bail

bail

[ baj] n.m. [ de bailler ] [baux].
Contrat par lequel le possesseur d'un bien en cède la jouissance à qqn pour un prix et un temps déterminés ; contrat de location : Un bail renouvelable.
Bail commercial,
bail d'un local à usage artisanal, commercial ou industriel.
Ça fait un bail ou il y a un bail,
Fam. il y a longtemps.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

BAIL

(ball, ll mouillées) s. m.
Terme de jurisprudence. Contrat par lequel on cède la jouissance d'une chose pour un prix et pour un temps.
Il vint lui signifier de rompre le bail [SÉV., 209]
De jour en jour leur ligue avare Augmenterait le prix des baux [BÉRANG., Math. Brun.]
L'acte même. Nous n'avons pas encore signé le bail. Fig.
C'est comme si je renouvelais un bail de vie [SÉV., 280]
J'assurai Chamillart qu'il serait bien reçu [du roi], quand bien même il embarrasserait le roi ; et que, de cette époque, ce serait un nouveau bail passé avec lui [SAINT-SIMON, 199, 150]
Au plur. Des baux.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Mariage tost il [ôte-t-il] bail ? Nenil en home, et en feme oïl [, Liv. de justice, p. 221]
    Aussi est-il, s'auscuns a enfans en bail [tutèle] et il aqueroient aucune choze el tans qu'il sont en bail [BEAUMANOIR, XIV, 30]
    Bail si est quant aucuns muert et il a enfans qui sont sous-aagié et qui ne poent ne ne doivent venir à l'ommage du segneur [, ib. XV, 2]
  • XVe s.
    À treize ans en royauté, En bail [tutelle] de ton parenté [E. DESCH., Lay du roy.]
    Ceux du conseil veoient et entendoient que le duc Aubert n'estoit que bail [tuteur] de Hainaut, car encore vivoit le duc Guillaume de Hainaut, son frere.... et si il le survivoit, et estoit tout clair que ses autres freres auroient par droit le bail et le gouvernement de Hainaut [FROISS., II, II, 222]
  • XVIe s.
    Bail, garde, mainbourg, gouverneur, legitime administrateur et regentant, sont quasi tout un : combien que jadis, et encore en aucun lieux, garde se dit en ligne directe, et bail en collaterale [LOYSEL, 176]
    Le mari est bail de sa femme [ID., 178]
    Il n'accepte garde ni bail qui ne veut [ID., 179]
    En baux à rente rachetable, sont dus lods et ventes le jour du contrat [ID., 536]
    Après les bails [tutelles] finis, les majeurs et les femmes veuves y entrent comme de fief servi et sans payer aucun relief [ID., 583]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas-lat. balium (voy. BAILLER).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    BAIL. Ajoutez :
    Ancien terme de droit en Bretagne.
    Bail à convenant, bail en premier détachement, dit aussi acconvenancement, bail fait pour un temps convenu, au bout duquel le propriétaire foncier pouvait déposséder le tenancier, moyennant remboursement de ses dépenses à dire d'experts [MÉHEUST, dans Mémoires de la Société centrale d'agriculture, 1873, p. 300]
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

bail

BAIL. n. m. T. de Jurisprudence. Contrat par lequel on donne à quelqu'un la jouissance d'une chose, moyennant un prix convenu et pour un temps déterminé.

Dans le langage ordinaire, il se dit principalement en parlant des Propriétés rurales et des maisons. Bail à ferme. Des baux à ferme. Bail à loyer. Bail de maison. Bail à cheptel. Bail de trois, six ou neuf ans. Bail à vie. Bail à long terme. Bail emphytéotique. Bail conventionnel. Bail sous seing privé. La durée, la fin d'un bail. Faire, passer un bail. Consentir un bail. Rompre, résilier un bail. Entretenir son bail, Remplir les obligations que le bail impose. Se tenir à son bail. Renouveler un bail. Faire rapporter les baux précédents.

Fig. et fam., Cela n'est pas de mon bail, Je ne suis pas chargé de cela, ou Cela est arrivé dans un temps où je n'étais pas intéressé à la chose. Je n'ai pas fait de bail, Je n'ai pas contracté d'engagement formel à cet égard. Il vieillit.

Fig. et fam., Il a fait un bail avec la vie, La santé de ce vieillard n'inspire aucune inquiétude.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

bail

Bail, Traditio.

Bail à ferme, Bail à louage, Ablocatio, Elocatio, Contractus elocationis.

bail

Bail Instrumentum quo alicuius rei traditio alteri sub certa pensitatione fit. De là vient Bail à ferme, Bail à louage, Locatio.

Bail à rente, ou Bail d'heritage, Emphyteusis, Je ne veux pas affirmer que ce mot vienne de bâ'al des Hebrieux, mais bâ'al est autant que Bailler, Tradere.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

bail


BAIL, s. m. [Ce mot est monosyllabe, l'a y conserve son propre son: mouillez l'l finale, Bail, et non pas bel, comme si ai avait le son de l'e.] Contrat par lequel on done une terre à ferme, ou une maison à louage. Au pluriel baux; bail à ferme; baux à ferme.
   On dit, figurément et familièrement: "Cela n'est pas de mon bail, je n'en suis pas chargé; ou cela s'est fait dans un temps où la chôse ne me regardait pas.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

bail

lease, farm, farming lease, leasehold, tenurepacht, pachten, huur(contract), pacht(contract), huur, leaseחכירה (נ), חֲכִירָהgranjafarmovuokrasopimusarrendamentoарендаarrende, hyreskontraktεκμίσθωση, μισθωτήριοaffitto, contratto, contratto d'affitto, locazioneعَقْدُ الإِيجَارِnájemní smlouvalejemålPachtusufructozakup賃貸借契約임대차계약leiedzierżawaสัญญาเช่าkira sözleşmesihợp đồng cho thuê租借租賃 (baj)
nom masculin pluriel baux (bo)
contrat de location signer un bail de 3 ans
ça fait longtemps Ça fait un bail que je ne l'ai pas vu !
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

bail

[baux] (pl) [baj, bo] nmlease
donner qch à bail, prendre qch à bail → to lease sth
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005