boucher
1. boucher
v.t. [ anc. fr. bousche, gerbe ]2. boucher, ère
n. [ de bouc ]boucher
n.m.boucher
Participe passé: bouché
Gérondif: bouchant
Indicatif présent |
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je bouche |
tu bouches |
il/elle bouche |
nous bouchons |
vous bouchez |
ils/elles bouchent |
BOUCHER1
(bou-ché) v. a.HISTORIQUE
- XIIIe s. Et puis reclost l'en la porte et la boucha l'en bien, aussi comme l'en naye [noie, jette à l'eau] un tonnel [JOINV., 210]Assez près de Damiete trouvames un flum qui issoit de la grant riviere ; et fut acordé que l'ost sejourna un jour pour boucher ledit braz [ID., 219]Dont je vis un Coremyn [Chorasmien] qui fu des gens l'empereour de Perse, qui nous gardoit en la prison, que, quant il ouvroit son sac, nous nous bouchions, que nous ne povions durer pour la puneisie [puanteur] qui issoit du sac [ID., 265]
- XIVe s. Il saigna tant de sanc, bouchier ne pout sa plaie [, Girart de Ross. 4661]
- XVe s. Sa cheminée il [l'avare] boschoit, Craignant perdre la fumée [BASSELIN, XLIV]Avoit la premiere les oreilles bouciées tant estroitement que à nulle rien fors qu'à propre affection ne voloit doner ascout [G. CHASTEL., Expos. s. verité mal prise.]Icelle femme dist que son mari estoit en ung lieu appelé les Arceiz, où il bouchoit son blé [mettait en gerbe] [DU CANGE, bouchellus.]
- XVIe s. Alors le grand pontife tire la patiente toute bouchée [voilée] hors de la littiere [AMYOT, Numa, 18]Il n'y a d'autre difference entre cecy et cela, sinon que le corps qui fait ces tenebres est plus grand que mon manteau qui te bouche les yeux [ID., Péric. 67]Un caveau, lequel n'a porte ny demie, sinon une grosse pierre dont on bousche l'entrée [ID., Philop. 33]
ÉTYMOLOGIE
- Ménage tire ce mot du grec, mais on n'a aucun intermédiaire qui justifie l'introduction directe de ce mot grec dans le langage vulgaire. Diez, se reportant à bouchon, dit que ce mot est l'équivalent du provençal bocon, et de l'italien boccone, qui signifient bouchée (ancien français boucon) ; de là boucher, avec le sens de ce qui remplit la bouche, et, en particulier, la bouche de la bouteille. C'est avec raison que Diez rapproche boucher de bouchon ; mais est-ce bien à bocon, boccone qu'il faut rapporter bouchon ? L'orthographe boscher, boucier, bouscher n'y conduit guère ; le sens de mettre en botte que boucher a dans un de nos exemples n'y conduit pas non plus. Boucher ne peut venir de bouchon : l'un et l'autre supposent un substantif bouche, masculin ou féminin, qui voudra dire ce qui obture et ce qui fait gerbe ou botte ; substantif qui existe réellement, comme on le voit dans cet exemple du XVe siècle : Confessent iceulx habitans dovoir au dit prieur, pour cause du disme de toutes leurs chanves qui est de dix bouches [gerbes], ung bouchot, DU CANGE, boteronus. Or un pareil substantif ne peut pas être rapporté à bouche, ouverture placée au visage ; mais il appartiendra sans peine (car il est le primitif de bouchon de cabaret, voy. BOUCHON 2) à un radical qui se trouve dans bois, dans bosquet, dans bouquet, dans bûche, et qui, signifiant bois ou morceau de bois, aura facilement le double sens de tampon ou de bouchon, sorte de faisceau. En définitive, l'étymologie reste indécise entre deux conjectures : 1° bouche, ouverture dans la face ; bouchée, ce qui emplit la bouche ; d'où boucher, obturer ; à quoi on objectera que, historiquement, ni bouchée n'a jamais eu le sens de ce qui obture, ni boucher celui de mettre en bouche (ce qui, si on l'avait trouvé, aiderait grandement cette étymologie), ni le provençal bocon et l'italien boccone celui de bouchon (ce qui aiderait l'assimilation, en montrant que bocon et boccone sont les mêmes que le français bouchon) ; 2° bouche, faisceau de paille, de javelle, de branchage, d'où bouchon de cabaret, ce qui s'applique sans difficulté à tout ce qui bouche, obture.
BOUCHER2
(bou-ché ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel l's se lie : des bouchers enrichis, dites : des bou-ché-z enrichis) s. m.HISTORIQUE
- XIIIe s. Et un cotel qui souef tranche Con ce fust cotel à bochier [, Ren. 15977]Li bochier d'Orliens prennent sor chascune beste six deniers, et metent en une boete, à defendre cels de lor borc contre autres genz [, Liv. de just. 7]Parce que noz veismes qu'il estoit tués d'un seul coup de mail ou de machue, noz preismes un boucier, li quix avoit soupé la nuit devant aveques li [BEAUMANOIR, XL, 20]Quant les bouchiers et les autres homes de l'ost et les femmes qui vendoient les danrées oïrent ce, il leverent le cri en l'ost [JOINV., 233]
- XIVe s. Olivier de Clisson par la bataille va ; Il tenoit un martel qu'à ses deux mains porta ; Tout ainsi qu'un bouchier, abati et versa [, Guesclin. 6135]Que les peres l'avoient creé non pas consul pour gouverner, mes bouchier pour tourmenter et murdrir le peuple [BERCHEURE, f° 48, recto.]
- XVe s. Et l'appelloit on le boucher, pource que, à besongnes où il estoit contre les Anglois, il en prenoit peu à rançon [JUVÉNAL, Charles VI, 1407]Chier filz, c'est pour vous reprouchier Que n'avez pas cuer de bouchier [, Mir. de Ste Geneviève]
ÉTYMOLOGIE
- Provenç. bochier ; catal. botxi ; ital. beccaio, beccaro. Une analogie apparente semble d'abord indiquer bouche comme primitif de boucher ; mais l'italien beccaio s'y oppose. Remarquant que becco en italien signifie bouc, et que la forme française et la forme provençale peuvent être sans peine rattachées à bouc, on acceptera cette étymologie qui, indiquée avant Raynouard, a été établie par lui. Le boucher est proprement le tueur de boucs (la partie pour le tout). Ainsi, pour le mot boucherie, à côté de bocaria, le provençal avait brecaria, qui, venant de berbix, signifie proprement la tuerie de brebis (encore la partie pour le tout). Bien qu'il semble très étrange que le boucher ait été nommé d'après le bouc ou le chevreau, cependant, étymologiquement, il n'y a aucun moyen d'écarter l'italien beccaio, ni de rapporter le provençal bochier et le français boucher à bouche.
boucher
Boucher les vues d'une maison, Murer celles de ses fenêtres qui voient de trop près sur une propriété voisine, contrairement à la coutume, à la loi. On l'a obligé à boucher ses vues.
Boucher la vue d'un objet, Empêcher de l'apercevoir. Ce bâtiment, ce bois, ce mur bouche la vue du jardin.
Fig., Se boucher les yeux, Ne vouloir point voir; et Se boucher les oreilles, Ne vouloir point écouter.
Fig. et fam., Boucher un trou, Payer quelque dette et dédommager de quelque perte avec une somme d'argent.
Le participe passé s'emploie comme adjectif. Fig. et fam., Avoir l'esprit bouché, être bouché, Avoir peu d'intelligence, ne pouvoir comprendre les choses les plus simples. Il a aujourd'hui l'esprit si bouché qu'on ne peut rien lui faire comprendre. Il faut que ce garçon- là soit bien bouché pour n'avoir pas compris une chose si simple!
boucher
Fig., C'est un boucher, un vrai boucher, C'est un homme cruel et sanguinaire.
Il a un féminin, BOUCHÈRE, qui désigne Celle qui aide le boucher dans la vente au détail de la viande.
boucher
Boucher, Cerchez Bouscher.
boucher
Un Boucher, Carnarius, Lanius, et Lanio, lanionis.
boucher
BOUCHER, v. act. [Bou-ché; 2e é fer.] Fermer une ouverture: boucher un trou, un toneau, une bouteille, une porte, une fenêtre. = Figurément et proverbialement, on dit d'une somme d'argent qu'on reçoit, qu'elle servira à boucher un trou, à payer quelque dette.
BOUCHER, a quelquefois pour 2d régime le datif (la prép. à.) On lui boucha le passage; on boucha toutes les avenûes à l'énemi. — Se boucher les yeux, ne vouloir point voir; se boucher les oreilles, ne vouloir point entendre. Là le pron. se est au datif; se boucher à soi-même.
boucher
BOUCHER, s. m. BOUCHèRE, s. f. BOUCHERIE, s. f. [Bou-ché, chère, che-rîe; 2e é fer. au 1er, è moy. et long au 2d; e muet au 3e, dont la 3e est long.] Boucher est celui qui tûe des boeufs, des moutons, etc. = Figurément, homme cruel et sanguinaire. = Bouchère, femme d'un Boucher, ou celle qui vend de la viande. Boucherie; lieu où l'on tûe.
Rem. On dit viande de boucherie, et non pas de la boucherie. "Les denrées, dont la valeur est principalement augmentée, sont la viande de la boucherie, la volaille, le poisson. Hist. d'Angl. Retranchez la.
On dit figurément, mener les soldats à la boucherie, les exposer à une mort presque certaine; et proverbialement, d'un homme qu'il a du crédit dans une afaire, comme un chien à la boucherie, pour dire, qu'il n'en a point du tout.
boucher
boucher
boucher
(buʃe)verbe transitif
boucher
(buʃe) masculinbouchère
Fleischer, pfropfen, stopfen, verstopfen, zustopfen, Metzger, abdichten, verstreichenbutcher, clog, block, stop up, choke, cork, plug, fill, plug up, bung, stuff up, congest, stop, stopper, stuff, tampdichtmaken, slager, stoppen, dichten, slachter, toestoppen, verstoppen, volstoppen, dichtstoppen, kurken, vleeshouwer, afsluiten, beul, dichttimmeren, onhandig chirurg, versperren, opvullenאטם (פ'), חסם (פ'), מוכר בסר (ז), סגר (פ'), סתם (פ'), פקק (פ'), קצב (ז), אֶטֶם, סָגַר, סָתַם, פָּקַק, קַצָּבatapeir, obstruir, sargir, taparřezníkŝtopibloquear, obstruir, obturar, tapar, carniza, carniceroarrolhar, obstruir, obturar, tampar, tapar, entupir, açougueiro, talhantemacellaio, intappare, intasare, otturare, turareجَزّارslagterχασάπηςteurastajamesar肉屋정육점 주인slakterrzeźnikмясникslaktareคนขายเนื้อkasapngười bán thịt屠夫屠夫 (buʃɛʀ) fémininnom