mourir
mourir
v.i. [ bas lat. morire, du lat. class. mori ] (Auxil. être)se mourir
v.pr.mourir
Participe passé: mort
Gérondif: mourant
Indicatif présent |
---|
je meurs |
tu meurs |
il/elle meurt |
nous mourons |
vous mourez |
ils/elles meurent |
MOURIR
(mou-rir) , je meurs, tu meurs, il meurt, nous mourons, vous mourez, ils meurent ; je mourais ; je mourrai ; je mourrais ; je mourus ; meurs, qu'il meure, mourons, mourez, qu'ils meurent ; que je meure, que tu meures, qu'il meure, que nous mourions, que vous mouriez, qu'ils meurent ; que je mourusse ; mourant, mort (ou se change en eu, toutes les fois qu'il porte l'accent tonique) v. n.PROVERBES
- Un lièvre, un bon lièvre vient toujours mourir au gîte, c'est-à-dire après avoir beaucoup voyagé, on est bien aise de retourner en son pays. Les envieux mourront, mais non jamais l'envie [MOL., Tart. V, 3]
- Nous mourons tous les jours, c'est-à-dire il n'y a pas de jour que nous ne fassions un pas vers la mort.
- On ne sait qui meurt ni qui vit, l'heure de la mort est incertaine, il faut prendre des assurances par écrit.
- Autant meurt veau que vache, les jeunes meurent comme les vieux.
- Il faut vieillir ou jeune mourir.
- Il n'en mourra que les plus malades, c'est-à-dire le danger n'est pas si grand qu'on le croit.
- Mourir se conjugue avec l'auxiliaire être.
REMARQUE
- 1. Faire mourir n'a point de passif. On ne dit pas : Ce criminel fut fait mourir.
- 2. Faire mourir n'a pas non plus de mode réfléchi ; et l'on ne dit pas se faire mourir ; cela se disait autrefois : Ma main l'a fait périr En lui donnant le fer dont il s'est fait mourir [DESMARETS, Mirame, IV, 1]Toutefois, dans le langage familier, on s'en sert souvent quand il n'est pas question d'une mort violente : Vous vous faites mourir à force de pleurer ; il travaille trop, il s'en fera mourir.
- 3. Voltaire a employé ayant été mort dans un cas où il serait difficile de se servir d'une autre tournure. Théophile d'Antioche prouve que, le Lazare ayant été mort pendant quatre jours, on ne pouvait admettre... [VOLT., Philos. Exam. Bolingbr. XI]
- 4. Dans ces vers de Racine : Mes soins, en apparence épargnant ses douleurs [de Claude], De son fils, en mourant, lui cachèrent les pleurs [RAC., Brit. IV, 2]en mourant est construit irrégulièrement, se rapportant non au sujet, mais à un régime direct. Cependant, quand le sens n'en souffre pas, cette construction n'est pas à rejeter.
- 5. Racine a dit : Et du même poignard dont est morte la reine [RAC., Théb. V, 5]Sur quoi Racine le fils observe qu'on ne dit pas mourir d'un poignard. Mais pourquoi ? Ne dit-on pas, dans une locution, proverbiale il est vrai, mourir d'une belle épée ?
- 6. Mourir, bien que neutre, peut devenir verbe réfléchi, mais seulement au présent et à l'imparfait ; on ne pourrait dire : il s'est mort (voy. le pronom SE, pour l'explication de cette tournure).
- 7. L'expression je meure si, etc. doit être conservée telle qu'elle est, avec le verbe au subjonctif. Lanoue dans la Coquette corrigée (II, 9) a dit par l'indicatif : Je meurs si j'entends rien à tout ce jargon-là. C'est une faute grossière. Il est absurde de dire qu'on meurt si on entend ; tandis qu'il est très raisonnable de dire je veux mourir ou que je meure si je vous comprends.
HISTORIQUE
- Xe s. Por o s' furet morte [elle serait morte pour cela] à grant honestet [, Eulalie]
- XIe s. Si home mort [meurt] sans devise [testament], si departent les enfans l'erité [l'héritage] [, Lois de Guill. 36]Ne lui chaut, sire, de quel mort nous murions [, Ch. de Rol. X]Mielx est sul moerge [que je meure seul] que tant bon chevalier [, ib. XXVI]Là murrez vous à honte et à viltet [, ib. XXXII][Il] Mort [tué] m'a mes homes, ma terre degastée [, ib. CXCIV]
- XIIe s. Là fu morz Oliviers et ses compainz Rolanz [, Sax. V]Car cil qui pert honor vaurroit mieux mors que vis [vif, vivant] [, ib. XXVI]Et mi desconfort greignor [plus grands], Dont je morrai sans retor [, Couci, I]....Car à trop grant dolor Muir [je meurs] et languis ; vostre pitié le sache [, ib. XI]Se nuls morist [mourut] pour avoir cuer dolent [, ib. XXII]Ce est la mort dont mieux morir devroie [, ib. 126]Et je, qui sui au morir, Ne sai qu'un mot, tant [je] le desir : Merci [, ib. IV]....Et jà de sa prison [je] Ne quier issir se mors ou aimés non [, ib. XIX]Nus ne vus demandums ne or ne argent ; ne ne volum pas que huem de Israel i murged [, Rois, p. 201]
- XIIIe s. Et après quant il vit ce, si l'estrangla et fist dire partout qu'il estoit mort de sa mort [VILLEH., XCVIII]Se bien ne vous prouvez [si vous ne vous comportez pas bien], de la douleur morrai [, Berte, VII]Et oïrent que cil qui morut dist : il m'a mort [BEAUMANOIR, XXXIX, 12]Encore se li lai [laïques] ne les ozoient penre [prendre] ou mors ou vis.... [ID., XI, 45]Ici desus Se mori le biaus Narcissus [, la Rose, 1446]
- XIVe s. Tarquin mourit à Cumes [BERCHEURE, f° 35, recto].... On scet proprement C'une fois fault morir, se ne scet-on comment [, Guesclin. V. 15897]
- XVe s. Monseigneur, sauve soit votre grace ; nous ne voulons pas que Gaston muire ; c'est vostre heritier, et plus n'en avez [FROISS., II, III, 13]La riviere qui queurt parmi la ville de Caen, qui porte grosse navire, estoit si basse et si morte qu'ils la passoient et repassoient à leur aise, sans danger du pont [ID., I, I, 272]Son neveu, le duc de Milan, se mouroit [COMM., VII, 6]Si fut tant esbahi qu'il devint mort comme terre [, Perceforest, t. III, f° 145]Seigneurs, dit le roy, j'ay ouy dire communement : va où tu veulx, meurs où tu doys [, ib. t. I, f° 31]Le quel AEeas tant aymoit Dido, qu'il en mouroit [, J. de Saintré, ch. 2]À bien mourir chascun doit tendre ; à la fin faut devenir cendre [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 225]La punition et la peine devoit estre bien grande contre la dite dame, qui avoit esté cause de la faire ainsi mourir avant sa mort [, Aresta amorum, p. 211, dans LACURNE]
- XVIe s. Courtine bien remparée par le dedans de grosse terre, où les boulets alloyent mourir [BEAUGUÉ, Guerre d'Escosse, I, 10]Mais celuy qui premier, s'opposant à l'effort Des vaillans ennemis, meurt d'une belle mort [RONS., 933]Jamais des masles cœurs les louanges ne meurent [ID., 933]Le ruisseau duquel nous avons parlé estoit renforcé de la cheutte de deux estangs, entre lesquels venoit mourir en bas une petite pleine triangulaire [D'AUB., Hist. I, 323]Cet obstacle fut levé par l'authorité des grands, disans que la royne ne mouroit point, et partant fut ouverte la premiere seance [ID., ib. I, 105]C'est pour en mourir [locution à la mode parmi les courtisans, au temps d'Henri IV], il faut dire cela en demenant les bras, branlant la teste, changeant de pied, peignant d'une main la moustache et d'aucunes fois les cheveux [ID., Faeneste, I, 2]Nous en avons veu plusieurs qui endurent estre fouettez jusques au mourir sur l'autel de Diane [AMYOT, Lyc. 37]Meurs toy maintenant, Diagoras, car ja ne monteras plus au ciel [ID., Pélop. 63]J'en feus si mal que j'en cuiday mourir [MONT., II, 58]La fleur d'aage se meurt et passe quand la vieillesse survient ; le premier aage meurt en l'enfance [ID., II, 378]Mourant, il se feit porter où le besoing l'appeloit [ID., III, 94]Les ungs mouroient sans parler, les aultres parloient sans mourir ; les uns se mouroyent en parlant, les aultres parloient en mourant [RAB., Garg. I, 27]Et un bon mourir vaut mieux qu'un mal vivre [CHARRON, Sagesse, I, 36]On ne peut mourir que d'une mort [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 362]Il n'en tastoit point, tellement qu'il mouroit tout en vie auprès d'elle [DESPER., Contes, t. II, p. 47, dans LACURNE]C'est trop aimer, quand on en meurt [COTGRAVE, ]Le loup mourra en sa peau, qui ne l'escorchera [ID., ]Envieux meurent, mais envie ne mourra jamais [ID., ]Il commence bien à mourir qui abandonne son desir [ID., ]Qui bien veut mourir, bien vive [ID., ]
ÉTYMOLOGIE
- Bourguig. meuri ; wallon, morî, je moûr, je meurs, moron, mourant ; Berry, mourer, mouzir ; picard, morir ; provenç. morir, murir ; espagn. morir ; portug. morrer ; ital. morire ; du latin fictif moriri, tiré du latin mori, mourir.
mourir
Impersonnellement, Il meurt, année moyenne, tant de personnes dans cette ville. Il mourut beaucoup de monde de la grippe.
Fam., Mourir de sa belle mort, Mourir de mort naturelle.
Mourir au champ d'honneur, Être tué sur le champ de bataille.
Faire mourir quelqu'un, Le mettre à mort, en exécution d'une condamnation.
Se laisser mourir, Ne rien faire pour soutenir sa vie.
Mourir à la peine, Mourir au milieu et par suite d'occupations pénibles, qu'on n'a pas pu ou qu'on n'a pas voulu quitter. Son grand âge ne le décida pas à prendre sa retraite, et il mourut à la peine. Il se dit aussi d'une Entreprise à laquelle on ne veut pas renoncer, dont on ne veut pas démordre, dût-on y laisser sa vie. Je viendrai à bout de mon dessein, ou je mourrai à la peine.
Mourir à la tâche, Mourir au milieu de son travail, à force de travail.
Bien mourir, Mourir chrétiennement.
Pop., Mourir comme un chien, Mourir sans vouloir témoigner le moindre repentir de ses fautes, ou encore Mourir abandonné de tous.
Fam., Mourir dans la peau d'un intrigant, d'un malhonnête homme, se dit de Quelqu'un dont on n'espère pas qu'il se corrige jamais de ses défauts ou de ses vices.
Mourir dans son péché, Ne pas se corriger.
Mourir tout entier, Ne laisser aucune oeuvre, aucune renommée après soi.
Par menace, Il ne mourra que de ma main, Je le tuerai.
Par forme de souhait, Je veux mourir, que je meure si ce que je vous dis n'est pas vrai.
Prov. On ne sait qui vit ni qui meurt, se dit pour marquer l'Incertitude de la vie. Ayez un bon contrat en forme : on ne sait qui vit ni qui meurt.
Prov., Les envieux mourront, mais non jamais l'envie.
Prov., Nous mourons tous les jours, Chaque jour nous avançons en âge, nous faisons un pas vers la mort.
Prov. et fig., Un lièvre va toujours mourir au gîte, Après avoir beaucoup voyagé, on est bien aise de retourner dans son pays.
Être mort civilement. Voyez CIVIL.
Fig., Être mort au monde, se dit d'une Personne qui a quitté le monde pour vivre dans la retraite et dans les exercices de piété. Mourir au péché, au vice, à ses passions, Rompre avec le péché, le vice, les passions.
Être mort pour quelqu'un, Être considéré comme mort par une personne avec laquelle on avait autrefois des relations de famille, d'amitié, etc., ou inversement, S'abstenir de toutes relations avec des parents, des amis qu'on a quittés. Ce jeune homme s'est expatrié, il est mort pour sa famille. Après ce que vous venez de faire, vous êtes mort pour moi.
MOURIR se dit souvent par exagération. Mourir de chaleur, de froid, de faim, de soif. Mourir d'impatience, d'inquiétude. Vous devriez mourir de honte. Mourir de joie. Mourir de rire. Il meurt d'amour pour cette femme. Il meurt d'envie de la voir. Mourir d'ennui. S'ennuyer à mourir.
Mourir de faim signifie spécialement N'avoir pas les moyens d'exister. Cet homme, cette famille meurt de faim. On dit substantivement, dans le même sens, Un meurt-de-faim, Un homme qui n'a pas de quoi vivre.
Par exagération, Vous me faites mourir, Vous m'affligez beaucoup; vous m'impatientez extrêmement.
Fig., Faire mourir quelqu'un à petit feu, Le faire languir en prolongeant des peines d'esprit, des inquiétudes, des chagrins qu'on pourrait lui épargner ou lui abréger.
MOURIR se dit également des Arbres et des plantes. Ces arbres ne viennent pas bien dans les sables, ils y meurent tous. J'avais planté des poiriers, des pommiers, qui sont morts. Le froid a fait mourir ces fleurs.
MOURIR se dit, par analogie, des États, des institutions, des établissements. Les États, les empires meurent comme les hommes. Cette entreprise, cette industrie meurt faute de capitaux, faute de main-d'oeuvre.
MOURIR se dit aussi des Choses morales, des productions de l'esprit, des ouvrages de l'art. Sa gloire, sa mémoire, son nom ne mourra jamais. Vos bienfaits ne mourront jamais dans ma mémoire. Les ouvrages de cet auteur, de ce peintre, de ce sculpteur ne mourront pas.
Il se dit encore figurément de Certaines choses dont l'activité, le mouvement finit peu à peu. Le flot vient mourir sur le sable de la plage. Laisser mourir le feu. La boule est allée mourir au but.
Il se dit pareillement de Choses qui finissent par une dégradation insensible, comme les sons, les couleurs, etc. Dans ce tableau, les couleurs se perdent en mourant les unes dans les autres. Les sons arrivent, en mourant, jusqu'à mon oreille. Sa voix meurt à la fin de chaque phrase.
SE MOURIR signifie Être sur le point de mourir; mais en ce sens il ne se dit guère qu'au présent et à l'imparfait de l'indicatif. Il se meurt. Il se mourait. Fig., Votre feu, votre lampe se meurt. Cette industrie se meurt.
Par exagération, Il se meurt d'amour, de peur, d'impatience, d'envie de dormir, etc.
mourir
Mourir, Abite e vita, Animam exhalare, A vita discedere, A vita recedere, vel Ab oculis recedere, Cadere, Cedere vita, Concedere fato, Decedere de vita, Demori, Diem morte extremum conficere, Ducere horas extremas, Edere vitam, Effundere extremum spiritum, Emigrare e vita, Emori, E vita discedere, Excedere de medio, Exequi mortem, Exire de vita, Expirare, Interire, Mori, Morte absumi, Mortem obire, Naturae satisfacere, Obire, Occidere, Occumbere, Oppetere, Oppetere mortem, Peragere mortem, Vitam perdere, siue amittere, E vita migrare.
Je meur, Pereo.
Ils moururent cinquante mille en cette bataille la, In eo praelio quinquaginta millia desyderata sunt.
Quand il mouroit, In morte.
Mourir avant, Praeoccidere.
Mourir cependant que quelque chose se fait, Intermori.
Mourir d'amour qu'on a envers une femme, Perire mulierem, vel Deperire.
Elle meurt d'amour qu'elle a en toy, Demoritur ea te.
Mourir de faim, Absumi fame, Enecari fame.
Mourir devant ou premier, Praemori.
Mourir ensemble, Commori.
Mourir par maladie, Perire morbo.
Mourir pour la Republique, Vitam reddere pro Repub.
Mourir pour son païs, Patriae reddere spiritum.
Mourir quand et quelqu'un, Exequi fatum alicuius.
Qui meurent l'un quand et l'autre, Commorientes.
Mourir sur quelque chose, Immori.
Mourir sur le lieu où on commence à combatre, In vestigio occumbere.
Mourir sans respit, c'est à dire, sans remede, Perire funditus.
Se deliberer de mourir, Rationem cum Orco ponere. Bud. ex Columel.
Je m'accorde de mourir, Depacisci morte cupio.
Condamné à mourir, Capite damnatus.
Faire mourir aucun, Necem afferre alicui, vel inferre, Supplicio punire.
Faire mourir aucun en grand torment, Per cruciatum interficere.
Faire mourir par maladie, Morbo extinguere.
Menacer de faire mourir, Ostentare periculum capitis.
Tascher à faire mourir ou ruïner quelqu'un, Petere caput alicuius.
Qui fait mourir, Lethifer.
Faire mourir en prison, Reatu diuturno inter custodias enecare. Budaeus.
Qu'on a fait mourir par venin ou faim, Neci datus.
Il faut une fois mourir, Futurus aliquando finis huius lucis.
J'aime mieux mourir que d'endurer, etc. Certum est mori quam hunc pati lenonem in me grassari.
J'aymeroy autant mourir, Mortis instar putem. B. ex Cicer.
Je crain de mourir, Metuo de vita.
Qui craint de mourir, Timidus ad mortem.
Je puisse mourir au vespre, si, etc. Non viuam vesperi, nisi, etc.
Je puisse mourir si je le sçay, Ne viuam si scio, Moriar, Peream, Dispeream.
Je suis content de mourir, Depacisci morte cupio.
Je mourray plustost en la peine que, etc. Vitam relinquam potius, quam illas deseram.
Je vouldroy mourir pour ce faire, Iam depacisci paratus sum mortem. B. ex Terent.
Apres lequel il mourut, Cui immortuus est.
Se mourir, Animam agere.
Tu me fais mourir, id est, Tu mihi molestissimus, Tu me enecas. B. ex Terent.
Qui ne meurt jamais, Immortalis, AEternus.
Arbre qui ne se meurt ou gaste point facilement, Contumax emori arbor.
S'il se meurt, Si quid illi acciderit.
Mourable, ou Moribonde, Moribundus.
Qui s'en va tout mourant, Moribundus, Homo syderatus.
Homme vivant et mourant, Castor et Pollux. B.
Qui est mort, Cassus lumine, Defunctus, Demortuus, Exanimus, Morbo solutus, Mortuus, Perfunctus fato.
Qui est mort de soy-mesme, et n'a point esté tué, Morticinus.
Qui sont morts, Praeteriti.
Je suis mort, Interij, Perij, Occidi.
Estre mort sans estre vengé, Iacere inultum.
Tenir pour mort, Aliquem mortuum habere.
A demy mort, Intermortuus, Prope exanguis, Exanimatus, Semianimis, Semiuiuus, Semimortuus.
Ils estoient à demy morts, tant estoient palles et maigres, Pallore ac macie perempti erant.
mourir
mourir (se)
mourir
sterben, abkratzen, abnippeln, ausatmen, im Sterben liegendie, pass away, expire, pass on, starve, onsterven, verscheiden, doodgaan, overlijden, versmachten, uitdoven, bezwijken, uitstappenאבד (פ'), גווע (פ'), הלך לעולמו, ירד שאולה, מת (פ'), נאסף אל אבותיו, נפטר (נפעל), פרחה נשמתו, גָּוַע, מֵתsterfmorirdømortimorirkuollameninggal, meninggal dunia, tutup usiamorire, estinguersi死ぬmoriumierać, umrzećmorrer, falecermuridö, avlidaölmek死亡, 死πεθαίνωумирать, умеретьيـَمُوتُzemřítumrijeti죽다døตายchết (muʀiʀ)verbe intransitif
mourir
[muʀiʀ] vimourir de faim → to starve to death, to die of hunger (fig) → to be starving
Des centaines de personnes sont mortes de faim → Hundreds of people starved to death.
Je meurs de faim! → I'm starving!
mourir de froid → to die of exposure (fig) → to be freezing
Je meurs de froid! → I'm freezing!
mourir de vieillesse → to die of old age
mourir assassiné → to be murdered
mourir d'ennui → to be bored to death
mourir d'envie de faire qch → to be dying to do sth
Je meurs d'envie d'aller me baigner → I'm dying to go for a swim.
s'ennuyer à mourir → to be bored to death