venir
venir
v.i. [ lat. venire ] (Auxil. être)venir
Participe passé: venu
Gérondif: venant
Indicatif présent |
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je viens |
tu viens |
il/elle vient |
nous venons |
vous venez |
ils/elles viennent |
VENIR
(ve-nir) , je viens, tu viens, il vient, nous venons, vous venez, ils viennent ; je venais ; je vins, nous vînmes ; je viendrai ; je viendrais ; viens, qu'il vienne, venons, venez ; que je vienne, que nous venions, que vous veniez ; que je vinsse, que nous vinssions, qu'il vînt ; venant ; venu v. n.Résumé
REMARQUE
- 1. Venir régit l'infinitif sans préposition quand il exprime la venue. Je viens vous voir. Il régit l'infinitif avec la préposition de quand il marque une action faite depuis peu de temps. Je viens de le voir. Il régit l'infinitif avec la préposition à, quand il marque une action fortuite. Si je viens à le voir....
- 2. Dans cette phrase de Necker : Des avantages incertains, avenirs, il y a deux fautes ; il faut retrancher l's, et écrire à venir en deux mots.
- 3. Pour la différence entre venir et aller, voy. ALLER aux synonymes.
- 4. Dans certaines provinces on dit : il s'est en venu. C'est une faute ; dites : il s'en est venu.
- 5. Au XVIIe siècle on mettait plus volontiers, quand deux verbes se suivaient, le dernier étant réfléchi, le pronom personnel avant le premier verbe. J'avais entre mes mains et sa vie et sa mort, Et je me viens de voir arbitre de son sort [CORN., Suite du Menteur, I, 6]
- 6. Dans le XVIIe siècle, quelques-uns disaient vindrent, au lieu de vinrent ; et les courtisans disaient viegne au lieu de vienne. Au reste, il y avait beaucoup de tendance, dans l'ancien français, à confondre le son de l'n, précédée ou suivie d'un i, avec gn.
- 7. Pour la construction de en et y avec s'en venir, voy. EN et Y.
HISTORIQUE
- Xe s. Qued avuisset de nos christus mercit Post la mort, et à lui nos laist venir [, Eulalie]Est venu de cist tres dies [, Fragm. de Valenc. p. 467]Si vint grances [sic] iholt [chaud] [, ib. p. 468]
- XIe s. Il pout [put] venir à sainte yglise [, Lois de Guill. I]En cest païs nos est venuz cunfundre [, Ch. de Rol. II][ils] Vindrent à Charles, ki France ad en baillie [, ib. VII]La noit [ils] demurent, tresque vint al jur cler [, ib. X]Ki qu'el cumpert [qui que ce soit qui le paye], venuz en sont ensemble [aux mains] [, ib. CXXII]
- XIIe s. Et dist un mot qui li vint à plaisir [, Ronc. p. 101]Li mesager li sont venu devant [, ib. p. 121]Dites al duc qu'à moi veigne à parler [, ib. p. 157]La mort me vient, que tant ai desirée [, ib. p. 175]Quant nous venimes en la bataille grant [, ib. p. 181]Car guerpi la bataille, si t'en vien avec mi [, ib. p. 193]Nule chançon ne m'agrée, S'el ne vient de fine amor [, Couci, I]Onques de vous ne me vint se mal non [, ib. VII]Se par merci ne vieng [je] à guerredon.... [, ib.]Que [vous] m'ocirez, se vous vient à talent [si vous le voulez] [, ib. X]Quand [je] voi venir le bel tanz et la flour [, ib. XVII]Son douz regart qui vient d'une estencele Mon cuer [cœur] en moi ferir [, ib. XVIII]Ses ieuz, son vis, qui de joie sautele, Son aler, son venir, Son biau parler et son gent maintenir [, ib. XVIII]Guiteclins de Sassoigne, quand ce vint à son tans, De sa premiere fame ot deus vaslez enfans [, Sax. v]Il n'en vanront à chief [à bout], mes cuers le senefie [l'annonce] [, ib. XXXII]Tant [elle] fu sage et courtoise et de bele façon, Que nouveles en vindrent au Saisne Brunamont [, ib. III]
- XIIIe s. Et les gens du païs vindrent à merci au fil de l'empereour de Constantinoble, et tant li donerent que pais firent à lui [VILLEH., LX.]Et nous vos prions par Dieu, chiers sires, que vous preigniez la croix et que vous en vengniez avec nous [ID., XXXIX.]Certes nenil ; ne me vint en penser, Qu'onques nul jour je vous daignasse amer [QUESNES, Romanc. p. 108]Maugré tous sains et maugré Dieu aussi, Revient Quesnes, et mal soit il vegnant ! [HUES D'OISI, ib. p. 103]Puisque je ving à terre [depuis que je suis né] [DU CANGE, venire.]S'en venoit li lions come beste enragie [, Berte, II]Car nus ne vient à vie, ne conviene finer [, ib. III]Qui de bien est venus, drois est qu'à bien retraie [, ib. VIII]Quant [elle] vint de pasmoison, la parole [elle] a emprise [, ib. XXX]Car deux larrons venoient de marcheans guetier [, ib. XXXVIII]Mais si viennent les chose com Dieu plaist et agrée [, ib. LXVIII]Dont vient ce que ma fille se fait ainsi haïr ? [, ib. LXXIV]Quant [ce] vint après mangier, Blanchefleurs plus n'atent [, ib. LXXXIII]Puisqu'ainsi est la chose et venue et alée [, ib. CXV]Bien set que il est mal venuz, Se il pooit estre tenuz [, Ren. 1875]À tot le mont ai fait anui, Dolanz et repentanz en sui ; Or voil venir à repentance De quanque je fis en m'enfance [, ib. 10821]Moult as empris plus fole emprise De l'amor que tu as emprise ; Si la te venist miex [il te vaudrait mieux] lessier, Se de ton preu vues apressier [, la Rose, 5818]Et Dieu est droiturier, si ne devroit soufrir que celui qui si desleaument tornast le garent, en venist au dessus par bataille [, Ass. de Jerus. I, 250]De toz cas de crieme on pot apeler ou venir à gages, se li accuseres en veut fere accusation [BEAUMANOIR, LXI, 2]Et quiconques erre contre le [la] foy, il doit estre amonestés par sainte Eglise qu'il delaissent lor erreur et viegnent à amendement de sainte Eglise [ID., XI, 25]Et encore parlerons noz d'aucuns [cas] qui noz venront en memore [ID., XI, 29]Avoir à clercs, toison à chien, Ne pueent pas venir à bien [RUTEB., 229]Quant vint au vendredi [JOINV., 214]Venés vous en, vous ne faites riens ici [ID., 281]
- XIVe s. Nous avons moult perdu, puisque nous viemes Cl [, Hugues Capet, v. 1869]Vienne qui puet venir ! pensons de chevauchier [, Guesclin. 18273]Là fussent mal venu et de corps et de vie.... [, ib. 985]Cilz argens que je porte ne me doit demeurer, Et en vendra de l'autre pour moi à rachater [, ib. 14220]
- XVe s. Tant que temps et lieu venront que j'en devrai parler [FROISS., I, I, 4]En ce temps vint en propos et volonté au roi Edouard d'Angleterre qu'il feroit refaire et redifier le grand chastel de Windsore.... [ID., I, I, 213]Si lui fit [le roi d'Angleterre à Jean de Copelant] grand chere et le prit par la main et lui dit : à bien vienne mon escuyer, qui par sa vaillance a pris notre adversaire le roi d'Escosse.... [ID., I, I, 308]Au terme de 37 ans quand un homme est dans sa force et en son venir, et il est bien de toutes parties [ID., II, III, 70]Gardez votre corps, vous estes jeune et à venir, et tel vous monstre beau semblant qui vous aime moult petit [ID., II, II, 237]Et s'il avenoit qu'ils fussent en discord ni en guerre un temps à venir [ID., I, I, 125]Comme elle feust venue de bast [était bâtarde] et ne feust née en loyal mariage.... [DU CANGE, venire]Et quand Madame l'ouyt ainsi parler, et par raison, et qu'il n'entend pas où elle veult venir... [, Jeh. de Saint. 7]Ung entre les autres y vy, Qui souvent alloit et venoit, Et pensant com homme ravy, Et gueres de bruit ne menoit [A. CHART., la Belle dame sans mercy.]M'a compté le roy Edouard que en toutes les batailles qu'il avoit gagnées que, dès ce qu'il venoit au dessus, il mon toit à cheval et cryoit qu'on saulvast le peuple et qu'on tuast les seigneurs [COMM., III, 5]Que plus aysement on viendroit à paix en faisant.... [ID., v, 15]Et quant ce vint que le conte d'Eu et le chancellier eurent prins congé.... [ID., I, 1]Il ne s'attendoit point que les choses veinssent jusques à la voye de faict [ID., I, 2]Et son pere venu à l'extreme vieillesse [ID., I, 1]Si ce qui avoit esté commencé fust venu à effect [ID., I, 8]Il s'en fallut bien peu qu'ilz n'en vinssent à leur intention [ID., II, 12]De mal venir [par malheur], tout à cette belle heure que ces armes se faisoient, veci bon mari d'arriver [LOUIS XI, Nouv. XLIII]Et, de bien venir [par bonheur], il n'y avoit qu'une paroi entre ces deux chambres [ID., ib. LII]Congé et lixanse d'aller, venir et sejourner par tout nostre pays d'Anjou [, Bibl. des ch. 1871, p. 474]
- XVIe s. Laissez venir donc France et sa routte [troupe] [J. MAROT, V, 17]N'y a cellui qui ne se viegne offrir, Pour te garder jusqu'à la mort souffrir [ID., v, 18]Ceulx du chasteau si lourdement tiroient, Qu'il n'estoit tour qui ne vensist par terre [ID., V, 29]Prenant au pis venir, s'il adveint que fortune.... [ID., V, 117]Ung homme armé vint arriver en salle, Le glaive au poing, parlant en tel maniere [ID., V, 237]Les pluyes venantes outre leur saison [CALV., Inst. 137]Je vouldroys qu'il venist chose à propos, où j'eusse povoir de me revencher de tant de plaisirs que chacun jour me faictes [MARG., Lett. 72]Cuydant par ce moyen faire que leurs delits et forfaits ne viennissent en lumiere, ils se sont portez pour appelans [ID., ib. 159]Dimanche qui vient [ID., ib. 36]Mais lui en veint à telle superstition.... [MONT., I, 17]Venant à mourir [ID., I, 30]Les fauttes qui viennent de nostre foiblesse [ID., I, 54]Des advertissements venants de telle personne [ID., I, 59]Ils penserent à la perte qu'ils venoient de faire [ID., I, 63]L'esté venu il gaigna.... [ID., I, 261]Le nom de la vaillance vient de valeur [ID., II, 67]Les souliers lui semblerent bien venir à ses pieds, comme les bottines à ses jambes [DESPER., Contes, XCVI]Amulius, quand ce vint à faire leurs partages, feit deux lots de tous leurs biens [AMYOT, Rom. 4]Les Latins appelent louves les femmes qui abandonnent leur corps à tous venans [ID., ib. 6]Il eut toute pareille adventure au retour qu'il avoit eue au venir [ID., Cam. 45]Ilz aront l'aler pour le venir [G. DU GUEZ, dans PALSGR. p. 971]Ô le plaisir que c'est de sentir venir moindre [italien venir meno, défaillir] Son ame, tant amour heureusement l'estreint [BAÏF, Œuv. p. 62, dans LACURNE]Les praticiens et bourgeois disans que toutes servitudes viennent à restraindre et abolir, et toute liberté à soustenir [, Coust. gén. t. I, p. 448]Des paroles ils viennent au poil [COTGRAVE, ]Il ne demeure pas trop qui vient [ID., ]Qui vient est beau, qui apporte encore plus beau [ID., ]Qui tost vient à son hostel, mieux luy en est à son souper [ID., ]
ÉTYMOLOGIE
- Berry, veindre, veinre ; wallon, vini ; prov. et esp. venir ; port. vir ; it. venire ; du latin venire ; ombrien, ben . On remarquera veindre, qui suppose venire (i bref), au lieu de venire (i long).
venir
Ne faire qu'aller et venir, Être toujours en mouvement. Il signifie aussi Revenir promptement. Je serai ici dans un instant, je ne fais qu'aller et venir.
Mouvement de va-et-vient. Voyez VA-ET- VIENT.
Fig. et fam., Il semble qu'il vienne de l'autre monde se dit en parlant d'un Homme qui paraît ignorer ce qui se passe publiquement, les choses que tout le monde sait. On dit dans le même sens : D'où venez-vous? De quel pays venez-vous?
Fig., Je le verrai venir, il faut le voir venir, Je verrai, il faut voir ce qu'il fera, quel est son dessein. Je vous vois venir, Je devine ce que vous pensez, ce que vous allez faire ou dire.
Fig., Laisser venir, voir venir, Attendre, ne pas se presser. Laissons-le venir, nous verrons quel parti nous devons prendre. Dans cette affaire, nous n'avons qu'à voir venir.
Faire venir quelqu'un, Le mander, lui donner ordre ou avis pour qu'il vienne. Faites venir votre domestique. Il a fait venir le médecin.
VENIR se dit aussi du Mouvement qui se fait d'un lieu éloigné à un lieu plus proche de celui qui parle. Il est venu de Rome à Lyon.
Il se dit encore du Mouvement qui se fait d'un lieu éloigné au lieu où est celui qu'on fait parler. César ordonna à Labiénus de venir le joindre. César fit venir des Gaules telle légion.
Il se dit en outre du Mouvement qui se fait d'un lieu proche à un lieu éloigné, mais seulement lorsque celui qui parle invite un autre à l'accompagner. Je m'en vais à Rome, voulez- vous venir avec moi? Nous allons nous promener, venez avec nous.
Il signifie également Arriver au lieu où est celui qui parle. Quel jour vient le courrier? À quelle heure viennent les lettres? Quand viendra- t-il? Il viendra ce matin. Vous venez fort à propos.
Il se construit avec le pronom personnel et la particule. En dans ces divers sens : Il s'en vint nous voir. Nous nous en vînmes ensemble. À quelle heure s'en viendra-t-il?
VENIR se dit aussi des Choses inanimées; dans ce sens, on l'emploie souvent comme verbe impersonnel. Ces eaux viennent des montagnes. Le vent vient du nord. Il vient du vent de ce côté-là. Ouvrez la fenêtre, il viendra de l'air. Il venait des bouffées de chaleur.
Fig. et fam., Cela fait venir l'eau à la bouche se dit d'une Chose agréable au goût et dont l'idée excite l'appétit quand on en parle ou qu'on en entend parler. On le dit aussi, figurément, de Tout ce qui peut exciter les désirs. Ce que vous avez raconté des avantages de cette entreprise lui a fait venir l'eau à la bouche.
Faire venir quelque chose, Donner ordre ou commission pour qu'une chose soit envoyée d'un lieu quelconque au lieu où l'on est. Faire venir des truffes du Périgord. Faire venir des provisions de la campagne.
Fig. et fam., Faire venir l'eau au moulin, Procurer du profit par son industrie ou à soi ou aux siens.
VENIR signifie encore Monter, atteindre. Les eaux viennent jusqu'au premier étage. Votre fils me vient à l'épaule.
Il signifie, en outre, Provenir, être reçu de. Beaucoup de métaux précieux viennent de l'Asie. J'accepte volontiers ce qui vient de vous. Cela vient de bonne main. Cela vient d'une personne que j'estime fort. Les arts nous sont venus de ce pays. Celle maladie est venue de l'Orient. Impersonnellement, Il vient beaucoup de blé, de vin de cette région.
Il se dit aussi des Liquides qu'on tire de ce qui les contenait et signifie Sortir. Cette huile ne vient que goutte à goutte. On voulut le saigner, mais le sang ne vint pas.
Il se dit encore des Choses qui arrivent inopinément, fortuitement; dans ce sens, on l'emploie souvent comme verbe impersonnel. Tout lui vient à souhait. Cela lui vient bien à point. Un malheur ne vient jamais seul. Il lui vint une grosse fièvre. Il vint une bourrasque, une tempête. S'il vient quelque changement.
Elliptiquement, Vienne une maladie, un revers, etc., Qu'il arrive une maladie, un revers, etc. Des flatteurs l'entourent; vienne une disgrâce, il sera seul.
Venir à la traverse, Traverser, troubler un projet, une affaire.
Cela vint à ma connaissance, cette nouvelle est venue jusqu'à moi, le bruit en est venu jusqu'ici, J'ai appris cela, J'ai su cette nouvelle, le bruit en est parvenu jusqu'ici.
Prov., Tout vient à point à qui peut attendre, à qui sait attendre, Avec le temps et la patience on vient à bout de tout.
Prov., La fortune vient en dormant, Les biens de la fortune arrivent quand on s'y attend le moins,
VENIR se dit particulièrement de Ce que l'esprit conçoit, imagine, ou se rappelle. Les idées lui venaient en foule. Il me vient une idée, un souvenir. Il me vint en tête un soupçon. Il me vient un scrupule, un doute. Ce goût lui est venu naturellement. Il me vint à l'esprit de lui faire cette proposition. Il me vint en pensée, il me vint en tête, il me vint à l'esprit que...
Il signifie aussi Arriver par succession, échoir. Les biens qui viennent du côté du père, de la mère.
Il signifie, en outre, Succéder, arriver suivant l'ordre des choses. Le printemps vient après l'hiver. Ceux qui viendront après nous verront cela. Il viendra un temps. Un jour viendra. Il faut prendre le temps comme il vient. Quand le moment en sera venu.
L'année, le mois, la semaine qui vient, L'année prochaine, le mois prochain, la semaine prochaine.
Vienne l'été, vienne l'automne, etc., Quand l'été arrivera, quand l'automne arrivera, etc. Populairement, Elle aura quinze ans viennent les prunes, L'été prochain.
VENIR signifie encore Être issu, être sorti. Il vient de cette maison par les femmes. C'est un homme qui vient de bon lieu.
Ce mot vient de tel autre, Il en est dérivé. On dit de même : Ce mot, cette expression vient du grec, vient de l'espagnol.
VENIR signifie aussi Naître, pousser, être produit. Les oliviers ne viennent pas dans cette région. Il ne vient point de blé dans ce pays. On ne saurait faire venir cet arbre dans nos forêts. Les melons, les orangers, la canne à sucre viennent là en pleine terre. Cette plante vient de bouture. Les dents commencent à venir à cet enfant. Fig., La raison lui viendra avec l'âge. Impersonnellement, Il lui vient des boutons à la figure.
Cet enfant est venu à terme, Il est né à l'époque normale de la naissance. Il est venu avant terme, Il est né avant le terme ordinaire de la gestation.
Venir bien, Profiter, croître comme il faut, réussir. Dans le sens contraire, Venir mal. Cet arbre vient bien, vient mal. On dit aussi : Il a de la peine à venir.
En termes d'Imprimerie, Cette feuille, cette estampe est bien venue, est mal venue, Son tirage est bon, est mauvais.
VENIR signifie aussi Procéder, émaner. De là vient qu'il y a si peu de bonne foi dans le monde. Son mal vient de loin. D'où vient cet usage, cette façon de parler? D'où vient cette animosité? On a dit que les grandes pensées viennent du coeur. Tous ces malheurs viennent de ce que...
Il signifie encore Arriver à un point donné, à un résultat. Les choses vinrent à un point que... à un tel point que... si avant que.... Elles furent portées à un tel excès, si loin que... il vint à un tel point d'insolence que..., Il fut, il devint si insolent que...
Par menace, Qu'il y vienne, Qu'il s'en avise, qu'il ait cette hardiesse.
Venir au fait, à la question, à la discussion d'une affaire, à la conclusion, Parler de la chose dont il s'agit, agiter la question, discuter une affaire, conclure.
Venir à composition, Composer.
Venir à maturité, Mûrir.
Venir à rien, Diminuer beaucoup, se réduire presque à rien. À force de bouillir, cette sauce est venue à rien. À force de maigrir, cet homme vient à rien. Tous ses grands projets viendront à rien.
Venir à bout de ses desseins, de ses entreprises, Y réussir. Venir à bout de faire une chose, venir à bout d'une chose, Parvenir à faire une chose, parvenir à la fin d'une chose, en trouver la fin. Venir à bout de ses ennemis, En triompher.
Venir à son but, à ses fins, Arriver à son but, à ses fins, réussir.
En venir aux reproches, aux menaces, aux injures, aux coups, Pousser l'aigreur de la conversation, porter la dispute jusqu'aux reproches, aux menaces, aux injures, aux coups.
En venir aux mains, Commencer à se battre. Les deux adversaires étaient prêts à en venir aux mains.
En venir aux extrémités, à la violence, à la force, Employer la violence, la force. Il fallut en venir à un procès, Il fallut plaider.
Il faut en venir là se dit de la Mort et de tout ce qu'on regarde comme nécessaire, comme inévitable. On le dit aussi de Ce qu'on regarde comme plus expédient. Après avoir bien réfléchi, bien discuté, vous verrez qu'il faut en venir là.
C'est là que je voulais en venir, c'est où je voulais en venir, C'est à ce but que tendaient mes actions, mes discours. On dit de même : Où veut-il en venir?
Ils en vinrent au point de faire telle chose, Ils furent réduits à faire telle chose; ou bien Ils se portèrent à de telles extrémités qu'ils firent telle chose.
Venir à une succession, Hériter. Venir à une succession par tête, par souche, par représentation.
Venir au monde, Naître.
VENIR s'emploie suivi de à et d'un infinitif pour marquer ce qu'une action a d'inattendu, de fortuit, ou pour exprimer le dernier terme d'une gradation, etc. S'il venait à mourir, S'il arrivait qu'il mourût. Si le secret venait à être découvert, Si, par hasard, le secret était découvert. Je vins tout à coup à me le rappeler, Tout à coup je me le rappelai. Nous vînmes à parler de telle chose, Nous parlâmes de telle chose, la conversation tomba sur tel sujet. Il vint jusqu'à me déclarer..., Il poussa l'entêtement, l'audace, etc., jusqu'à me déclarer... On dit de même : Il en vint jusqu'à le menacer, jusqu'à l'insulter, etc.
Suivi de de et d'un infinitif, il signifie Avoir fait depuis très peu de temps la chose exprimée par cet infinitif. Je viens de lui parler. Vous veniez de sortir quand il est arrivé. Il vient de mourir. Impersonnellement, Il vient de pleuvoir.
À VENIR, Locution qui tient lieu d'adjectif et dont on se sert pour dire Qui doit venir qui doit arriver. Le temps à venir. Les siècles à venir.
Le participe passé VENU s'emploie comme adjectif. Soyez le bien venu, soyez la bien venue, Formule de bienveillance ou de civilité dont on se sert à l'égard d'une personne qui arrive. On écrit aussi Bienvenu en un seul mot. Voyez BIENVENU.
Être bien venu partout, Être bien reçu partout.
Être mal venu à, N'avoir pas le droit de, n'avoir pas raison de. Il est mal venu à lui reprocher cette action quand c'est lui-même qui la lui a conseillée.
Être nouveau venu, Être nouvellement arrivé.
VENU s'emploie aussi substantivement. Un nouveau venu, Un homme qui vient d'arriver ou d'être admis dans une société. Une nouvelle venue. Les nouveaux venus.
Le premier venu, Celui qui arrive le premier. La première venue. Les premiers venus.
Fig., Confier son secret au premier venu, Le confier sans discernement au premier que l'on rencontre.
Fig., Ce n'est pas le premier venu, C'est un homme qui n'est pas sans valeur.
Le dernier venu, Celui qui arrive le dernier; le dernier admis. La dernière venue. Les derniers venus.
venir
Venir, neut. acut. Est fait du Latin Venire par apocope, et signifie ar river à quelque lieu.
Venir et arriver, Aduenire.
Venir souvent, Ventitare.
Venez ca, Heus, Eho.
D'ou viens-tu? Vnde agis te? Plaut.
Vien ça ici à moy, Adesdum.
Vien ça à moy, Ehodum ad me.
Mais vien ça bon homme, Ehodum bone vir.
Vien vers moy, Recipe te ad me.
On vient à moy, Itur ad me.
On est venu à moy, Ad me ventum est.
Les perles et pierres pretieuses viennent à l'heritier, Margaritae gem maeque ad haeredem transeunt.
Tout bien te vienne, Bene sit tibi.
On est ja venu à cela, Ad hoc res rediit, Bud. ex Terent.
Il estimoit qu'ils viendroyent là à la fin, Quo necessario descensuros existimabat, B.
Venir à bout de quelque entreprinse, ou en venir à chef et la parfaire, Perpetrare.
Venir à bout d'un mauvais garçon, Adolescentem perditorum mo rum in ordinem cogere.
Venir au dessus d'un affaire, Negotij difficultatem superare.
Venir au dessus de ses atteintes, Tenere propositum.
Venir au plus haut qu'on peut, Peruenire ad culmen.
Ceste chose est venue en commun proverbe, Increbuit haec res pro uerbio.
Cela vient tresbien, Hoc percommode cadit.
Cela leur veint bien que cestuy la fut tué, Bono eis fuit illum occidi.
Tout l'affaire vient à bien, Negotium omne iam succedit sub ma nus.
La chose n'est pas venue à bien en ceste maniere, prenons un autre moyen, Hac non successit, alia aggrediamur via.
Je ne vi jamais à qui les choses viennent moins à bien, et qui se portent plus mal, Non vidi cui minus procedat, quicquid facere occoe perit.
Les choses viennent mal, Vertunt res male.
Cela viendra à quelque grand mal, Haec res euadet in aliquod ma gnum malum.
La chose ne vint pas comme on esperoit, Haudquaquam ad spem e uentus respondit.
¶ Venir à rien, Ad nihilum venire, redigi, concidere.
Toutes tes promesses viennent à neant, In cassum cadunt omnia tua promissa.
Venir au devant, Praeuenire, et aussi Obuiare, Venire obuiam, Oc currere.
Venir devant aucun, Congredi coram.
Venir contre les loix, Leges effringere, Nullam legum rationem habere.
Venir contre quelque chose de grande roideur, Impetum facere.
Venir contre quelqu'un à course de cheval, Concitare equum contra aliquem.
Venir sur le marché d'un autre, et l'emporter avant qu'il y aye peu met tre son denier, Praemercari.
Venir sur les lieux contentieux, In rem praesentem venire, Budaeus ex Cic.
¶ Il vient sur le soir, sur le vespre, sur le tard, Aduesperascit.
Celuy qui premier me viendroit au devant, Qui mihi primus occur risset.
Ce temps là me venoit, au devant des yeux, Versabatur mihi ante ocu los tempus illud.
Venir au devant des entreprinses des ennemis, Praeripere consilia ho stium, Praeuertere.
Venir au poinct, A tricis et cauillationibus facessere, quod aequum bonumque est amplecti, C'est arriver à la raison.
Venir franchement au poinct, Recta pedem conferre, Bud.
Venir au secours, Subsidio, aut Suppetias venire.
Venir au senat, Committere se, aut venire in senatum.
Venir jusques au lieu, Peruenire.
Ils viennent jusques aux portes, Portis succedunt.
¶ La chose est venue jusques là, que si, etc. Adeo res redijt, vt, etc.
Cela est venu de toy, Ortum est illud abs te.
O comme les choses viennent l'une de l'autre, Vt aliud ex alio incidit.
¶ Venir en bruit et renom, Inclarescere.
Venir en avant, Venire in medium.
Il veut venir en avant, Crescere vult, B. ex Cic.
La chose est venue petit à petit en avant, Subrepsit haec res paulatim.
Venir en grande diligence, Aduolare.
Faire venir en personne en jugement, Inducere, B.
Venir en force, S'enforcir, Inualescere, Praeualescere.
Venir en usage, In consuetudinem venire.
Venir en obeissance, In ius ditionemque venire, B. ex Liu.
Fay les venir seoir, la viande se gaste, Discumbant quaeso, corrumpi tur iam coena.
Fay le moy venir, Cedo hominem, B. ex Terent.
¶ Tenir tout à poinct, Opportunitate aduenire, Opportune venire.
Puis qu'il te vient si à poinct, Quoniam ita tibi quadrat, B. ex Cic.
S'il vient à point, Si vsus veniat.
Il en viendra ce qu'il pourra, (Hominis inconsulti atque audacis oratio) Sorteve bona aut mala id agam, nihil equidem curo.
Vienne qui vienne, je feray cela, Nullius rationem habebo hoc in in cepto (confidentis ac temerarij oratio.)
Je n'ay rien veu qui vint mieux à poinct, Quod melius caderet, nihil vidi.
¶ Faire venir devant soy, Attrahere ad se aliquem.
Faire venir le medecin, Medicum adhibere, Aduocare.
Faire venir un homme à quelque chose, Adducere hominem in, siue ad rem aliquam.
Faire venir à la raison, Ad obsequium redigere, Bud. ex Sueton. Co gere in ordinem.
Faire venir pour son fils un maistre d'estrange pays, Filio doctorem accire.
¶ Venir à la cognoissance de quelque chose, Comprehendere, Rem percipere.
Venons à parler d'Archesilas, Ad Archesilam veniamus.
Dont venoit ceste, etc. Ex quo magnitudo animi existebat.
Il viendra un temps que je me vengeray de toy, Erit vbi te vlciscar.
Douleur qui vient, Impendens dolor.
Ce qui vient sans main mettre, Aduentitius, quod sponte vltroque obuenit.
Venant, Veniens, Accedens.
Aller dire le bon jour et bien venu, Ire gratulatum sospitem venis se, Bud. ex Liu.
venir
VENIR, v. n. [1re e muet.] Je viens, nous venons; ils viennent, ou, viènent; je venois ou venais; je vins, je suis venu, je viendrai; je viendrois, ou, viendrais: viens, que je vienne ou viène; je vinsse; venant, venu. = 1°. Se transporter d'un lieu à un aûtre. Il se dit du lieu où l'on n'est pas à celui où l' on est; et aler du lieu où l'on est à celui où l'on n'est pas. Vaugelas dit, dans sa belle traduction de Quinte Curce. "Alexandre vint mettre le Siège devant Célène. Il semble qu'il falait dire: ala mettre le Siège, etc. Quinte Curce, qui parle, n'étant pas à Célène, lorsqu'il écrivait l'Histoire d'Alexandre. = Venir se dit pourtant au lieu d'aler, quand on y joint avec moi, ou avec nous. Un homme, qui est à Paris dira fort bien a un aûtre: Viendrez-vous avec moi à Versailles? Voulez-vous venir avec nous à Londres? Aler n'irait pas bien dans ces ocasions et aûtres semblables. = 2°. Venir se dit aussi des chôses, qui arrivent fortuitement: "Tout lui vient à souhait: cela lui vient bien à point. "Un malheur ne vient jamais seul. "Quand le tems en sera venu. — Et comme verbe impersonel. "Il viendra un tems que vous vous en repentirez. "Il lui vint une ébullition de sang: il lui vient toujours beau jeu. = Fig. "Cela vint à ma conaissance: cette nouvelle est venûe jusqu'à moi: le bruit en est venu jusqu'ici. "Il m'est venu une pensée; il me vint en pensée, en tête, dans l'esprit, j'ai eu, ou j'eus la pensée, etc. = 3°. Échoir. "Aprês la mort du père et de la mère, les biens viènent aux enfans. "Cette terre lui est venûe du côté de sa mère. "À~ la loterie, il ne me vient que des billets blancs. = 4°. Être issu; Sortir. "Il vient de bon, ou, de bâs lieu. "Il vient de cette maison par les femmes. = Dériver. "Ce mot vient de celui-là. = Naître, croître: il ne vient point de blé dans ce pays-là. "On ne saurait faire venir de vin en cette Province. = Fig. "La raison lui viendra avec l'âge. = Le vin est au bâs: il vient trouble: le sang ne vint que goutte à goutte. = 5°. Procéder, émaner: "Cela vient de bone main; d'une persone que j'aime fort. De-là vient que, etc. "Tous ces malheurs viènent de ce que, etc. = 6°. Parvenir. "Ce Prince vint jeune à la courone. = 7°. Croître, profiter. "Cet arbre vient bien. = Convenir Cet habit vient bien à la tâille: cette coifûre, cette perruque vient bien à l'air du visage. = 8°. S. m. "L'aller et le venir. = 9°. À~ venir, espèce d'adjectif. "Les tems, les siècles à venir.
Rem. 1°. Venir régit l'infinitif sans prép. quand cet infinitif a raport au lieu où l'on arrive; et l'infinitif avec la prép. de quand il se raporte au lieu que l'on quite. "Je viens chercher mon livre. "Je viens de le porter à, etc. Avec ce dernier régime, il marque un tems pâssé depuis peu. Ainsi, je viens de porter signifie j'ai porté depuis peu. = Dans certaines ocasions, il régit la prép. à. "Il vint à passer par-là. = Souvent, il ne fait qu'ajouter plus de force au verbe qu'il régit: s'il venait à mourir, c. à. d. s'il mourait: si le secret venait à être découvert; s'il était découvert: nous vînmes à parler, nous parlâmes, etc. = 2°. En venir régit à devant les noms et les verbes. "Ils en vinrent aux mains, aux reproches, aux menaces, aux invectives, etc. "Nous en vînmes enfin à discuter la seconde question. = 3°. Venir entre dans beaucoup d'expressions, qui sont plus du sens figuré que du propre. — Venir à bout d'une chôse, y réussir; d'une persone, la surmonter. "Il est venu à bout de son dessein: il viendra à bout de ses énemis. = Venir à rien, dépérir. "Cette terre vient à rien. SÉV. = Voir venir, attendre. "Ils nous menancent: nous les verrons venir. Il signifie aussi, deviner ce qu'un autre va dire. "Je vous vois venir: je vois ce que vous m'allez dire. "Quand il a voulu me tourner pour savoir le nom de celui que vous préfériez, je l'ai vu venir, et j'ai répondu que je n'étois pas instruit parfaitement. Th. d'Éduc. = Venir en pensée que: "Il me vint en pensée que vous pourriez le faire. — Rien ne me vient: il ne se présente rien à mon esprit. "Je restai muet: rien ne me vint. Mariv. = D'où vient que, conoissant à fond ces deux méchans hommes, vous les gardez encore auprês de vous? Télém. = Plusieurs disent, en pareils câs, d'où vient les gardez-vous? On dit, selon l'usage: pourquoi les gardez-vous? ou bien: d' où vient que vous les gardez? Dans le Journ. de Mons. on critique avec raison ce vers de M. Léonard.
Et d'où vient suis-je triste, inquiète, abatue?
Il falloit, y dit-on, d'où vient que je suis triste, etc. Piron emploie d'où vient avec l'infinitif.
Que te veut-il? Pourquoi s'enfuit-il à ma vue?
Quels étoient vos complots? D' où vient paroître émue?
C'est le régime de pourquoi; mais le Poète n' a pas peut-être voulu le répéter. = Venir précède quelquefois son nominatif. "Peu de jours après vint un ordre de la Cour, qui commettoit au Tribunal des Lettres le jugement de l'afaire des prisoniers. Lett. Édif. = * Aûtrefois on disait, quand ce vint à, pour, quand on vint à: "Quand ce vint à la promesse réciproque, il se trouva des dificultés, etc. = * Un Missionaire a employé venir pour devenir. "Ses ocupations vinrent enfin si grandes et si continuelles, que, etc. Dites, devinrent. * J'en viens, pour, je viens de faire, est un gasconisme. "Voulez vous boire — J'en viens. "Voulez-vous prendre une tasse de café? J'en viens. Desgr. Gasc. Corr. = On dit, le mois qui vient, l'année qui vient, pour dire, le mois prochain, l'année prochaine. = On dit aussi, à ceux qui ne savent pas une nouvelle: D'où venez-vous? De quel pays venez-vous? Il semble que vous veniez de l'aûtre monde.
Venu, ûe, partic. et adj. "Soyez le bien venu, la bien venûe, Termes de civilité. Ils se disent, dans le st. famil. lorsqu'on reçoit une persone chez soi, ou qu'on se troûve à son arrivée. — Être bien venu par tout; c. à. d. bien reçu. — Nouveau venu; nouvellement arrivé. "Il est nouveau venu. — C' est un nouveau venu, se dit de celui qui vient d'être reçu dans une société. Le premier, le dernier venu; celui qui est arrivé le premier, qui arrive le dernier. — Confier son secret premier venu, sans choix et sans discernement.
venir
venir
kommen, heraufkommencome, turn out, turn up, happen, be, cumkomen, groeien, overkomenבא (פ')komvenirpřijítkommevenivenirtullajönkomavenire, sgorgare来るvenirekommepójść, przychodzić, przyjśćvir, chegar, irvenikommagelmekέρχομαιприходить, родитьсяيَأْتِيdoći오다มาđến来 (vəniʀ)verbe intransitif
venir
[v(ə)niʀ]Il viendra demain → He'll come tomorrow.
Il est venu nous voir → He came to see us.
venir de → to come from
faire venir quelqu'un → to call somebody out
On a fait venir le médecin → We called the doctor., We called the doctor out.
Je viens d'y aller → I've just been there.
Je viens de le voir → I've just seen him.
Je viens de lui téléphoner → I've just phoned him.
j'en viens à croire que → I'm coming to think that
il en est venu à mendier → he has been reduced to begging
où veux-tu en venir? → what are you getting at?, what are you driving at?
en venir aux mains → to come to blows
à venir
les années à venir → the years to come
les générations à venir → the generations to come
je te vois venir → I know what you're after, I can see where you're going
d'où vient que ...? → how is it that ...?
venir au monde → to come into the world
s'il vient à pleuvoir → if it should rain, if it happens to rain
s'il venait à neiger → if it should snow, if it happens to snow
Il me vient une idée → An idea has just occurred to me.
Il m'est venu des soupçons → I was beginning to be suspicious.