vase

1. vase

n.f. [ du germ. ]
Boue qui se dépose au fond des eaux : Une mare remplie de vase.

2. vase

n.m. [ lat. vas ]
1. Récipient de matière, de grandeur et de forme variables : Il a mis les roses dans un vase.
2. Pot de chambre (on dit aussi un vase de nuit).
En vase clos,
à l'abri de tout contact ; fig., à l'abri de toute influence extérieure.

vases

n.m. pl.
Vases communicants,
récipients qui communiquent entre eux par un tube, et dans lesquels un liquide s'élève au même niveau, quelle que soit la forme de chacun des récipients.
Vases sacrés,
ceux qui sont destinés à la célébration de la messe.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

VASE1

(va-z') s. f.
Limon déposé au fond des étangs, des fossés, des rivières, de la mer.
La mer transporte aujourd'hui ses vases avec les dépouilles des coquillages actuellement vivants, comme elle a autrefois transporté ces mêmes vases avec les dépouilles des coquillages alors existants [BUFF., 3e ép. nat. Œuv. t. XII, p. 152]
Cette espèce de mugissement que poussent les butors en enfonçant leur bec dans la vase des marais [ID., Ois. t. IV, p. 285]
Les gaz hydrogènes connus sous le nom de gaz inflammables se trouvent naturellement dans les vases des eaux bourbeuses et des marais [BRISSON, Traité de phys. t. II, p. 70]
En termes de mer, fond de vase, fond où l'ancre s'arrête difficilement.
Nous mouillâmes dans la baie de Montevideo par quatre brasses d'eau, fond de vase molle et noire [BOUGAINV., Voy. t. I, p. 24]
Là, échoués sur une vase molle, les navires peuvent se livrer sans inquiétude à toutes les réparations dont ils ont besoin [RAYNAL, Hist. phil. XIII, 9]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Lanoue avec ses gens de cheval fit une charge de 300 pas dans les vases de la mer retirée [D'AUB., Hist. II, 43]
    La seche.... estant cachée dans le sable ou dans la vase [MONT., II, 170]

ÉTYMOLOGIE

  • Norm. gaze ; portug. vasa ; du néerland. wase ; anglo-sax. vase, boue.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    1. VASE, s. f. Ajoutez :
    Ver de vase, voy. VER, n° 14, au Supplément.

VASE2

(va-z') s. m.
Sorte de vaisseau destiné à contenir des liqueurs, des fruits, des fleurs, des parfums. Vase d'or, d'argent, de cristal, d'argile, de porcelaine.
L'emploi des vases avec lesquels les anciens construisaient des voûtes cent fois plus légères que les nôtres et aussi durables [MONGEZ, Instit. Mém. litt. et beaux-arts, t. I, p. 528]
L'usage où furent les Grecs de placer des vases résonnants dans leur théâtre, usage dont Vitruve est le seul témoin [ID., ib. t. v, p. 122]
Vase étrusque, se dit de certains vases de terre, colorés de rouge, de noir et quelquefois de jaune et de blanc que l'on trouve en Italie dans des tombeaux. On dit plutôt aujourd'hui vases grecs, parce qu'ils ne sont pour la plupart que des imitations de modèles grecs, ou vases peints, parce qu'ils portent des sujets peints en noir ou rouge sur fond jaune, ou en rouge ou jaune sur fond noir. Il se dit aussi de certains vaisseaux de forme élégante qui servent d'ornement dans les jardins, dans les palais, etc. Des vases de porphyre.
On juge de la beauté d'un vase par son profil et ce qu'on appelle son galbe [BOUTARD, Dict. des arts du dessin, Vase.]
Terme d'architecture. Vases d'amortissement, ceux qui terminent la décoration des façades.
Vases sacrés, voy. SACRÉ. Vase de sang, petit vase plein d'une matière rougeâtre qu'on trouve près de certaines tombes chrétiennes dans les catacombes de Rome, qu'on a cru être la marque de la tombe d'un martyr, et qui paraît n'être qu'une relique mise comme telle auprès d'un tombeau quelconque de chrétien.
Terme de physique. Principe des vases communiquants, principe d'hydrostatique : lorsqu'un liquide pesant est en équilibre dans deux vases qui communiquent, la pression sur une même couche horizontale est la même dans les deux vases. Vase de Mariotte, appareil employé pour obtenir au moyen de la pression atmosphérique un écoulement constant.
Terme de jardinage. Forme donnée à certains arbres ; le vase a une tige très courte de 0m, 15 à 0m,20 au plus, d'où partent plusieurs ramifications qui sont dirigées circulairement. La forme de vase est donnée aussi aux arbres à haute tige ; alors la forme en vase commence environ à 2 mètres du sol. Il s'est dit aussi de la corolle de certaines fleurs.
Aussi est-elle [une tulipe] nuancée, bordée, huilée, à pièces emportées ; elle a un beau vase ou un beau calice : il la contemple, il l'admire [LA BRUY., XIII]
Fig. Terme de dévotion. Vase d'élection, vase d'élite, celui qui est choisi de Dieu.
C'est l'humilité qui nous rend capables de posséder Dieu, d'être des vases d'élection propres à contenir les dons de Dieu [BOURDAL., Annonciat. de la Vierge, Myst. t. II, p. 64]
Ce furent là les premières bénédictions dont le ciel prévint notre vase d'élite [notre saint] [MASS., Panégyr. St Bern.]
Vase de miséricorde, de pureté, celui qui est rempli de miséricorde, de pureté ; vase de colère, celui sur qui s'appesantit la colère de Dieu.
Qui peut se plaindre de Dieu [comparé à un potier], si, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, il supporte avec une patience extrême les vases de colère destinés à périr, afin de faire paraître les richesses de sa gloire sur les vases de miséricorde qu'il a préparés pour la gloire ? [SACI, Bible, St Paul, Épît. aux Rom. IX, 23]
Terme d'architecture. Vase de chapiteau, la masse du chapiteau corinthien qu'on orne de feuillages et de volutes. Terme de serrurerie. Ornement en cuivre ou en fer que l'on rapporte par le haut d'un pilastre de rampe. Partie en forme de poire faite ou rapportée au bout d'un croissant de cheminée. Petit profil en forme de vase qu'on fait au haut et au bas d'une fiche.
Vase jacqueline, vase à puiser, coquille univalve.
Petite constellation méridionale qu'on appelle plus souvent la Coupe.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Comme l'eau que l'on transvase, qui toujours coule, et s'accomode à la façon et figure des vases et lieux qui la reçoivent [AMYOT, Comm. disc. le flatt. 14]
    Nous diviserons le potager par piancnes, couches, quarreaux, vazes, diversement nommés, pour, commodement et sans confusion, y loger la potagerie, selon leurs especes [O. DE SERRES, 505]
    Au vase estroit maintenant je ressemble, Qui, tout plain d'eau, goute à goute la rend [DESPORTES, les Amours d'Hippolyte, LVIII, Complainte.]

ÉTYMOLOGIE

  • Génev. vas, tonneau, vaisseau d'une église ; provenç. vas ; espagn. et ital. vaso ; du latin vas, qui se rapporte au sanscr. vas, habiter, vêtir ; le sanscr. vasanam signifie habitation et vase. Au XIVe siècle, la vase s'est dit pour l'épée, à cause que le latin vasa avait pris le sens d'armes.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

vase

VASE. n. f. Bourbe, limon qui se dépose au fond de la mer, des fleuves, des étangs, etc. Il y a dans cet endroit beaucoup de vase. Ce navire, ce bateau s'est enfoncé dans la vase. L'ancre s'arrête difficilement sur un fond de vase.

vase

VASE. n. m. Récipient en métal, en porcelaine, en terre, en verre, en marbre, etc., qui est fait pour contenir des liquides, des fruits, des fleurs, des parfums, qui sert d'ornement dans les maisons, dans les jardins, etc. Vase d'or, d'argent, de cristal, de porcelaine, d'argile. Vase à fleurs. Vase antique, étrusque, grec. Vase peint, ciselé. Vase précieux. Des vases de porphyre montés sur des piédouches. Des vases surmontent les acrotères de cette balustrade. Le galbe d'un vase. Les flancs d'un vase.

Vases sacrés, Le calice, le ciboire, et quelques autres vases dont on se sert à la messe ou dans l'administration des sacrements. Il se dit aussi des Vases qui servaient au temple de Jérusalem, et de Ceux qui servaient aux usages de la religion païenne.

Fig. et en style mystique ou liturgique, Vase de miséricorde, vase de pureté, etc., Personne qui est remplie de miséricorde, de pureté, etc. Vase d'élection, Personne qui est prédestinée, que Dieu a comblée de ses grâces.

En termes d'Architecture, Vase de chapiteau, La masse du chapiteau corinthien, qu'on orne de feuillages, de caulicoles et de volutes.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

vase

Un Vase, ou Vaisseau, Vas vasis.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

vâse


VâSE, s. m. et fém. [Vâze: 1re lon. 2e e muet.] 1°. Il est masc. lorsqu'il signifie une sorte d'ustensile, fait pour contenir quelque liqueur, ou des fleurs; ou qui sert pour ornement. "Vâse d'or, d'argent, de cristal, de porcelaine. Vâse antique, ou, à l'antique. Vâse pour mettre des fleurs. Voy. VAISSEAU. = On dit, proverbialement, d'un homme qui n'est bon à rien: c'est un pauvre vâse. = 2°. Il est fém. Quand il signifie la bourbe, qui est au fond de la mer, des étangs, des rivières. "Ce navire, ce bateau s'est enfoncé dans la vâse.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

vase

(vɑz)
nom masculin
récipient pour fleurs coupées mettre des fleurs dans un vase

vase

Vase, Schlamm, Behälter, Dreck, Gefäß, Kot, Schmutzvase, mud, silt, slime, vessel, ooze, sludgevaas, slijk, vat, modder, pot, drek, pul, slik, slibאגרטל (ז), בוץ (ז), גביע (ז), טין (ז), יוון (ז), עביט (ז), רפש (ז), בֹּץ, גָּבִיעַ, טִין, יָוֵן, רֶפֶשׁbejanaβάζο, ανθοδοχείοвазаvaso, fango, melmaزُهْرِيَّةvázavasefloreromaljakkovaza花瓶꽃병vasewazajarra, vasovasแจกันvazobình花瓶花瓶 (vɑz)
nom féminin
boue qui se dépose au fond de l'eau
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

vase

[vɑz]
nmvase
nfsilt, mud
vase clos nm
en vase clos → in isolation
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005