soupir
soupir
n.m.SOUPIR
(sou-pir) s. m.HISTORIQUE
- XIIe s. Charles se dresse, si a fait un sospir [, Ronc. p. 155]De mil souspirs que je li doi par dete [, Couci, VI]Mais cil qui Deu cremirent et qui l'orent amé, En unt od [avec] grief suspir celéement pluré [, Th. le mart. 46]
- XIIIe s. Quant s'estoit relevée, moult grans souspirs [elle] jetoit [, Berte, XXVIII]
- XVIe s. Lors il [la Boétie mourant] se teut, et attendit que les soupirs et les sanglots eussent donné loysir à son oncle de lui respondre [MONT., Lett. v.]Ils [les sauvages mis dans le cadre] ne cessent jusques au dernier soupir de les braver et desfier [leurs bourreaux] de parole et de contenance [ID., I, 244]Il ne fallut qu'un souspir de probité pour lui faire oster [au chancelier l'Hospital] les seaux [D'AUB., Hist. I, 264]L'air exterieur est corrompu par certaines exhalations, fumées et souspirs des vapeurs pourries et infectées [PARÉ, XXIV, 3]
ÉTYMOLOGIE
- Bourguig. sôpir ; wallon, sospeur ; provenç. sospir, sospire ; catal. suspir ; esp. suspiro ; ital. sospiro ; du lat. suspirium (voy. SOUPIRER).
soupir
Dernier soupir, Dernier moment de la respiration, dernier souffle de la vie. Je vous servirai, j'aurai de la reconnaissance envers vous jusqu'à mon dernier soupir, jusqu'au dernier soupir.
Rendre le dernier soupir, Mourir. Recevoir, recueillir le dernier soupir de quelqu'un, L'assister à ses derniers moments.
SOUPIR, en termes de Musique, se dit d'un Silence qui équivaut à une noire. Prenez garde en chantant à bien marquer, à bien observer ces soupirs.
Il se dit aussi d'un Signe qui marque l'endroit où l'on doit observer un silence équivalent à une noire. Il y a un soupir marqué en cet endroit-là.
Demi-soupir, quart de soupir, huitième de soupir, Silence qui a la valeur d'une croche, d'une double croche, d'une triple croche.
soupir
SOUPIR, s. m. SOUPIRANT, s. m. SOUPIRER, v. n. [Sou-pir: on prononce toujours l'r: sou-piran, ré: 3e lon. au 2d, é fer. au 3e.] Soupir est, au propre, respiration plus forte et plus longue que l'ordinaire, éfet et témoignage de quelque passion, comme amour, tristesse, etc. "Jeter, pousser des soupirs, de grands soupirs. Retenir, arrêter, étoufer ses soupirs.
Foibles agneaux, livrés à des loups furieux,
Nos soupirs sont nos seules armes.
Esther.
Pourquoi, Seigneur, de nos alarmes,
Veux-tu faire encor tes plaisirs?
Tu nourris nos coeurs de soupirs,
Et tu les abreuves de larmes.
Le Franc.
= Le dernier soupir: le dernier moment de la vie. = Au figuré, Amour. "C'est l'objet de ses soupirs.
SOUPIRANT, Amant. "Elle a beaucoup de soupirans. St. fam. "Je ne trouve rien de plus fade et de plus ennuyeux que ces soupirans, qui sont toujours aux piés de leurs maitresses. Dest.
SOUPIRER, c'est 1°. Pousser, faire des soupirs. "Soupirer de douleur, d'amour, de regret, etc. = Soupirer aprês; desirer ardemment. "Il soupirait depuis lon-tems aprês cette charge.
REM. Soupirer est souvent employé activement par les Poètes.
Tantôt vous soupiriez mes peines,
Tantôt vous chantiez mes plaisirs.
Malherbe.
Mon coeur, qui soupire sans cesse,
Les ennuis, dont il est touché.
Racan.
Toi, qui, .....
M'aidois à soupirer les malheurs de Sion. Esther.
Amour dictoit les vers, que soupiroit Tibulle.
Boileau.
Mde. Dacier, dans sa Traduction de l'Odyssée, a usé des privilèges des Poètes: "Ulysse étoit assis sur le rivage de la mer, où il alloit soupirer ses déplaisirs. — Il ne se dit qu'en vers, dit l'Académie. = Nous avons tiré cette expression des Latins.
Quod si fortè alios jam nunc suspirat amores.
Tib.
= Remarquez que, même en vers, à plus forte raison, en prôse, il ne régit que des noms qui expriment les sentimens; et qu'il ne régit pas ceux, qui en expriment la caûse ou l'ocasion * Gafarel, vieux Auteur, l'emploie de cette dernière manière. "Nous soupirions tous les jours les domages que le feu a faits en cette ville.
En parlant de l'amour, il est quelquefois neutre sans régime.
Il est vrai que Cléon a toute sa tendresse,
Et vous vous exposez à soupirer long-tems.
DEST. Le Dissipateur.
*SOUPIREUR, celui qui soupire, est du st. comique, et ne se dit que par raillerie.
soupir
sighאנחה (נ), אנקה (נ), הבל (ז), היאנחות (נ), התייפחות (נ), נאקה (נ), הִתְיַפְּחוּת, נְאָקָהαναστεναγμόςanhelo, sopiro溜息, ため息ah, iç çekmesospiro, respiroتَنَهُّدpovzdechsukSeufzersuspirohuokausuzdah한숨zuchtsukkwestchnieniesuspiroвздохsuckการถอนหายใจtiếng thở dài叹息声въздишка (supiʀ)nom masculin