur Ligne
scénario 3
13 Numérisation Électrification souterraine NAD 1983 MTM 6 Vecteur Ligne
14 Numérique Hydrologie NAD 1983 MTM 6 Vecteur Polygone
15 Numérisation Milieu sensible dépôt mince NAD 1983 MTM 6 Vecteur Polygone
16 Numérisation Piste motoneige NAD 1983 MTM 6 Vecteur Ligne
17 Numérisation Piste ski de fond NAD 1983 MTM 6 Vecteur Ligne
18 Numérisation Route à construire dans agricole NAD 1983 MTM 6 Vecteur Ligne
scénario 1
19 Numérisation Route à construire dans agricole NAD 1983 MTM 6 Vecteur Ligne
scénario 12
20 Numérique Routes (132 et 297) NAD 1983 MTM 6 Vecteur Ligne
21 Numérique Tampon bâtiments 500 m. NAD 1983 MTM 6 Vecteur Polygone
22 Numérique Tampon bâtiments 750 m. NAD 1983 MTM 6 Vecteur Polygone
23 Numérique Tampon divers éléments (1000, 1500 et NAD 1983 MTM 6 Vecteur Polygone
3000 m.)
24 Numérisation Scénario 1 NAD 1983 MTM 6 Vecteur Point
25 Numérisation Scénario 2 NAD 1983 MTM 6 Vecteur Point
26 Numérisation Scénario 3 NAD 1983 MTM 6 Vecteur Point
190

Module Implication contributive des acteurs.

Quant aux résultats sur les 11 acteurs participants, ils sont répartis dans les quatre
catégories de la manière suivante :

 Secteur public : deux participants


 Secteur privé : deux participants
 Société civile : quatre participants
 Experts : trois participants

La participation de chaque acteur dans chaque étape de DEMIT a déjà été abordée dans
Vazquez, Waaub et Ilinca, 2013b.

Classification des scénarios et Plan GAIA (Global Visual Analysis) des modèles 2 et 3.

Les résultats du modèle 1 ont été détaillés dans Vazquez, Waaub et Ilinca, 2013b.

Ici, nous présentons les résultats concernant la classification et le plan GAIA des
modèles 2 et 3. Les quatre scénarios à classer sont :

 Scénario 1 : 73 turbines de 1,5 MW chacune

 Scénario 2 : 38 turbines de 1,5 MW chacune

 Scénario 3 : 38 turbines de 3 MW chacune

 Scénario 4 : 0 turbine
191

Classification des scénarios des modèles 2 et 3 (Figures B.1 et B.2).

0.3
Classification des scénarios: Modèle 2
0.2
0.21
0.16
0.1

0 -0.03

-0.1

-0.2
Poids de pouvoir décisionnel de 25% pour
-0.3 -0.35 chacune des quatre catégories d'acteur

-0.4
Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4

Figure B.1 Classification des scénarios du modèle 2

Nous observons, dans la figure 3.1 : à égale répartition du pouvoir décisionnel entre les
acteurs, le scénario 3 est préféré (construction du parc en changeant la technologie pour
réduire le nombre d’éoliennes tout en respectant les objectifs de production de l’investisseur
du projet). Bien que le scénario 4 (non-construction du parc et, donc, aucune éolienne à
implanter) soit aussi préféré, une négociation s’avère un outil pour concrétiser la construction
du scénario 2 tout en intégrant les préoccupations représentées dans la note de 0,16 octroyée
au scénario 4.
0.3 192
Classification des scénarios: Modèle 3
0.25
0.27
0.2
0.15
0.1
0.05
0 -0.05 -0.06
-0.05
-0.1
-0.17
-0.15
-0.2
Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4

Figure B.2 Classification des scénarios du modèle 3

Nous observons dans la figure B.2 que, pour un pouvoir de décision favorisant
davantage l’investisseur du projet, un scénario permettant la construction du parc est
largement préféré. Par rapport au modèle 2, la note du scénario de non-construction est
réduite de 22 unités.

Note

Le logiciel D-Sight présente les rangements partiels (permettant l’incomparabilité entre


les scénarios) par acteur et non pas de façon globale. Étant donné le caractère anonyme de la
participation au test, ces rangements partiels par acteurs ne sont pas présentés dans ce
document. Néanmoins, en présence des acteurs participants, plusieurs outils D-Sight ont été
utilisés pour éclairer la décision et l’analyse des résultats, tels que : Walking Weights,
Profiles-Bar ou Promethee I Diamond.
193

Plan GAIA du modèle 2 : coalition des acteurs et axe de décision.

Le plan GAIA sert à représenter et à structurer le problème en deux dimensions, pour


une compréhension plus éclairée des enjeux. Les figures 3 et 4 montrent que l’axe de
décision (en rouge) est plus près du promoteur du projet au fur et à mesure que celui-ci
possède plus de pouvoir décisionnel, en s’approchant, nettement, du scénario 3.
De plus, on observe que le scénario 4, non-construction du parc, s’oppose au
promoteur. De plus, le promoteur du projet est éloigné des autres acteurs, lesquels semblent
former un regroupement plus uniforme. Bien que certains d’entre eux se trouvent près de
l’axe de décision – et donc du scénario 3 – d’autres sont plus près du scénario 4 (non-
construction du parc). Par ailleurs, la coalition des acteurs ne change pas selon un poids
décisionnel différent; ce poids influe uniquement sur la position de l’axe de décision.

Figure B.3 Plan GAIA du modèle 2 : position de l’axe de décision pour un pouvoir
décisionnel de 25 % par catégorie d’acteur. Interprétée de View Global Results
194

Figure B.4 Plan GAIA du modèle 3 : position de l’axe de décision pour un pouvoir
décisionnel de 40 % pour le promoteur du projet. Interprétée de View Global Results

La distribution des alternatives sur les deux dimensions montre que les scénarios 1 et
2, qui se trouvent dans le même quadrant, ont certaines ressemblances. Par contre, leur
éloignement dans le cas des scénarios 3 et 4 indique une différence significative. La longueur
de l’axe de décision, large, montre une décision solide.
ANNEXE C

CONSTRUCTION DES CRITÈRES

Code couleur :

Vert : préoccupations exprimées dans les mémoires déposés auprès du BAPE, en 2005.
Rouge : préoccupations exprimées dans les mémoires déposés auprès du BAPE, en 2005.

Bleu : préoccupations exprimées dans le test de DEMIT, dans la période 2010 - 2011.
Orange : enjeux du promoteur exprimés lors de la réalisation du test, en 2010 et 2011.

Mauve : critères inspirés du projet INDI du MRN-Québec, pour l’aménagement durable des
forêts.
196

Tableau C.1 Regroupement des préoccupations sur la santé et la sécurité

ENJEU SOCIOCULTUREL (+) (-) PROMOTEUR TEST TOTAL

CRITÈRE 1 : IMPACT SUR LA SANTÉ ET 8 1 9


LA SÉCURITÉ (MINIMISER)
ENJEU
1 Accidents de circulation.

2 Déversements de produits, d’huile (altération de l’eau potable).

3 Effet stroboscopique (lumière sur les pales = nausées, épilepsie chez les personnes fragiles), donc
distance séparatrice de plus de 2 km.

4 Infrasons (bruit sourd rapproché du rythme cardiaque = irrégularité du pouls = états anxieux).

5 Incendies.

6 Pollution auditive /bruit des éoliennes/ niveau d’augmentation du bruit (de 40 db à une distance
de 500 m) avec l’usure et le temps.

7 Sessions hiver / été.

8 Trafic lourd, vitesse excessive, poussières.

9 Impacts électromagnétiques.
197

Tableau C.2 Regroupement des préoccupations sur l’amélioration de la qualité du


paysage

ENJEU SOCIOCULTUREL (+) (-) PROMOTEUR TEST TOTAL


CRITÈRE 2 : AMÉLIORATION DE LA 7 13 20
QUALITÉ DU PAYSAGE (MAXIMISER)
ENJEU
1 Élaboration d’un plan de paysages à conserver et mise en marche.
2 Éoliennes, plus de monuments que de bâtiments.
3 Installation permanente distribuée en harmonie avec la topographie. Éoliennes peu visibles
(escarpement du terrain et végétation existante), elles s’intègrent aux paysages.
4 Pas de répercussions néfastes sur le site historique.
5 Possibilité d’identification des régions propices. Privilégier la région de Murdochville pour
implanter les mégaparcs.
6 Prise en compte de l’avis des experts sur les impacts réels sur le paysage.
7 Relocalisation des éoliennes (non au sommet des pentes).
8 Aménagement des paysages plutôt que protection des paysages et en conformité avec les attentes
de la diversité des communautés.
9 Banalisation du paysage (alignement des éoliennes, lignes électriques = structures industrielles
similaires).
10 Conflits d’utilisation du territoire. (relocalisation de résidences déjà établies vs relocalisation des
éoliennes.) (Industrie éolienne vs industrie touristique).
11 Élaboration d’un cadre d’implantation basé sur la protection et l’aménagement des paysages et
non sur l’exploitation de l’énergie éolienne.
12 Implantation des éoliennes en fonction de critères architecturaux, paysagers et même artistiques.
13 Manque de la caractérisation de paysages sensibles.
14 Manque d’une analyse pointue de l’impact des éoliennes sur le paysage. Impact visuel dû à la
modification du paysage, pollution visuelle.
15 Manque d’une étude d’impact des projets d’éoliennes sur l’ensemble des paysages côtiers de
l’estuaire et du golfe Saint-Laurent.
16 Manque d’une vision d’ensemble et d’un plan d’intégration pour protéger les paysages dans
l’implantation de l’énergie éolienne.
17 Patrimoine paysager. Paysage : fait partie du patrimoine, de la culture et constitue une ressource
et un bien collectif. Les interventions sur le paysage doivent contribuer au maintien de la qualité
de vie, révéler l’identité culturelle locale et développer un sentiment d’appartenance au milieu.
18 Respect de la qualité des paysages en bordure de la route 132 (corridor touristique de la
route 132). Aucune éolienne entre la mer ou le Saint-Laurent et la route 132.
19 Règles à établir autant sur les terres publiques que sur les terres privées.
20 Valeur historique du paysage culturel.
198

Tableau C.3 Regroupement des préoccupations sur la prise en compte des valeurs
et des besoins des populations

ENJEU SOCIOCULTUREL (+) (-) PROMOTEUR TEST TOTAL


CRITÈRE 3 : PRISE EN COMPTE DES VALEURS
ET DES BESOINS DES POPULATIONS 9 14 3 3 29
(MAXIMISER)
ENJEU
1 Établir la filière éolienne en région : diminution de l’exode des personnes vers autres régions grâce aux
sources de travail en région tout en favorisant une vie sociale dynamique et le maintient des écoles.
2 Établissement d’un comité de suivi (avis public, invitation aux citoyens).
3 Équité de traitement pour tous les propriétaires fonciers.
4 Faire connaître au promoteur les attentes de la ville à l’égard de son projet. Inclure un chapitre sur
l’usage éolien dans le PIA de la ville de Gaspé.
5 Favoriser le développement des parcs éoliens loin de zones habitées, dans des sites à très faible densité
de population, donc, favoriser la compatibilité de la filière éolienne avec vocation agricole tu territoire
(zone peu peuplée).
6 Favoriser l’information et la communication.
7 Implication avec la communauté, honnêteté, transparence. « qualité » du promoteur : un promoteur sur
lequel la population exprime la confiance.
8 Non-stipulation de clauses de confidentialité dans les contrats.
9 Promotion d’institutions d’enseignement du secteur éolien.
10 Apparition de problèmes d’incompatibilité d’usage. En 2002, lors de l’annonce des 1000 mégawatts, la
ville de Gaspé ne comptait pas avec une réglementation pour encadrer l’usage éolien du territoire.
11 Consultation à un niveau de planification stratégique, pas après les faits.
12 Contrats : 20 ans avec possibilité de renouvellement de jusqu’à 50 ans.
13 Db à la distance de 200 m du sentier international des Appalaches.
14 Exclusion de la nation mi’gmaq des bénéfices de l’exploitation des ressources naturelles tandis que la
Gaspé fait partie du territoire mi’gmaq.
15 Des lois pour exiger et non pas pour faire de recommandations ou de suggestions au promoteur du projet
= approbation du projet en vertu du plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIA).
Respect des lois et règlements existants (SDA, PIA, RCI éolien, RCI forêt, protection des rives, du
littoral et des plaines inondables des lacs et cours d’eau, ppmv, plan d’urbanisme, plan d’implantation et
d’intégration architecturale [articles 5 et 6 de l’objectif 2 : fils souterrains et aménagement paysager].
199

ENJEU SOCIOCULTUREL [SUITE]


CRITÈRE 3 : PRISE EN COMPTE DES VALEURS ET DES BESOINS DES
POPULATIONS [MAXIMISER]
ENJEU
16 Développement éolien selon les droits – ignorés – de la nation mi’gmaq : demande
de consultation selon le protocole des premières nations [le plan régional de
développement du territoire public, volet éolien, ne l’a pas pris en compte] et
demande d’adaptation de consultations du BAPE au protocole de consultation des
premières nations.
17 Distance séparatrice des éoliennes [2 km et demi pour éviter l’effet stroboscopique].
18 Éoliennes autorisées à une distance de 200 mètres du sentier international des
Appalaches.
19 Garantie de renonciation d’acquisition des terrains. Renonce formelle dans les
contrats de droits de propriété superficiaire à acquérir les propriétés en vertu de
l’article 1116 du code civil.
20 Interférences sur le réseau de télécommunications. Signaux de télévision perturbés.
21 Mauvais choix de site d’implantation des parcs.
22 Ne pas conserver en forêt privée de zones tampons autour du sentier international
des Appalaches.
23 Population tardivement consultée.
24 Effet sur le tissu social [après projet / balance de pouvoir / propriétaires de
terrains…].
25 Pertinence de l’information avant la prise de la décision.
26 Possible achat des terres par les compagnies.
27 Respect de toutes les lois applicables au secteur éolien.
28 Respecter la volonté des propriétaires terrains tout en atteignant les objectifs de
production de l’entreprise [configuration du parc à partir des préférences des
propriétaires].
29 Traiter les personnes de façon équitable, d’un projet à l’autre [rémunération : tous
sur la même base].
200

Tableau C.4 Regroupement des préoccupations sur la perception de l’acceptabilité


sociale

ENJEU SOCIOCULTUREL [+) [-) PROMOTEUR TEST TOTAL


CRITÈRE 4 : PERCEPTION DE 14 13 1 28
L’ACCEPTABILITÉ SOCIALE
[MINIMISER]
ENJEU
1 Choix d’un partenaire privé reconnu et impliqué dans l’exploitation des parcs éoliens.
2 Connaître les besoins réels en énergie. Pas de pénurie d’électricité ici, on n’est pas si pressé.
3 Consultation avant l’application du développement de la filière éolienne.
4 Élaboration d’un plan de développement éolien global. Plan d’ensemble et des normes
précises.
5 Exploitation des sources alternatives d’énergie.
6 Faire du Québec un chef dans le secteur éolien.
7 Faire de l’éolien un attrait : zone touristique de l’énergie verte. Une multiplicité de petits
parcs sur des grandes distances attire les touristes [Angleterre, Californie, Allemagne,
France : gros parcs totalisant 1000 unités]. Création des centres d’interprétation sur l’énergie
éolienne.
8 Favoriser l’efficacité énergétique. Bonnes habitudes de consommation d’énergie.
9 Intégration de l’industrie éolienne au milieu local. Harmonisation du plan de développement
éolien avec celui du potentiel touristique.
10 Préférence de l’énergie éolienne face à d’autres ressources énergétiques polluantes.
Perception favorable de l’éolien. Peu d’impacts à long terme [sauf visuel et faune aviaire].
11 Propriété coopérative et/ou régionale des parcs. Alliance entre l’entreprise d’État et
l’entreprise privée.
12 Respect des produits touristiques de la Gaspésie centrés sur l’observation du paysage créateur
d’émotion chez les touristes.
13 Respect de l’optique de la politique du Québec sur le tourisme et le développement durable.
14 Réduire les émissions favorables aux changements climatiques.
15 Conflits d’usage. 1) agriculture-éolien : clause interdisant la construction d’un silo permettant
d’alimenter des animaux près d’une éolienne; construction d’usines sur des terres arables. 2)
tourisme-éolien : absence d'un plan pour protéger l'industrie touristique – de haute
importance économique – qui repose sur la qualité des paysages; aperçu sommaire des
impacts potentiels des parcs éoliens sur les paysages de la Gaspésie et de l'industrie
touristique de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Dans la période 2002-2010, les dépenses
touristiques ont été de 1,9 milliard de dollars. Pour sa part, les investissements totaux de
1000 MW éoliens (2006-2012) sont calculés à 2,1 milliards de dollars (colloque AQPER). Il
n'existe pas d'étude d'impact visuel sur le tourisme maritime.
201

ENJEU SOCIOCULTUREL (SUITE)


CRITÈRE 4 : PERCEPTION DE L’ACCEPTABILITÉ SOCIALE (MAXIMISER)
ENJEU
16 Consultation auprès des impliqués.
17 Développement de l’éolien sans bien connaître les besoins réels en énergie.
18 Étape de construction du parc : si lors de la session de haut tourisme = achalandage
routier, poids lourds, etc., et donc perte de revenus pour l’industrie touristique.
19 L’air, l’eau sont des biens publics.
20 Le territoire rural est de plus en plus fragile et sensible, il a besoin d’un
aménagement structuré et structurant du territoire : consultations régionales de
grandes envergures menant à consensus pour donner une vision à court, moyen et
long terme le développement de la région.
21 Manque d’évaluation des impacts cumulatifs des projets éoliens (dans la Gaspésie et
dans le Bas-Saint-Laurent).
22 Manque de la prise en compte des impacts de projets d’éoliennes sur l’industrie
touristique ailleurs dans le monde.
23 Manque du respect des principes du développement durable.
24 Manque d’une politique claire en matière d’exportation d’électricité.
25 Manque de vue d’ensemble de l’intégration de l’éolien sur le territoire. Manque d’un
plan de développement global de l’éolien.
26 Méconnaissance de certains sondages affirmant que les parcs éoliens dans une région
touristique reconnue pour la beauté de ses paysages sont un facteur d’attraction
négatif du point de vue des touristes. Éoliennes : attrait touristique uniquement quand
elles sont neuves.
27 Un site patrimonial de grande valeur (phare de Pointe-à-la-Renommé) est un produit
touristique structurant pour l’économie de la région.
28 Nationalisation de l’énergie éolienne (Éole-Québec).
202

Tableau C.5 Regroupement des préoccupations sur l’impact économique dans la


communauté hôte

ENJEU ÉCONOMIQUE (+) (-) PROMOTEUR TEST TOTAL


CRITÈRE 5 : IMPACT ÉCONOMIQUE
DANS LA COMMUNAUTÉ HÔTE 12 12 2 26
(MAXIMISER)
ENJEU
1 Amélioration de l’accès routier, réaménagement des chemins, dû à travaux réalisés lors de
la construction du parc.
2 Développement d’une main-d’œuvre québécoise qualifiée dans le secteur éolien.
3 Diversification des activités économiques (tourisme plus éolien) : création d’usines
(assemblage et fabrication de composantes).
4 Actions pour favoriser des retombées locales et régionales.
5 Actions pour favoriser la création d’emplois (main-d’œuvre locale, baisse du taux de
chômage) et donner priorité aux entrepreneurs et fournisseurs locaux, achats de biens et
services régionaux.
6 Actions pour favoriser la propriété régionale de parcs éoliens.
7 Actions pour favoriser la réalisation d’un appel d’offres régional.
8 Possibilité d’obtenir des avantages financiers pour les institutions d’enseignement,
demande de financement pour des recherches, etc.
9 Précision de la nature du partenariat et des redevances.
10 Redevances aux propriétaires de terrains.
11 Retombées économiques pendant 20 années (durée de vie du projet).
12 Versements financiers aux municipalités : contribution volontaire annuelle, fonds de
visibilité de 30 000 $ aux municipalités, accord d’équité qui prévoit les mêmes avantages
si des contributions plus avantageuses sont allouées ailleurs.
13 Appel d’offres pour les entreprises de la région (expert-conseil).
203

ENJEU SOCIOCULTUREL (SUITE)


CRITÈRE 5 : IMPACT ÉCONOMIQUE DANS LA COMMUNAUTÉ HÔTE
(MAXIMISER)
ENJEU
14 Baisse du prix des maisons (en Europe : habitations situées à 500 m d’une éolienne sont
invendables).
15 Charges financières à long terme pour les municipalités : démantèlement,
enfouissement sanitaire, détérioration des routes, entretien des chemins aux frais des
contribuables.
16 Compensations justes pour tous – incluant l’impact visuel aux citoyens qui ne reçoivent
pas de redevances.
17 Emplois : de quels types? à quelles conditions salariales?
18 Les éoliennes ne sont pas taxables sur le plan municipal. Montant fixé pour les
redevances (compensation annuelle et droit de bienvenue).
19 Manque de génération d’emplois de haut niveau.
20 Pas de véritable développement de la haute technologie – fabricant de basse
technologie. Perte des budgets pour soutenir le développement de haute technologie.
21 Pertes de superficies productives agricoles et forestières.
22 Préservation de l’exploitation des ressources fauniques (chasse et pêche).
23 Réinvestissement en faveur de la faune : inventaires sur les oiseaux.
24 Québec : des contrats avec des tarifs promoteur-propriétaire les plus bas au monde.
25 Crédits de carbone.
26 Priorisation des retombées communautaires.
204

Tableau C.6 Regroupement des préoccupations sur les avantages socio-


économiques régionaux du projet

ENJEU ÉCONOMIQUE (+) (-) PROMOTEUR TEST TOTAL


CRITÈRE 6 : AVANTAGES SOCIO- 6 2 8
ÉCONOMIQUES RÉGIONAUX DU
PROJET (MAXIMISER)
ENJEU

1 Bonne productivité des gisements éoliens.

2 Faisabilité du projet.

3 Filière compétitive au niveau économique.

4 Lignes électriques à proximité du parc.

5 Optimisation du revenu de la vente de l’énergie produite.

6 Voies d’accès existantes à proximité du parc.

7 Accomplissement des objectifs de production (optimisation de la configuration : toutes les


superficies n’ont pas le même potentiel éolien, par exemple, sur 65 km2, le potentiel n’est
pas distribué de la même façon).

8 Respect du budget d’aménagement.


205

Tableau C.7 Regroupement des préoccupations sur la dégradation du milieu


physique

ENJEU ENVIRONNEMENTAL (+) (-) PROMOTEUR TEST TOTAL


CRITÈRE 7 : DÉGRADATION DU
MILIEU PHYSIQUE (MINIMISER) 2 3 1 6

ENJEU

1 Mesures adoptées pour protéger l’environnement, c.-à-d. réduction de la largeur de


chemins d’accès (de 35 à 24 pieds).

2 Pas de grands impacts négatifs sur l’environnement. Risques environnementaux


minimes.

3 La protection du territoire agricole a primé la protection de l’environnement.

4 Perturbation microclimatique. Changements microclimatique dus aux turbulences des


éoliennes qui assèchent le sol et modifient les écosystèmes.

5 Risque de détérioration de la qualité des sols et des eaux (déversement des


hydrocarbures et fuites d’huile, érosion associée au réseau routier, exploitation de
gravier, construction en béton). Déforestation (accès, aires de travail, lignes de
transport d’énergie. Cimetières d’éoliennes (art. 1116 du Code civil du Québec :
enlever les infrastructures… sauf si lesdites infrastructures ont plus de valeur que le
terrain… = la compagnie peut acheter le terrain pour la valeur d’évaluation et y laisser
ses infrastructures).

6 Respect des lois et normes environnementales.


206

Tableau C.8 Regroupement des préoccupations sur la perte de biodiversité

ENJEU ENVIRONNEMENTAL (+) (-) PROMOTEUR TEST TOTAL


CRITÈRE 8 : PERTE DE BIODIVERSITÉ
2 6 8
(MINIMISER)
ENJEU

1 Compensation écologique (revitalisation de milieux dégradés).

2 Parc dans un territoire peu fréquenté.

3 Chasse : l’étude d’impact ne s’est pas intéressée ni aux orignaux ni aux chevreuils.

4 Manque de connaissances sur : la caractérisation de l’habitat du poisson, la densité de la


faune ailée, les corridors de migration des oiseaux, l’inventaire d’hiver pour la faune
aviaire, et d’une meilleure connaissance de la migration nocturne des oiseaux et des
insectes.

5 Perte directe d’habitats dans les lieux d’installation d’équipements. Manque de


caractérisation de types de superficies perdues (forêts, forêts mûres, milieu humide, aires
protégées, écosystèmes forestiers exceptionnels, etc.).

6 Publication des suivis.

7 Risque potentiel pour la faune (terrestre, aviaire, aquatique). Les animaux sont plus
sensibles que l’être humain aux infrasons. Faune ailée : avifaune et chiroptères (risque de
mortalité par collision et par perte d’habitat).

8 Suivi sur la migration des oiseaux. Suivi sur la mortalité des oiseaux.
207

Tableau C.9 Tableau synthèse des critères

DIMEN- No. CRITÈRE (+) (-) PROMOTEUR TEST TOTAL


SION
8 1 9
1 Impact sur la santé et la
sécurité (minimiser)
7 13 20
SOCIOCULTUREL

2 Amélioration de la qualité du
paysage (maximiser)

9 14 3 3 29
3 Prise en compte des valeurs et
des besoins des populations
(maximiser)

14 13 1 28
4 Perception de l’acceptabilité
sociale (minimiser)
TOTAL 86
12 12 2 26
5 Impact économique dans la
ÉCONOMIQUE

communauté hôte
(maximiser)

6 2 8
6 Avantages socio-économiques
régionaux du projet
(maximiser)
TOTAL 34
2 3 1 6
7
ENVIRONNEMENTAL

Dégradation du milieu
physique (minimiser)

2 6 8
8
Perte de biodiversité
(minimiser)

TOTAL 14
TOTAL 52 69 6 7 134
ANNEXE D

CARTES THÉMATIQUES
209

Figure D.1 Identification de sept bâtiments dans un rayon de 500 mètres


210

Figure D.2 Identification des 158 bâtiments dans le domaine du parc


211

Figure D.3 Différenciation entre les scénarios 1 et 2 dans le rayon de 500 mètres
212

Figure D.4 Identification des 150 bâtiments dans la zone tampon de 750 mètres
213

Figure D.5 Terres agricoles touchées par la construction de routes et de lignes


électriques
214

Figure D.6 Éoliennes identifiées dans les milieux sensibles


215

Figure D.7 Éoliennes identifiées dans les cédrières, érablières, peuplements feuilllus
et résineux mixtes
ANNEXE E

CALCULS SUR EXCEL POUR CONSTRUIRE LES ÉCHELLES DE MESURE DES


INDICATEURS
217

Tableau E.1 Construction de l’échelle de mesure relative à


l’indicateur « superficie de terres agricoles touchées » (Critère 9 : perception de la non-
acceptabilité sociale)

Superficie
Construction Électrification Emplacement Nombre Capacité F1* F2** Superficie Superficie
multiplié ha.
de routes souterraines de turbines de MW (%) m2 par
F2
Bande Longueur Bande Longueur m2 turbines

Scénario 1 10 11 629 8 18 300 20 000 32 1,5 0 76 902 690 1 588 734,4 159

Scénario 2 10 5350 8 15 900 20 000 15 1,5 0 74 480 700 836 418 84

Scénario 3 10 5350 11 17 300 20 000 15 3 37 98 543 108 1 075 353,8 108

Scénario 4 10 0 8 0 20 000 0 0 0 0 0 0 0

*F1 : Facteur 1
Facteur, arbitraire en raison des limites de cette recherche, sur la bande d'électrification
souterraine.
Pour indiquer un changement dû aux plus grandes dimensions des éoliennes de 3 MW.

**F2 : Facteur 2
Facteur, arbitraire en raison des limites de cette recherche, pour indiquer une
perception différente de l'affectation à la culture, par exemple, sur la variation du microclimat
ou sur une plus grande dimension des pales des éoliennes de 3 MW.

Note : La longueur de routes calculée ici ne dépasse pas les 25 km de nouveaux


chemins d’accès rapportés dans l'étude d'impact à la page 3-9, Cartier énergie éolienne, Pesca
Environnement et Hélimax Énergie, 2004.
218

Tableau E.2 Construction de l’échelle de mesure relative à l’indicateur « montant


total potentiel des avantages financiers » (Critère 8 : avantages financiers locaux)

$ / Mégawatts/ Fond de visibilité Nombre MW Montant avantages


$x103
éolienne par année éoliennes financières
Scénario 1 1000 30 000 73 109,5 139 500 139,5
Scénario 2 1000 30 000 38 57 87 000 87
Scénario 3 1000 30 000 38 114 144 000 144
Scénario 4 1000 30 000 0 0 30 000 30

Montant de base de 1 000 $ par mégawatt plus un fond de visibilité de 30 000 $ par année.
Cette base illustre une façon de procéder au calcul des avantages financiers potentiels, mais
d'autres bases auraient pu être prises en compte et inclure des montants spécifiques pour les loyers
versés aux propriétaires des terrains.
219

Tableau E.3 Construction de l’échelle de mesure relative à l’indicateur « impact


dans le paysage pour l’écotourisme » (Critère 9 : impact négatif potentiel sur le tourisme)

Catégorie Nombre éoliennes Facteur Facteur Total


Paysage Terrasse Coteaux Terrasse Coteaux Impact

Scénario 1 55 18 5 3 329
Scénario 2 29 9 5 3 172
Scénario 3 29 9 5 3 172
Scénario 4 0 0 5 3 0

Facteur de pondération :
Attribué selon les catégories de paysage
Ce facteur sert à écarter les différences davantage
Valeurs de 1, 2 et 3. Choix arbitraire, selon l'exemple de la fiche d'inventaire Ruralys et
al., 2008, page 131.
La somme a été ajustée : de 172 à 175.
220

Tableau E.4 Construction de l’échelle de mesure relative à l’indicateur « nombre


potentiel d’emplois locaux » (Critère 10 : emplois)

Nombre de MW Phases
turbines turbines Construction Opération Total
Scénario 1 73 1,5 150 10 160
Scénario 2 38 1,5 73 5 78
Scénario 3 38 3 101 5 106
Scénario 4 0 0 0 0 0

150 correspond au nombre moyen de travailleurs sur le site en période de construction*

10 correspond au nombre d’employés permanents en période d'exploitation*

150 et 10 sont des chiffres réels.

Les scénarios 2 et 3 ont reçu une valeur – arbitraire en raison des limites de cette
recherche – représentant une variation selon le nombre et les caractéristiques des turbines
considérées.

Ces valeurs n’excèdent pas les chiffres indiqués dans la page Internet consultée*

*http://www.cartierenergie.com/cartier-energie.aspx?sec=8 Page Web consultée le 27


mars 2013
221

Tableau E.5 Construction de l’échelle de mesure relative à


l’indicateur « investissement dans la région » (Critère 11 : avantages socio-économiques
régionaux)

Investissement* % dépensé**
Total
M$ dans la région
Scénario 1 164 0,6 98,4
Scénario 2 85,3 0,6 51,18
Scénario 3 170,7 0,6 102,42
Scénario 4 0 0,6 0

Investissement total 164 M $


*http://www.cartierenergie.com/cartier-energie.aspx?sec=8. Page consultée le 27 mars
2013.

** 60 % de l’investissement total est considéré comme adéquat pour être dépensé dans
la région. Ce pourcentage est mentionné dans différents documents, notamment celui de la
Direction des évaluations environnementales, août 2011.

Le chiffre de 170,7 – pour le scénario 3 – fait référence aux investissements réels


(164 M$) plus un pourcentage pour les coûts supplémentaires d’installation de plus grosses
éoliennes. En raison des limites de cette recherche (absence d'une équipe interdisciplinaire), il
s'agit d'un chiffre arbitraire.
222

Tableau E.6 Construction de l’échelle de mesure relative à


l’indicateur « superficies de sol sensible touchées » (Critère 12 : dégradation du milieu
physique)

Emplacement Nombre d’
éoliennes dans Total m2x103
de turbines (m2) sol sensible
Scénario 1 20 000 4 80 000 80
Scénario 2 20 000 0 0 0
Scénario 3 20 000 0 0 0
Scénario 4 20 000 0 0 0

La superficie calculée, pour les terres agricoles, n’excède pas celle indiquée dans
l’étude d'impact sur l'environnement (page 5-37) et est égale à 95 ha, Cartier énergie
éolienne, Pesca Environnement et Hélimax Énergie, 2004.
223

Tableau E.7 Construction de l’échelle de mesure relative à


l’indicateur « superficies de flore et faune touchées » (Critère 13 : dégradation de la
biodiversité)

Flore Faune
Emplacement Nombre d’éoliennes
des turbines dans : Nombre d’éoliennes dans : TOTAL
m2x103
(m2)
(m2) Feuillus Résineux
Cédrière Érablière
mixtes mixtes
Scénario 1 20 000 3 3 13 4 460 000 460
Scénario 2 20 000 2 0 7 2 220 000 220
Scénario 3 20 000 2 0 7 2 220 000 220
Scénario 4 20 000 0 0 0 0 0 0

Les feuillus mixtes et les résineux mixtes ont été choisis comme habitat représentatif de la
faune, parce que « les feuillus mixtes représentent la strate la plus répandue dans le secteur à l’étude »
et qu'ils « couvrent la plus grande superficie forestière du site du parc éolien, et ce, pour la classe d’âge
de 50 ans ». (Cartier énergie éolienne, Pesca Environnement et Hélimax Énergie, 2004. Page 2-14)
(étude d’impact). Les résineux mixtes, pour ces mêmes caractéristiques, les suivent en importance
(tableau 2.5 Répartition des strates forestières [hectares] par classe d'âge dans la même étude, p. 2-
13).
De plus, il est considéré que « les feuillus accueillent plus de diversité, car ils secrètent peu de
composés toxiques ou acides, mais les résineux accueillent des espèces qui leur sont très spécifiques »,
Lair, P., 2011, page 5.
En outre, il est considéré qu’au Québec « la zone de la forêt feuillue possède une très grande
valeur du point de vue de la biodiversité »
http://www.scienceenjeu.com/forestia/fiche/fiche_feuillue.pdf. Page consultée le 26 mars 2013.
L’érablière a été choisie parce que dans l'étude d'impact du projet (page 2-13) indique qu’elle
fait partie de la vieille forêt inéquienne. La cédrière a été choisie parce qu'elle est le seul type de
peuplement forestier rapporté dans l'étude d'impact (page 2-13) dans la tranche de 50 à 120 ans.
En raison des limites de cette recherche, aucune autre information spatialisée, à part le boisé, ne
pouvait être utilisée pour construire ces échelons. Ainsi, cédrière et érablière ont été choisies pour
représenter la flore touchée, et résineux et feuillus mixtes l’ont été pour représenter l'habitat nécessaire
à la faune.
La superficie calculée sur les terrains de ces forêts n'excède pas celle indiquée dans l'étude
d'impact sur l'environnement (page 5-37) (Cartier énergie éolienne, Pesca Environnement et Hélimax
Énergie, 2004) et égale à 107 ha.
ANNEXE F

16 FEUILLES D’ANALYSE FFOC


225

Tableau F.1 Module SIG: choix d’information géoréférencée

Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace


physique intellectuel émotionnel procédural
AXES

MODULE SIG PARTICIPATIF ET COLLABORATIF

FACTEURS
Choix d’information géoréférencée

Faire ressortir Possibilité de participation Prise en compte des Réalisation d’une étape du
l’information existante multi-acteurs. critères que chaque acteur module SIG et préparations
dans son contexte spatial. Partage des idées, discussion. défend. d’autres.
Validation de l’information et Participation de tous les Établissement de règles de
de la qualité de la donnée. acteurs (SIG participatifs et prise de parole.
Possibilité de prise en collaboratifs).
FORCES

considération de bases de
données de création locale.
(1) (4) (2) (2)
INTERNE

Coûts associés (i.e. nombre Avis opposés. Risque de récriminations


FAIBLESSES

de séances pour les SIG Confrontation. entre les participants.


participatifs). Contexte volatil ou
sensible

(1) (2) (2)

Améliorations futures Améliorations futures Politiques (i.e. publiques Politiques (publiques ou de


OPPORTUNITÉS

(recherche et (recherche et développement. ou de l’entreprise privée l’entreprise privée)


développement, ex., en ex., techniques de travail de favorisant le débat, favorisant le débat
méthodes collaboratives). groupe). assignation des (financement ou autres).
financements).

(1) (1) (1)


EXTERNE

(1)

Disponibilité d’un espace Accessibilité de données. Pas d’appui à la Pas d’appui à la


CONTRAINTES

adéquat pour les consultation publique ou au consultation publique ou au


discussions de groupe. débat. débat.

(1) (1) (1) (1)

TOTAL 4 8 6 4

BESOINS/ 1. Experts en SIG participatifs et collaboratifs.


DÉFIS 2. Temps nécessaire à la réalisation de cette activité.
3. Contexte politique : le SIG permettra de faire apparaître les conflits et de confronter les idées.
4. Existence de l’information nécessaire.
5. Difficulté d’accès à l’information.
226

Tableau F.2 Module SIG: support informatique

Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de


physique intellectuel émotionnel l’espace
AXES procédural

MODULE SIG PARTICIPATIF ET COLLABORATIF

FACTEURS
Support informatique (ordinateur et logiciel)

Capacité de stockage de Accès facile à l’information Facilite l’échange d’idées Réalisation d’une
données.Édition de l’information. stockée. (d’appui au processus cognitif étape du processus
Performance des Partage de données. des acteurs) sur les critères à de décision et
outils du logiciel. Accès et copie de l’information analyser. préparations à des
FORCES

numérique. étapes postérieures.


Analyse de l’information.
Représentation des idées
concrètes.
INTERNE

(3) (5) (1) (1)

Coûts associés (i.e. équipe, logiciel Risque de tendance à la Perception des acteurs sur
FAIBLESSES

et experts). généralisation et à la simplification leurs méconnaissances


Vulnérabilité aux pannes (marginal des phénomènes en vue de les informatiques, donc, risque
ou non selon le contexte). inclure au SIG de ne pas participer avec leur
(2) savoir-faire local.
(1) (1)

Maturité technologique. Budgets alloués au renforcement Dans le système éducatif (i.e.


Développement technologique (i.e. de capacités informatiques développement des
OPPORTUNITÉS

interphase AMDC-SIG). compétences informatiques


Utilisation des gratuiciels. des étudiants)
(3)
(1) (1)
EXTERNE

Coûts associés. Pas de budgets alloués au Risque d’une


CONTRAINTES

Existence de structures de renforcement de capacités « technocratisation » de


distribution de données. informatiques. l’intervention des acteurs.
Pas de budgets alloués à la R&D.
Fiabilité inégale des gratuiciels.

(4) (1) (1)

TOTAL 12 8 4 4

BESOINS/ 1. Règlementation favorisant les approches participatives dans la prise de décision.


DÉFIS 2. Intérêt de la conception et de la perception du territoire par des méthodes informatiques (mais aussi limitations
possibles).
3. Besoin d’experts en SIG participatifs et collaboratifs.
4. Intégration de personnes de tous âges et de tous contextes culturels dans des discussions utilisant des
ordinateurs.
227

Tableau F.3 Module SIG: obtention de données

Construction de l’espace Construction de Construction de Construction de l’espace


physique l’espace intellectuel l’espace émotionnel procédural
AXES

MODULE SIG PARTICIPATIF ET COLLABORATIF

FACTEURS
Obtention de données (numérisation et carte numérique)

Possibilité d’obtenir information Augmenter la quantité Accès à information Amélioration d’une étape
vectorielle à partir d’un document non d’information visuelle pour un échange du module SIG grâce à
disponible en format numérique. (numérique) disponible. d’idées plus facile. l’augmentation
Si existence de produits numériques, accès Accès rapide à Appropriation et d’information numérique.
à information vectorielle facilement l’information visuelle identification du Réalisation d’une étape du
FORCES

reproductible et qui permet la sur différents éléments territoire grâce à processus de décision et
compréhension du territoire. du territoire. l’identification des préparation à d’autres.
éléments importants
pour les acteurs.
INTERNE

(2) (2) (2) (2)

Coûts associés, i.e. achat de la carte, Difficulté d’accès aux


FAIBLESSES

salaires. données.
Incertitude de données spatiales Jeux politiques.
(conception, mesurage, représentation et Risque de privilégier
analyse). l’information déjà en
format numérique plutôt
que la plus pertinente

(2) (3)
228

Module SIG: obtention de données, suite.

Construction de l’espace Construction de Construction de Construction de l’espace


physique l’espace intellectuel l’espace émotionnel procédural
AXES

MODULE SIG PARTICIPATIF ET COLLABORATIF

FACTEURS
Obtention de données (numérisation et carte numérique)

Maturité technologique. Échange de données, si


R&D (i.e. rédaction de manuels de nécessaire.
performance). Effet que ce projet en
OPPORTUNITÉS

Politiques d’accès à l’information particulier pourrait avoir


(i.e. cartes). sur un autre projet.
Améliorations futures (i.e. en
service en ligne).
EXTERNE

Ententes universitaires (i.e. avec


les stagiaires). (2)
(4)

Droit d’auteur. Jeux politiques


Périodicité des actualisations des
CONTRAINTES

données numériques.
Échelle cartographique et/ou
résolution.
Usagers multiples et concurrents
(4)

(1)

TOTAL 12 8 2 2

BESOINS/DÉFIS 1. Experts en SIG participatifs et collaboratifs.


2. Temps nécessaire à la réalisation de cette activité.
3. Fluidité du processus : importance de bien sélectionner les données (information pertinente)
229

Tableau F.4 Module SIG: conception des scénarios

Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de


physique intellectuel émotionnel l’espace procédural
AXES

MODULE SIG PARTICIPATIF ET COLLABORATIF

FACTEURS
Conception des scénarios

Conception participative des Information visuelle pour alimenter Intégration des valeurs de Réalisation d’une
scénarios à être analysés. la discussion sur différents éléments chaque acteur, i.e. étape du processus de
Élaboration de zones du territoire et sur la distribution des identification des éléments décision et
d’interdiction selon différents éoliennes. sensibles du territoire du préparations à
FORCES

critères. point de vue de chaque acteur d’autres.


et échange d’idées.

(2) (1) (1) (1)


INTERNE

Coûts associés. Apparence d’objectivité pouvant Apparence d’objectivité


FAIBLESSES

Trop de couches. brouiller les messages auprès de pouvant brouiller les


Volume de l’information à certains acteurs et risques de messages auprès de certains
traiter face à la fluidité du manipulations acteurs et risques de
processus participatif manipulations
(3) (1) (1)

R&D Règles flexibles dans les appels R&D Accès facile aux RCI
OPPORTUNITÉS

(en SIG participatifs et d’offres de projets éoliens (i.e. (en SIG participatifs et (cadre réglementaire :
collaboratifs). permettant un changement sur la collaboratifs). distance séparatrice
technologie choisie et donc un des éoliennes)
scénario différent)
EXTERNE

(1) (1) (1) (1)

Difficulté d’accès aux


CONTRAINTES

RCI (cadre
réglementaire)

(1)

TOTAL 6 3 3 3

BESOINS/ 1. Nombre de séances de travail associées.


DÉFIS 2. Temps total alloué à l’activité.
3. Experts en SIG participatifs et collaboratifs.
4. Encadrement assurant une discussion respectueuse entre les acteurs.
230

Tableau F.5 Module SIG: conception des cartes

Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de


physique intellectuel émotionnel l’espace procédural
AXES

MODULE SIG PARTICIPATIF ET COLLABORATIF

FACTEURS
Conception des cartes

Synthèse de l’analyse réalisée. Outil de discussion enthousiaste Identification du territoire Réalisation de la


Produit « physique ». grâce à l’accès rapide à d’étude. dernière étape du
l’information visuelle et Facilitation du partage de module SIG
synthétique des enjeux importants préoccupations de chaque
FORCES

pour les acteurs acteur.


Représentation des scénarios
(1) à analyser
(2) (3) (1)
INTERNE

Coûts associés. Respect des règles sémiologiques, Lecture et interprétation des


FAIBLESSES

en l’absence de vrais cartographes cartes pouvant donner lieu à


des erreurs

(1) (1) (1)

Conception de nouvelle Politiques (publiques


OPPORTUNITÉS

information (i.e. gisement de ou de l’entreprise


vents). privée) favorisant la
Accès de la nouvelle production de cartes
information sur la Web (i.e. (financement ou
cartographie). autres)
Cartographie dynamique
EXTERNE

possible. (1)
R&D. (4)

Expertise main d’oeuvre. Risque de réduire l’information à


CONTRAINTES

Respect de la sémiologie non sa forme cartographique


assuré.
(2)
(1)

TOTAL 9 3 4 2

BESOINS/ 1. Politisation
DÉFIS 2. Exigence du temps alloué à l’analyse de la carte.
3. Experts en SIG participatifs et collaboratifs.
4. Conception SIG-WEB (cartographie Web) pour diffusion
231

Tableau F.6 Module AMCD: définition du problème et identification des enjeux

Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace


physique intellectuel émotionnel procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS Définition du problème (acteurs et équipe AMCD)


et identification des enjeux (acteurs et équipe AMCD)

Formulation du problème Mise en valeur des Identification de possibles


Implication de tous les acteurs. systèmes de préférences de blocages du processus dus
Interrelation des connaissances chaque acteur. à des enjeux non
scientifiques et locales. Reconnaissance de négociables.
Communication, débat, l’importance que ses
clarification d’idées. systèmes ont dans le
Reconnaissance objective du dialogue et la négociation.
contexte auquel font face les
acteurs.
Évolution de la définition du
problème.
Opportunité de réfléchir sur les
FORCES

impacts d’un projet.


Reconnaissance de la dimension
environnementale, sociale et
économique de ses enjeux.
INTERNE

(8) (2) (1)


FAIBLESSES

Possibilité de ralentir le
processus dû à un manque de
langage commun ou à un
manque de disponibilité des
acteurs.
(1)
232

Module AMCD: définition du problème et identification des enjeux, suite.

Construction de Construction de l’espace intellectuel Construction de Construction de l’espace


l’espace physique l’espace émotionnel procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS Définition du problème (acteurs et équipe AMCD)


et identification des enjeux (acteurs)

Disponibilité L’AMCD permet un suivi de l’évolution Prise en considération


OPPORTUNITÉS

d’espaces adéquats des enjeux. d’expériences préalables.


Utilisation des outils existants. Enjeux déjà définis (i.e.
Connaissances existantes qui pourraient dans les rapports du
bénéficier le processus. BAPE).

(1) (3) (2)

Manque d’expérience de l’utilisation des D’anciens conflits vécus Absence d’une structure
outils de décision. dans la communauté qui favorisant un espace
EXTERNE

Difficulté de s’impliquer à cause du pourraient se manifester procédural.


contexte historique du milieu. lors de la discussion.
Pratique d’un certain rapport de forces Un enjeu « caché » peut
empêchant l’utilisation des méthodes de retarder le processus.
CONTRAINTES

décision.
Ne pas s’impliquer à cause de l’inconnu :
la maitrise de l’outil échappe aux acteurs
sociaux.
Enjeux qui ne son pas traites par les
acteurs (i.e. dans les mémoires du BAPE).
Un résultat du processus AMCD qui ne
soit pas représentatif de la réalité.

(6) (2) (1)

TOTAL 1 18 4 4

BESOINS/ 1. Lors des débats, surmonter des confrontations possibles entre les acteurs, dues à des espaces de rapport
DÉFIS de forces.
2. Conjoncture démocratique.
3. Appuis financiers (Coûts associés).
4. Face au manque de langage commun, dans un contexte multi-cultural et multidisciplinaire : procédure à
implémenter par l’équipe en AMCD pour éviter des frustrations reliées à ce fait (temps requis pour que tous les
acteurs se comprennent).
233

Tableau F.7 Module AMCD: structuration des enjeux

Construction de Construction de l’espace intellectuel Construction de l’espace Construction de


l’espace physique émotionnel l’espace procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS
Structuration des enjeux (par l’équipe AMCD)

Identification et classification des Reconnaissance de l’effet Étape de restitution


enjeux environnementaux, sociaux et (« positif » ou « négatif ») que des enjeux
économiques du projet à partir de ceux chaque enjeu a dans le système (validation)
FORCES

identifiés par les acteurs. de valeurs des acteurs.


Acteurs-experts participants à la table Expert externe : distance, recul
de dialogue et négociation (i.e. émotionnel nécessaire.
ornithologues).
INTERNE

(2) (2) (1)

Accès au territoire : Besoin de s’investir davantage à cause


FAIBLESSES

temps, logistique. d’une compréhension restreinte du


milieu.

(1) (1)

Pratique de réalisation de projets dans


OPPORTUNITÉS

un contexte de développement durable


(variables socioculturelle, économique
et environ.).
R& D (i.e. Méthodologies
d’identification des enjeux).
(2)
EXTERNE

Manque d’information pour intégrer


CONTRAINTES

plusieurs perspectives (i.e. études sur


les corridors de migration).
Nécessité de distinguer des enjeux de
différents niveaux.

(2)

TOTAL 1 7 2 1

BESOINS/ 1. Validation consensuelle de la structuration des enjeux.


DÉFIS 2. Appuis financiers (Coûts associés).
3. Conjoncture démocratique
4. Renforcement de capacités existantes
5. Lacunes de connaissances sur les préoccupations clés de la population (i.e santé, bilan carbone de
l’éolienne, etc.)
234

Tableau F.8 Module AMCD: choix de la méthode d’évaluation

Construction de Construction de l’espace Construction de Construction de


l’espace physique intellectuel l’espace émotionnel l’espace procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS Choix de la méthode d’évaluation (par l’équipe AMCD)

Représentations Rapidité dans la sélection de Phase dans laquelle


graphiques (aspect la méthode d’évaluation l’expert travaille de
« visuel » de pour passer immédiatement façon isolée pour
l’approche). à l’étape suivante. donner réponse à la
Outil adapté à la réalité du question
problème. posée par les acteurs
FORCES

Possibilité d’utiliser (i.e. la réponse est de


différentes unités (ha, m2, classer différentes
etc.). possibilités d’un même
Pas de codification projet).
INTERNE

supplémentaire à faire.
Maitrise de l’outil.

(1) (5) (1)

Perception des acteurs


sur ces
FAIBLESSES

méconnaissances en
tant que non-experts
(risque de ne pas
s’approprier cette
étape).
(1)
235

Module AMCD: choix de la méthode d’évaluation, suite.

Construction de Construction de l’espace Construction de Construction de


l’espace physique intellectuel l’espace émotionnel l’espace procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS
Choix de la méthode d’évaluation (par l’équipe d’experts en AMCD)

Améliorations futures Renforcement de


(R&D). capacités des experts en
aide à la décision (i.e.
OPPORTUNITÉS

participation à des
projets internationaux,
capacitation par des
experts chevronnés et
reconnus au niveau
EXTERNE

mondial).

(1) (1)
CONTRAINTES

TOTAL 1 6 1 2

BESOINS/ 1. Méthode d’évaluation choisie en fonction du type de problème analysé (i.e. disponibilité des
DÉFIS acteurs, budget prévu, facilité d’analyse de résultats).
2. La décision appartient au groupe d’experts en AMCD, lequel doit faire preuve d’honnêteté
et d’impartialité.
3. Validation consensuelle de la méthode d’évaluation choisie.
4. Plan scientifique : il faut interpréter plusieurs interfaces.
5. L’expert doit être capable d’en tirer de conclusions.
6. Rendre significatifs les résultats (rédaction d’une grille de lecture sur l’ACP).
7. Mise au point du visuel de D-Sight (information à restituer).
8. Conjoncture démocratique.
9. Appuis financiers (Coûts associés).
10. L’expert doit avoir une position neutre.
236

Tableau F.9 Module AMCD: choix de critères

Construction de Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace


l’espace physique intellectuel émotionnel procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS
Choix de critères (par l’équipe d’experts en AMCD)

Rapidité dans la sélection des critères POUR LES ACTEURS : Étape dans laquelle la
pour passer immédiatement à leur Les critères sont un appui modélisation du problème
pondération. au jugement des enjeux s’établit.
Structuration cohérente des identifiés.
préoccupations des acteurs.
FORCES

Construction du problème.

(3) (1) (1)


INTERNE

Il faut démontrer
FAIBLESSES

l’impartialité et l’honnêteté
de l’équipe d’AMCD.

(1)

Appui financier. R&D (i.e. les critères développés par


OPPORTUNITÉS

des ministères, tels que ceux sur


l’aménagement durable des forêts).

(1) (1)
EXTERNE

Manque d’appui Disponibilité des gens qui


CONTRAINTES

financier. participent.
(1)
(1)

TOTAL 2 4 2 2

BESOINS/ 1. Le choix appartient au groupe d’experts en AMCD, lequel doit faire preuve d’honnêteté et d’impartialité.
DÉFIS 2. Équilibre entre le choix de développer de nouveaux critères, appropriés au contexte spécifique du projet,
et le choix d’utiliser ceux déjà développés.
3. Validation consensuelle des critères choisis.
4. Organisation matérielle (logistique)
5. Identification des liens existants entre les systèmes de valeurs des acteurs et les critères choisis.
6. Appuis financiers (Coûts associés).
237

Tableau F.10 Module AMCD: pondération de critères

Construction de Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de


l’espace intellectuel émotionnel l’espace
AXES
physique procédural

MODULE AMCD

FACTEURS Pondération de critères (par les acteurs)

Implication de tous. Formalisation du système de Étape dans laquelle


Transposition du système de valeurs de chaque acteur : se construit le
valeurs de chaque acteur en un préférence individuelle d’un système de valeurs
cadre technique pour en faire une critère face à un autre. des acteurs.
FORCES

analyse. Appropriation de l’espace


Source de discussion sur les enjeux de liberté de chaque acteur.
externes et locaux (acteurs
externes et locaux).
INTERNE

(3) (2) (1)

Authentique représentativité
FAIBLESSES

des acteurs (i.e valeurs


personnelles face aux
valeurs d’une organisation
que l’acteur représente).

(1)
238

Module AMCD: pondération de critères, suite.

Construction de Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de


AXES
l’espace intellectuel émotionnel l’espace
physique procédural

MODULE AMCD

FACTEURS Pondération de critères (par les acteurs)

Disponibilité R&D (i.e. développement de Politiques


d’espaces méthodes de construction de encourageant la
adéquats. préférences). construction de
OPPORTUNITÉS

préférence dans les


audiences
(1) publiques.
(1)
EXTERNE

(1)
CONTRAINTES

TOTAL 1 4 3 2

BESOINS/ 1. Conjoncture démocratique.


DÉFIS 2. Adaptation de la pondération de critères à des méthodes non mathématiques (i.e. utilisation
des couleurs à la place de l’assignation de pourcentages) pour un contexte spécial.
3. Appuis financiers (Coûts associés).
4. Acteur expert: être capable de tenir compte de la réalité, de prendre distance de l’« acteur ».
5. Pondération ouverte et sujette à une discussion ample.
6. Techniques de discussion pour qu’une même organisation arrive à avoir un consensus de
leurs pondérations.
7. Les catégories des acteurs proposées (public, privé, société civile et experts) doivent pouvoir
discriminer davantage à l’intérieur de chacune (i.e acteur public rédigeant un règlement ou acteur
public devant défendre les droits de citoyens)
239

Tableau F.11 Module AMCD: identification des indicateurs

Construction de Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace


l’espace physique intellectuel émotionnel procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS
Identification des indicateurs (par l’équipe AMCD)

Construction des éléments POUR LES ACTEURS : Possibilité de discuter à


d’évaluation des critères. Lors de la validation, sujet des indicateurs et des
Rapidité dans la sélection des certitude que les indicateurs échelles.
indicateurs pour passer choisis représentent les Construction des échelles.
immédiatement à leur validation et à enjeux exprimés Étape dans laquelle les
FORCES

la construction de la matrice (Transparence dans la critères sont évalués.


d’évaluation. négociation).
Construction du problème.
INTERNE

(3) (1) (3)


FAIBLESSES

Génération d’information et sa
OPPORTUNITÉS

disponibilité.

(1)
EXTERNE

CONTRAINTES

TOTAL 0 4 1 3

BESOINS/ 1. Le choix appartient au groupe d’experts en AMCD, lequel doit faire preuve d’honnêteté et d’impartialité.
DÉFIS 2. Validation consensuelle, par les acteurs, des indicateurs choisis.
3. Temps alloué à cette validation
4. Information disponible.
5. Conjoncture démocratique.
6. Appuis financiers (Coûts associés, i.e nombre de séances nécessaires).
7. Rendre significatif le choix de l’échelle.
240

Tableau F.12 Module AMCD: choix des échelles d’évaluation

Construction de Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace


l’espace physique intellectuel émotionnel procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS
Choix des échelles d’évaluation (par l’équipe AMCD)

Permettra d’évaluer chaque critère POUR LES ACTEURS : Étape dans laquelle les
sur chacun des scénarios. Renforcement des systèmes de experts travaillent de façon
valeurs : graduation d’effets isolée pour créer un
environnementaux, système cohérent qui
FORCES

socioculturels ou économiques permettra d’évaluer les


de chaque scénario. critères.
INTERNE

(1) (1) (1)


FAIBLESSES

Information générée et disponible.


OPPORTUNITÉS

Méthodes scientifiques établies qui


permettront de mesurer les
échelles.
Projet existant : appuie pour les
connaissances.
EXTERNE

(3)
CONTRAINTES

TOTAL 0 4 1 1

BESOINS/ 1. Le choix appartient au groupe d’experts en AMCD, lequel doit faire preuve d’honnêteté et d’impartialité.
DÉFIS 2. Validation consensuelle, par les acteurs, des indicateurs choisis.
3. Temps alloué à cette validation.
4. L’échelle n’existe que par les connaissances scientifiques ou du territoire.
5. Information disponible.
6. Appuis financiers (Coûts, i.e nombre de séances nécessaires).
241

Tableau F.13 Module AMCD: matrice d’évaluation

Construction de Construction de l’espace intellectuel Construction de l’espace Construction de


l’espace physique émotionnel l’espace procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS
Matrice d’évaluation (équipe AMCD et validée par les acteurs)

Informe plus là-bas de la définition du Base du dialogue des acteurs Synthèse du problème
problème. (dialogue à partir de la même (fait le lien entre la
Représentation achevée du problème matrice d’évaluation). construction du
(indique les performances des Outil de communication avant problème et la
scénarios). d’entrer dans le logiciel (« boîte décision).
FORCES

Évaluation de la performance des noire ») et donc outil de


scénarios sur chaque critère. construction de la transparence.
Favorise l’élargissement de vision des Remise en question des
acteurs. préférences du problème.
INTERNE

(4) (3) (1)


FAIBLESSES
OPPORTUNITÉS
EXTERNE

CONTRAINTES

TOTAL 0 4 3 1

BESOINS/ 1. Le choix appartient au groupe d’experts en AMCD, lequel doit faire preuve d’honnêteté et d’impartialité.
DÉFIS 2. Validation consensuelle de la matrice d’évaluation.
3. Temps alloué à cette validation.
4. Appuis financiers (Coûts associés, i.e. nombre de séances nécessaires).
242

Tableau F.14 Module AMCD: analyse de préférences

Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace


physique intellectuel émotionnel procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS
Analyse de préférences

Obtention des schémas des Immersion dans le dialogue Étape dans laquelle les
critères conflictuels et de la et la négociation. scénarios sont classifiés
coalition des acteurs. Éclaircissement personnel selon leurs performances.
Rangement des scénarios. sur les systèmes de valeurs.
FORCES

Discussions sur le rangement


obtenu.
INTERNE

(3) (2) (1)


FAIBLESSES

Disponibilité d’espaces Avancement de l’état de Débats publics entre les Repérage d’enjeux majeurs
OPPORTUNITÉS

adéquats. connaissances (i.e. santé et opposants et les défenseurs dans la réalisation d’une
ultrasons) (sert à juger la raison d’un projet déterminé. étude d’impact par analyse
d’être des préférences ou de multicritère et de méthodes
préoccupations). de prise de décision.

(1) (1) (1) (1)


EXTERNE

CONTRAINTES

TOTAL 1 4 3 2

BESOINS/ 1. L’équipe d’experts en AMCD conduit l’analyse et elle doit faire preuve d’honnêteté et d’impartialité.
DÉFIS 2. Conjoncture démocratique.
3. Appuis financiers (Coûts associés).
4. Choix de la fonction de préférence.
5. Défis en communication i.e. présentation de produits sortis du logiciel (effet « boîte noire »).
243

Tableau F.15 Module AMCD: consolidation du jugement

Construction de Construction de l’espace intellectuel Construction de Construction de l’espace


l’espace physique l’espace émotionnel procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS
Consolidation du jugement : Analyse de sensibilité et de robustesse

Indique la plage des paramètres (i.e. le Permets d’éclaircir les Étape dans laquelle se
poids d’un critère) peut changer sans choix personnels sur comprennent les raisons de
affecter le rangement des scénarios, et l’importance accordée à divergence et convergence
vice-versa. chaque critère et, si entre les acteurs.
Aide à identifier quels critères pourront nécessaire, d’y faire des Fait possible une auto-
faire l’objet de la négociation. changements. évaluation du système de
Aide à comprendre les mécanismes de Prise en charge de préférence des acteurs pour
négociation. divergences : comment faire de changements dans
Permets de confronter les divergences on réagirait devant une la pondération de critères.
FORCES

entre les acteurs. situation.


Aide à identifier si les recommandations Offre aux acteurs une
résultant de l’analyse sont solides ou non. certitude sur les résultats
INTERNE

Aide à comprendre comment le qui leur sont présentés.


changement de pondération des critères
change le résultat de l’analyse.
Aide à prendre en compte les incertitudes
reliées à l’évaluation des performances.

(7) (3) (2)


FAIBLESSES
244

Module AMCD: consolidation du jugement, suite.

Construction de Construction de l’espace intellectuel Construction de l’espace Construction de l’espace


AXES l’espace physique émotionnel procédural

MODULE AMCD
FACTEURS
Consolidation du jugement : Analyse de sensibilité et de robustesse

Disponibilité Débats publics utilisant outils pour Utilisation des outils


OPPORTUNITÉS

d’espaces adéquats. tester les limites et implications de d’analyse de sensibilité


différentes décisions. dans, par exemple, les
études d’impact.
(1) (1) (1).
EXTERNE

CONTRAINTES

TOTAL 1 8 3 3

BESOINS/ 1. Validation consensuelle de l’analyse de sensibilité et de robustesse.


DÉFIS 2. Amélioration visuelle de la présentation de résultats des analyses.
3. Conjoncture démocratique.
4. Appuis financiers (Coûts associés).
245

Tableau F.16 Module AMCD: décision

Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace


physique intellectuel émotionnel procédural
AXES

MODULE AMCD

FACTEURS
Décision

Co-construite : avec des acteurs Sentiment de participation Étape dans laquelle il est
autant locaux qu’extérieurs à la dans la prise de décision. possible de structurer la
communauté hôte; avec une Sentiment de refus ou négociation grâce à une
vision partagée du projet de parc d’appropriation de la vision globale et non pas
éolien; en reconnaissant les décision prise. sur un rangement ou sur un
conflits présents; à partir d’une rapport de forces.
nouvelle connaissance générée
par le processus.
Vision partagée des enjeux du
projet.
Mise en évidence des faiblesses
FORCES

et des forces des différents


scénarios.
Les décideurs ont une
INTERNE

cartographie de solution
possible selon les différents
acteurs (plan Gaia et classement
individuel).

(4) (2) (1)


FAIBLESSES
246

Module AMCD: décision, suite.

Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace Construction de l’espace


AXES physique intellectuel émotionnel procédural

MODULE AMCD

FACTEURS
Décision

Disponibilité d’espaces Manuels de pratique d’une prise Contexte socioculturel Recommandation


adéquats. de décision collaborative dans habitué aux prises de d’utilisation des méthodes
OPPORTUNITÉS

différents secteurs (i.e. hôpitaux, décision conjointes (i.e. de prise de décision (i.e.
universités, etc.). pratique dans de réseaux dans les études d’impacts).
sociaux sur internet ou à la
participation citoyenne
dans la communauté).
EXTERNE

(1) (1) (1) (1)


CONTRAINTES

TOTAL 1 5 3 2

BESOINS/ 1. Conjoncture démocratique.


DÉFIS 2. Appuis financiers (Coûts associés).
3. Capacité du décideur et de l’expert d’aller au là-bas du rangement pour prendre en compte les forces et
les faiblesses des différentes solutions discutées.
4. Capacité du décideur et de l’expert de tenir compte de préoccupation des minorités.
ANNEXE G

LISTE DÉTAILLÉE DES FORCES-FAIBLESSES ET DES OPPORTUNITÉS-


CONTRAINTES IDENTIFIÉES LORS DE L’ANALYSE FFOC

Cette liste présente les facteurs (forces, faiblesses, opportunités, contraintes), par module et par
environnement, apparaissant dans les 16 feuilles de travail (voir annexe F).

MODULE SIG. ENVIRONNEMENT INTERNE : FORCES.


1. Accès à l’information visuelle pour un échange d’idées plus facile.
2. Accès et copie de l’information numérique.
3. Accès facile à l’information stockée
4. Accès rapide à l’information visuelle sur différents éléments du territoire.
5. Amélioration d’une étape du module SIG grâce à l’augmentation d’information
numérique.
6. Analyse de l’information.
7. Appropriation et identification du territoire grâce à l’identification des éléments
importants pour les acteurs.
8. Augmenter la quantité d’information (numérique) disponible.
9. Capacité de stockage de données.
10. Cartes : Synthèse de l’analyse réalisée.
11. Conception participative des scénarios à être analysés.
12. Édition de l’information.
13. Élaboration de zones d’interdiction selon différents critères.
14. Établissement de règles de prise de parole.
15. Facilite d’échange d’idées (d’appui au processus cognitif des acteurs) sur les critères
à analyser.
16. Facilitation du partage de préoccupations de chaque acteur.
17. Faire ressortir l’information existante dans son contexte spatial.
18. Identification du territoire d’étude.
19. Information visuelle pour alimenter la discussion sur différents éléments du territoire
et sur la distribution des éoliennes.
20. Intégration des valeurs de chaque acteur.
21. Outil de discussion enthousiaste grâce à l’accès rapide à l’information visuelle et
synthétique des enjeux importants pour les acteurs
22. Partage d’idées, discussion.
23. Partage de données.
24. Participation de tous les acteurs (SIG participatifs et collaboratifs).
25. Performance des outils du logiciel.
248

26. Possibilité d’obtenir information vectorielle à partir d’un document non disponible en
format numérique.
27. Possibilité de participation multi- acteurs.
28. Possibilité de prise en considération de bases de données de création locale.
29. Prise en compte des critères que chaque acteur défend.
30. Produit « physique » (cartes).
31. Réalisation de la dernière étape du module SIG
32. Réalisation d’une étape du module SIG et préparations d’autres.
33. Réalisation de chacune des étapes du module SIG.
34. Représentation des idées concrètes.
35. Représentation des scénarios à analyser
36. Si existence de produits numériques, accès à information vectorielle facilement
reproductible et qui permet la compréhension du territoire.
37. Validation de l’information et de la qualité de la donnée.

MODULE SIG. ENVIRONNEMENT INTERNE : FAIBLESSES.


1. Apparence d’objectivité pouvant brouiller les messages auprès de certains acteurs et
risques de manipulations
2. Avis opposés.
3. Confrontation.
4. Contexte volatil et/ou sensible
5. Coûts associés (c.-à-d. nombre de séances pour les SIG participatifs, achat de la
carte, salaires experts, équipe, logiciel).
6. Difficulté d’accès aux données.
7. Incertitude de données spatiales (conception, mesurage, représentation et analyse).
8. Jeux politiques.
9. Lecture et interprétation des cartes pouvant donner lieu à des erreurs
10. Perception des acteurs sur leurs méconnaissances informatiques, donc, risque de ne
pas participer avec leur savoir-faire local.
11. Respect des règles sémiologiques, en l’absence de vrais cartographes
12. Risque de récriminations entre les participants.
13. Risque de tendance à la généralisation et à la simplification des phénomènes en vue
de les inclure dans les SIG
14. Risque de privilégier l’information déjà en format numérique plutôt que la plus
pertinente
15. Trop de couches.
16. Volume de l’information à traiter face à la fluidité du processus participatif
17. Vulnérabilité aux pannes (marginal ou non selon le contexte).

MODULE SIG. ENVIRONNEMENT EXTERNE : OPPORTUNITÉS.


1. Accès de la nouvelle information sur le Web (c.-à-d. cartographie).
2. Accès facile aux RCI (cadre réglementaire : distance séparatrice des éoliennes)
3. Améliorations futures (recherche et développement c.-à-d. en méthodes
collaboratives, en techniques de travail de groupe, rédaction de manuels de performance, en service en
ligne, en SIG participatifs).
4. Budgets alloués au renforcement de capacités informatiques
249

5. Cartographie dynamique possible.


6. Conception de nouvelle information (c.-à-d. gisement de vents).
7. Dans le système éducatif (c.-à-d. développement des compétences informatiques des
étudiants)
8. Développement technologique (c.-à-d. interphase AMDC-SIG).
9. Échange de données, si nécessaire.
10. Effet que ce projet en particulier pourrait avoir sur un autre projet.
11. Ententes universitaires (c.-à-d. avec les stagiaires).
12. Maturité technologique.
13. Politiques (c.-à-d. publiques ou de l’entreprise privée favorisant le débat, la
production de cartes, l’assignation des financements ou d’accès à l’information –cartes)
14. Règles flexibles dans les appels d’offres de projets éoliens (c.-à-d. permettant un
changement sur la technologie choisie et donc un scénario différent)
15. Utilisation des gratuiciels.

MODULE SIG. ENVIRONNEMENT EXTERNE : CONTRAINTES.


1. Accessibilité de données.
2. Coûts associés.
3. Difficulté d’accès aux RCI (cadre réglementaire)
4. Disponibilité d’un espace adéquat pour les discussions de groupe.
5. Droit d’auteur.
6. Échelle cartographique et/ou résolution
7. Existence de structures de distribution de données.
8. Expertise main-d’œuvre.
9. Fiabilité inégale des gratuiciels.
10. Jeux politiques
11. Pas d’appui à la consultation publique ou au débat.
12. Pas de budgets alloués à la R et D et au renforcement de capacités informatiques.
13. Périodicité des actualisations des données numériques.
14. Respect de la sémiologie non assuré.
15. Risque d’une « technocratisation » de l’intervention des acteurs.
16. Risque de réduire l’information à sa forme cartographique
17. Usagers multiples et concurrents

MODULE SIG. BESOINS ET DÉFIS.


Besoin d’experts en SIG participatifs et collaboratifs.
Conception SIG-WEB (cartographie Web) pour diffusion
Contexte politique : le SIG permettra de faire apparaître les conflits et de confronter les idées.
Encadrement assurant une discussion respectueuse entre les acteurs.
Exigence du temps alloué à l’analyse de la carte.
Existence de l’information nécessaire.
Experts en SIG participatifs et collaboratifs.
Difficulté d’accès à l’information
Fluidité du processus : importance de bien sélectionner les données (information pertinente)
Intégration de personnes de tous âges et de tous contextes culturels dans des discussions
utilisant des ordinateurs.
250

Intérêt de la conception et de la perception du territoire par des méthodes informatiques (mais


aussi limitations possibles).
Nombre de séances de travail associées.
Politisation
Réglementation favorisant les approches participatives dans la prise de décision.
Temps nécessaire et total à la réalisation de cette activité

MODULE AMCD. ENVIRONNEMENT INTERNE : FORCES.


1. Acteurs-experts participants à la table de dialogue et négociation (c.-à-d.
ornithologues).
2. Aide à comprendre les mécanismes de négociation.
3. Aide à comprendre comment le changement de pondération des critères change le
résultat de l’analyse.
4. Aide à identifier quels critères pourront faire l’objet de la négociation.
5. Aide à identifier si les recommandations résultant de l’analyse sont solides ou non.
6. Aide à prendre en compte les incertitudes reliées à l’évaluation des performances.
7. Appropriation de l’espace de liberté de chaque acteur.
8. Base du dialogue des acteurs (dialogue à partir de la même matrice d’évaluation).
9. Communication, débat, clarification d’idées.
10. Construction des éléments d’évaluation des critères.
11. Construction des échelles.
12. Construction du problème.
13. Décision co-construite : avec des acteurs autant locaux qu’extérieurs à la
communauté hôte; avec une vision partagée du projet de parc éolien; en reconnaissant les conflits
présents; à partir d’une nouvelle connaissance générée par le processus.
14. Discussions sur le rangement obtenu.
15. Éclaircissement personnel sur les systèmes de valeurs.
16. Étape dans laquelle il est possible de structurer la négociation grâce à une vision
globale et non pas sur un rangement ou sur un rapport de forces.
17. Étape dans laquelle la modélisation du problème s’établit.
18. Étape dans laquelle les critères sont évalués.
19. Étape dans laquelle les experts travaillent de façon isolée pour créer un système
cohérent qui permettra d’évaluer les critères.
20. Étape dans laquelle les scénarios sont classifiés selon leurs performances.
21. Étape d’analyse des raisons des divergences et des convergences entre les acteurs.
22. Étape dans laquelle le système de valeurs des acteurs est construit.
23. Étape de restitution des enjeux (validation)
24. Évaluation de la performance des scénarios sur chaque critère.
25. Évolution de la définition du problème.
26. Expert externe : distance, recul émotionnel nécessaire.
27. Fait possible une auto-évaluation du système de préférence des acteurs pour faire de
changements dans la pondération de critères.
28. Favorise l’élargissement de vision des acteurs.
29. Formalisation du système de valeurs de chaque acteur : préférence individuelle d’un
critère face à un autre.
30. Formulation du problème
31. Identification et classification des enjeux environnementaux, sociaux et économiques
du projet à partir de ceux identifiés par les acteurs.
251

32. Identification de possibles blocages du processus dus à des enjeux non négociables.
33. Immersion dans le dialogue et la négociation.
34. Implication de tous les acteurs.
35. Informe plus là-bas de la définition du problème.
36. Indique la plage des paramètres (c.-à-d. le poids d’un critère) peut changer sans
affecter le rangement des scénarios, et vice-versa.
37. Interrelation des connaissances scientifiques et locales.
38. Les décideurs ont une cartographie de solution possible selon les différents acteurs
(plan Gaia et classement individuel).
39. Maîtrise de l’outil.
40. Mise en évidence des faiblesses et des forces des différents scénarios.
41. Mise en valeur des systèmes de préférences de chaque acteur.
42. Obtention des schémas des critères conflictuels et de la coalition des acteurs.
43. Offre aux acteurs une certitude sur les résultats qui leur sont présentés.
44. Opportunité de réfléchir sur les impacts d’un projet.
45. Outil adapté à la réalité du problème.
46. Outil de communication avant d’entrer dans le logiciel (« boîte noire ») et donc outil
de construction de la transparence.
47. Pas de codification supplémentaire à faire.
48. Permets d’éclaircir les choix personnels sur l’importance accordée à chaque critère
et, si nécessaire, d’y faire des changements.
49. Permets de confronter les divergences entre les acteurs.
50. Phase dans laquelle l’expert travaille de façon isolée pour donner réponse à la
question posée par les acteurs (c.-à-d. la réponse est de classer différentes possibilités d’un même
projet).
51. Permettront d’évaluer chaque critère sur chacun des scénarios.
52. Possibilité de discuter à sujet des indicateurs et des échelles.
53. Possibilité d’utiliser différentes unités (ha, m2, etc.).
54. POUR LES ACTEURS : Les critères sont un appui au jugement des enjeux
identifiés.
55. POUR LES ACTEURS : Lors de la validation, certitude que les indicateurs choisis
représentent les enjeux exprimés (Transparence dans la négociation).
56. POUR LES ACTEURS : Renforcement des systèmes de valeurs : graduation d’effets
environnementaux, socioculturels ou économiques de chaque scénario.
57. Prise en charge de divergences : comment réagirait-on devant une situation?
58. Rangement des scénarios.
59. Rapidité dans la sélection des critères pour passer immédiatement à leur pondération.
60. Rapidité dans la sélection des indicateurs pour passer immédiatement à leur
validation et à la construction de la matrice d’évaluation.
61. Rapidité dans la sélection de la méthode d’évaluation pour passer immédiatement à
l’étape suivante.
62. Reconnaissance de la dimension environnementale, sociale et économique de ses
enjeux.
63. Reconnaissance de l’effet (« positif » ou « négatif ») que chaque enjeu a dans le
système de valeurs des acteurs.
64. Reconnaissance de l’importance que ses systèmes ont dans le dialogue et la
négociation.
65. Reconnaissance objective du contexte auquel font face les acteurs.
66. Remise en question des préférences du problème.
252

67. Représentations graphiques (aspect « visuel » de la méthode).


68. Représentation achevée du problème (indique les performances des scénarios).
69. Sentiment de participation dans la prise de décision.
70. Sentiment de refus ou d’appropriation de la décision prise.
71. Source de discussion sur les enjeux externes et locaux (acteurs externes et locaux).
72. Structuration cohérente des préoccupations des acteurs.
73. Synthèse du problème (fais le lien entre la construction du problème et la décision).
74. Transposition du système de valeurs de chaque acteur en un cadre technique pour en
faire une analyse.
75. Vision partagée des enjeux du projet.

MODULE AMCD. ENVIRONNEMENT INTERNE : FAIBLESSES.


1. Accès au territoire : temps, logistique.
2. Authentique représentativité des acteurs (valeurs personnelles face aux valeurs d’une
organisation que l’acteur représente.
3. Besoin de s’investir davantage à cause d’une compréhension restreinte du milieu.
4. Il faut démontrer l’impartialité et l’honnêteté de l’équipe d’AMCD.
5. Perception des acteurs sur ces méconnaissances en tant que non-experts [risque de ne
pas s’approprier cette étape].
6. Possibilité de ralentir le processus dû à un manque de langage commun ou à un
manque de disponibilité des acteurs.

MODULE AMCD. ENVIRONNEMENT EXTERNE : OPPORTUNITÉS.


1. Améliorations futures [R ET D].
2. Appui financier.
3. Avancement de l’état de connaissances [c.-à-d. santé et ultrasons] [sers à juger la
raison d’être des préférences ou de préoccupations].
4. Connaissances existantes qui pourraient bénéficier le processus.
5. Contexte socioculturel habitué aux prises de décision conjointes [c.-à-d. pratique
dans de réseaux sociaux sur internet ou à la participation citoyenne dans la communauté].
6. Débats publics entre les opposants et les défenseurs d’un projet déterminé.
7. Débats publics utilisant outils pour tester les limites et implications de différentes
décisions.
8. Disponibilité d’espaces adéquats
9. Enjeux déjà définis [c.-à-d. dans les rapports du BAPE].
10. Génération d’information et sa disponibilité.
11. Information générée et disponible.
12. L’AMCD permet un suivi de l’évolution des enjeux.
13. Manuels de pratique d’une prise de décision collaborative dans différents secteurs
[c.-à-d. hôpitaux, universités, etc.].
14. Méthodes scientifiques établies qui permettront de mesurer les échelles.
15. Pratique de réalisation de projets dans un contexte de développement durable
[variables socioculturelle, économique et environ.].
16. Politiques encourageant la construction de préférence dans les audiences publiques.
17. Prise en considération d’expériences préalables.
253

18. Renforcement de capacités des experts en aide à la décision [c.-à-d. participation à


des projets internationaux, capacitation par des experts chevronnés et reconnus au niveau mondial].
19. R& D [c.-à-d. Méthodologies d’identification des enjeux ; les critères développés par
des ministères, tels que ceux sur l’aménagement durable des forêts ; développement de méthodes de
construction de préférences].
20. Projet existant : appuie pour les connaissances.
21. Repérage d’enjeux majeurs dans la réalisation d’une étude d’impact par analyse
multicritère et de méthodes de prise de décision.
22. Recommandation d’utilisation des méthodes de prise de décision [c.-à-d. dans les
études d’impacts].
23. Utilisation des outils existants [c.-à-d. outils d’analyse de sensibilité dans les études
d’impact].

MODULE AMCD. ENVIRONNEMENT EXTERNE : CONTRAINTES.


1. Absence d’une structure favorisant un espace procédural.
2. Des conflits anciens vécus dans la communauté pourraient refaire surface lors de la
discussion.
3. Difficulté de s’impliquer à cause du contexte historique du milieu.
4. Disponibilité des gens qui participent.
5. Enjeux qui ne son pas traites par les acteurs [c.-à-d. dans les mémoires du BAPE].
6. Manque d’expérience de l’utilisation des outils de décision.
7. Manque d’information pour intégrer plusieurs perspectives [c.-à-d. études sur les
corridors de migration].
8. Manque d’appui financier.
9. Nécessité de distinguer des enjeux de différents niveaux.
10. Ne pas s’impliquer à cause de l’inconnu : la maîtrise de l’outil échappe aux acteurs
sociaux.
11. Pratique d’un certain rapport de forces empêchant l’utilisation des méthodes de
décision.
12. Un résultat du processus AMCD qui ne soit pas représentatif de la réalité.
13. Un enjeu « caché » peut retarder le processus.

MODULE AMCD. BESOINS ET DÉFIS.


Acteur expert : être capable de tenir compte de la réalité, de prendre distance de l’« acteur ».
Adaptation de la pondération de critères à des méthodes non mathématiques [c.-à-d. utilisation
des couleurs à la place de l’assignation de pourcentages] pour un contexte spécial.
Amélioration visuelle de la présentation de résultats des analyses.
Appuis financiers [Coûts associés, c.-à-d. nombre de séances nécessaires].
Capacité du décideur et de l’expert d’aller au là-bas du rangement pour prendre en compte les
forces et les faiblesses des différentes solutions discutées.
Capacité du décideur et de l’expert de tenir compte de préoccupation des minorités.
Conjoncture démocratique.
Choix de la fonction de préférence.
Défis en communication c.-à-d. présentation de produits sortis du logiciel [effet « boîte noire »].
Équilibre entre le choix de développer de nouveaux critères adaptés au contexte spécifique du
projet, et le choix d’utiliser ceux déjà développés.
254

Face au manque de langage commun, dans un contexte multiculturel et multidisciplinaire :


procédure à implémenter par l’équipe en AMCD pour éviter des frustrations reliées à ce fait [temps
requis pour que tous les acteurs se comprennent].
Identification des liens existants entre les systèmes de valeurs des acteurs et les critères choisis.
Information disponible.
La décision appartient au groupe d’experts en AMCD, lequel doit faire preuve d’honnêteté et
d’impartialité.
L’expert doit avoir une position neutre.
L’expert doit être capable d’en tirer de conclusions.
Les catégories des acteurs proposées [public, privé, société civile et experts] doivent pouvoir
discriminer davantage à l’intérieur de chacune [c.-à-d. acteur public rédigeant un règlement ou acteur
public devant défendre les droits de citoyens]
L’équipe d’experts en AMCD doit faire preuve d’honnêteté et d’impartialité pour : conduire
chacune des étapes ; pour le choix de la méthode de décision, des échelles, des indicateurs et pour
réaliser l’analyse.
L’échelle n’existe que par les connaissances scientifiques ou du territoire.
Lors des débats, surmonter des confrontations possibles entre les acteurs dues à des espaces de
rapport de forces.
Méthode d’évaluation choisie en fonction du type de problème analysé [c.-à-d. disponibilité des
acteurs, budget prévu, facilité d’analyse de résultats].
Mise au point du visuel de D-Sight [information à restituer].
Organisation matérielle [logistique]
Plan scientifique : il faut interpréter plusieurs interfaces.
Pondération ouverte et sujette à une discussion ample.
Rendre significatif le choix de l’échelle.
Rendre significatifs les résultats [rédaction d’une grille de lecture sur l’ACP].
Techniques de discussion pour qu’une même organisation arrive à avoir un consensus de leurs
pondérations.
Temps alloué à la validation [des critères, des indicateurs, des échelles, etc.]
Validation consensuelle de la méthode d’évaluation choisie.
Validation consensuelle des critères choisis.
Validation consensuelle, par les acteurs, des indicateurs choisis.
Validation consensuelle de la matrice d’évaluation.
Validation consensuelle de l’analyse de sensibilité et de robustesse.
BIBLIOGRAPHIE

Introduction générale et conclusion générale

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Annexes

Annexe A

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Maya Jegen, directrice de recherche.

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parc éolien de la Gaspésie. Gouvernement du Québec.

BAPE. 8 mars 2004. Rapport d’enquête et d’audience publique nº 190. Projets


d’aménagement des parcs d’éoliennes des monts Copper et Miller à Murdochville.
Gouvernement du Québec.

BAPE. 16 septembre 2005. Rapport d’enquête et d’audience publique nº 216. Projet


d’aménagement d’un parc éolien à Murdochville. Gouvernement du Québec.

BAPE. 16 septembre 2005. Rapport d’enquête et d’audience publique nº 217. Projets


de parcs éoliens à Baie-des-Sables et à L’Anse-à-Valleau. Gouvernement du Québec.

BAPE. 25 août 2006. Rapport d’enquête et d’audience publique nº 231. Projet


d’aménagement d’un parc éolien à Saint-Ulric, Saint-Léandre et Saint-Damase par
Northland Power Inc. Gouvernement du Québec.

BAPE. 15 septembre 2006. Rapport d’enquête et d’audience publique nº 232. Projet


d’aménagement d’un parc éolien dans la MRC de Rivière-du-Loup. Gouvernement du
Québec.
259

BAPE. 22 septembre 2006. Rapport d’enquête et d’audience publique nº 233. Projet


de développement d’un parc éolien dans la MRC de Matane par le Groupe Axor inc.
Gouvernement du Québec.

BAPE. 16 février 2007. Rapport d’enquête et d’audience publique nº 238. Projets de


parc éolien à Carleton-sur-Mer. Gouvernement du Québec.

BAPE. 23 décembre 2008. Rapport d’enquête et d’audience publique nº 255. Projets


de parcs éoliens de Gros-Morne et de Montagne Sèche. Gouvernement du Québec.

BAPE. 8 janvier 2010. Rapport d’enquête et d’audience publique nº 264. Projet


d’aménagement du parc éolien Des Moulins à Thetford Mines, Kinnear’s Mills et Saint-Jean-
de_Brébeuf. Gouvernement du Québec.

BAPE. 2 mars 2010. Rapport d’enquête et d’audience publique nº 267. Projet


d’aménagement d’un parc éolien dans la MRC de L’Érable. Gouvernement du Québec.

BAPE. 14 juillet 2010. Rapport d’enquête et d’audience publique nº 269. Projet de


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255. InderScience Publishers.

Annexe B

RCI 220-3-2007. Règlement numéro 220-3-2007 modifiant de nouveau le règlement


de contrôle intérimaire numéro 220-2004 relatif à l’implantation d’éoliennes sur le territoire
de la MRC de Matane. Province de Québec. Municipalité régionale de compte de Matane.

Cartier énergie éolienne, Pesca Environnement et Hélimax Énergie. 2004. Parc éolien
de Baie-des-Sables. Volume 1. Étude d’impact sur l’environnement. Cartier énergie éolienne.
265

Ruralys et al. 2008. Caractérisation et évaluation des paysages au Bas-Saint-Laurent.


Un outil de connaissance et de gestion du territoire. DVD didactique. Conférence régionale
des élues du Bas-Saint-Laurent et Gouvernement du Québec.

Vazquez, M. de L., Waaub, J.-P. et Ilinca, A. 2013b. ‘Territorial Intelligence Modeling


for Energy Development (TIMED) – A Case Study for the Baie-des-Sables (Canada) Wind
Farm’. International Journal of Multicriteria Decision Making. . 3, Nos. 2/3. Pages 236-255.
InderScience Publishers. (À paraître).

Annexe E

Cartier énergie éolienne, Pesca Environnement et Hélimax Énergie. 2004. Parc éolien
de Baie-des-Sables. Volume 1. Étude d’impact sur l’environnement. Cartier énergie éolienne.

Direction des évaluations environnementales. Août 2011. Rapport d'analyse


environnemental pour le projet d'aménagement du parc éolien du Massif du Sud sur le
territoire des municipalités régionales de compté de Bellechase et des Etchemins par EEN
CA Massif du Sud S.E.C. Développement durable, Environnement et Parcs, Québec.

Ruralys et al. 2008. Caractérisation et évaluation des paysages au Bas-Saint-Laurent.


Un outil de connaissance et de gestion du territoire. DVD didactique. Conférence régionale
des élues du Bas-Saint-Laurent et Gouvernement du Québec.

Cartier énergie éolienne, Pesca Environnement et Hélimax Énergie. 2004. Étude


d’impact sur l’environnement. Parc éolien de Baie-des-Sables, Rapport principal. Cartier
énergie éolienne.

Lair, P. 2011, page 5 : Vers une stratégie de constitution d’un réseau écologique
intraforestier à l'échelle du Massif des Bauges. Rapport de stage. Master 2 professionnel.
Université Aix-Marseille III. Responsable Agathe Leriche.

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