prune

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prune

n.f. [ lat. prunum ]
1. Fruit comestible du prunier, à la pulpe molle, juteuse et sucrée.
2. Fam. Contravention.
Pour des prunes,
Fam. pour rien : J'ai tout préparé pour des prunes, c'est annulé.
adj. inv.
Qui est d'une couleur violet foncé : Des moufles prune.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

PRUNE

(pru-n') s. f.
Fruit à noyau, à peau lisse et fleurie. Prune de damas. Prune de damas rouge. Prune de damas noir. Prune de damas violet. Prune de damas blanc. Prune de mirabelle. Prune de Monsieur. Prune de reine-Claude. Prune de Brignoles. Prune de perdrigon. Prune de Sainte-Catherine. Prune Dauphine variété de reine-Claude. Prune impériale violette, dite aussi prune-œuf. Prune impériale blanche. Populairement. Elle aura quinze ans viennent les prunes, c'est-à-dire l'été prochain. Populairement. Pour des prunes, pour peu de chose, locution qui se construit presque toujours avec la négation ou avec une interrogation valant la négative.
Si je suis affligé, ce n'est pas pour des prunes [MOL., Sgan. 16]
Franchement, les femmes qui vont au cabaret n'y vont pas pour des prunes [GHERARDI, Théât. ital. Arlequin Jason, t. I, p. 178]
Croira-t-il, s'il lui reste un peu de jugement, que vous vous poignardez pour des prunes ? [ID., Théât. ital. le Phénix, t. II, p. 309]
Ce ne sont pas des prunes, se dit de quelque horion.
Un grès de taille non petite, Dont on a par ses mains régalé ma visite, - Diantre ! ce ne sont pas des prunes que cela ! [MOL., Éc. des f. III, 4]
Populairement. Une balle de fusil. Il a reçu une prune.
Prune des anses, prune de coco ou prune d'Icaque, noms divers du fruit de l'icaquier.

PROVERBE

    Il aime mieux deux œufs qu'une prune, c'est-à-dire il n'est pas niais, il entend ses intérêts.

REMARQUE

  • 1. L'Académie écrit prune de damas avec un d minuscule ; on lui a reproché cette orthographe, disant qu'il s'agit de la ville de Damas, et qu'ailleurs elle écrit raisin de Damas. Mais le reproche porte à faux ; il s'agit non d'une prune de la ville de Damas, mais d'une prune qui prend son nom du damas étoffe.
  • 2. On dit : j'ai mangé des prunes de Monsieur, et non : j'ai mangé des Monsieurs ou des Messieurs.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Vous ne valés pas une prune pourrie [, Chr. de Rains, p. 6]
    Car amis ne prise une prune Contre ami les biens de Fortune [, la Rose, 8109]
  • XIVe s.
    [Le loup ayant reçu la ruade du cheval] Se Isengrin lire ne seüst, Encor ceste prune il n'eüst [, Renart contrefait]
  • XVe s.
    Avaler me faut ceste prune [CH. D'ORL., Rond.]
  • XVIe s.
    Là et ailleurs, mesmes en Provence et Languedoc, plusieurs prunes se recueillent de diverses sortes, dont les principales sont, les trois perdigones, les imperiales, les deux royales, les dattes, de Chipre, de Jerusalem, les deux brignons, gros et petit, des quatre dames, blanc, noir, violet, rouge, des trois cathelanes, vertes, blanches, violettes, des medicinales, des damaisines ; par ces noms presques cogneues partout [O. DE SERRES, 684]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, preugne, preune, peurne ; picard prone ; wallon, preunn ; prov. pruna ; ital. prugna ; du lat. prunum.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

prune

PRUNE. n. f. Fruit à noyau, rond ou allongé, dont la chair est couverte d'une peau lisse et fleurie, et dont il y a plusieurs variétés agréables au goût. Prunes de reine-Claude. Prunes de Monsieur. Prunes de mirabelle. Prunes sèches. Prunes confites. Prunes à l'eau-de-vie.

Il est aussi adjectif des deux genres et signifie Qui est d'un violet foncé. Un manteau prune. Une robe prune.

POUR DES PRUNES, loc. adv. Pour peu de chose, pour rien. On ne l'emploie guère qu'avec la négative ou dans une interrogation qui vaut une négative. Ce n'est pas pour des prunes qu'ils se sont rassemblés. Ils ne sont pas là pour des prunes. Suis-je venu pour des prunes? Cette locution est populaire.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

prune

Prune, a Prunum, Prunarium, Prunullum.

Diverses sortes de prunes, Turba prunorum.

Prunes de damas, Pruna damascena.

Prunes qui tiennent du damas, AEmula damascenis pruna, Bud. ex Iuuenale.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

prune


PRUNE, s. f. PRUNEAU, s. m. PRUNELAIE, s. f. PRUNELLE, s. f. [Prune, no, nelê, nèle: 2e e muet au 1er et au 3e, è moy. au dern. 3e ê ouv. au 3e.] Prune, fruit à noyau, dont la chair est couverte d'une peau lisse et fleurie. Prunelaie, lieu planté de pruniers. Pruneau, prune sèche, cuite au four ou au soleil: Prunelle, petite prune sauvage.
   On dit, proverbialement, ce n'est pas pour des prunes, pour rien, ou pour peu de chôse: ils ne sont pas là pour des prunes.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

prune

Pflaume, Zwetsche, Zwetschkeplum, prunepruimשזיף (ז), שְׁזִיףprunablommeprunociruelaszilvapersiksusina, prugnaplommeameixaсливаplommen, plommonδαμάσκηνοبَرْقُوقšvestkaluumušljivaプラム서양자두śliwkaลูกพลัมerikquả mận李子Слива (pʀyn)
nom féminin
fruit rond, sucré et juteux
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

prune

[pʀyn] nfplum
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005