puer
(Mot repris de puent)puer
v.i. [ lat. putere, de pus, puris, pus ]puer
Participe passé: pué
Gérondif: puant
Indicatif présent |
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je pue |
tu pues |
il/elle pue |
nous puons |
vous puez |
ils/elles puent |
PUER
(pu-é) v. n.Je puais, nous puions, vous puiez ; que je pue, que nous puions, que vous puiez ; d'après l'Académie, ce verbe n'a que le présent je pue, l'imparfait je puais, le futur je puerai, le conditionnel je puerais, et il manque des autres temps ; mais on ne voit pas pourquoi on ne se servirait pas du prétérit défini je puai, de l'imparfait du subjonctif que je puasse et des temps composés.PROVERBE
- Paroles ne puent point, ou parole ne pue point, se dit par excuse quand on est obligé de nommer quelque chose de sale.
REMARQUE
- Autrefois on disait puer ou puir ; Richelet et Furetière les admettent dans leurs dictionnaires, en disant que ce sont deux verbes défectueux ; que puir n'est point usité à l'infinitif, mais seulement puer, et qu'au présent on conjugue je pus, tu pus, il put. Malherbe a dit : Phlègre qui les reçut [les géants], put encore la foudre Dont ils furent touchés, II, 12 ; Dancourt : La bourgeoisie me put horriblement à l'heure qu'il est, Cur. de Comp. sc. 9 ; Lesage : Tant mieux, s'écria-t-il, l'esprit me put, et je le regarde à l'heure qu'il est comme le présent le plus funeste que le ciel puisse faire à l'homme, Gil Bl. II, 7. Aujourd'hui, puir étant tombé dans l'oubli, cette conjugaison anomale a disparu, et l'on conjugue je pue, tu pues, il pue.
HISTORIQUE
- XIIIe s. ....La grace dechiet D'aucun dit, que trop est en cours ; Il est si vieus en toutes cours, Qu'il semble à chascun que il pue, Si est sa grace corrumpue [BAUDOUIN DE CONDÉ, t. I, p. 234]Et moult en trouverent par les rues qui estoient mort de maladie tout puant [, Chr. de Rains, 39]Li femiers [fumiers], Qui de puir est coustumiers [, la Rose, 8950]Car tant cum avarice put à Dieu qui de ses biens reput Le monde.... [, ib. 5261]
- XVe s. Il samble voir qu'argens me pue ; Dalès moi ne peut arrester [FROISS., le Dit dou florin.]
- XVIe s. Puants au dedans toute sorte de vices [MONT., II, 223]
ÉTYMOLOGIE
- Provenç. pudir ; ital. putire ; du lat. putere, puer ; du grec, pourrir ; sanscr. puy, pourrir, puer.
puer
Fig. et pop., Cela lui pue, lui pue au nez, Il en est rebuté, dégoûté.
PUER s'emploie transitivement. Cet homme pue le vin, pue l'ail. Ses habits puent la vieille graisse.
Cela pue le musc, l'ambre, etc., se dit d'une Chose qui a une odeur de musc, d'ambre, etc., excessive et incommode.
puer
PUER, v. n. [Pué: 2eé fer. — Richelet dit puer et puïr, et remarque pourtant que puer est le seul, qui se dise à l'infinitif: à quoi sert donc puïr?] Puer n'a d'irrégulier que le sing. du présent de l'indicatif: je pus, tu pus, il put: le pluriel est comme celui des verbes en er: nous puons, vous puez, ils pûent. M. de Wailli pense qu'il vaudrait mieux dire: je pue, tu pue, il pue: la prononciation, dans le fond, serait la même, et l'ortographe serait plus conforme à l'analogie: outre cela, on distinguerait ce verbe de l'aoriste du V. pouvoir: je pus, tu pus, il put, le faire, le dire, etc. = Il n'a point de prétérit ni de participe passif, ni, par conséquent, de tems composés. Il n'a d'usage qu'au présent, à l'imparfait, au futur et au conditionel, que l'Acad. apèle le futur du subjonctif; il puoit, il puera, il pueroit ou puerait; (qu'on prononce pûra, pûré, en 2 syllabes) pour les tems composés, on se sert de sentir mauvais. = "Cet homme put beaucoup. "Il puoit. "Cela puera bientôt: si vous gardiez cette viande plus long-tems, elle puerait bientôt.
REM. Puer est bâs: on ne l'emploierait pas aujourd'hui dans une Ode, comme a fait Malherbe.
Phlègre, qui les reçut, put encore la foudre
Dont ils furent touchés.
Ronsard s'était déja servi de ce mot.
Si que le soufre, ami du foûdre,
Qui tomba lors sur les géans,
Jusqu'aujourd'hui noircit la poûdre,
Qui put par les champs phlégréans.
On a pu remarquer que Malherbe fait puer actif: put encore la foûdre. Ainsi l'on dit, qu'un homme put le vin. (Voy. EMPESTER et EMPOISONER), qu'une chôse put le muse; et M. Linguet a dit au fig. (st. critique et mordant) ce mot puë le Fontenelle et sa finesse. On dit ordinairement, sent: mais, quand un mot ou une expression sentent mauvais, puer est plus expressif.
Ah! ah! sollicitude à mon oreille est rude;
Il put étrangement son ancienneté.
Mol.
= Neutre, il régit quelquefois le datif de la persone, la chôse étant le sujet. On dit d'un homme, que la viande lui put; et au fig. fam. que la lectûre, la comédie lui put, quand il en est dégoûté. = En st. prov. on dit sans régime, d'un homme qui sent fort mauvais, qu'il put comme un rat mort, comme un bouc, comme une charogne, comme la peste.
puer
(pɥe)verbe intransitif
puer
stink, reekבאש (פ'), הבאיש (הפעיל), הסריח (הפעיל), הצחין (הפעיל), עופש (פועל), הִבְאִישׁ, הִסְרִיחַ, הִצְחִיןstinken, ruiken (naar), stinken (naar)malbonodori臭, 发臭stinkenpuzzareيَنْتِـنُsmrdětstinkeβρομάωapestarlemutasmrditi悪臭を放つ악취가 나다stinkeśmierdziećcheirar mal, federвонятьstinkaส่งกลิ่นเหม็นleş gibi kokmakcó mùi khó chịu普洱verbe transitif