nom
nom
[ nɔ̃] n.m. [ lat. nomen, nominis ]NOM
(non) s. m.Résumé
PROVERBES
- Je ne lui ai jamais dit pis que son nom, c'est-à-dire je ne lui ai jamais rien dit d'injurieux.
- On ne saurait lui dire pis que son nom, se dit de quelqu'un qui est connu comme un malhonnête homme, comme un scélérat.
- C'est un homme à qui il ne faut pas dire plus haut que son nom, c'est-à-dire c'est un homme qui s'offense aisément.
- On ne lui a pas dit plus haut que son nom, c'est-à-dire on ne lui a fait ni observation ni reproche. Notez que le dit Caveirac est l'auteur de l'apologie de la Saint-Barthélemy, pour laquelle on ne lui a pas dit plus haut que son nom [D'ALEMB., Lett. à Voltaire, 12 janv. 1763]
- Cette expression a aussi un sens tout différent : Vous ne lui direz pas plus haut que son nom, signifie que ce nom est si illustre qu'on n'en peut pas trouver de plus élevé.
REMARQUE
- 1. Le nom propre, étant destiné à distinguer une personne d'une autre, n'est susceptible ni de l'idée ni de la marque du pluriel. Mais il y a quatre exceptions à cette règle :
- 1° on le considère comme le nom propre de toute une classe d'hommes et non plus seulement comme le nom propre d'un individu ; dans ce cas on dit au pluriel et avec l's : les Henris, les Bourbons, les Stuarts, les douze Césars, etc. La Seine a des Bourbons, le Tibre a des Césars [BOILEAU, Ép. I]
- 2° on l'emploie par antonomase, c'est-à-dire comme un nom commun, pour distinguer tous les individus semblables à celui dont ils empruntent le nom : alors les Corneilles se prend pour les grands poëtes tragiques, les Mécènes pour les protecteurs des lettres, etc. ;
- 3° quelquefois les noms propres se mettent au pluriel, mais sans prendre l's, quand il s'agit, il est vrai, d'une seule personne, mais quand pourtant on veut citer ceux-là entre autres et non d'une manière exclusive. Les expressions heureuses qui font l'âme de la poésie et le mérite des Homère, des Virgile, des Tasse, des Milton, des Pope, des Corneille, des Racine, des Boileau [VOLT., Mél. litt. aux auteurs du nouv. Parnasse]
- 4° quand on nomme des personnes qui ont porté le même nom, on emploie le pluriel, mais sans mettre l's : les deux Richelieu ; quatre Mathusalem.
- 2. Les noms propres ne prennent point d'article, excepté en trois cas :
- 1° on met l'article avec un nom de femme dans un parler très familier : la Grand-Guillaume, la femme de Grand-Guillaume ; ou par mépris : la Brinvilliers, Mme de Brinvilliers, célèbre empoisonneuse ; on le met aussi devant les noms de chanteuses ou de danseuses en renom : la Taglioni, la Grisi, la Patti ;
- 2° on met l'article quand le nom propre désigne le livre de la personne nommée : le Cicéron que vous m'avez envoyé ; donnez-moi un Tacite ; on dit aussi : cela est du Bossuet, du Racine, c'est-à-dire cela est tiré de Bossuet, de Racine ;
- 3° enfin l'article défini se joint à quelques noms italiens : l'Arioste, le Tasse. On remarquera que les Italiens ne joignent l'article qu'aux noms de famille et jamais aux prénoms ; ce serait une faute de dire le Torquato, pour le Tasse ; c'en est une de dire le Dante ; Dante est un prénom ; et, quand les Italiens mettent l'article au nom de leur grand poëte, ils disent l'Alighieri, qui était son nom de famille. On a pris l'habitude de dire également le Poussin (Nicolas Poussin ayant longtemps vécu en Italie). Au XVIIe siècle, on a essayé d'introduire cet usage en France : À mon gré, le Corneille est joli quelquefois [BOILEAU, Sat. III]
SYNONYME
- SUBSTANTIF, NOM. Le substantif désigne les êtres par l'idée de leur nature ; à cause de cela on l'appelle souvent nom, parce qu'il paraît nommer les personnes et les choses. On peut presque toujours employer sans inconvénient sensible ce mot de nom pour celui de substantif ; toutefois, dans la rigueur des termes, le substantif n'est qu'une espèce du genre nom, lequel comprend, en outre, les adjectifs et les pronoms, JULLIEN.
HISTORIQUE
- Xe s. S. El [il] li enorte.... Qued elle fuiet lo nom christien [, Eulalie]
- XIe s. Par nun [à condition] d'ocire i enverrai le mien [fils] [, Ch. de Rol. III]Li niés [le neveu de] Marsile, il a num Astaroth [, ib. XCI]Et de m'espée ancoi [aujourd'hui] sauras le nom [, ib. CXL]Li nums Joyeuse à l'espée fut donet [, ib. CLXXIX]
- XIIe s. Deus, dist li quens [comte], par ton santisme nom.... [, Ronc. 67]Et se je truis [trouve] ma dame o [avec] le douz non, Pleine d'orgueil et dame sans guerdon [, Couci, II]Las ! pourquoi l'ai de mes euz [yeux] regardée, La douce rien qui fausse amie a non ? [, ib. VI][Le souvenir] me fait renouvelemens De toute joie sans non [, ib. X]Et la guerre dura tante mainte saison ; Li uns rois après l'autre la reprist en son nom [, Sax. III]Seignor, dist li cuens [comte] Hues, par le nom de Jhesu.... [, ib. XXVIII]
- XIIIe s. Pape Adriens el roi Carlon Se plaint de Desiier par non [nominativement, en détail], Qui tenoit Pulles et Lombardie, Qui la guerre ot recomancie [PH. MOUSKES, ms. p. 114, dans LACURNE]Comment avez à nom, que bien seiez venue ? [, Berte, LII]Au nom à ce Seigneur [par le nom de ce Seigneur] qui se laissa pener Ens en la sainte croi [, ib. CXII]Marie ai num, si sui de France [MARIE, t. II, p. 401]Entre vous chrestiens estes fiz de Dieu, et de son nom de Criste estes appelez chrestiens [JOINV., 258]Il estoit home de grant non et de grant valeur [ID., 218]
- XVe s. Ceux de Karentan n'avoient point de capitaine de nom [FROISS., II, II, 27]Et en nom de remuneration je vous donne.... [ID., I, I, 308]Et avec ce il avoit le nom d'estre le plus appert homme d'armes qui fust au pays.... [ID., I, I, 325]Toute joye est descendue sur my, Quant j'ai oy de ma dame nouvelle ; Car elle m'a appelé nom d'amy [E. DESCH., Poésies mss. f° 180]La craincte fut plus grande que la perte des deux costez ; car il ne se perdit nul homme de nom [COMM, I, 9]Moult furent joyeulx dames et damoiselles et les chevaliers de la feste, pour ce que grant temps avoit que le roy ne avoit fait feste de nom [, Perceforest, t. IV, f° 57]Moult nice est celuy qui ne scet son nom nommer [, ib. t. II, f° 21]Et ce jour fut en l'hostel de la dicte ville pour les affaires du roy, et là lui fut baillé le nom de la nuit [le mot d'ordre pour la nuit] comme à prevost de Paris [, Chron. scandal. an 1465, p. 88, dans LACURNE]
- XVIe s. Au temps que le destin en Gaule fera naistre Henry second du nom, des autres rois le maistre [RONS., 873]... Pour me tuer, deschirer et humer Mon sang, trahy dessous le nom d'aimer [ID., 952]Tel a le nom qui l'effect non [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 419]Le creancier puet commencer son execution, si bon luy semble, sur les debtes, noms [titres] et actions de son debteur [, Coust. gén. t. II, p. 458]
ÉTYMOLOGIE
- Wallon, no ; provenç. nom ; anc. esp. nome ; esp. mod. nombre ; ital. nome ; du lat. nomen ; sanscr. naman (1er a accent long) ; les étymologistes rapportent ce mot à jna, connaître, à cause du g initial qui se trouve dans co-qnomen.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
- NOM. - HIST.
- XIIe s. Ajoutez : Tant com ensi [avec ses armes à l'envers] chevaucerai, Jà chevalier n'enconterrai Qui me die pis que mon nom [, Perceval le Gallois, V. 42175](on remarquera l'existence de la locution proverbiale dès cette haute antiquité).
nom
Fam., Petit nom, Prénom, nom de baptême.
Nom de guerre, Nom que chaque soldat prenait autrefois en entrant au service. On le dit encore d'un Nom supposé que l'on prend dans certains états, dans certaines situations où l'on ne veut pas être connu sous son nom de famille. Beaucoup de comédiens ont des noms de guerre. Il a pris un nom de guerre pour vivre à l'étranger. On dit dans le même sens Nom de théâtre, Nom de plume.
Nom de religion, Nom que des religieux, des religieuses prennent ou reçoivent en entrant au couvent. Elle a pris pour nom de religion Marie de l'Incarnation, Élisabeth du Saint-Sacrement.
Avoir nom, Se nommer, s'appeler. J'ai nom Éliacin.
Décliner son nom, Dire qui l'on est. Il a été invité à décliner ses nom et profession.
Prêter son nom à quelqu'un, L'autoriser à s'en servir.
Mettre un nom sur un visage, Se rappeler le nom d'une personne en la voyant.
Connaître de nom quelqu'un, En avoir entendu parler. Je ne suis pas en relations avec lui : je ne le connais que de nom.
Fig., Nommer les choses par leur nom, Donner, sans aucun ménagement, aux choses et aux personnes les noms qu'elles méritent. Il nomme les choses par leur nom, il appelle les voleurs voleurs. Il signifie aussi Employer dans la conversation des termes que la bienséance en a bannis. Il se donne la liberté de nommer toutes les choses par leur nom.
Fig., C'est une chose, sans nom, cela n'a pas de nom, se dit d'un Procédé inqualifiable.
Fig., Je réussirai ou j'y perdrai mon nom, Je suis décidé à ne rien ménager, à tout sacrifier pour réussir dans cette affaire.
NOM se prend quelquefois pour la Personne. Son nom figure souvent dans l'histoire. Son nom sera béni. Il est fâcheux qu'on ait mêlé son nom à cette scandaleuse affaire.
En termes de Théologie, Le nom de Dieu désigne la Grandeur de Dieu, son être même en ce qu'il a d'indéfinissable. Que votre nom soit sanctifié!
NOM signifie aussi Qualité, titre. Donner le nom d'époux. Le doux nom de mère. Le respect du nom de père.
Il s'emploie particulièrement en ce sens, en termes de Procédure. Procéder au nom et comme tuteur, Procéder en qualité de tuteur. Céder ses droits, noms, raisons et actions, Transférer les droits et titres en vertu desquels on prétend quelque chose. Répondre d'une chose en son propre et privé nom, En être personnellement responsable. On dit aussi Être attaqué, poursuivi en son propre et privé nom, Être attaqué, poursuivi directement et personnellement.
Être en nom dans une affaire, Être associé dans une affaire.
Société en nom collectif, Société commerciale formée par plusieurs associés sous la même raison sociale.
NOM se dit encore d'une Qualification, d'une épithète. Ce prince a mérité le nom de grand. Il est indigne du nom d'ami.
Il signifie aussi Réputation. Il s'est acquis, il a acquis un grand nom. Il s'est fait un grand nom dans les lettres. Ce conquérant a rempli toute la terre de son nom. Il a porté son nom jusqu'aux extrémités du monde. Il ne laissera aucun nom. Il a laissé un nom odieux, exécré. Cet auteur a déjà un certain nom.
La gloire de son nom, Sa gloire, sa renommée.
NOM signifie encore Naissance, noblesse, famille noble. Il n'est pas riche, il n'a pour lui que son nom. Les plus grands noms.
C'est un nom qui s'éteint se dit d'une Famille dont le nom ne peut plus se continuer, faute d'héritiers mâles.
Le nom chrétien, le nom romain, le nom français, etc., Tous les chrétiens, tous les Romains, tous les Français, etc. Ce sultan fut un redoutable ennemi du nom chrétien. Le nom romain s'était répandu par toute la terre.
NOM désigne encore le Mot par opposition à la Chose, la Vaine apparence par opposition à la Réalité. Il n'avait de roi que le nom. Liberté, tu n'es qu'un nom!
Nom de, suivi de certaines expressions, est employé trivialement comme juron. Il est elliptique et signifie Par le nom de... Nom d'un chien!
NOM, en termes de Grammaire, se dit de la Partie du discours qui varie en genre et en nombre et qui désigne un être animé ou une chose. Nom masculin, nom féminin. On dit aussi SUBSTANTIF.
Nom propre, Nom qui s'applique à un seul individu, à un seul lieu, à une chose personnifiée. Pierre, Cicéron, Turenne sont des noms propres. Paris, la France, la Seine, le Vésuve sont aussi des noms propres. La Renommée, le Destin sont considérés comme des noms propres lorsqu'ils sont personnifiés.
Nom commun, Nom qui s'applique à tous les individus et à toutes les choses de la même espèce. Livre, table, mur sont des noms communs.
Nom collectif, Nom qui désigne un Ensemble d'individus ou de choses. Foule, multitude, amas, décombres sont des noms collectifs.
AU NOM DE, loc. prép. De la part de. Il est allé emprunter de l'argent au nom de son maître. On dit aussi, dans le même sens, En mon nom, en son nom, etc.
AU NOM DE signifie aussi En considération de. Je vous demande cela au nom de notre ancienne amitié, au nom de tout ce que vous avez de plus cher. Je vous en conjure au nom de Dieu.
DE NOM, loc. adv. qui se dit par opposition à Réellement, de fait. Il n'était roi que de nom; le maire du palais gouvernait l'État.
nom
Nom. m. C'est le mot de chasque chose, par lequel en parlant ou escrivant, elle est entenduë, Nomen, Vocabulum.
Le nom propre d'un chacun qu'on met devant le surnom, comme Jean, Pierre, Praenomen.
Le nom de la maison dont on est, Agnomen.
Noms de familles appartenans à toute une race, Gentilitia nomina.
Nom d'herbe incertain, Vagum nomen herbae.
Un nom qui n'est point prisé, Nomen obscurum, vel ignobile.
Vray et propre nom, Germanum nomen, Nomen solidum.
Le nom ancien ne leur a point duré, Non illis prisca illa durauit appellatio.
Quand le haut nom de nos ancestres nous charge et impose necessité de bien faire, Onerari imaginibus,
Quand deux noms sont fort semblables, tellement qu'on prend l'un pour l'autre, Vicinitas nominis.
Gens de grand nom, Magna nomina Plin. Iunior.
Homme d'arme de nom seulement, Imaginarius miles.
Qui a deux noms, Binomius.
¶ Les noms et debtes, Nomina.
¶ Appeler aucun par son nom, Appellare nominatim aliquem.
Il a appelé autresfois tous ses gens de guerre par leurs noms, Omnibus in exercitu suo militibus nomina reddidit.
A cause qu'ils avoient nom l'un comme l'autre, ils ont mis cela en doubte, Communicatione nominum in ambiguo fecere illud.
Elles ont le nom du pais, Patriae nomen obtinent.
Bailler nom à aucun, Nominare, Dicere nomen, Nomen facere, Imponere nomen alicui, Aliquem vocare, Nomen alicui indere.
Quel autre nom te sçauroy-je bailler plus seant? Quem te appellem?
Bailler nom à quelque chose, Denominare, Nomen alicui rei dare, Notare res nominibus nouis.
Bailler son nom, et se faire enrooller, Nomen profiteri.
Qui leur baillent un nom plus doux et moins aigre, Qui leuiore nomine appellant.
Bailler les noms et surnoms par escrit et declaration, Edere nomina.
Changer son nom, Nomen sibi adoptare, Nomen commutare, Transnominare.
Vous avez changé de noms l'un à l'autre, Nomina inter vos permutastis.
Dire et declarer son nom, Edere nomen.
Di moy ton nom, Loquere mihi nomen tuum, Nomen tuum memora mihi.
Donner un nom, Appellare nomen.
Varro a escrit le nom de cestuy-ci, disant qu'il s'appeloit Strabo, Huic nomen M. Varro reddidit Strabonem vocatum.
Mettre les noms par escrit de ceux qui ont fait quelque chose, Edere aliquos.
Quand le magistrat mettoit tous les noms des parties dedans une urne, pour iceux meslez mettre hors, et les despescher selon l'ordre qu'ils sortoient, Dicas sortiri.
Porter le nom de la maison et famille d'aucun, Nomen alicuius ferre.
Gentils-hommes qui portent mesme nom, et mesmes armes, et desquels les ancestres n'ont jamais esté de condition servile, Gentiles.
Qui portent le nom de leurs maistres qui les ont affranchiz, Gentiles dominorum suorum.
Je t'aime pource que tu portes mon nom, Tu mihi gentilitate commendatus es. B.
Prendre nom de quelque chose, Nomen e re aliqua trahere.
Prendre le nom, Nomen accipere.
Prendre un nom, et se l'imposer, Induere sibi nomen aliquod.
Vous avez prins le nom l'un de l'autre, Nomina inter vos permutastis.
Il a prins son nom de cestuy-là, Ab illo nomen suum mutuatus est.
Retenir le nom de loy, Nomen legum tenere.
Cette herbe retient le nom du lieu, Custodit nomen loci haec herb.
Saluë-le en mon nom, Verbis meis salutem ei adscribito.
¶ Ceux qui sçavoient le nom d'un chacun et servoient d'advertir les poursuivans, lors qu'ils alloient soliciter à faire leur brigue pour sçavoir nommer un chacun par son nom, Nomenclatores.
Venir quand on nous appelle par nostre nom, Venire ad nomen.
Nomme m'en un seulement, Tu n'en sçaurois nommer un qui fit jamais un pareil cas, Cedo mihi vnum, Vnum mihi cedo authorem tui facti, Vnius profer exemplum. B. ex Cic.
Il prestoit son nom, Adumbratus erat in hac causa, Commodabat nomen, In speciem adnumbrabat nomen suum, Personam suam interponebat. B.
Celuy qui preste son nom pour plaider contre un autre, Litigator in causa adumbratus. B.
Emprunter le nom d'un privilegié pour faire renvoyer la cause en vertu de son committimus, Interposito nomine controuersiam adumbrare, indeque eximij iuris occasionem mutuari ad fori translationem. B.
Un nom emprunté, Nomen mutuatitium et adumbratum. B.
Procez esquels on emprunte le nom d'autruy, Causae adumbratae et personatae. B.
S'aider du nom de quelqu'un, Interposer un tiers, In speciem adumbrare nomen alterius, Interponere personam alterius. B.
Aider de son nom à un tiers, Luy prester son nom, Nomen suum commodare, Interponere personam suam. B.
nom
NOM, s. m. [Non.] 1°. Le terme, dont on est convenu, pour désigner une persone ou une chôse. "Le saint nom de Dieu. Louis XVI, est le nom du Prince bienfaisant qui gouverne la France. "Doner, imposer le nom ou un nom. "Déguiser son nom, changer de nom, etc. etc. = 2°. En gramaire, il se dit, dans une acception plus resserrée, des termes, qui sont susceptibles de genre et de câs. Nom substantif, ou, adjectif. Nom propre; nom comun ou apellatif. = 3°. Réputation. "Il s'est acquis, il s'est fait, il a un grand nom dans les Lettres, à la Guerre. "Il a déjà quelque nom. "Il a éternisé, immortalisé son nom.
Au nom de, adv. De la part de. "Au nom de son maitre. En son nom, en mon nom. = Il s'emploie aussi dans les Prières. "Au nom de Dieu, je vous en suplie. "Au nom de notre anicène amitié, etc.
Rem. 1°. Quoique Nom, signifie renomée. (n°. 3°.) Il n'en est pas tellement le synonyme qu'il puisse s'employer à sa place, et il y a beaucoup de phrâses où il ne fait pas bien, dans cette acception.
* Vous avez tant de nom, que tous les Rois voisins
Vous veulent, comme Orode, unir à leurs destins.
CORN. Surena.
* Nuit et jour un Auteur médite, écrit, corrige,
Et dans l'espoir d'un nom travaille incessamment.
Du Resnel.
Avoir beaucoup de nom et l'espoir d'un nom ne sont pas des expressions reçues, quoiqu'on dise, avoir un grand nom, et même avoir quelque nom. = * GRESSET dit, le lien du nom, et M. LE SUIRRE, gâgner un nom.
Je fuis du nom le dangereux lien.
Dois-je enfin pour gâgner un nom
Risquer d'empoisoner ma vie.
Le Suirre.
On critique cette dernière expression dans l'Ann. Litt. celle de Gresset ne mérite pas moins de blâme. Nom, Renom, Renomée. (Synon.) Ils vont par gradation et enchérissent l'un sur l'aûtre. Ce que le nom comence, le renom, l'avance, la renomée le consomme. "Le nom vous tire de l'obscurité; le renom vous done de l'éclat; la renomée vous courone de toute sa gloire. Extr. des Syn. Fr. de M. l'Ab. Roubaud. = 2°. On disait aûtrefois, avoir nom, pour dire, se nomer. "J'ai nom Eliacin. Racine. "Il avoit un aîné, qui avoit nom Eustache. Hénaut. On le dit encôre en plusieurs Provinces et à Paris même. Les bons Auteurs ne s'en servent plus, et il n'est plus bon que dans le style plaisant. = On dit encôre, familièrement, décliner son nom, déclarer soi-même, qui l'on est pour se faire conaître. Voy. DÉCLINER. Nomer les chôses par leur nom; leur doner, sans ménagement, les noms odieux qu'elles méritent.
J'apelle un chat un chat, et Rolet un fripon.
Boileau.
= Et Proverbialement; je ne lui ai jamais dit pis que son nom, je ne lui ai rien dit d'ofensant.
nom
nom
Name, Substantiv, Hauptwort, Nomenname, noun, appellation, denominationnaam, benaming, zelfstandig naamwoord, naamwoordשם (ז)benaming, naamnomjméno, podstatné jménonavn, benævnelse, navneordόνομα, ουσιαστικό, επώνυμο, ονομασίαnomonombre, sustantivo, apellido, denominaciónnimi, substantiivinévkata benda, namanafnnome, sostantivo名前, 名詞nomen, vocabulumnavn, substantivimię, rzeczownik, nazwa, nazwiskonome, substantivonumeимя, название, существительноеnamn, substantivjinaad, isim名字, 名詞, 名词اسْمٌ, اسمٌime, imenica명사, 이름คำนาม, ชื่อdanh từ, tênИме (nɔ̃)nom masculin
nom
[nɔ̃] nmPuis-je avoir votre nom? → Can I have your name?
connaître qn de nom → to know sb by name
un grand nom du cinéma → one of the great names of cinema
un grand nom de la littérature → one of the great names of literature
au nom de → in the name of
nom d'un chien! → for goodness' sake!
nom de Dieu! → God damn it! >, bloody hell! (Grande-Bretagne) >