censure
n.f. 1. Examen effectué par un gouvernement, une autorité, sur la presse, les spectacles, etc., destinés au public, qui permet de décider des autorisations ou des interdictions : Ce film a obtenu un visa de censure il peut sortir en salles
2. Action d'interdire tout ou partie d'une information :
L'ambassade a demandé la censure de certaines parties de ce reportage interdiction ;
autorisation Commission de censure, groupe de personnes chargées de l'examen des œuvres, de la presse, etc., destinées au public.
Motion de censure, motion émanant de l'Assemblée nationale, qui met en cause la responsabilité du gouvernement et peut entraîner la démission de celui-ci.
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CENSURE
(san-su-r') s. f.1° Dans l'ancienne Rome, dignité et fonction de censeur.
2° En langage ecclésiastique, improbation, condamnation de propositions, d'ouvrages où il s'agit de dogmes. Il y a eu une censure de la Sorbonne contre tel livre. Censures ecclésiastiques, les menaces que fait l'Église des peines qui seront encourues si l'on contrevient à ce qu'elle ordonne ; ou les peines mêmes quand elles sont encourues, telles que l'excommunication, l'interdiction, la suspension, etc. Toutes les provisions de la cour de Rome portent absolution des censures.
Il a été permis à ce complaignant, pour avoir preuve du vol à lui fait, de se pourvoir par monitoires et censures ecclésiastiques [FURETIÈRE, ]
3° Peine disciplinaire que prononcent contre un de leurs membres les corps de magistrature, l'ordre des avocats, les chambres des notaires, des avoués, et les assemblées délibérantes.
4° Critique à l'effet de corriger.
J'ai besoin d'un remède et non pas de censure [MAIRET, Solim. I, 2]
Tels abus méritent censure [LA FONT., Fianc.]
Les censures que vous dites que je vous ai faites [BOSSUET, Lett. 147]
Cette censure que nous exerçons sur nos frères [ID., Jug. 1]
N'allons point nous appliquer à nous-mêmes les traits d'une censure générale, et profitons de la leçon, si nous pouvons, sans faire semblant qu'on parle à nous [MOL., Crit. 7]
Craignez-vous pour vos vers la censure publique, Soyez-vous à vous-même un sévère critique [BOILEAU, Art p. I]
On a beau se farder aux yeux de l'univers ; à la fin, sur quelqu'un de nos vices couverts, Le public malin jette un œil inévitable, Et bientôt la censure au regard formidable Sait le crayon en main marquer nos endroits faux [BOILEAU, Sat. X]
Les compagnons d'Ulysse enfin se sont offerts ; Ils ont force pareils en ce bas univers, Gens à qui j'impose pour peine Votre censure et votre haine [LA FONT., Fabl. XII, 1]
5° Examen des écrits, journaux, pièces de théâtre, dessins, fait avant qu'ils paraissent, par des agents du gouvernement. Les journaux furent soumis à la censure. Abolir la censure. La censure dramatique. Le corps même des agents qui examinent. La censure refusa son approbation.
ÉTYMOLOGIE
- Censura, de census, cens ; provenç. et espagn. censura.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877