hiver
hiver
n.m. [ lat. hibernum tempus, de hiems, hiemis, hiver ]HIVER
(i-vêr) s. m.PROVERBES
- Mi-mai, queue d'hiver, c'est-à-dire le froid se fait souvent sentir au mois de mai.
- Autant de jours d'hiver passés, autant d'ennemis renversés.
- Serein d'hiver, pluie d'été ne font jamais pauvreté.
- L'hiver n'est jamais bâtard ; s'il ne vient tôt, il vient tard, c'est-à-dire l'hiver est de la famille des saisons, ce n'est point un bâtard, il a toujours sa place.
HISTORIQUE
- XIIIe s. Que li mundz [le monde] est renuvelez ; S'en va ivern, e vent [vient] estez [, Édouard le confesseur, V. 1389]Einsi sejorna li os [l'armée] de France à Jadres tout l'iver [VILLEH., LIV]Or est yvers entrés, et nos ne poons mais de ci movoir devant la Pasque [ID., XLIX.]
- XVe s. Le roi Henri de Castille assiegea très en hiver la cité de Bayonne [FROISS., II, II, 28]Comment vous [l'amant voulant se faire cordelier] qui avez gousté Tant d'honneur au monde et de gloire, Prendriez-vous yver pour esté, Et, au lieu de bon temps, misere ? [, l'Amant rendu cordelier, p. 549, dans LACURNE]
- XVIe s. Ayant repassé les Alpes, et estant venu faire son hyver en la ville de Luques [AMYOT, Pomp. 72]En hiver au feu, et en esté au bois et au jeu [LEROUX DE LINCY, Prov. t. I, p. 101]Soleil d'hyver, amour de paillarde, Tard vient et peu tarde [ID., ib. p. 103]Hiver est fort bonne saison, quand on a pour faire tison [ID., ib. p. 102]
ÉTYMOLOGIE
- Wallon, ivier' ; bourguig. hivar ; provenç. ivern ; espagn. invierno ; ital. inverno ; du lat. Hibernus ( i avec un accent long), dans lequel hi ( i avec un accent long) représente hie de hiems, hiver ; sanscrit, hima, neige. Hibernus ( i avec un accent long) paraît se décomposer en hi, neige, ber, qui apporte, et nus, suffixe participial.
hiver
Il se dit quelquefois seulement par rapport au Froid qu'il fait en hiver. L'hiver est avancé. L'hiver est tardif. L'hiver est long. L'hiver se fait sentir. L'année du grand hiver.
Il n'y a point eu d'hiver, L'hiver ne s'est point fait sentir, il n'y a point eu de grands froids cette année.
Prov. et fig., Mi-mai, queue d'hiver, Le froid se fait souvent sentir au mois de mai.
Il se dit souvent, dans le langage poétique, pour Année, en parlant des Personnes d'un âge avancé. Il comptait déjà soixante hivers.
Fig. et fam., L'hiver de l'âge, l'hiver de nos ans, etc., La vieillesse.
hiver
HIVER, s. m. HIVERNER, v. n. [Ivêr, vêrné: 2e ê ouv. 3e é fer. On écrivait aûtrefois hyver, à cause du latin hyems. On n'est plus aujourd'hui si fort esclâve de l'étymologie.] Hiver est le nom de la saison de l'année la plus froide. Elle comence au 22 de Décembre, et finit le 21 de Mars. "Dans la rigueur, dans le fort, au milieu de l' hiver. "Mettre des Troupes en quartier d'hiver. = Il se dit quelquefois par raport au froid seulement. "L'hiver est venu de bone heure, avant le tems. L'hiver est long, etc. = En style figuré, l'hiver est la vieillesse, et le printems, la jeunesse.
Prétendois-tu que les Parques
Dussent, filant tes instans,
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Ton hiver et ton printems.
Rousseau.
Tu gardois à Xerxès,
Dans l'hiver de ses jours, le plus grand des succès.
P. Folard, Thémistocle.
Cela est peut-être trop poétique pour le style convenable à la Tragédie.
HIVERNER, passer l'hiver; il ne se dit que des Troupes. On ne dit point d'un particulier: "Tous les ans, il hiverne en Provence: on doit dire, il passe l'hiver. — Suivant les Dictionaires, qui se copient les uns les autres, on dit, s' hiverner, pour dire; s'exposer au froid de l'hiver, pour s'y endurcir et y être moins sensible. Je doute que ce mot soit fort usité.
hiver
winter, wintertimewinterחורף (ז), ימות הגשמים (ז״ר), חֹרֶף, חורףwinterشتاء, الشِّتَاءзимаhivernzimavinterWinterχειμώναςvintroinviernotalvزِمِستانtalvizimatélhibernomusim dinginveturinverno, bruma冬겨울žiemavinterzimainvernoiarnăзимаzimazimaзимаvinterkışзимаmùa đông冬季, 冬天ฤดูหนาว (ivɛʀ)nom masculin