avare
avare
adj. et n. [ du lat. avarus, avide ]AVARE
(a-va-r') adj.SYNONYME
- AVARE, AVARICIEUX. L'avare est celui qui est en proie à l'avarice, et dont toute la conduite est dirigée par cette passion. L'avaricieux est celui qui commet actuellement des actes d'avarice. Celui qui manque à donner dans l'occasion, ou qui donne trop peu, s'attire le nom d'avaricieux.
HISTORIQUE
- XIIe s. Mais or sont-il eschar, chiche et aver [QUESNES, Romancero, p. 87]
- XIIIe s. Berte la debonnaire, qui n'eut pensée avere [, Berte, III]De moi faire assoufrir [elle] n'a point esté avere [, ib. XLIV]Vers poure gent n'estiez n'escharse ne avere [, ib. XCVIII]Car hons avers ne puet conquerre Ne seignorie, ne grant terre ; Car il n'a pas d'amis plenté [quantité], Dont il face sa volenté [, la Rose, 1157]
- XVe s. Aies gens hardis et preux.... Non pas avers, convoiteux, Qui ne veulent qu'acquerir [E. DESCHAMPS, Le lai du roi]Traveillez sont de tant aler ; Si prie Dieu devotement, Qui les conduise à sauvement ; Car ilz n'ont mie estez avers [, Le jeu des 3 rois]
- XVIe s. Et lors, courant folatrement par les vergers, faisoient un avare butin des fleurs [en cueillaient à force] [YVER, p. 523]Car ta main seule invinciblement forte Peult des enfers briser l'avare porte [DU BELLAY, III, 92, recto]
ÉTYMOLOGIE
- Picard, aver ; provenç. avar ; espagn. et ital. avaro ; de avarus, de avere, désirer.
avare
Prov., À père avare, fils prodigue.
Il signifie au figuré Qui ne prodigue point une chose, qui en est fort ménager. Dans cette acception il se dit souvent en bonne part. Être avare de louanges, de ses louanges. Il est très avare de visites. Être avare du temps, de son temps. Ce général est avare du sang de ses soldats. Le ciel, la nature, la fortune ne lui fut point avare de ses dons, ne fut point avare de ses dons envers lui.
Il est aussi nom des deux genres. C'est un avare. Une vieille avare. Je n'ai pu rien tirer de cet avare. L'Harpagon de Molière, le père Grandet de Balzac sont deux types de l'avare.
avare
Avare, ou avaricieux, Auarus.
avâre
AVâRE, adj. [2e lon. Il convient de mettre sur l'â un acc. circ.] Qui a trop d'atache aux richesses. Vieillard avâre, humeur avâre. — Subst. L'avâre ne manque pas moins de ce qu'il a que de ce qu' il n'a pas. Acad.
AVARE, AVARICIEUX, (syn.) Il semble qu'avâre convient mieux, quand il s'agit de l'habitude et de la passion même de l'avarice, et qu'avaricieux se dit plus proprement lorsqu'il n'est question que d'un acte ou d' un trait particulier de cette passion. Le premier de ces mots a aussi une merveilleûse grâce dans le sens substantif; et le second, dans le sens adjectif. "C'est un grand avâre; c' est un homme fort avaricieux. "L'avâre se refûse toutes chôses: l'avaricieux ne se les done qu'à demi. Le terme d'avâre paroît avoir plus de force et d'énergie pour exprimer la passion sordide et jaloûse de posséder sans aucun dessein de faire usage: celui d'avaricieux paroît avoir plus de raport à l'aversion mal placée de la dépense, lorsqu'il est nécessaire de s'en faire honeur. GIR. Synon. — Nous ajouterons qu'avâre a un beau sens au figuré, et qu'avaricieux ne se dit qu'au propre, et a toujours un mauvais sens. Outre cela, avâre est de tous les styles, avaricieux n'est que du style familier. — Avâre, Ataché, Intéressé, (syn.) Voyez ATTACHÉ.
Rem. 1°. Avâre peut se placer indiféremment devant ou après le substantif, au choix du Poète ou de l'Orateur. C'est à l'oreille et au goût à lui désigner sa place dans la construction. L'avâre natûre, la natûre avâre. Il y a des mots avec lesquels il ne peut marcher devant: l'avâre ciel, l'avâre Prince seraient mal; l'avâre home serait d'une dureté afreûse.
2°. AVARE, au figuré sur-tout, régit l'ablatif (la prép. de.) "Il est avâre de son temps, de ses faveurs. "Le ciel, la natûre, la fortune ont été, ou n'ont pas été avâres de leurs dons envers lui: elles l'ont favorisé, ou non. — Être avâre de ses visites. "Quoique les Communes fussent prodigues de leur liberté, elles étoient avâres de leur argent. Hist. d'Angl. — Mde. de Sévigné emploie élégamment ce régime apliqué aux persones. "Mon fils devient si avâre de moi que je ne puis plus m'adoner à la contemplation, comme je faisois dans ces bois, sans le voir à mes côtés. *AVAREMENT, adv. Trév. Rich. Port. — L'Auteur des Réflexions trouvait que ce mot ne valait rien. Mrs. de l'Acad. l'aprouvaient: ils l'ont retranché dans la dernière édition. — Il est peu d'usage: l'on dit ordinairement par avarice, avec avarice.
avare
avare
avare
geizig, avarus, de avere, désirer, habgierig, knauserig, knickerig, karg, schofel, schofelig, Geizhalsavaricious, miserly, stingy, miser, mean, grasping, greedy, meager, meagre, skinflintgierig, hebzuchtig, vrekkig, gierigaard, vrek, inhalig, pinnig, schraperig, krenterigכילי (ת), צייקן (ת), קמצן (ז), קמצן (ת), קמצני (ת), כִּילַי, קַמְצָן, קַמְצָנִיavar, avariciós, estalviador, gasiu, parcgerrig, gnierαδηφάγος, φιλάργυροςavaraavaro, tacañosaita, saiturifösvény, zsugorikikir, pelitavaro, micragnosoavarusavarento, avarogirig, njugg, snåljåpжмот, скрягаبَخِيلٌlakomecškrtacどけち구두쇠gjerrigknarkskąpiecคนตระหนี่pintingười keo kiệt吝啬鬼 (avaʀ)adjectif
avare
[avaʀ]avare de compliments → sparing with one's compliments