Livre Galbraith L Argent 1975
Livre Galbraith L Argent 1975
Livre Galbraith L Argent 1975
L’argent
T R A D U I T DE L ’ A N G L A I S
PAR D AN IE L BL ANCHARD
nrf
Titre original :
MONEY, WHENCE IT CAME, W HERE IT WENT
Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptatior
réservés pour tous les pays.
© John Kenneth Galbraith, 1975.
© É ditions Gallim ard, 1976, pour la traduction française.
SOMMAIRE
Remerciements 11
I. L ’argent 13
II. Pièces et trésors 23
III. Les banques 41
IV. La Banque avec un grand « B » 57
V. Le papier 83
VI. Un instrument de la révolution 103
V II. La guerre des monnaies 119
V III. Le grand compromis 143
IX. Le prix 171
X. Le système infaillible 193
XI. La chute 221
X II. L ’inflation finale 239
X III. Mutilations volontaires 265
XIV. Le jour où l’argent s’arrêta 293
XV. La menace de l’impossible 317
XVI. L ’avènement de J. M. Keynes 345
xvii. Nouvelle guerre, nouvelle leçon 373
X V III. Les années fastes 401
XIX . La nouvelle économie à son zénith 423
XX. Une histoire qui finit mal 447
XX I. Postface 475
Index 493
A la mémoire de Jim Warburg
et pour Joan
avec amour
REMERCIEMENTS
L ’argent *
/
L ’argent 19
arrivent à d’autres. Ici, cela ne fait pas l’ombre
d’un doute, c’est l’histoire — l’anecdote — et non
sa signification qui est importante.
Les banques
Le papier
Un instrument de la révolution
Le prix
Le système infaillible
L ’inflation finale
19. Quand plus tard l’or afflua de l’étranger, un même poids d’o
acheta effectivement plus de dollars et fournit plus de réserves.
La menace de l’impossible 339
politique ait effectivement contribué à soutenir les
exportations et leurs prix en dollars.
Pendant ce temps, les orthodoxes adressaient
maintes critiques à l’expérience d’achat d’or. C’était
une chose d’être critiqué pour une politique qui
réussissait, une autre d’être critiqué pour une
politique qui semblait ne mener nulle part. Roose-
velt leur donna donc raison. La gloire éphémère de
George W arren prit fin à la satisfaction non
dissimulée de ses collègues. C’était donc bien un
professeur de gestion agricole. En janvier 1934,
dans le cadre juridique demandé par le Président, le
gouvernement affecta le m ontant des profits du
prix plus élevé de l’or à un fonds destiné à acheter
et vendre des devises selon les besoins de la
stabilisation des changes. Il revint ensuite à l’éta-
lon-or. Im itant en cela d’autres pays, cela ne valait
toutefois que pour les échanges internationaux. Les
Américains ne pouvaient plus obtenir de l’or sur
simple demande, et, par-dessus le marché, on leur
interdisait d’en posséder.
Nous avons déjà relaté le départ des défenseurs
d’une monnaie saine. Ils ne voulaient pas être
impliqués dans l’inflation que la politique d’achat
d’or ne manquerait pas d ’entraîner. Il est certain
que ces craintes étaient déplacées : les prix n’aug
mentèrent pas. Mais les espoirs de Fisher, de
W arren, et dans une moindre mesure de Keynes,
apparaissaient également vains. Impartiale, la mon
naie s’était montrée aussi sévère envers ceux qui
redoutaient l’inflation qu’envers ceux qui en vou
laient un peu, ou, plus exactement, qui souhaitaient
rattraper les baisses de prix antérieures. Tout cela
s’était révélé faux. Dans sa recherche de l’inflation,
le pays faisait penser à une femme exceptionnelle
ment vertueuse qui, après avoir été longuement
340 L ’argent
mise en garde par sa conscience et ses amis,
déciderait de prendre un amant, pour constater
finalement que celui-ci était à la fois peu empressé
et impuissant.
L ’avènement de J. M. Keynes
Postface
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