fetfa

FETFA

(fèt-fa) s. m.
Chez les musulmans, sentence prononcée par le mufti sur un point de doctrine ou de droit difficile à résoudre ; elle supplée au silence de la loi et demeure sans appel. Au plur. Des fetfas, comme des agas, des pachas. Voltaire l'a laissé invariable : On m'a trop accusé d'aimer peu Moustapha, Ses visirs, ses divans, son mufti, ses fetfa ; Fetfa ! ce mot arabe est bien dur à l'oreille ; On ne le trouve point chez Racine et Corneille ; Du dieu de l'harmonie il fait frémir l'archet ; On l'exprime en français par lettre de cachet, Ép. à l'imp. Catherine.

ÉTYMOLOGIE

  • Arabe, fetoua. D'après Pihan, fetfa est incorrect, il faut dire fetva, qui est la prononciation turque : les Arabes prononcent fetoua.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • FETFA (fè-tfa) ou FETVA (fè-tva), s. m. Décision d'un jurisconsulte ou d'un mufti, chez les Arabes et chez les Turcs.

ÉTYMOLOGIE

  • Arabe, fetwa ( a long).
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

fetfa

FETFA. s. m. Terme de Relation, qui signifie, Un mandement du muphti, fort respecté, même du Grand Seigneur.

Dictionnaire de L'Académie française 6th Edition © 1835