faste

1. faste

adj. [ lat. fastus, de fas, ce qui est permis ]
Favorable, heureux, en parlant d'une période : Il n'est pas dans un jour faste opportun, propice ; défavorable, néfaste

2. faste

n.m. [ lat. fastus, orgueil ]
Déploiement de magnificence, de luxe : Le faste d'une cérémonie apparat, pompe, splendeur ; simplicité
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

faste

(fast)
adjectif
période néfaste où l'on a de la chance C'est un jour faste.

faste

(fast)
nom masculin
grand luxe le faste d'un mariage
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

FASTE1

(fa-st') s. m.
Magnificence qui se déploie et s'étale. Le faste royal.
Benadad était un roi timide et vain qui n'avait que du faste et de l'orgueil [BOSSUET, Polit. IX, VI, 8]
Quel sera quelque jour cet enfant merveilleux ? Il brave le faste orgueilleux, Et ne se laisse point séduire à tous ses attraits périlleux [RAC., Ath. II, 9]
Le faste de la cour voluptueuse de Léon X pouvait blesser les yeux ; mais aussi on devait voir que cette cour même polissait l'Europe et rendait les hommes plus sociables [VOLT., Mœurs, 127]
Du faste des grandeurs autrefois entourée [ID., Scythes, I, 3]
Affectation de paraître avec luxe et éclat.
J'ai remarqué l'horreur que ce peuple a montrée Lorsque avec tant de faste il a vu ses faisceaux [de César] Marcher arrogamment et braver nos drapeaux [CORN., Pomp. IV, 1]
Nous exhortons tous ceux qui peuvent donner plus abondamment à faire pour leur salut éternel ce qu'ils font tous les jours pour le faste du siècle [FÉN., t. XVIII, p. 526]
Ces temps où le faste n'était pas devenu une bienséance à un ministère d'humilité [MASS., Or. fun. Villars.]
Dans les déclamations contre la finance, ce n'est ni la générosité ni la justice qui réclament, quoiqu'elles en eussent souvent le droit et l'occasion, c'est l'envie qui poursuit le faste [DUCLOS, Considér. mœurs. ch. 10]
Le faste nous tient lieu d'une haute noblesse [DESTOUCHES, Diss. IV, 4]
Que mes armes sans faste, emblème des douleurs.... [VOLT., Tancr. III, 1]
Par extension, étalage, ostentation dans les actes ou dans les paroles.
La Rappinière reçut son compliment avec un faste de prévôt provincial, et ne lui rendit pas la dixième partie des civilités qu'il en reçut [SCARRON, Rom. com. I, 5]
Toujours un peu de faste entre parmi nos pleurs [LA FONT., Matrone.]
Mais sa muse [de Ronsard], en français parlant grec et latin, Vit dans l'âge suivant, par un retour grotesque, Tomber de ses grands mots le faste pédantesque [BOILEAU, Art p. I]
C'est en Espagne un Ximénès, sous Isabelle, qui, après la mort de la reine, est régent du royaume, qui, toujours vêtu en cordelier, met son faste à fouler sous ses sandales le faste espagnol [VOLT., Mœurs, 121]
Sottise ! amis ; point de folle dépense ; Laissez aux grands le faste des regrets [BÉRANG., Mon tomb.]
Tous [à Quiberon] succombaient sans peur, sans faste, sans murmure [V. HUGO, Odes, I, 4]
Fig.
Ces lettrés [de la Chine], Qui, trop enorgueillis du faste de leurs lois.... [VOLT., Orphel. II, 7]
Faste n'a pas de pluriel.

REMARQUE

  • Corneille, en imitation du XVIe siècle, a dit fast sans e : Il entre avec éclat, mais votre populace Ne voit point sur son front de fast ni de menace, les Vict. du roi, 1667.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Elle servira plus à le ruiner de despense et de fast somptueux qu'à l'aggrandir [, Sat. Mén. p. 179]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. fastus, faste, proprement hauteur, d'où fastigium, faîte.

FASTE2

(fa-st') adj.
Terme d'antiquité romaine. Jours fastes, jours où il était permis de rendre la justice, par opposition à jours néfastes.

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. fastus, de fas, la justice, de fari, prononcer.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

faste

FASTE. n. m. sans pluriel. Pompe, magnificence. Le faste qui environne la grandeur.

Il signifie plus ordinairement Affectation de paraître avec éclat. Faire les choses avec faste. Aimer le faste.

faste

FASTE. adj. m. T. d'Antiquité romaine. Jour faste, Jour où il était permis de faire certains actes publics ou privés.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

faste


FASTE, s. m. Vaine ostentation. Afectation de paraitre avec éclat. Aimer le faste. Doner dans le faste. "Homme de faste. Voy. LUXE.
   Rem. 1°. * Corneille écrit fast.
   Il entre avec éclat, mais votre populace
   Ne voit point sur son front de fast ni de menace.
   Il aurait pu dire, et l'on dirait aujourd'hui, ni faste, ni menace.
   2°. Au pluriel, il ne se dit que dans le sens d'Annales, et en ce sens même, il est constamment masc. * Le P. de Charlevoix, ou son Imprimeur, l'a fait mal à propos fém. "Des fastes, qui sont regardées comme incontestables. Il falait, regardés. "Les fastes sacrés de l'Église; le Martyrologe. = Dans le sens de vaine ostentation, on le dit toujours au singulier. On dit de plusieurs persones, leur faste, et non pas, leurs fastes.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Synonymes et Contraires

faste

adjectif faste
Se dit d'une période favorable.

faste

nom masculin faste
Le Grand Dictionnaire des Synonymes et Contraires © Larousse 2004
Traductions

faste

fastus

faste

fausto, gala

faste

[fast]
nmsplendour (Grande-Bretagne), splendor (USA)
adj [période] (= d'abondance) → prosperous
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005