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n.m. [ lat. forum, place publique, tribunal ]FOR
(for) s. m.HISTORIQUE
- XIIIe s. Orguel dist : à nesun fuer Ne laissiés ne vous en vengiez [, Ren. t. IV, p. 140]
- XVe s. Tel feur, telle vente [, les XV joies de mariage, p. 8]
- XVIe s. Les fors sont proprement les privileges accordez aux villes et aux communautez [LAURIÈRE, Gloss. du droit fr.]
ÉTYMOLOGIE
- Provenç. for ; espagn. fuero ; portug. et ital. foro ; du latin forum, marché, lieu d'assemblée, barreau, tribunal, dont le radical existe dans le terme grec traduit par action de porter venant du verbe porter. Forum, tribunal, vient de la coutume de tenir les audiences de justice aux lieux et jours de marché, ou du moins à la même place, sur le forum.
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Fig., Le for intérieur, Le jugement qu'au fond de soi on porte sur soi-même, le tribunal de la conscience. Je suis sûr que, dans votre for intérieur, vous m'approuvez. Garder son for intérieur.
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For, Est une diction, laquelle en composition quelquesfois signifie hors, comme forclorre, aucunesfois mal, comme, forconseiller, Forfaire, Forsené voyez Forconseiller, Forjuger, Forjurer, Fortraire, Formarier.
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FOR, s. m. Juridiction. For eclésiastique ou For extérieur: Juridiction éclésiastique. For intérieur ou For de la conscience: le jugement de sa propre conscience. "Tel est absous dans le for extérieur, qui ne l'est pas dans le for intérieur. = Plusieurs disent le for interne, le for externe.
Rem. Des Auteurs ignorans écrivent fort avec un t. Le Gendre écrit Fore, contre l' usage. = On doit dire, For-l'Évêque, parce qu'il vient de Forum Episcopi, c. à. d. le lieu où s'exerçait la juridiction temporelle de l'Évêque de Paris. Men.L. T. Cependant l'usage a prévalu d'écrire Fort l' Evêque. On doit le réformer.