pan

1. pan

n.m. [ du lat. pannus, morceau d'étoffe ]
1. Partie tombante et flottante d'un vêtement ; grand morceau d'étoffe : Ses pans de chemise dépassent sous sa veste 1. basque
2. Partie de mur, face d'un bâtiment : Le pan nord de l'immeuble se lézarde.
3. Partie importante de qqch : Vous avez occulté un pan de la question aspect, part, versant
4. Face d'un polyèdre côté

2. pan

interj. [ onomat. ]
Exprime un bruit sec, un coup, un éclatement : Pan ! Un coup de feu a retenti.
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PANParti Autonomiste National
PANPhénomène Aérospatial Non
PANPhénomènes Aérospatiaux Non
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PAN1

(pan) s. m.
Partie considérable d'un vêtement, robe, manteau, habit.
D'un des pans de sa robe il couvre son visage, à son mauvais destin en aveugle obéit [CORN., Pomp. II, 2]
De ses bras elle se dérobe, Lui laissant un pan de sa robe [SCARRON, Virg. IV]
L'un d'eux [ambassadeurs romains, à Carthage] montrant un pan de sa robe qui était plié : je porte ici, dit-il d'un ton fier, la paix et la guerre ; c'est à vous de choisir l'un des deux [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. I, p. 380, dans POUGENS]
On dit aussi un pan de tapisserie. Pan de cuirasse, partie qui couvrait le haut des reins.
Terme de chasse. Sorte de filet que l'on tend autour d'un bois. Pan de rets, ceux avec lesquels on prend les grosses bêtes.
Par comparaison avec un pan de vêtement, partie d'un mur.
Quand on y était parvenu [sous la muraille, par la mine, dans les siéges anciens], on étayait et on soutenait les murailles par de gros pieux de bois, auxquels ensuite les mineurs mettaient le feu et se retiraient ; et bientôt l'on voyait tomber de longs pans de muraille [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. VIII, p. 74, dans POUGENS]
En tournant de là vers la gauche, fabriques ruinées, colonnes qui tombent de vétusté, et grand pan de vieux mur [DIDER., Salon de 1767, Œuv. t. XIV, p. 409, dans POUGENS]
Par analogie.
Quand les tempêtes ont abattu des pans entiers de forêts [CHATEAUBR., Atala, Prologue]
Chacun des côtés d'un ouvrage de maçonnerie, de menuiserie, d'orfévrerie, etc.
Il fit [Salomon] à l'entrée de l'oracle deux petites portes de bois d'olivier, et des poteaux qui étaient à cinq pans [SACI, Bible, Rois, III, VI, 31]
Prismes éblouissants, dont les pans azurés, Défiant le soleil dont ils sont colorés, Peignent de pourpre et d'or leur éclatante masse [DELILLE, Hom. des ch. III]
Les pilastres des cloîtres et les pans de la tour des cloches sont les parties qui ont le plus résisté aux efforts du temps [CHATEAUB., Génie, III, V, 5]
Pan de comble, un des côtés de la couverture d'un comble. Long pan, le plus long côté d'un comble, d'une lucarne.
Pan de bois, clôture de charpenterie qui sert à séparer des chambres. Terme de menuiserie. On appelle pans les quatre pièces de bois ou traverses qui forment la couchette. Pan de canon, partie aplatie d'un canon, d'un fusil ou d'une carabine. Dans une lame de sabre ou d'épée, les pans creux sont des évidements assez larges relativement à leur profondeur, ménagés le long de la lame pour l'alléger. Terme de marine. Face d'une pièce de bois dans le sens de sa longueur.
Pan coupé, figure dont les angles sont coupés. Pan coupé, surface qui remplace l'angle à la rencontre de deux pans de mur.
À pan, tout à pan, locution usitée dans quelques provinces et signifiant en plein, à même. Mettre quelqu'un à pan d'un panier de fruits. Vendanger tout à pan.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    De son haubert [il] lui a rompu les pans [, Ch. de Rol. XCIX]
    En ses granz plaies les pans [les morceaux de son vêtement] [il] li a boutet [, ib. CLIX]
    Je vous durrai [donnerai] un pan de mon pays [, ib. CCXXXI]
  • XIIe s.
    La couele et l'estamine out desuz cel [là-dessous, sous ce vêtement] li ber, Mais de pans e de mances les out fait escurter ; Car ne voleit al siecle sa vie demustrer [, Th. le mart. 155]
    Et riches trez [tentes] de soie à girons et à pans [, Sax. v]
    À tant David vers le rei s'apreschad, e tut privéement un pan de sun afublail colpad. [, Rois, 93]
    De sous la boucle li perce le blazon ; El cors li met le pan del confanon, Tant con tint l'anste ; l'abat mort el sablon [, Raoul de C. 99]
    Ne li valut li haubers un bouton ; Ausi li ront com un pan d'auqueton [, Bat. d'Aleschans, v. 6753]
  • XIIIe s.
    Et li quens de Pierche i fu mors par un ribaut, qui li leva le pan dou haubiert et l'ocist d'un coutiel [, Chr. de Rains, p. 157]
    Qui corust tous jors sans paresce, Tant cum porroit grant aleüre, Les pans laciés à sa ceinture.... [, la Rose, 5400]
    Chascuns des pans [du mur] cent toises dure, Si est autant lons comme lés [large] [, ib. 3826]
    Nus seliers ne puet metre poil en sele garnie de cordouan [cuir], c'est à dire de coi li sieges et li pan soient de cordouan [, Liv. des mét. 209]
    Raron, franc Sarrazin, or oiez ma pensée, Crestien ont grant pan de ma terre gastée, Plus qu'on ne peut aler en une grant journée [, Ch. d'Ant. IV, 162]
    Et quant il fu monté sur son cheval, l'escu au col, le hyaume en la teste, il fist lever les pans de son paveillon et feri des esperons pour aler aus Turs [JOINV., 217]
  • XVe s.
    Le chevalier me monstra un pan de mur de la ville [FROISS., II, III, 7]
    Seoir sur le pan [le bord] du lit [, Perceforest, t. III, p. 132]
  • XVIe s.
    Menans des chiens de chasse, et portans en leurs mains des estançons à tendre les pans des retz [AMYOT, Pélop. 14]
    Il recueillit dedans un pan de sa robbe l'aire d'un aigle, dedans laquelle y avoit sept petits aiglets [ID., Marius, 66]
    Neron ayant une fois fait faire un pavillon à huit pans, beau, sumptueux... [ID., Comm. refrén. la colère, 35]
    À meilleur marché bastissés-vous le colombier rond, que quarré ni à pans [O. DE SERRES, 382]
    Fosses, trapes, rets, pants, amorces, etc. [ID., 995]
    Quiconque veut edifier maisons et les mettre de pan les unes contre les autres [, Nouv. coust. génér. t. I, p. 346]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. pan ; esp. paño ; port. pano, panno ; ital. panno ; du lat. pannus ; en grec, morceau d'étoffe. Le sens est passé, de morceau d'étoffe, à une pièce d'étendue quelconque : pan de muraille, et, dans l'ancienne langue, pan de terre.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    1. PAN. Ajoutez :
    Pan de roue, dispositif employé pour franchir les obstacles qui arrêtent les roues d'une voiture ; on fixe un cordage à un rais près d'une jante, on entoure le cercle de la roue avec ce cordage et on tire.
    Terme de boucherie. Le cuissot avec le rognon et le carré.
    Veau, 1re qualité, de 1 fr. 68 à 1 fr. 84 ; 2e qualité, de 1 fr. 18 à 1 fr. 66 ; 3e qualité, de 0 fr. 80 à 1 fr. 16 ; pan, cuissot, de 1 à 2 fr. [le kil.] [, Journ. offic. 14 sept. 1874, p. 8284, 3e col.]

PAN2

(pan) s. m.
Terme de polythéisme gréco-latin. Le dieu des bergers, compagnon de Bacchus dans son expédition de l'Inde.
Mais souvent dans le style [l'églogue] un rimeur aux abois Jette là, de dépit, la flûte et le haubois.... De peur de l'écouter Pan fuit dans les roseaux, Et les nymphes d'effroi se cachent dans les eaux [BOILEAU, Art p. II]
De chasser les Tritons de l'empire des eaux, D'ôter à Pan sa flûte, aux Parques leurs ciseaux.... [ID., ib. III]
Ô ma fille ! s'écrie-t-elle, quelle douleur tu m'as causée !... j'ai cru que Pan t'avait enlevée : le dieu dangereux est toujours errant dans les forêts ; et, quand il a dansé avec le vieux Silène, rien ne peut égaler son audace [CHATEAUB., Mart. liv. I]
Flûte de Pan, instrument composé de morceaux de roseaux de grandeurs inégales.
Le grand Pan, personnage mythologique, dont un récit, apocryphe d'ailleurs, fait raconter la mort qui excita de longs gémissements.
Prophéties : le grand Pan est mort [PASC., Pens. XXV, 164, éd. HAVET]
Le grand Pan, nom sous lequel les panthéistes ont désigné la nature.
Le dieu qu'adore Harold est cet agent suprême, Ce Pan mystérieux, insoluble problème, Grand, borné, bon, mauvais, que ce vaste univers Révèle à ses regards sous mille aspects divers [LAMART., Harold, x]
Fig. Le grand Pan, surnom donné à différents personnages du XVIIe siècle, Richelieu, Saumaise, et que Mme de Sévigné appliqua à Bourdaloue.
Tous ceux [prédicateurs] de cette année, quand le grand Pan ne prêche pas ; ce grand Pan c'est le grand Bourdaloue [SÉV., 28 mars 1689]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. Pan, mot dont l'origine est inconnue, mais auquel on a attribué, par erreur, le même sens que le grec, d'où le grand Pan, avec l'acception panthéistique.

PAN3

(pan)
Onomatopée qui exprime soit le bruit occasionné par un corps qui tombe subitement ou frappe sur un autre corps, soit le bruit de quelque chose qui éclate.
Lorsque le champagne fait, en s'échappant, Pan ! pan ! [DESAUGIERS, Chanson]
Pan ! pan ! est-ce ma brune, Pan ! pan ! qui frappe en bas ? [BÉRANG., Fortune]

PAN4

(pan) s. m.
Abréviation de empan, mesure de longueur usitée dans le Midi, et qui est de 24 centimètres.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Si n'avoit pas les cheveulx plus longs deux pans qui luy recerceloient tout autour du chapellet [, Perceforest, t. I, f° 91]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. EMPAN.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

pan

PAN. n. m. Partie tombante ou flottante d'un vêtement d'une certaine ampleur. Un pan de robe, de manteau. César, à l'instant d'être assassiné, se couvrit le visage avec un pan de sa toge.

Il se dit également d'une Partie d'un mur. Un pan de mur. Un pan de muraille.

Pan de bois, Assemblage de charpente dont on remplit les vides de maçonnerie et qu'on recouvre d'un enduit sur lattes. Une cloison en pan de bois.

Il se dit aussi d'Un des côtés, d'une des faces d'un ouvrage de maçonnerie, de menuiserie, d'orfèvrerie, etc., qui a plusieurs angles. Une tour à pans, à six pans, à huit pans. Une table à pans. Une salière à pans.

Pan coupé, Surface plane qui remplace l'angle à la rencontre de deux pans de mur. Faire un pan coupé à l'angle d'une rue. Un salon à pans coupés.

pan

PAN. Onomatopée dont on se sert pour exprimer le bruit produit par une chose qui éclate, ou par un corps qui frappe sur un autre. Pan! Un coup de tonnerre. Pan, pan! Ouvrez-moi la porte.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

pan

Pan, ou Panneau, de quoy on enceint et on entoure un bois pour prendre bestes sauvages, Indago indaginis.

¶ Un pan ou pand de muraille.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

pan


PAN, s. m. 1°. Partie considérable d'un vêtement: le pan d'une robe; les pans d'un manteau. "Quand Pompée fut assassiné, il se couvrit le visage avec un pan de sa robe. = 2°. Partie d'un mur. "Un pan de murâille. = 3°. Un des côtés d'un ouvrage. "Table, salière à pans, à six pans, à huit pans. = 4°. Mesûre de longueur, usitée dans les Provinces méridionales: elle est de 9 pouces; et c'est la 8e partie d'une canne.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Synonymes et Contraires

pan

nom masculin pan
1.  Littéraire. Surface.
2.  Littéraire. Partie importante de.
Le Grand Dictionnaire des Synonymes et Contraires © Larousse 2004
Traductions

pan

Pan, slip, bonk, brok, eindje, homp, jaspand, oppervlak, pand, stukje, vlak, zijde, baan, slip [kleding], strook, vak [muur], zijvlak

pan

רבד (ז), רֹבֶד, פאן

pan

Pan

pan

Пан

pan

Pan

pan

Pan

pan

Pan

pan

Pajno

pan

Pan

pan

Pan

pan

Pan

pan

Pan

pan

Pán

pan

Pan

pan

パン

pan

pan

Pan

pan

Panas

pan

Pāns

pan

Pan

pan

Pan

pan

pan

Pan

pan

Pan

pan

Pan

pan

Пан

pan

Pan

pan

Pan

pan

Пан

pan

Pan

pan

土星十八

pan

[pɑ̃]
nm
(= morceau, partie) → section, piece
pan de mur → section of wall
pan de chemise → shirt tail
des pans entiers de qch [+ industrie, économie, santé] → whole sectors of sth
(= côté) [prisme, tour] → side, face
excl → bang!
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005