Intro Aux Sciences Economique Et de Gestion
Intro Aux Sciences Economique Et de Gestion
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est : ISEG
§ Initiation aux sciences de gestion afin de pouvoir les différencier des sciences
économiques.
§ Avoir un aperçu sur les courants théoriques fondateurs de l’organisation et les grands
auteurs en organisation, afin d’avoir une vision sur les problèmes généraux de
l’organisation, y compris l’entreprise et connaître les théories qui veulent les ordonner et
les résoudre.
§ Avoir une vision sur les approches théoriques concernant l’entreprise, afin de comprendre
son évolution.
§ Comprendre comment fonctionne l’entreprise à travers sa structure organisationnelle.
§ Comprendre les rôles du manager.
§ Avoir une vision sur les disciplines des sciences de gestion.
§ Avoir une vision sur les concepts de base et les deux branches des sciences économiques.
§ Avoir une vision sur les objectifs, les méthodes et la nature du raisonnement en sciences
économiques, ainsi que les principaux problèmes économiques.
Prof. I. EL HARAOUI 2
Bibliographie sélective1
§ Beitone A., Buisson-Fenet E., Dollo C. 2012, “Economie”, 5ème Edition, Dalloz.
§ Blancheton B. 2012, “Maxi fiches de sciences économiques”, 2ème Edition, Dunod.
§ Calmé I., Hamelin J., Lafontaine J. P. 2013, “Introduction à la gestion”, Dunod.
§ Fabrègues M. 2008, “Introduction à la gestion”, Dalloz.
§ Kotler P., Keller K., Manceau D., Dubois B. 2009, “Marketing management”, 13ème
Edition, Pearson.
§ Mintzberg H. 2011, “Le management, voyage au centre des organisations”, Eyrolles
Editions d’Organisation.
§ Mintzberg H. 2006, “Le manager au quotidien : les 10 rôles du cadre”, Eyrolles
Editions d’Organisation.
§ Peretti J. M 2013, “Gestion des Ressources Humaines”, 19ème Edition, Vuibert.
§ Riva J. 2015, “Introduction à l’économie", Ellipses Edition Marketing.
§ Roux V. 2012, “Grands problèmes économiques - Introduction générale à l’économie",
2ème Edition, Ellipses Edition Marketing.
§ Schatt A., Lewkowicz J. 2007, “Introduction à la gestion d'entreprise”, EMS Editions.
§ Scheid J. C. 2005, “Les grands auteurs en organisation”, 2ème Edition, Dunod.
§ Sloman J., Wride A. 2013, « Principes d’économie », 7ème Edition, Pearson.
References2
§ Cole G.A. 2004, “Management Theory and Practice”, 6th Edition, Gerald Cole.
§ Griffin R. W. 2013, “Fundamentals of Management”, 7th Edition, South-Western.
§ John, R., Schermerhorn, J. R. 2011, “Introduction to Management”, 11th Edition, Wiley.
§ Kotler, P & Keller, KL 2006, “Marketing Management”, 12th Edition, Prentice Hall.
§ Pettinger R. 2006, “Introduction to Management”, 4th Edition, Macmillan Education UK.
§ Sloman J., Wride A. Garratt D. 2012, « Economics », 8th Edition, Pearson.
1
D’autres ouvrages peuvent être consultés.
2
Cette bibliographie est destinée principalement aux étudiants étrangers anglophones.
Prof. I. EL HARAOUI 4
1. LE MANAGEMENT
La Gestion vient du mot ‘Gestio’, qui signifie une action de gérer. C’est également une
manière d'administrer, de diriger et d’organiser un travail ou une tâche.
A l’origine, le terme « Gestion » signifiait principalement l’accomplissement d’une mission à
court terme.
Au début de l’apparition de l’entreprise moderne, la Gestion signifiait surtout une exécution
simple et routinière des affaires courantes. Le concept avait alors une limite dans le temps et dans
les responsabilités.
Ce concept de la gestion a évolué vers un sens plus scientifique. Il est assimilé au management,
un concept anglo-saxon avec une connotation plus stratégique et plus théorique3.
Notons qu’il y a plusieurs définitions de la gestion. Nous pouvons néanmoins retenir que la
gestion est un processus de planification, d’organisation, de direction et de contrôle des
ressources, permettant d’atteindre des objectifs précis.
La gestion peut être considérée comme une adoption d’une démarche scientifique, méthodique et
rationnelle, impliquant des outils, des techniques et des procédures, qui visent à garantir la
performance de l’organisation.
3
Notons que le débat concernant la différence entre le concept du management et le concept de la gestion a engendré la
distinction entre deux groupes. Pour le premier le mot « management » n’est que la traduction littérale anglo-saxonne du mot
« gestion », pour le deuxième, le management inclut la gestion et intègre en plus une dimension humaine en faisant appel aux
sciences sociales. Pour notre part, nous rejoignons le premier groupe et nous mettons en exergue que le concept de la gestion est
assimilé au concept anglo-saxon du « management ».
Introduction aux Sciences 5
Economiques et de Gestion
La gestion requiert ainsi une planification, une organisation, une direction et un contrôle tout au
long de son processus. Ses apports à l’organisation incluent la rationalité, l’efficacité, l’efficience
et la pertinence de son processus.
Selon Ducrou J. B. (2008)4, la performance se définit par trois composantes qui associent à la fois
les objectifs, les ressources et les résultats. Ces composantes sont relatives à l’efficacité,
l’efficience et la pertinence.
Nous mettons en exergue que le management ou la gestion est une science autonome depuis
1967, dont les démarches, les méthodes, les principes et les techniques sont empruntés à d’autres
disciplines scientifiques. C’est un ensemble de connaissances systématiques et rationnelles qui
sont fondées sur des bases théoriques, des modèles et des principes. Des connaissances qui sont
accumulées à travers la recherche en sciences de gestion et les meilleures pratiques, notamment
sur le plan théorique et managérial.
2. LES ORGANISATIONS
Les sciences de gestion traitent souvent des questions et des difficultés que les
organisations affrontent.
En d’autres termes, l’objet de l’étude des sciences gestion est l’organisation. Il est ainsi
important de souligner que chacune des théories, des techniques, des notions clefs, ou des
modèles réunis par les sciences de gestion vise à améliorer le fonctionnement des organisations.
4
Ducrou J. B. 2008, “Management des entreprises”, Hachette.
Prof. I. EL HARAOUI 6
L’organisation peut être considérée comme un espace temporalisé au sein duquel des
individus viennent chercher des éléments de satisfaction différents, parfois contradictoires, en
acceptant des transactions qui leurs confèrent non seulement des droits, mais aussi des
obligations. Elle a nécessairement une stratégie, qui s’exprime à travers des objectifs qu’elle se
fixe.
L’organisation peut remplir des missions variées, comme chercher des profits, assurer une
mission de service public ou même gérer des avantages sociaux. Bien évidemment, elle n’est pas
isolée, mais elle est entourée d’un environnement organisationnel.
Ces deux environnements peuvent avoir bien évidemment un impact sur les stratégies de
l’organisation, notamment sur les décisions de délocalisation d’une entreprise, à travers les
facteurs légaux, socioculturels, technologiques, politiques et économiques.
Il est aussi important de souligner que l’organisation ne fait pas que subir son environnement,
mais elle peut aussi l’influencer d’une manière positive ou négative.
Introduction aux Sciences 7
Economiques et de Gestion
3. L’ENTREPRISE
Parmi une diversité des formes juridiques d’une entreprise privée, nous pouvons citer, les
entreprises individuelles, et les entreprises sociétaires qui incluent les sociétés de personnes et les
sociétés de capitaux.
Notons que les sociétés de capitaux peuvent prendre la forme de sociétés anonymes ou de
sociétés à responsabilité limitée, pour ne citer que deux exemples.
D’autres classements peuvent être aussi cités, nous pouvons prendre à titre d’indication, un
classement selon le secteur d’activité (agriculture, industrie, commerce, service…), ou un autre
selon la taille de l’entreprise.
Les questions qui peuvent être posées après ces aperçus sur le concept de la gestion, sur
l’organisation et sur l’entreprise qui représente un objet d’étude des sciences de gestion :
§ Comment est apparue l’entreprise ?
§ Quelles évolutions a-t-elle subies ?
§ Quels problèmes peut-elle affronter et quelles solutions ont été proposées pour les
résoudre ?
Nous nous sommes penchés ainsi sur une approche historique et descriptive, afin de
comprendre les facteurs et les évolutions qui ont contribué au développement de l’entreprise, et
pour avoir une vision sur ses problèmes, en présentant quelques théories qui ont pour objectifs de
les ordonner et de les résoudre.
Ainsi, dans la partie suivante, nous allons aborder brièvement les courants théoriques fondateurs
de l’organisation, en particulier les théories des organisations qui concernent les comportements
organisationnels. Par la suite, nous allons introduire les approches théoriques concernant
l’entreprise.
Les théories des organisations peuvent être classées en trois catégories, à savoir, les
théories sociologiques, les théories managériales et les théories psychologiques5.
Sous le qualificatif sociologique se retrouvent les chercheurs et les praticiens dont la
préoccupation essentielle est de comprendre comment fonctionne l’organisation.
Sous le qualificatif managérial se retrouvent les chercheurs et les praticiens dont la préoccupation
principale est d’agir au sein d’une organisation, à travers ses structures et ses dirigeants.
Les théories psychologiques par contre rassemblent les chercheurs et les praticiens qui
s’intéressent avant tout à l’individu au travail.
Notons que parmi les chercheurs et praticiens, dont la contribution a été historiquement
importante dans les théories sociologiques des organisations :
§ Weber M. qui a fourni une classification des organisations, selon ses structures et ses
comportements ;
§ Etzioni A. qui a différencié les organisations selon le type de contrôle et le type de
participation ;
§ Gouldner A. W. qui a mis en exergue les défauts d’une organisation bureaucratique ;
§ Woodward J. qui a montré que la différence entre les structures s’explique par la
différence de technologie, et qu’il n’y a pas une structure qui peut être considérée
comme la meilleure de toutes, et ceci est applicable pour tout type d’organisation ;
§ Burns T. qui a souligné que l’environnement organisationnel détermine la structure
organisationnelle ;
§ Lawrence P. R et Lorsch J. W. qui ont souligné que les organisations les plus
performantes sont celles qui se structurent dans toutes leurs parties selon les
caractéristiques de leurs environnements ;
§ Perrow C. B. qui a noté qu’une analyse des objectifs de chacune des organisations peut
servir à les différencier, sachant que chaque organisation adapte ses stratégies et ses
moyens selon les buts les plus importants ;
§ Parkinson C. N. et Peter L. G. qui ont effectué une analyse systématique de
l’organisation en mettant en exergue les défauts de son fonctionnement.
D’un autre côté, parmi les chercheurs et praticiens, dont la contribution a été historiquement
5
Scheid J. C. 2005, “Les grands auteurs en organisation”, 2ème Edition, Dunod.
Prof. I. EL HARAOUI 10
Pour les théories psychologiques, elles sont apparues il y a environ 50 ans. En effet, la
psychologie des individus lorsqu’ils se soumettent à un travail présente des caractères particuliers
et intéressants.
En d’autres termes, les caractéristiques d’une organisation (la division du travail, la hiérarchie,
l’environnement qui l’entoure et ses contraintes) influencent énormément la psychologie des
employés. Selon plusieurs chercheurs, le “Scientific Management” de Taylor ne vaut rien, s’il n’y
a pas une bonne motivation, un bon environnement de travail et un bon état d’esprit.
Notons que parmi les chercheurs et praticiens, qui ont contribué énormément aux théories
psychologiques :
§ Mayo E. qui est l’un des fondateurs du mouvement des relations humaines et de la
sociologie du travail. Parmi ses recherches celle de l'étude de la relation entre la
productivité et le moral des employés ;
§ Lewin K. qui a souligné que le succès ou l’échec dans le travail dépend plutôt des
aspirations de l’individu que de ses performances techniques ;
§ Likert R. qui a fondé l’un des plus célèbres centres de recherche en psychologie des
organisations a étudié les rapports entre les chefs et les subordonnés. Il a développé le
principe des relations intégrées, en soulignant que les relations entre les membres
d’une organisation intègrent les valeurs personnelles de chacun ;
§ Mac Gregor D. qui a proposé la théorie Y pour remplacer sa théorie X, puisque cette
dernière ignore les besoins de l’Homme définis par Maslow et qui considère que
l’Homme éprouve une aversion innée pour le travail ;
Prof. I. EL HARAOUI 12
Les apports des théories des organisations peuvent être considérés comme une base aux
courants théoriques fondateurs qui définissent l’entreprise, et qui peuvent nous permettre de
comprendre son évolution.
Ces courants peuvent être classés selon quatre approches, à savoir :
∗ L’approche organisationnelle ;
∗ L’approche transactionnelle ;
∗ L’approche institutionnelle ;
∗ L’approche évolutionniste.
Tous d’abord, nous pouvons noter que dans les années 20, les chercheurs appartenant au
courant néoclassique ont considéré que l’entreprise est une boîte noire qui réagit rationnellement
aux changements. Ils ont aussi spécifié que son intérêt est compatible avec l’intérêt général, en
l’absence d’intervention publique qui pourrait intervenir dans le déroulement des mécanismes de
marché.
Introduction aux Sciences 13
Economiques et de Gestion
Vers la fin des années 50 et le début des années 60, l’approche organisationnelle a
considéré l’entreprise comme un système complexe et adaptatif.
Ainsi, l’objectif de l’entreprise est moins la maximisation du profit, Il s’exprime à travers une
série de sous objectifs, qui doivent être acceptés comme satisfaisants par les groupes qui agissent
au sein de cette entreprise.
Vers les années 70, l’approche transactionnelle a considéré l’entreprise comme un lieu de
transactions. L’entreprise est ainsi considérée comme une structure qui permet d’éviter les coûts
de transaction du marché. Elle trouve donc un avantage à remplacer un processus ou une série de
contrats à court terme par un contrat à long terme.
L’approche institutionnelle vers les années 80 a mis en exergue que l’entreprise peut être
considérée comme un nœud de contrats.
C’est en effet une fiction légale, qui repose sur une série de contrats passés entre des tiers, qui
peuvent être des actionnaires, des salariés, des fournisseurs, des clients ou l’Etat.
Il est ainsi important de souligner que la conception, la réalisation et le contrôle de chacun de ces
contrats constituent une charge financière pour l’entreprise, nommée « coût d’agence ».
Ceci dit, les conflits d’intérêts par exemple, peuvent susciter des coûts d’agence, qui se traduisent
par des frais de surveillance, la rémunération des commissaires aux comptes, la création de
comités d’audit et de contrôle…
Notons que les coûts d’agence sont une charge pour l’entreprise qu’elle essaie de
minimiser. Dans la littérature, la théorie d’agence a pour objectif de minimiser ces coûts et à
définir des formes d’organisation en adéquation. A titre d’exemples, nous pouvons citer les
stocks options offerts aux dirigeants d’entreprises cotées ou les plans d’intéressement ou de
participation des salariés au résultat ou au capital de l’entreprise.
Notons que la notion de compétence citée plus haut n’a pas de définitions consensuelles.
Dans la littérature francophone, cette notion est très marquée par l’importance accordée à la
formation scolaire et aux diplômes, c'est-à-dire à la qualification. Elle se découpe alors en savoir
(connaissances théoriques), en savoir-faire (traduction des savoirs dans la pratique) et en
savoir-être (compétences comportementales).
Pour les Anglo-saxons, la notion de compétence a un sens plus large et distingue ainsi des
concepts relevant de plusieurs dimensions : Knowledge : le savoir qui regroupe des connaissances
dans un domaine spécifique ; Skills : le savoir-faire ; Abilities : les capacités et les aptitudes à
exercer une activité ; et la dimension personnelle qui englobe le comportement, les traits de la
personnalité et les motivations.
Introduction aux Sciences 15
Economiques et de Gestion
5. LA STRUCTURE ORGANISATIONNELLE
Tout d’abord, nous pouvons mettre en exergue le caractère à la fois formel et informel des
éléments qui composent une structure organisationnelle.
La structure formelle est la partie stable de l’organisation qui peut être considérée comme son
ossature. Elle donne des indications sur la répartition des tâches entre les unités, et les modalités
de collaboration et de coordination entre les postes de travail.
Ci-dessous, une définition de chacune des notions citées, à savoir, unité, répartition des tâches et
poste de travail.
§ L’unité peut être définie comme un regroupement d’un ensemble de moyens matériels
et humains. Elle peut prendre des formes diverses selon le type de l’organisation et
selon sa structure. Dans une entreprise, une unité peut être un centre d’activité ou un
centre de résultat opérationnel par exemple.
§ La répartition des tâches au sein d’une structure organisationnelle suppose que
celles-ci soient reliées par un ensemble de liens. Ces liens peuvent être :
o des liens hiérarchiques entre certains acteurs ou certaines unités ;
o des liens fonctionnels qui consistent en l’application de procédures élaborées
par certaines unités et qui sont imposées à d’autres unités de la structure ;
o des liens de conseils qui consistent en l’application ou le suivi d’informations
précises, élaborées par une unité et qui sont ensuite mises en œuvre ou
intégrées par d’autres unités au sein de la structure.
Prof. I. EL HARAOUI 16
§ Le poste de travail est intégré dans l’unité et assure une des fonctions de l’entreprise. Il
est caractérisé par son profil, c’est-à-dire une liste des tâches à réaliser qui nécessite
pour son titulaire de disposer de connaissances et de compétences déterminées.
Outre ces trois notions, la fonction peut être définie par rapport à un objectif et l’ensemble des
opérations et des tâches à réaliser pour atteindre ce dernier. A titre d’exemples, nous pouvons
citer les fonctions suivantes : marketing, ressources humaines, communication, distribution,
commercialisation, comptabilité, audit, logistique…
La question qui peut être posée à ce stade est la suivante : comment peut-on exprimer ou
illustrer une structure formelle d’une organisation ?
La réponse est toute simple, en élaborant un organigramme qui est une expression de celle-ci. Un
organigramme peut être ainsi défini comme un schéma d’une structure organisationnelle, qui
permet de comprendre et de connaître les fonctions exercées dans l'entreprise, les subdivisions
entre les services ou les départements.
Il peut aussi renseigner sur plusieurs aspects qui concernent le fonctionnement d’une organisation
ou d’une entreprise, notamment le schéma hiérarchique, les liens de subordination ou les
perspectives d'avancement au sein d’une structure.
Une structure informelle est constituée par un réseau de relations informelles établies entre
les membres de l’organisation. Elle est composée par des normes ou des règles officieuses, des
relations d’autorité qui tiennent à la personnalité des individus ou aux compétences particulières
de certains acteurs.
des fonctions ou des unités différentes, s’établissent indépendamment des relations hiérarchiques
ou fonctionnelles et facilitent ainsi la circulation de l’information.
Il est important de souligner que les normes et les règles officieuses caractérisent la culture
organisationnelle, qui peut être définie comme un ensemble d’habitudes non écrites du vivre
ensemble d’une organisation.
Nous pouvons aussi noter que l’intranet et l’extranet d’une entreprise qui visent notamment à
rendre la communication directe et plus facile entre ses agents peuvent contribuer au
développement de la structure informelle.
Notons que l’étude des relations informelles permet de mieux comprendre le système de prise de
décisions, les niveaux de délégation du pouvoir, le style de direction, l’importance relative des
postes, les perceptions des uns par rapport aux autres…
§ La base opérationnelle ou le centre opérationnel (operating core) qui regroupe les agents
de l’organisation, dont le travail concourt directement à la création de la valeur ajoutée.
Ces agents peuvent être des opérateurs de production, des commerciaux, des agents
chargés de la logistique, de la distribution, du stockage, de la livraison...
Il est important de souligner que la liaison entre le sommet, la ligne hiérarchique et la base
opérationnelle est une liaison gérée par une autorité formelle.
§ La technostructure qui se situe en dehors de la ligne hiérarchique, et qui englobe des
cadres et des employés qui ont pour mission de standardiser, de planifier et de contrôler le
travail des agents affectés aux tâches opérationnelles. Ces agents exercent des fonctions
spécifiques de gestion, comme l’élaboration de programmes d’organisation du travail ou
de procédures de gestion.
§ Le support logistique (Support staff) qui regroupe des agents, nommés des agents
fonctionnels dans la structure d’une organisation. Ils sont chargés de procurer aux
opérationnels des biens, des services ou des informations utiles à la bonne exécution du
travail.
La technostructure et le support logistique sont distincts de la ligne hiérarchique. Ces deux
éléments n’ont pas une influence directe sur la base opérationnelle. Ils sont composés d’unités
qui peuvent constituer de petites organisations au sein de l’entreprise.
Mintzberg a ainsi proposé ces 5 éléments qui sont en interrelation et qui peuvent
représenter une structure organisationnelle.
Nous pouvons noter un sixième élément, qui apparait surtout au sein d’une organisation active,
« l’idéologie » que Mintzberg a ajoutée pour entourer les 5 éléments de base. Notons que
l’idéologie se nourrit des traditions et des croyances. C’est en effet un élément qui peut un critère
de distinction entre les organisations.
Les structures les plus courantes sont la structure fonctionnelle qui est centrée sur la notion de
fonction et la structure divisionnelle qui privilégie le produit ou le domaine d’activité de
l’organisation.
Introduction aux Sciences 19
Economiques et de Gestion
§ La structure fonctionnelle présente une allure plutôt horizontale, parce que les tâches sont
confiées à des agents spécialisés dans chacune des missions que s’est fixées l’organisation.
Elle correspond mieux aux entreprises qui gèrent peu de produits et surtout des produits
peu différenciés.
§ La structure divisionnelle est une structure souple, qui est bien adaptée aux
multinationales et aux grandes entreprises multi-produits ou multi-activités. Le travail est
ainsi réparti en fonction des divisions et Les changements peuvent se pratiquer dans une
division sans affecter le fonctionnement des autres.
Jusqu'à présent, nous avons parcouru le concept de gestion, les sciences de gestion,
l’organisation et l’entreprise. Nous avons aussi parcouru les théories des organisations et les
approches théoriques afin de comprendre l’évolution de l’organisation et en particulier
l’entreprise, et par la suite nous avons abordé la structure organisationnelle.
La question qui peut être posée maintenant est la suivante : que fait le manager au sein d’une
structure organisationnelle ? En d’autres termes, quels sont les rôles du manager ?
La réponse peut être trouvée dans les théories managériales des organisations. Nous
soulignons à titre d’exemple, Gulick qui a spécifié que les rôles du manager sont : la planification,
l’organisation, la mise en place d’une politique de gestion du personnel, la direction, la
coordination, le reporting et la gestion du budget qui sont rassemblés sous l’acronyme
« POSDCORB ». Néanmoins, nous allons nous pencher sur les 10 rôles du manager définis par
Mintzberg, l’un des experts en gestion des organisations.
Prof. I. EL HARAOUI 20
Mintzberg a défini 10 rôles du manager. Il les a classés en trois catégories, à savoir, les
rôles interpersonnels, les rôles informationnels et les rôles décisionnels :
Grâce aux rôles interpersonnels, le cadre est dans une position privilégiée pour obtenir de
l’information aussi bien de l’extérieur, en utilisant ses contacts, que de l’intérieur vu sa position
et ses activités. Il est ainsi un symbole, un agent de liaison et un leader.
Il en résulte donc que le manager émerge comme un centre nerveux et le point clef d’un certain
type d’informations organisationnelles. C’est un observateur actif qui collecte des informations
externes et internes, qui sont diffusées vers les subordonnées et vers l’extérieur et utilisées pour
mettre en place des stratégies et des plans.
Le manager peut être considéré ainsi comme un système de traitement de l’information utilisé
pour la prise de décisions. Il devient donc un entrepreneur, un régulateur, un négociateur et un
répartiteur des ressources qui constituent les rôles décisionnels définis par Mintzberg.
Introduction aux Sciences 21
Economiques et de Gestion
o Marketing Management.
o Gestion des Ressources Humaines.
o Gestion financière.
o Gestion de la production.
Marketing management
∗ Définition du marketing.
∗ Sur quoi porte le marketing et quels sont les principaux marchés des clients ?
∗ La vision traditionnelle et moderne de l’entreprise.
∗ Les concepts clés du marketing.
∗ Un modèle synthétisé du comportement du consommateur.
∗ Quelle philosophie guide les efforts marketing d’une entreprise ?
(Les optiques de l’entreprise dans ses relations avec le marché).
∗ Les activités du marketing management.
D’autres définitions du marketing management peuvent être aussi citées, comme celle de
l’Association Américaine de Marketing (AMM), qui souligne que c’est une fonction de
l’organisation et un ensemble de processus visant à créer, communiquer et délivrer de la valeur
aux clients et à gérer la relation client d’une manière qui puisse bénéficier à l’organisation ainsi
qu’à ses parties prenantes.
Mis à part cette dernière définition, nous pouvons souligner que le marketing peut être aussi
considéré comme un processus sociétal, par lequel les individus et les groupes obtiennent ce dont
ils ont besoin et ce qu’ils désirent. Ce processus consiste ainsi à créer, offrir et échanger des
produits et des services de valeurs.
Notons que le marketing porte sur les biens, les services, les expériences, etc. Les marchés
varient bien évidemment selon la stratégie de l’entreprise et ses activités, ils peuvent être alors
physiques ou virtuels.
L’entreprise peut ainsi adopter différentes optiques dans la conduite de son activité : une optique
production, une optique produit, une optique vente, une optique marketing ou une optique
marketing holiste.
Le marketing holiste s’est avéré être le plus performant, puisqu’il est relationnel, intégré sous
forme de marketing mix (les 4Ps de McCarthy ou même les 6Ps par exemple), orienté vers la
performance et socialement responsable.
Introduction aux Sciences 23
Economiques et de Gestion
Quand on mentionne les ressources humaines, on ne signifie pas que les Hommes sont des
ressources, mais que les Hommes ont des ressources. Le rôle du management ou de la Gestion
des Ressources Humaines (GRH) est ainsi de développer et mobiliser les compétences des
employés.
Dans une organisation, la fonction ressources humaines travaille pour quatre catégories de clients,
dont les attentes sont très diverses. Ces clients sont les dirigeants, les managers, les salariés et les
représentants des salariés.
Nous pouvons mettre en exergue qu’il n’y a pas de pratiques universelles de la gestion des
ressources humaines. Nous pouvons noter que les pratiques performantes sont celles qui adaptées
au contexte, permettent de répondre aux défis qu’une entreprise affronte. Une politique d’emploi
est certes indispensable.
En effet, parmi les objectifs d’une politique d’emploi, nous pouvons souligner la gestion de la
diversité et la valorisation des atouts de chacun des employés, qui nécessitent bien évidemment
une connaissance préalable de leurs compétences et profils.
Prof. I. EL HARAOUI 24
Ainsi pour maintenir un équilibre constant, qualitatif et quantitatif, entre les emplois et les
compétences, les entreprises utilisent une diversification des statuts. L’équilibre homme-emploi
repose sur des mesures d’adaptation à court, à moyen et à long terme dans le cadre d’une gestion
prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).
Notons que la discipline ressources humaines peut être abordée selon plusieurs aspects. Elle
peut être abordée sur le plan juridique (contrat de travail, droit du travail, gestion des conflits
sociaux…), sur le plan comportemental des employés (motivation, satisfaction, engagement…),
sur le plan des indicateurs ressources humaines (masse salariale, absentéisme, taux
d’encadrement…), sur le plan de la gestion de la relation d’emploi (gestion des conflits, contrat
psychologique, échange social…), et sur le plan des pratiques des ressources humaines (éléments
du processus ressources humaines).
Concernant ce dernier angle d’approche, nous pouvons mettre en exergue que les éléments qui
sont intégrés dans le processus ressources humaines (RH) peuvent définir les tâches d’un
manager en tant que responsable des RH.
Ce processus peut être divisé en quatre parties, à savoir, l’acquisition des RH, la conservation des
RH, le développement des RH et la gestion de l’environnement de travail, qui peuvent être
introduites comme suit :
§ L’acquisition des RH comprend la planification et l’analyse des emplois, la
description des profils de postes de travail, le recrutement (entretien, sélection,
affectation..), etc.
§ La conservation des RH signifie la détermination et la gestion des rémunérations et
des avantages sociaux, la mise en place de systèmes d’incitation et d’intéressement,
l’évaluation du personnel, etc.
§ Le développement des RH inclut la formation, qui nécessite une analyse des besoins
pour développer les compétences des employés, la gestion des carrières, l’évaluation,
etc.
§ La gestion de l’environnement de travail concerne l’organisation des conditions de
travail des employés, la gestion de la culture organisationnelle et des relations
informelles, la communication, etc.
Introduction aux Sciences 25
Economiques et de Gestion
L’information comptable est financière constitue une base de l’analyse financière et une
source d’information pour les activités de contrôle de gestion de l’entreprise.
Selon Fourastié, la comptabilité est la science qui a pour finalité d’enregistrer en unité monétaire
des mouvements de valeur économique, en application des dispositions légales et règlementaires,
aux fins de faciliter la conduite des affaires financières industrielles et commerciales.
On peut mettre en exergue que la gestion financière de l’entreprise inclut trois principaux
domaines, à savoir, l’analyse financière, la méthodologie du diagnostic financier et les décisions
d’investissement et de financement.
Notons aussi que la fonction financière fournit aux autres fonctions, les moyens financiers dont
elles ont besoin pour atteindre leurs objectifs propres concourant ainsi à l’objectif global de
l’entreprise.
D’un autre côté, la comptabilité générale est soumise au droit comptable qui précise les
principes d’enregistrement des informations comptables. Nous pouvons mettre en exergue que
chaque entreprise a une obligation légale d’établir pour chaque exercice (12 mois), un inventaire
de ses actifs et de ses passifs, des comptes annuels et un rapport de gestion.
Prof. I. EL HARAOUI 26
Au Maroc, les détails de présentation de la comptabilité des entreprises sont réglés par le
Plan Comptable Général (PCG) Marocain.
Les principes généraux de présentation de la comptabilité sont inscrits dans la loi comptable.
D’autant plus que le PCG détermine les modalités d’élaboration des documents de synthèse, à
savoir, le Bilan, le Compte de résultat et l’Annexe qui forment un ensemble indissociable.
Nous pouvons souligner qu’en comptabilité générale les charges sont enregistrées en fonction de
leur nature : exploitation, financière ou exceptionnelle.
On peut aussi souligner que le contrôle de gestion reprend les techniques de la comptabilité
analytique qui visent à analyser la formation des coûts dans l’entreprise, aux fins de déterminer,
de prévoir et de contrôler non seulement les coûts des produits, mais également les coûts des
différentes activités de l’entreprise.
Le contrôle de gestion regroupe ainsi l’ensemble des dispositions prises pour fournir aux
dirigeants et aux divers responsables des données chiffrées qui caractérisent la marche de
l’entreprise. Notons que le contrôle budgétaire est l’une des activités du contrôle de gestion qui
est caractérisé par une comparaison périodique des prévisions budgétaires et des réalisations.
Gestion de la production
∗ La chaîne de valeur.
∗ La chaîne logistique.
∗ Les facteurs de vigilance en gestion de la production.
• La technologie.
• Le Juste à Temps (JAT)
• La qualité des produits.
• La préservation de l’environnement.
La gestion de la production est une discipline des sciences de gestion. Elle est une fonction
consubstantiellement liée au produit. Dans la description du processus d’exploitation, la fonction
production consiste en l’application d’un processus de transformation. Ce processus vise à la
transformation des ressources (inputs) en produits (outputs) de manière efficiente, par la mise en
œuvre de divers procédés, procédures ou activités.
Introduction aux Sciences 27
Economiques et de Gestion
Pour améliorer les performances organisationnelles, la fonction production peut être l’objet
de toutes les attentions des gestionnaires. Notons que la représentation de la fonction production
comme une chaîne de valeur souligne son rôle de première importance.
Le concept de la chaîne de valeur a été introduit par Porter en 1986, qui a montré son
intérêt pour l’entreprise afin d’orienter l’allocation de ses moyens pour développer des avantages
concurrentiels. C’est un concept décrivant la totalité d’activités successives et concomitantes, qui
à chaque étape, depuis la manipulation des premières matières ou marchandises et jusqu’à la prise
en main du produit fini par l’utilisateur, sont présentées comme étant potentiellement source de
valeur pour le client.
La valeur peut être considérée sous cette optique, comme un état d’esprit que l’ensemble du
personnel doit adopter, afin d’apporter une valeur supplémentaire au produit. De ce fait,
l’organisation développe une logistique à cette fin, nommée la chaîne logistique.
La chaîne logistique ou Supply Chain consiste ainsi à gérer l’enchainement des activités, autant
que les flux d’informations qui suivent le processus de transformation du produit.
Elle a pour finalité de rendre efficientes les opérations de transformation réalisées au sein de
l’entreprise.
Durant les différentes activités de production, des facteurs de vigilance doivent être pris en
considération, à savoir :
• La technologie qui permet de gérer les activités d’une manière plus efficace et plus
efficiente ;
• Le JAT qui est un système qui consiste à livrer les éléments nécessaires à la
production au moment précis où le processus l’exige ;
• Le contrôle de la qualité des produits et des processus de production qui suppose
que l’entreprise ait défini préalablement des standards, des normes ou des
référentiels de qualité ;
• et enfin, la préservation de l’environnement qui suppose que l’entreprise gère ses
activités de production de manière civique et responsable à l’égard de son
environnement écologique.
Prof. I. EL HARAOUI 28
En effet, la rareté des ressources est un élément primordial pour pouvoir accorder à un
problème le qualificatif d’économique. En d’autres termes, du problème de la rareté, découlent
tous les problèmes économiques que nous pouvons constater dans notre vie quotidienne.
En fait, la rareté caractérise l’écart entre ce que les gens désirent et ce qui peut être effectivement
produit. C’est une notion intrinsèquement liée à celle du choix entre plusieurs options. Certes, la
rareté des ressources nous conduit à adopter certains comportements particuliers. L’analyse de
ces comportements est l’objectif principal des sciences économiques.
Pour assimiler la différence entre les sciences économiques et les sciences de gestion, on
peut se poser la question suivante : qu’étudient les économistes ?
Introduction aux Sciences 31
Economiques et de Gestion
Pour répondre à cette question, on peut noter que les économistes étudient globalement la
production et la consommation des biens et des services.
o Concernant la production des biens et des services, ils essaient de répondre à plusieurs
questions, à titre d’exemple : quelle quantité est-elle produite par les entreprises et au
total ? Quelles sont les techniques de production utilisées ?
o Concernant la consommation des biens et des services, ils essaient de répondre à plusieurs
questions, à titre d’exemple : quelles sont les sommes dépensées et épargnées ? Ou
encore : quels sont les produits achetés, en quelles quantités et quelle est l’influence des
prix sur la demande ?
La microéconomie
La microéconomie a été définie comme une science du comportement humain qui relie des
fins supposées illimitées à des moyens rares et incertains. Elle étudie le comportement humain,
dans sa capacité à allouer, de façon optimale, ses ressources supposées rares et incertaines.
En effet, la microéconomie étudie les différentes composantes de l’économie individuellement.
Elle s’intéresse ainsi aux individus, aux ménages et aux entreprises. Elle étudie, par exemple, le
comportement des consommateurs ou des entreprises et leur prise de décision.
• Comment les biens et les services vont-ils être produits ? En utilisant quelles techniques
ou quelles technologies ? Quelles ressources peut-on utiliser et en quelles quantités ?
• Pour qui va-t-on produire ?
Bien évidemment les décisions sont supposées aussi être rationnelles, en établissant une balance
entre les coûts et les bénéfices d’une activité.
La macroéconomie
On peut aussi noter qu’en fonction du degré de la concurrence entre les entreprises, du
pouvoir d’influence sur les prix, de l’accessibilité au marché et de la nature du produit offert, on
peut différentier entre quatre catégories de structures de marché :
∗ La concurrence pure et parfaite ;
∗ La concurrence monopolistique ;
∗ L’oligopole ;
∗ Le monopole.
On peut mettre en exergue que les sciences économiques peuvent s’appliquer à plusieurs
domaines. De nos jours on peut noter l’économie du tourisme, l’économie du transport,
l’économie du luxe, l’économie de l’environnement, l’économie écologique, l’économie de
l’énergie, l’économie du bien-être, etc.
Prof. I. EL HARAOUI 34
La plupart des problèmes économiques sont étroitement liés à l’équilibre entre la demande
globale et l’offre globale.
La demande globale en sciences économiques est le montant total des dépenses des
consommateurs, des entreprises ou de l’Etat, enregistrées au sein d’une économie. L’offre globale
est la production nationale totale de biens et de services.
En prenant en considération ces deux notions, on peut noter que si la demande globale est trop
élevée par rapport à l’offre globale, ceci entraine en général un problème d’inflation et de déficit.
- Une inflation est une hausse générale du niveau des prix à travers toute l’économie. En
effet, si la demande globale enregistre une hausse, les entreprises répondront
probablement par une hausse des prix, ce qui entrainerait probablement une inflation.
- Un déficit est un excédent des importations par rapport aux exportations. Normalement, si
la demande globale augmente, les consommateurs achèteront davantage de produits
d’importation, ce qui entrainerait probablement un déficit.
On peut aussi noter qu’il y a une relation entre l’inflation et le déficit, car lorsque
l’inflation est élevée, les biens produits sur le sol national ne seront plus concurrentiels, ce
qui peut entrainer un déficit.
D’un autre côté, si la demande globale est trop faible par rapport à l’offre globale, ceci
entraine en général un problème de récession et de chômage.
- Une récession est un déclin de l’activité économique, la croissance devient ainsi négative,
avec un affaiblissement des dépenses de consommation. Les entreprises conservent par
conséquent un stock important de produits non vendus.
- Lorsque la demande globale est trop faible, le chômage est bien évidemment une
conséquence du recul de la production, sachant que les entreprises produisent moins et par
conséquent n’auront plus besoin d’employer autant de ressources humaines.
Introduction aux Sciences 35
Economiques et de Gestion
L’une des questions que nous pouvons nous poser est la suivante : pourquoi l’économie
est-elle considérée comme une science ?
Comme les gestionnaires en sciences de gestion, les économistes en sciences économiques
utilisent une méthodologie qui se rapproche de celle adoptée en sciences exactes. Les
économistes cherchent ainsi à bâtir des modèles en se basant sur des théories, afin d’expliquer et
prédire des phénomènes économiques.
En effet, les modèles utilisés en sciences économiques ont pour objectifs de refléter tout ou
une partie du système économique et offrent par conséquent une vision simplifiée des
phénomènes étudiés.
Comme toute science, dans cette discipline aussi, des modèles sont construits sur la base
d’hypothèses globales en s’appuyant sur des observations concrètes et sur des recherches
préalables. Ces modèles sont ensuite utilisés tout en supposant qu’ils ont un pouvoir explicatif et
prédictif. Bien évidemment, ces modèles sont évalués en fonction de la qualité de leurs
explications et de leurs prédictions, afin d’être adaptés ou abandonnés.
A l’instar des sciences de gestion, les sciences économiques sont aussi un ensemble de
connaissances systématiques et rationnelles, qui sont fondées sur des bases théoriques, des
modèles et des principes. D’autant plus, les sciences économiques font partie des sciences
sociales, puisqu’elles étudient les comportements des individus, tout en utilisant des démarches,
des méthodes et des techniques qui sont empruntées à d’autres disciplines scientifiques comme la
statistique, les mathématiques ou l’économétrie.
On peut aussi noter que la recherche en sciences économiques produit des connaissances et
des savoirs, notamment sur le plan théorique et pratique, en se penchant souvent sur les
problèmes économiques d’une nation. Elle contribue ainsi à l’évolution des enseignements en
économie d’une part et d’autre part, ses résultats peuvent être utilisés par les économistes afin
d’aider les gouvernements à définir leurs politiques, en examinant les conséquences des
différentes lignes de conduite envisageables.
Prof. I. EL HARAOUI 36
Ce support n’est pas une restitution du cours magistral. Il inclut les points principaux abordés
lors du cours, avec un résumé pour chaque partie.
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Cours : Introduction aux Sciences Economiques et de Gestion
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