coucher
(Mot repris de couchai)1. coucher
v.t. [ lat. collocare, placer ]se coucher
v.pr.2. coucher
n.m.coucher
Participe passé: couché
Gérondif: couchant
Indicatif présent |
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je couche |
tu couches |
il/elle couche |
nous couchons |
vous couchez |
ils/elles couchent |
COUCHER1
(kou-ché) v. a.PROVERBES
- Pour boire de l'eau et coucher dehors il ne faut demander congé à personne.
- Il ne faut pas se dépouiller avant de se coucher, c'est-à-dire il ne faut pas faire, de son vivant, donation de son bien à des enfants ou à des héritiers.
- Comme on fait son lit on se couche, c'est-à-dire il faut se résigner à subir les conséquences de sa conduite.
- Si vous n'en voulez point, couchez-vous auprès, se dit très familièrement à une personne qui refuse une offre que l'on croit raisonnable.
REMARQUE
- 1. Se coucher signifie se mettre au lit, s'étendre pour dormir : nous nous sommes couchés à minuit ; et coucher, v. n. signifie passer la nuit, le temps du sommeil : il a couché en ville. Ainsi il ne faut pas dire : il est allé coucher, mais il est allé se coucher, quand on parle de se mettre au lit ; mais on dirait : il est allé coucher dans la rue, c'est-à-dire il est allé passer la nuit dans la rue.
- 2. Coucher, v. n. ne se construit qu'avec l'auxiliaire avoir ; cependant Racine a dit : Il y serait couché sans manger ni sans boire, Plaid. I, 1. C'est une licence que rien n'empêcherait d'imiter en poésie.
HISTORIQUE
- XIe s. Sur un perron de marbre bloi se culche [, Ch. de Rol. II]Descent à piet, à la terre se culche [, ib. CXLVIII]Quant il se dresse, li soleilz est culchet [, ib. CLXXVII]S'en ma merci [il] ne se cuizt à mes piez.... [, ib. CLXXXIX]
- XIIe s. Et el sepoucre cocher et repouser [, Ronc. p. 6]Quant à tes piés [elle] se coucha à bandon [, ib. p. 48][Il] Coche s'adens, durement s'humelie [, ib. p. 55]Dès le matin jusqu'à soleil couchant [, ib. p. 68]Sa chemise qu' [il] eut vestue, [il] M'envoia pour embrasser ; La nuit, quant s'amour m'arguë, [je] La met delez moi couchier [, Dame de faiel, dans Couci]E à la nue terre se culchout en ses dras Que il aveit le jur, ne changout altres pas [, Th. le mart. 102]
- XIIIe s. De paour [elle] va à dens sur la terre couchier [, Berte, XI]En croi sur l'herbe drue doucement [elle] se couchoit [, ib. XXVIII]Vous deus dedens ma chambre ensemble [je] coucherai [, ib. LVII]Rois, ce n'est pas ma fille qui ci estoit couchie [, ib. X]Quant il vinrent laiens, si se coucierent et reposerent jusques à l'endemain après la messe que il alerent au castiel où li cuens estoit [H. DE VALENC., XVI]Li rois Loeys ses peres se coucha au lit mortiel, et le convint partir de cest siecle [, Chr. de Rains, p. 10]Dont sont tous nos François cochié à genoillon ; Or oïez de Jhesu, en qui croire devon, Com a fait grant vertu, por confondre Mahon [, Ch. d'Ant. III, 618]Si tost com ou sepulcre [le St-Sépulcre] iert m'ofrande coucie, Et je l'aurai baisié et m'orison fenie [, ib. I, 912]Par devant le segneur desoz qui il couque et lieve [BEAUMANOIR, 58]Et s'il ne le trueve d'aventure, il doivent aler fere lor semonce à lor ostel où il est couquans et levans [ID., 50]Dusqu'à tant que les paroles sont couquies en jugement [ID., VI, 14]Quant je fus couchié en mon lit, là où je eusse bien mestier [besoin] de reposer [JOINV., 230]Il m'apoia, au passer que je fis, de son glaive entre les deux espaules, et me coucha sur le col de mon cheval [ID., 225]
- XVe s. Mon très redouté et souverain seigneur, je me mets et couche du tout en vostre ordonnance et en la disposition de vostre haut et noble conseil [FROISS., II, III, 93]Après ce coup là veïssiez Autres coups aller et tenir, Et flourins aller et venir ; L'un couchoit de seize tous francs [E. DESCH., Poésies mss. f° 392, dans LACURNE, au mot effacer.]Auquel [Brissonnet] il faisoit conseiller de se faire prestre et que il le feroit cardinal, à l'autre couchoit [promettait] d'une duché [COMM., VII, 2]Qui sçauroient le coucher en meilleur langage que moy [ID., Prol.]Coucher une lance en arrest [ID., I, 3]Il dresse le bras dextre à tout la lance au poing ....et quant il fut temps de coucher, il coucha tout droit bonne lance, et tourna sur son ennemy [, Perceforest, t. V, f° 6]Couchier à dix, lever à six [LEROUX DE LINCY, Prov. 1. II, p. 164]
- XVIe s. Mais qu'il s'allast coucher, et qu'il couchast bien soigneusement la medaille sur ses roignons [MONT., I, 95]Au lieu de coucher ces advis sur ses meurs, chascun les couche en sa memoire [ID., I, 116]Les femmes couchant à part de leurs maris [ID., I, 237]On les couchoit sur des charriotes pleines de bruyere [ID., I, 238]Je couche de peu [j'avance, je risque peu], car.... [ID., IV, 124]Il les portoit l'un après l'autre par terre à chacune rencontre, sans que jamais sa lance fut couchée en vain [YVER, p. 534]La confiscation des meubles appartient au seigneur duquel le confisqué est couchant et levant [domicilié] [LOYSEL, 840]Drogues couchées avec le pinceau [PALISSY, 313]Nous ne laisserons pas de coucher par escript les choses dignes de memoire que nous avons peu amasser du roy Numa [AMYOT, Numa, 2]Il ne luy restoit plus qu'à coucher l'edict en bons termes [ID., Solon, 25]Ils les trouverent qu'il estoit ja soleil couché [ID., Pyrrh. 2]Il se trompoit, car il n'eust seu coucher d'un nom plus desagreable aux habitans que celui du roi [D'AUB., Hist. II, 441]Se coucher en chapon le morceau au bec [se coucher de très bonne heure] [, Débat de folie et d'amour, p. 99, dans LACURNE]Qui se couche avec les chiens, se leve avec les puces [COTGRAVE, ]Qui avec malheureux couche, il a froid, quoiqu'il lui touche [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 383]Ils ne sont pas trestous couchez encore, qui auront malvais repos anuict [PALSGR., p. 422]
ÉTYMOLOGIE
- Bourguig. côchai ; picard et rouchi, couker ; wallon, coûkî ; namurois, couchî ; provenç. colgar, colcar ; ital. colcare, corcare, coricare ; du latin collocare, mettre, poser, de col, pour cum, avec, et locare, placer (voy. LOUER). Le sens général de placer a été réduit au sens particulier de mettre dans un lit ou dans une position analogue à celle qu'on a dans le lit : coucher une lance en arrêt. L'espagn. et le portug. colgar signifient appendre.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
- 1. COUCHER. Ajoutez :
REMARQUE
- 2. Ajoutez : L. Racine dit dans ses Remarques que il y serait couché est une faute d'impression ; mais rien ne justifie cette allégation.
COUCHER2
(kou-ché ; l'r ne se lie jamais) s. m.HISTORIQUE
- XVIe s. Il luy fut donné deux autres villes, l'une pour son vestir, l'autre pour son coucher [AMYOT, Thém. 53]La mollesse au vestir et coucher [MONT., I, 183]
coucher
Il signifie particulièrement Mettre quelqu'un au lit, le déshabiller, l'aider à se mettre au lit, Coucher un enfant, un malade.
Se coucher, Se mettre au lit. Il se couche de bonne heure. On dit plaisamment dans ce sens Un couche-tôt.
Coucher quelqu'un par terre, le coucher sur le carreau, sur le champ de bataille, L'étendre sur la place, mort ou très blessé. Il coucha son homme par terre. À peine les hommes étaient-ils sortis de la tranchée que le feu des mitrailleuses en coucha cinquante sur le sol. Plus de vingt mille hommes étaient couchés sur le champ de bataille.
Fig., Coucher quelqu'un sur l'état des pensions, sur une liste, etc., L'inscrire sur l'état des pensions, sur une liste, etc. On dit plus ordinairement Porter sur l'état des pensions, sur une liste, etc.
Fig. et fam., Coucher par écrit, Mettre par écrit. Il ne suffit pas de faire cette promesse verbalement, il faut la coucher par écrit. Coucher une clause, un article dans un acte, dans un contrat. On dit plus ordinairement Porter une clause dans un contrat. Coucher un article en recette, en dépense, Employer un article sur l'état de la recette, de la dépense. Cette façon de parler vieillit. On dit plus ordinairement Porter un article en recette, en dépense.
Par extension, Coucher en joue, Ajuster son fusil et viser, pour tirer sur quelqu'un, sur quelque chose. J'avais déjà couché l'animal en joue.
SE COUCHER signifie S'étendre tout de son long sur quelque chose. Il s'est couché par terre. Se coucher sur un lit, sur un sofa. Se coucher sur le ventre, sur le dos, etc.
Il signifie particulièrement Se mettre au lit. Ils se sont couchés fort tard. Allez vous coucher.
Fam., Se coucher comme les poules, Se mettre au lit de très bonne heure.
Fig. et pop., Allez vous coucher, Laissez- moi tranquille.
Prov. et fig., Comme on fait son lit, on se couche, Il faut s'attendre au bien ou au mal qu'on s'est préparé par la conduite qu'on a tenue, par les mesures qu'on a prises.
Il se dit figurément du Soleil et des autres astres et signifie Descendre sous l'horizon. Le soleil se couchera bientôt. Il y a une heure que la lune est couchée.
COUCHER signifie quelquefois simplement Pencher. Couchez un peu votre papier, vous écrirez plus commodément.
Il signifie également Courber, incliner ce qui est naturellement droit. La grêle, la pluie et le vent couchent les blés, les herbes. Coucher un sarment, un cep de vigne. Coucher les branches d'un arbuste en terre pour faire des nouveaux plants. Coucher le poil d'un chapeau, d'une étoffe. On dit aussi Le vaisseau s'est couché sur le flanc.
Coucher des couleurs signifie particulièrement, en termes de Peinture, Étendre des couleurs avec le pinceau l'une à côté de l'autre, avant de les fondre.
En termes de Botanique, Tige couchée, Tige qui ne s'élève point, qui reste étendue sur la terre.
Papier couché, Papier qui a reçu une couche de plâtre ou de kaolin pour le rendre plus sensible à l'impression.
Il s'emploie aussi intransitivement et signifie Être étendu pour prendre son repos. Coucher dans un lit, dans des draps, entre deux draps. Coucher sur un matelas, sur la plume, mollement, durement. Coucher sur la dure, sur une paillasse, sur la terre, à terre, sur le ventre, sur le dos, sur le côté. Coucher tout habillé. Chambre à coucher. Quand nous arrivâmes, tout le monde était couché.
Il signifie aussi Loger la nuit en quelque endroit en y prenant du repos. Il coucha à l'hôtel. Ils allèrent coucher à tant de lieues de Paris. Coucher dehors. Coucher dans la rue. Coucher en ville. Le mauvais temps ne leur ayant pas permis d'aborder, ils couchèrent dans le bateau.
Fig. et fam., Coucher à la belle étoile. Voyez BEAU.
Fam., Un nom à coucher dehors, Un nom difficile à prononcer et à retenir.
coucher
Fig., Le coucher d'un astre, Le moment où il descend et se cache sous l'horizon. Au coucher du soleil. De beaux couchers de soleil. En termes de Peinture, Ce tableau représente un coucher de soleil, Il représente l'aspect du ciel et de l'horizon au moment où le soleil se couche. On dit aussi Un coucher de soleil, Un tableau qui représente un coucher du soleil.
Il désigne aussi l'Usage du lit, la façon dont on est couché, soit bien, soit mal. Il ne paya rien pour son coucher, pour le coucher.
Il se dit encore de la Garniture d'un lit, comme matelas, lit de plume, etc. Un bon, un mauvais coucher.
coucher
Se coucher par terre, ou estre couché, Decumbere, Cubare, Semble que Coucher vienne de Cubare, mutando b, in ch.
Coucher pour dormir, Discubare.
Coucher dehors, Abnoctare.
Se coucher devant, Praeoccidere.
Se coucher souvent en un lieu, Cubitare.
Se coucher de sommeil qu'on a, Sternere se somno.
Coucher à part, Secubare.
Coucher aupres, Accubare, Accumbere.
Coucher sus, Supercubare.
Coucher avec la femme d'aucun, Cubile alicuius inire.
¶ Coucher les vignes en terre, Vineas in terram prosternere, Humare taleas.
¶ Coucher ou rediger par escrit, Mandare scriptis, Commendare monumentis, Peragere res gestas.
Coucher par escrit la parole d'aucun, Memoriae prodere sermonem alicuius.
Coucher par escrit et garder par le benefice de l'escriture la memoire des choses, etc. Custodire literis quae a summis viris dicta sunt.
Coucher par son testament, Cauere testamento.
Coucher parmy ses comptes, Rationibus inferre.
Coucher au chapitre des dons, Expensum ferre liberalitati regis. B. ex Plin. iun.
Coucher obscurement une sentence ou jugement, Formas rerum iudicatarum ambigue et perplexe concipere. Bud.
Coucher quelque chose premierement en art, Instituere artem alicuius rei.
Estre couché, Cubare, Procumbere, Recumbere, Iacere.
Estre couché et estendu au devant et par le chemin, Obiacere, Praeiacere.
Estre couché et estendu entre-deux, Interiacere.
Estre couché et estendu dessous, Subiacere.
Estre couché tout plat et tout estendu, Recubare, Iacere prostratum.
Il est couché au lict fort malade, Iacet grauiter.
Jetté et couché aux pieds, Stratus ad pedes.
Estre couché avec sa femme ou autre, Concumbere, aut Concubare.
Couché contre terre tout de son long et estendu, Fusus humi toto corpore.
Estre couché sur quelque chose, Incubare.
Estre couché sur l'herbe, In herba recumbere.
Couché sur le ventre, Pronus in ventrem.
Beuf qui se couche en labourant, Bos decumbens in sulco, Bos cubitor. B.
Qui ne sont point couchez en l'estat, Praeteriti.
coucher
COUCHER, v. act. et neut. [Kou-ché; 2e é fer.] Mettre quelqu'un au lit, ou s'y mettre soi même; coucher un enfant, un malade: des valets qui couchent leur Maître, des femmes de chambre qui couchent leur Maîtresse, qui les aident à se déshabiller, et à se coucher. — Coucher dans un lit, sur un matelas, sur la dûre. — C'est aussi passer la nuit en quelque endroit. "Nous allâmes coucher à Lyon. "Coucher dans un bateau, dans un carrosse. = Coucher, renverser: "Les vents, les pluies couchent les blés. = Mettre par écrit, coucher sur le papier, dans un acte. = Mettre au jeu: il couche à chaque coup, cent pistoles sur une carte. = Se coucher, être couché: Il s'est couché à minuit; il est couché depuis dix heures. Le Soleil se couche à présent, à cinq et vingt minutes. La Lune est déjà couchée.
Rem. Quand coucher est sans régime, on l'emploie au réciproque, et non pas au neutre. On doit, vous coucherez avec moi; il a couché à l'auberge; mais on ne dit pas allez coucher; on doit dire, allez vous coucher. Regnard a fait cette faute dans le Joueur:
Et va coucher sans bruit.
Il faut dire: et va se coucher.
Racine donne au neutre le v. être pour auxiliaire:
Il y seroit couché sans manger ni sans boire.
Plaideurs.
Il y seroit couché n'est pas français, dit d' Olivet, pour signifier, il y auroit passé la nuit. On dit, en des sens très-diférens, coucher et se coucher. Le premier, tantôt actif et tantôt neutre, prend pourtant toujours l'auxiliaire avoir: le second est réciproque, et prend l' auxiliaire être. — Racine le Fils prétend que c'est une faute d'impression, et qu'on doit lire: il s'y seroit couché, etc. Mais il n'a pas fait réflexion que, se coucher signifie simplement se mettre au lit, ou s'étendre tout de son long sur quelque chôse. Or, ce n'est point assurément là ce que l'Auteur a voulu dire. D'Olivet.
COUCHER, pour mettre, par écrit, n'est plus que du style familier. On ne dirait point dans une Histoire, comme a fait Pellisson dans celle de l'Académie: "M. de Cerisy le coucha par écrit. — On disait aussi, cet homme couche bien par écrit, pour dire: il écrit d' un bon style. En ce sens, il vieillit, dit l'Acad.
On dit encôre, mais seulement dans le style familier, coucher, ou être couché sur l'état, sur le rôle. La Fontaine dit dans la Fable de l'Âne et de ses Maîtres.
...Il obtint changement de fortune;
Et sur l'état d'un Charbonier
Il fut couché tout le dernier.
Autre plainte, etc.
On dit, proverbialement, coucher à la belle étoile, coucher dehors. Coucher dans son fourreau, tout vétu. — Coucher en joûe, au propre, mirer avec une arme à feu; au figuré, avoir en vûe quelque place: Il couche en joue cet emploi. — Coucher sur le carreau, renverser, tuer. — Comme on fait son lit, on se couche; les afaires vont selon la peine qu'on se done.
Rem. Coucher avec une femme, est une expression basse et peu digne du style de l'Histoire. Voltaire dit, d'Alphonse de Portugal: "Il avait eu publiquement, d'une courtisane, un enfant, qu'il avait reconnu. Il avait couché très-long-temps avec la Reine. Malgré tout cela, elle l'accusa d'impuissance. — Tous les styles sont mélés, dans le Siecle de Louis XIV, le chef-d'oeuvre de Voltaire; et le faut être, ou bien aveugle, ou excessivement prévenu, pour le citer comme un modèle d' écrire l'Histoire.
COUCHER, s. m. Il n'a point de pluriel, et ne s'unit point avec des adjectifs. Le lever et le coucher du Roi. Le coucher du soleil. "Il est délicat pour le boire, pour le manger et pour le coucher. — Il ne prend d'épithète que quand il signifie la garnitûre d'un lit, comme matelas, lit de plume, etc. Bon, ou mauvais coucher.
coucher
coucher
coucher (se)
coucher
(kuʃe)verbe transitif
coucher
legen, schlafenlay, put to bed, go down, go to bed, screw, setneerleggen, leggen, vlijen, naar bed brengen, inbedstoppen, naarbedbrengen, (het) naar bed gaan, in bed leggen, in een laag uitstrijken, laten overnachten, neer-, onderdak, ondergang [zon], onderkomen, opschrijven, overnachten, slapen, in bed stoppenהשכיב (הפעיל), שקיעה (נ), הִשְׁכִּיבlæggeenlitigi, kuŝigi, sekskuniĝiacostar, colocar, ponerleggjaleggedeitar, estenderaşezaложиться, лежать, ночевать, трахатьläggaδειλινό, ξαπλώνωcoricarsi, coricare, dormire, pernottare, tramontoverbe intransitif
coucher
[kuʃe]On peut coucher jusqu'à dix personnes → We can sleep up to ten people.