cohue

cohue

[ kɔy] n.f. [ du breton koc'hu, halle ]
Foule bruyante constituée de personnes qui s'agitent : À la sortie du cinéma, elle a été prise dans la cohue bousculade
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

COHUE

(ko-ue) s. f.
Autrefois, dans quelques provinces, nom du lieu où les petites justices se tenaient. Le procureur était à la cohue.
Assemblée bruyante et tumultueuse.
Toute cette cohue se dispersa [HAMILT., Gramm. 3]
Si.... En pareille cohue on me peut retenir [BOILEAU, Sat. III]
Minerve seule à Samos descendue Avait du ciel suivi les souverains ; Mais du Dieu Pan, des Faunes, des Sylvains, Elle évitait l'indécente cohue [MALFIL., Narcisse, ch. III]
Et votre complaisance un peu moins étendue De tant de soupirants chasserait la cohue [MOL., Mis. II, 1]
Je serais mort en quatre jours, s'il me fallait vivre en homme du monde : je suis tranquille au milieu du tintamarre et solitaire dans la cohue [VOLT., Lett. Mme Florian, 12 oct. 1767]
Confusion dans une assemblée trop nombreuse. Il y avait trop de cohue à ce bal.
Anciennement, criaillerie, clameur.
On lui a fait une cohue dont il a été fort touché [SCARRON, dans RICHELET]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Cohue [sorte de tribunal], dans un titre de 1235 [, Bibl. des Chartes, 4e sér. t. III, p. 459]
  • XIVe s.
    À Raoul est donnée la garde du guichet et de la cohue de la vicomté de Pontiaudemer [DU CANGE, cohua.]
    Les dis Anglois se logerent en la ditte ville, et visiterent une parrigue forte de muraille et une cohue près du dit fort.... bouta le feu en la ditte cohue et ou [au] dit parrin [ID., ib.]
    Que les baillifs et vicomtes soient diligens d'aller en cohue dedens prime le premier jour de leur auditoire [ID., ib.]
  • XVe s.
    Servir les maçons et couvreurs au chastel et es cohues et estaux comme au chastel [DELISLE, Agric. normande au moyen âge, p. 83]
    Je n'irai plus à la cohue Où chascun joue ou brait ou hue [, Pathelin mourant, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Il n'y a pas tant de chiquaneries aux cohues, comme on en trouve entre les courtizans pour destourner un dementi [PASQUIER, Lettres, t. I, p. 612, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Sans doute, comme le propose Diez, de co, et huer, à cause de bruit qui se fait aux halles ou dans les juridictions des halles ; halle, juridiction des halles, étant le sens primitif de cohue. Bas-lat. cohua.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

cohue

COHUE. n. f. Réunion de personnes où règnent le tumulte et la confusion. Je ne veux point aller à cette assemblée, c'est une cohue, ce n'est qu'une cohue. Il y avait trop de cohue à ce bal.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

cohûe


COHûE, s. f. [2e lon. 3ee muet.] Assemblée où tout le monde parle confusément. "Cette assemblée est une cohûe. = En quelques Provinces, c'est le lieu où se tiènent les petites Justices. Est-ce le 1er sens qui a doné lieu au 2d, ou le 2d au 1er? C'est ce que je ne saurais dire.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Synonymes et Contraires

cohue

nom féminin cohue
1.  Grande confusion.
2.  Foule tumultueuse.
flot, foule, horde -littéraire: fourmilière.
Le Grand Dictionnaire des Synonymes et Contraires © Larousse 2004
Traductions

cohue

squash, crowd, crush, mob, rabble, bustle, bustlingהמון עם (ז)drukte, gedrang, menigte, mensenmassaGewühl, Menschengewühlcalca, folla, parapiglia, ressa (kɔy)
nom féminin
foule
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

cohue

[kɔy] nfcrowd
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005