coutumier
coutumier, ère
adj.coutumier
(kutymje)coutumière
(kutymjɛʀ)adjectif
ensemble de règles qui viennent des coutumes
COUTUMIER2
(kou-tu-mié) s. m.HISTORIQUE
- XVIe s. Un livre intitulé le Coustumier de Rheims, imprimé par Nicolas Bacquenois, l'an 1553 [, Coust. génér. t. I, p. 560]
ÉTYMOLOGIE
- Coutumier 1. Coustumier a eu aussi le sens d'homme habile dans le droit coutumier : Nul ne soit reçeu à jurer l'assise, s'il n'est suffisant coustumier ou licencié en l'un des droiz civilz ou canons, Ordonn. des ducs de Bret. f° 222, dans LACURNE.
coutumier
Être coutumier du fait, Avoir coutume de faire certaine chose. Il se prend ordinairement en mauvaise part. Je ne suis pas étonné qu'il vous ait trompé, il est coutumier du fait.
Il signifie aussi, surtout dans le style poétique, Qui est habituel. Des grâces coutumières.
Il signifie aussi Qui appartient à la coutume. Droit coutumier. Pays coutumier se disait, par opposition à Pays de droit écrit, de Tout pays où l'on suivait une coutume provinciale ou locale.
coutumier
coutumier
COUTUMIER, IèRE, adj. [Kou-tu-mié, miè-re; 3e é fer. au 1er, è moyen et long au 2d.] Qui a coutume de faire. "Il est coutumier du fait; coutumière de mentir. Il est du style familier. — Qui apartient à la coutume. Voyez COUTUME, n°. 2°. Droit coutumier, pays coutumier. On le dit par oposition au Droit écrit, ou Droit Romain, et aux pays où l'on suit ce Droit.
COUTUMIER, s. m. Droit municipal d'une Ville, d'une Province. Le Coutumier de Normandie, de Champagne, etc.
Rem. Autrefois l'adjectif était fort en usage dans le beau style.
Et mes yeux éclairés des plus vives lumières.
Ne trouvent plus aux siens leurs grâces coutumières. Corn.
La Bruyère parait le regretter. "Vanterie, dit-il, devait nous conserver vantart, mensonge, mensonger; coutume, coutumier. Les Poètes ont eu tort de le laisser perdre, ils devraient le rapeler.