trac
trac
n.m.tout à trac
[ tutatrak] loc. adv.TRAC
(trak) s. m.HISTORIQUE
- XVe s. Oncques ne voulut traverser le garet ne pays mol, de paour qu'on ne trouvast nostre trac, mais toujours nous mena le pays dur [, le Jouvencel, f° 6, dans LACURNE]Lesquelz varlez de guerre demeurerent darriere par le commandement de leur cappitaine, pour prendre garde et faire guet sur le trac ou trayn de ladite compaignie [DU CANGE, traca.]Grant femme seiche, noire et maigre, Qui veult d'amour suivre le trac, On dit que c'est ung fort vinaigre Pour gaster un bon estomac [COQUIL., Droits nouv.]
- XVIe s. Et vous, suyvant le trac de vos ayeux, Ne desdaignez les sons melodieux Que nous apprend ceste trouppe sçavante [DU BELL., v, 36, recto.]Quand la limace au dos qui porte sa maison Laisse un trac sur les fleurs.... [RONS., 160]
ÉTYMOLOGIE
- Angl. track, trace, ornière. D'après Diez, ce mot se rapporte non à trace, tracer, mais à un thème germanique : néerlandais, treck, action de tirer, trait.
trac
Il se dit aussi de la Trace et de la piste des bêtes. Suivre une bête au trac. Il est vieux dans les deux sens.
TRAC se dit familièrement de la Peur et particulièrement de celle qu'éprouvent les acteurs, chanteurs, orateurs, etc., au moment de paraître en public. Avoir le trac.
trac
Trac, m. Est fait par apocope de ce feminin Trace, Vestigium. Suyvre le trac des meschants, Flagitiosorum vestigiis insistere. Marot au 1. Psal. rend derekh Hebrieu par trac. Aussi semble il que ce mot trac est faict de cestuy Hebrieu dârakh qui signifie marquer la terre par fouleure du pied, et ce par syncope de la voyele Cametz, et mutation du Dalet, qui est moyenne, en sa tenve telh, de sorte que trac est proprement la fouleure et batture de la terre, ou plusieurs ont marché, la marche du pied. Fouillous chap. 40. ou la forme du pied, qu'on dit en fait de Venerie piste, de ce mot Espagnol Pisada, Vestigij impressio, calcanei infixio. Dont est fait ce verbe tracasser, c'est à dire, aller et errer par chemins, et de là dependent ces façons de parler, Refuser tout à trac, Plane denegare, vt nec concessionis vllum quidem vestigium supersit, ce qu'on dit, Refuser tout desroutéement, c'est à dire, Rompant toute route par où le demandeur peut retourner à demander ce qui luy a esté refusé. Refuser tout à franc, c'est à dire, Franchir et passer en refus tout limite, et borne d'accorder quelque requeste faite, Eliminare se a concessione. En refuser tout à plat. Destracquer, (composé de tracquer inusité) c'est à dire, Faire perdre ses alleures à une beste d'amble. Mais quant on dit destracquer un lievre, c'est suyvre un lievre par ses erres, et l'aller desgister et lancer de son lict, ce que le Fouillous au chap. 55. de sa Venerie dit, desfaire la nuict du lievre, quand par ses erres on va chercher le lieu où il a fait son viandy, et comme il parle, qu'on va trouver sa nuict, ou bien destracquer le lievre, est Desfaire les ruses d'un lievre, et les desmesler pour trouver le droict du trac d'iceluy, ainsi qu'il dit, là mesmes desfaire la ruse d'un Cerf, et desfaire le desfaut auquel les chiens sont tombez.
Respondre tout à franc, tout à trac, Respondere planissime.
Suyvre le trac, Vestigia leporis persequi.
trac
trac
stage frightאימת הציבור (נ), פחד קהל (ז), פרפרים בבטן (ז״ר)Lampenfiebertrac, tremarellaTracTracTrac (tʀak)nom masculin
trac
[tʀak] nm (= peur) → nerves pl (THÉÂTRE) → stage frightavoir le trac [élève] → to get an attack of nerves; [acteur] → to have stage fright