Punition À L
Punition À L
Punition À L
isolement du groupe (fond de classe, porte ouverte, autre classe, bureau de la directrice),
copie de textes ou lignes (par exemple : Je dois lever le doigt pour demander la parole.),
rédaction,
priver de sortie ou d’activité,
bonne action compensatrice : travaux d’intérêt généraux (ramasser les manteaux
abandonnés, les détritus de la cour etc.).
Quand on parle de punition, le premier élément qui nous importe est la bêtise commise et son
degré de gravité. Pour les profs, comme pour les parents d’ailleurs !
Pour toute bêtise « légère », une discussion avec remontrance puis explications relatant
pourquoi il ne faut pas faire ceci ou cela suffit et se solde par de plates excuses.
Lorsque la bêtise s’avère plus conséquente, comme inonder les toilettes, renverser des
vêtements ou des cartables, l’enseignant demande à ou aux enfants de « réparer » le bazar qu’ils
ont provoqué et de présenter leurs excuses aux élèves et adultes concernés.
Pour les cas les plus lourds, un conseil des maîtres et éventuellement la sollicitation de l’avis
de l’inspecteur porte la punition au rang d’une sanction disciplinaire qui peut aller jusqu’à
l’exclusion de la classe et/ou de l’école.
Les adeptes de l’éducation bienveillante argueront que toute punition est forcément
contreproductive, qu’elle ne fait que rabaisser, humilier l’enfant qui subit la domination de
l’adulte.
Toute punition ayant pour objet un travail scolaire est à proscrire pour plusieurs raisons :
Ainsi, la fameuse conjugaison ou la copie de lignes n’apportent rien sur le plan éducatif.
Par ailleurs, la privation de sortie ou d ‘activité fait l’objet d’avis contrastés. En effet, cette
mesure a un impact immédiat sur l’élève qui comprend que ses actes ont des conséquences sur
les autres, mais aussi sur son propre bien-être. On espère ainsi que la « prochaine fois », il y
réfléchira à deux fois… Sauf que pour certains élèves, ce type de sanction produit l’inverse.
Braqué et remonté contre son enseignant, l’enfant multiplie les bêtises pour « se venger ».
Parfois ce cercle vicieux de sanction/vengeance perdure tant que la confiance n’est pas
restaurée entre l’élève et l’enseignant. Il faudra trouver rapidement un moyen de renouer un lien
essentiel à la vie de classe et aux apprentissages.
Cependant, tout enseignant, aussi bienveillant soit-il, se retrouve un jour confronté à un enfant
difficile et à l’obligation morale de sanctionner une faute grave. Il doit alors réfléchir à la
« meilleure » punition possible.
Le ras le bol des enseignants impuissants. Et c’est là que ça devient le plus ardu, voire même
que certains enseignants quittent le navire faute de réponse satisfaisante. L’école n’est pas
armée pour traiter ces cas difficiles, sauf à les changer régulièrement d’établissements, jusqu’à
ce qu’ils sortent d’eux-mêmes du système.