CPRDFOP 2018 2022 PDF PDF
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Un outil de pilotage régional au service de l’orientation et
de la formation professionnelle en Nouvelle-Aquitaine
- qu’est ce que le CPRDFOP ?
Instauré par la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la
démocratie sociale, le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations et de
l’Orientation Professionnelles (CPRDFOP) se substitue au CPRDFP et confirme l’élargissement de son
périmètre aux politiques régionales d’orientation.
Le CPRDFOP constitue le schéma structurant des politiques régionales de formation et d’orientation
professionnelles. Il permet en région de poser le cadre d’un pilotage stratégique à 5 ans, de partager
une analyse de l’évolution des besoins d’emplois et de compétences au niveau régional et d’adapter
en conséquence les dispositifs régionaux d’orientation et de formation professionnelle.
Elaboré par la Région au sein du Comité Régional de l’Emploi, de l’Orientation et de la Formation
Professionnelle (CREFOP), le CPRDFOP est signé par le président du conseil régional après
consultation des départements, adoption par le CREFOP et approbation par le conseil régional, ainsi
que par le représentant de l'Etat dans la région et par les autorités académiques. Les organisations
syndicales de salariés et les organisations professionnelles d'employeurs représentées au sein du
CREFOP peuvent être signataires.
Le CPRDFOP doit s’inscrire en synergie avec l’action économique de la Région (Schéma régional de
développement économique, d'innovation et d'internationalisation, SRDEII) et sa politique en faveur
d’un développement équilibré des territoires (Schéma régional d'aménagement, de développement
durable et d'égalité des territoires, SRADDET) afin de favoriser la création d’emploi et de valeur
ajoutée sur le territoire.
3
Une stratégie régionale pour le développement des formations et de l’orientation professionnelles a
été définie par les acteurs du quadripartisme régional pour la période 2018-2022. Elle s’organise
autour de quatre priorités communes :
1. L’égalité d’accès à la formation et à l’emploi en assurant à chacun un droit à l’accompagnement
reposant sur une offre de services d’orientation lisible et accessible, sur une meilleure coordination
des acteurs de l’orientation et sur une sécurisation accrue des parcours professionnels ;
2. La qualification et le développement des compétences en garantissant à chacun la maîtrise des
connaissances et compétences de base et l’acquisition d’un niveau de qualification socle et en
appuyant par des compétences adaptées l'insertion dans l'emploi, l'évolution et les transitions
professionnelles ;
3. Le développement équilibré des territoires en prenant davantage en compte les spécificités et
les ressources des territoires dans le développement de l'orientation et des formations
professionnelles, en assurant une meilleure diffusion des politiques régionales d'orientation, de
formation et d'emploi dans les territoires et en renforçant la mobilisation et la coordination des
acteurs dans les territoires ;
4. Les métiers et les compétences de demain à partir d’une analyse partagée des emplois et des
compétences en évolution sur le territoire, d’un accompagnement des filières économiques
stratégiques pour la région, d’un soutien affirmé à l’expérimentation et à l’innovation dans la
formation.
Le CPRDFOP constitue un document cadre de portée stratégique concernant le développement
régional de l’orientation et des formations professionnelles. Afin d’ancrer leurs intentions communes
dans la réalité des publics, des acteurs et des territoires, les signataires du contrat de plan ont
souhaité y inscrire également une dimension opérationnelle avec la détermination de 12 objectifs de
développement communs et l’identification de 28 projets d’actions qu’ils s’engagent à mettre en
œuvre.
A l’initiative de la Région, et suivant les recommandations du CNEFOP, une évaluation ex-ante du
CPRDFOP a par ailleurs été menée. Appuyée par un prestataire externe, cette démarche a permis de
déterminer durant la phase même d’élaboration du CPRDFOP les questions évaluatives, les critères
d’évaluation et indicateurs de mesure et plus largement de construire le dispositif d’évaluation du
contrat.
Enfin, l’élaboration du CPRDFOP Nouvelle-Aquitaine se situe dans le contexte d’une nouvelle réforme
de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Un projet de loi a été présenté par le
gouvernement en conseil des ministres le 27 avril dernier. Son adoption est prévue en septembre
2018 pour une entrée en vigueur, sauf dispositions contraires, au 1er janvier 2019. Si le rôle des
acteurs régionaux de l’orientation et de la formation professionnelle est appelé à évoluer, les acteurs
du quadripartisme conviennent de la nécessité de disposer au travers du CPRDFOP d’un cadre
régional favorisant la complémentarité et la coordination des politiques régionales d’orientation et
de formation professionnelles. Les objectifs partagés entre l’Etat, la Région et les partenaires sociaux
déterminés dans le cadre du CPRDFOP Nouvelle-Aquitaine 2018-2022 tiennent compte des
orientations du projet de loi pour le développement des formations et de l’orientation
professionnelles. Une clause de revoyure du CPRDFOP Nouvelle-Aquitaine est fixée par les
signataires à fin 2019. Dans ce cadre, les actions prévues au contrat pourront être ajustées au regard
de nouvelles orientations nationales et régionales.
4
TABLES DES MATIERES
5
Quatrième priorité : Les emplois et les compétences de demain………………………….…......... p.23
Objectif partagé n°10 : Observer pour décider…………………………………………………………….………………………………….. p.24
Action n°25 : Créer une cellule prospective régionale pour appréhender les évolutions et construire une vision
intersectorielle des besoins régionaux.
Action n°26 : Mettre en place une cellule de veille interbranches et interprofessionnelle pour identifier et
mettre en visibilité les impacts des transitions numériques et environnementales et les compétences
recherchées
Objectif partagé n°11 : Accompagner le développement des filières économiques stratégiques……. p.25
Action n°27 : Proposer de nouveaux cadres de concertation avec les branches professionnelles autour des
enjeux emplois compétences
Objectif partagé n°12 : Encourager toutes formes d'expérimentations et d'innovations permettant
aux acteurs du système orientation formation de s'adapter aux évolutions………………………………………….. p.26
Action n°28 : Développer le soutien à l’innovation dans la formation
Suivi-Evaluation…………………….................................................................................................. p.27
Signataires………………………………………………………………………………………………………………….…………. p.28
6
La stratégie régionale de développement des formations et
de l’orientation professionnelles
Première priorité : L’égalité d’accès à la formation et à l’emploi
A l’échelle de l’OCDE, dans un contexte de reprise économique modérée, se manifestent les premiers
signaux d’une embellie sur le marché du travail. Pour autant, cette amélioration ne profite pas de
façon équitable à l’ensemble des ménages.
En France, selon un rapport récent de l’OCDE1, cette amélioration ne gomme pas certains retards : le
nombre d’actifs privés d’emplois depuis plus d’un an reste élevé, tout comme la part des jeunes
occupés sur des emplois précaires qui ne leur laissent que très peu de perspective d’évolution
professionnelle.
Dans une économie de la connaissance, où le savoir et les compétences deviennent un capital à
entretenir, un nouveau risque apparaît : celui de la déqualification. Il touche les actifs qui, dans leur
parcours scolaire, leur emploi ou leur période de chômage, n’ont pas eu l’occasion de développer
(voire de maintenir) leur niveau de capital humain de manière à s’adapter aux évolutions de leur
métier et aux besoins de l’économie, et qui voient donc leur employabilité décroître. Par ailleurs ce
risque expose l’appareil productif à un affaiblissement de sa compétitivité dans le cadre d’une
concurrence internationale exacerbée.
Les rapporteurs de l’OCDE formulent que « pour stimuler la création d’emplois et la croissance, la
France doit améliorer l’égalité d’accès à un enseignement et une formation de qualité et promouvoir
une meilleure utilisation des compétences ». De son côté, France Stratégie préconise que « le
système de formation tout au long de la vie doit pouvoir donner à chacun une égale et réelle
capacité à développer son capital humain ainsi qu’à participer au marché du travail. »
Situation en région
De nombreuses données témoignent de ces inégalités d’accès à la formation et à l’emploi en région
Nouvelle-Aquitaine :
- près de la moitié des inscrits à Pôle Emploi en catégorie A, B et C (avec ou sans activité déclarée
dans le mois) sont aujourd’hui chômeurs de longue durée en Nouvelle-Aquitaine. Les moins qualifiés
et en particulier les ouvriers sont les plus touchés.
- la fréquence d’accès à une action de formation pour demandeur d’emploi est deux fois moindre
pour les plus de 45 ans et les chômeurs de longue durée2. Par ailleurs, seulement 74% des nouveaux
bacheliers néo-aquitains poursuivent en formation supérieure contre 80% au niveau national.
- les réalités infra-régionales sont très contrastées sur le volet emploi travail malgré un taux de
chômage légèrement plus faible qu’au niveau national (8,4% contre 8,6% en France métropolitaine
au 4ème trimestre 2017) : 25% de l’emploi salarié concentré sur le seul bassin de Bordeaux, le taux
de chômage varie de 6,7% dans les Deux-Sèvres (11ème sur 96 départements) à 9,4% en Dordogne
(71ème sur 96 départements) au 4ème trimestre 2017.
Engagements
Ces analyses macros et observations régionales ont été corroborées par les acteurs régionaux de
l’orientation, de la formation et de l’emploi à l’occasion des concertations préalables. Les attentes
exprimées en faveur d’une adaptation des politiques régionales d’orientation et de formation sont
partagées par les signataires du présent contrat de plan et ont conduit ces derniers à retenir comme
priorité commune l’égalité d’accès à la formation et à l’emploi. A cet égard, les signataires
s’engagent à lutter contre toutes les formes de discriminations et à promouvoir l’égalité des femmes
et des hommes dans l’ensemble des actions figurant au contrat.
1
OCDE (2017), Obtenir les bonnes compétences: France, Éditions OCDE, Paris.
http://dx.doi.org/10.1787/9789264284227-fr
2
Observatoire de l’emploi de Pôle-Emploi en Nouvelle Aquitaine
7
Pour les acteurs du quadripartisme régional, la réduction des inégalités d’accès passe par le
renforcement des droits individuels, et pour ceux qui en ont le plus besoin, par la mobilisation de
services de conseil et d’accompagnement adaptés. En effet, la diversification forte et rapide des
formes d’emploi constatée depuis quelques années3 et l’évolution rapide des compétences
attendues par les entreprises génèrent un accroissement et une accélération des transitions
professionnelles vécues par les personnes en activité. Ces évolutions enjoignent les actifs actuels et
futurs à être de plus en plus acteurs de leur trajectoire, à anticiper et préparer leur évolution
professionnelle tout au long de la vie, à prendre les décisions et à mobiliser le cas échéant les
ressources nécessaires à leur réalisation. Ces exigences sont également au cœur des projets de
réforme en cours qui proposent un « accroissement de la liberté professionnelle »4.
Pour les signataires du présent contrat, le développement des droits doit s’accompagner d’une mise
à disposition généralisée et étendue des « clefs » pour les exercer efficacement. La modernisation, la
diversification, la promotion et le déploiement des services d’orientation et d’accompagnement de
l’évolution professionnelle des publics néo-aquitains doivent être mis au service de cet enjeu
d’égalité. Le déploiement du Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) constituera en ce sens un
levier important.
La rencontre des trajectoires professionnelles auxquelles aspirent nos concitoyens avec les attentes
des opérateurs économiques est un gage de performance du marché du travail. Les difficultés
actuelles d’appariement offre/demande et l’étude de leurs causes5 appellent également à intervenir
publiquement sur les conditions de leur rapprochement afin d’assurer l’effectivité d’un égal accès à
l’emploi.
Enfin, les signataires du contrat de plan s’engagent, en cohérence avec le Schéma Régional de
l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (SRESRI) Nouvelle-Aquitaine, à
concourir à une meilleure identification des besoins d’accompagnement et d’incitation à la poursuite
d’études et à déployer dans cet objectifs les réponses les mieux adaptées à la diversité des situations
territoriales et individuelles.
3
http://www.strategie.gouv.fr/point-de-vue/ameliorer-connaissance-marche-travail 2016 - France Stratégie –
Jean Flamand
4
Le Grand Plan d’Investissement 2018/2022 – rapport au premier ministre – jean Pisani Ferry – Septembre
2017
5
France Stratégie- Réseau Emploi Compétences – Renforcer la capacité des entreprises à recruter –
Rapporteur : Morad Ben Mezian – Aout 2017
8
Ces espaces d’information pour l’orientation auront pour objet de mettre à disposition du public une
information (sur les métiers, les formations, les débouchés professionnels…) contextualisée,
objectivée, gratuite et lisible, d’en faciliter l’usage par un accompagnement adapté à chacun ou dans
le cadre de démarches autonomes, et de permettre à toute personne de faire prendre en compte par
un professionnel une problématique de formation ou d’évolution professionnelle. Ils organiseront
pour cela des plans d’actions partenariaux et opérationnels en s’appuyant sur l’expertise des acteurs
présents dans les territoires.
Action n°2 : Concevoir et déployer des outils adaptés de découverte et d’information
sur les secteurs, les métiers, les entreprises et les formations
La compréhension du monde économique et professionnel est essentielle dans le processus
d’orientation. Ainsi, la Région, en prenant appui sur l’agence régionale pour l’orientation, la
formation et l’emploi (AROFE), consolidera l’utilisation des ressources existantes et impulsera
l’élaboration et le déploiement de nouveaux outils adaptés favorisant la connaissance de
l’entreprise, de ses métiers, de ses besoins en compétences et de ses attentes en matière de savoir-
être professionnel. Dans cet objectif, les immersions en entreprise constitueront notamment une
voie à privilégier de découverte de l’entreprise et des métiers. Une contribution à la découverte
d’activités transversales à plusieurs métiers dans l’optique de développer des compétences
interprofessionnelles sera également recherchée. Ces outils constitueront le socle d’une information
inscrite dans le principe de réalité à destination des familles, des enseignants, des demandeurs
d’emploi, des salariés, des professionnels de l’orientation,… En stimulant la curiosité et la
découverte, en faisant évoluer les représentations, il sera alors possible d’ouvrir sur les potentialités,
de redonner de la visibilité à des secteurs en manque d’attractivité, de favoriser les passerelles entre
les métiers, de faire découvrir les métiers de demain et de revaloriser les voies de formations
professionnelles.
Action n°3 : Définir et mettre en œuvre une stratégie événementielle en faveur de
l’orientation
Les manifestations, forums et salons, visent à informer sur les métiers et les formations par la
rencontre entre le grand public, des professionnels qui témoignent des réalités professionnelles et
des conseillers qui guident vers les formations et les ressources pour y accéder. Ils s’élaborent en
cohérence et en complémentarité avec les autres outils contribuant aux démarches d’orientation et
d’emploi. Selon leur thématique, ils sont déployés à des échelles territoriales distinctes, mais toutes
mettent en visibilité les métiers et s’organisent en partenariat, notamment avec les entreprises ou
leurs représentants, à destination de la diversité des publics (jeunes en scolarité et demandeurs
d’emploi, parents, actifs…). Ils favorisent aussi la lisibilité de l’offre de services en matière
d’orientation et de formation. Sur ces bases, la Région et ses partenaires définiront et mettront en
œuvre une stratégie événementielle en faveur de l’orientation et de l’emploi.
9
Dans un contexte où les rapports au travail évoluent également, il importe de créer les conditions
pour que les jeunes et les moins jeunes se saisissent des ressources mises à leur disposition afin de
définir et construire leur parcours de formation et d’emploi. A cet effet, en amont, les signataires
veilleront à ce que les personnes soient associées à la conception et à la production de ressources,
comme à l’évaluation des dispositifs, outils et actions d’orientation.
Action n°5 : Mettre en place une coordination des acteurs de l’orientation dans les
territoires
Tous les acteurs de l’orientation scolaire et professionnelle d’un territoire constituent une
communauté de professionnels qui doit être en capacité de se connaître et de se comprendre pour
travailler ensemble. La Région impulsera une coordination des acteurs de l’orientation dans les
territoires de manière à garantir l’efficacité des dispositifs et services d’orientation au plan territorial.
La coopération ainsi attendue procède d’une dynamique d’échanges réguliers qui permettent une
appropriation partagée de concepts et de connaissances sur le territoire sur l’orientation, la
formation et l’emploi ainsi que sur les offres de service respectives. L’inscription dans cette
dynamique des espaces d’information pour l’orientation précités et des organismes dispensateurs de
formation sera recherchée. Par la mise en commun de ces ressources et l’analyse partagée de leurs
pratiques, les acteurs de l’orientation, confortés et coordonnés dans les territoires, contribueront à
renforcer la capacité des personnes à s’orienter.
11
Deuxième priorité : La qualification et le développement des
compétences
Pour une nation, le déficit en compétences constitue un frein à la compétitivité économique. Dans un
rapport intitulé « France : Redresser la compétitivité », l’OCDE insiste sur la nécessité que le système
éducatif et l’offre de formation professionnelle délivrent les compétences requises au
développement de la nation dans une économie mondialisée. Les travaux de l’organisation ont
démontré que de nombreux pays ont pu tirer profit d’investissements dans leur système
d’enseignement et de formation professionnels dès lors qu’il est à même de dispenser un
enseignement bien intégré au monde professionnel et dès lors qu’il offre des possibilités d’accès à
l’enseignement supérieur.
Sur les niveaux d’études, la France demeure en 2016, en position médiane face à l’ensemble des pays
de l’OCDE, malgré une sensible amélioration récente enregistrée sur les générations les plus jeunes :
45% des adultes de 25 à 34 ans ont accédé à l’enseignement supérieur et seulement 13% n’ont pas
obtenu de qualification de niveau IV.
En matière d’accès à la formation continue, le niveau de participation des français est faible : 36%
des adultes français ont participé à une action de formation dans les 12 mois précédant l’enquête,
contre 60% dans les pays de l’OCDE les plus performants. De même en matière de compétences,
l’enquête PIAAC place la France en très mauvaise position concernant la numératie et la littératie.
Mais là encore, les différences entre génération sont marquées.
Ces retards nationaux expliquent en partie les difficultés rencontrées sur le marché du travail français
: difficultés d’insertion et d’évolution professionnelle pour les personnes les moins qualifiées,
polarisation et déséquilibres entre offre et demande de compétences. Depuis 20 ans, le CEREQ a
publié de très nombreuses études qui montrent que niveau de qualification et probabilité d’être au
chômage sont corrélés : plus on est qualifié, moins le risque de se retrouver au chômage est grand6.
Le diplôme joue un rôle protecteur contre le chômage. Les jeunes non diplômés ont aujourd’hui
quatre fois plus de probabilité d’être au chômage que les diplômés de l’enseignement supérieur7.
L’acquisition par tous d’un niveau minimal de qualification, l’élévation permanente du niveau de
qualification de la population active sont ainsi des objectifs nationaux. Ils revêtent un caractère
impératif lorsque l’on compare la France aux nations de l’OCDE. La Nouvelle-Aquitaine n’y échappe
pas. En complémentarité de l’enseignement général, la valorisation de la voie professionnelle au
travers de ses formations initiales et continues doit y contribuer et ceci des premiers niveaux jusqu’à
l’enseignement supérieur. Il en va de la cohésion sociale mais également de la compétitivité
économique de la Région. Les retards accusés sur cette ambition génèrent en partie les difficultés
observées sur le marché du travail et les déséquilibres croissants en matière d’offre et de demande
de compétences professionnelles.
Situation en région
En termes de qualification de sa population active, la Nouvelle-Aquitaine se place sur une position
médiane vis-à-vis des autres régions française avec 58% de personnes ayant un niveau de formation
inférieur au Bac dont 31% avec un niveau inférieur au niveau V (INSEE 2015). Ces premiers éléments
montrent que, sur ces aspects, la Région Nouvelle-Aquitaine jouit d’une situation assez favorable par
rapport à l’échelon national. Il n’en reste pas moins que parmi les jeunes de moins de 20 ans sortis
du système scolaire, 17 500 ont arrêté leurs études sans obtenir de diplôme, que 3,5% des jeunes
passés aux Journées Défense Citoyenneté sont repérés en situation d’illettrisme et que 54 % des
demandeurs d’emploi de la Nouvelle-Aquitaine sont au mieux détenteurs d’un niveau V (et pas
toujours validé) tandis que 14 % d’entre eux sont peu ou pas formés. A noter par ailleurs une
tendance à la désaffection de la voie professionnelle plus prononcée qu’au niveau national avec une
diminution de près de 10 points du taux de passage en fin de troisième vers la voie professionnelle
en une décennie sur la région académique.
6
Bref CEREQ N° 319 de mars 2014
7
Voir Taux de chômage des jeunes sortis depuis un à quatre ans de formation initiale, en fonction du diplôme le
plus élevé.
12
Engagements
Les signataires du CPRDFOP partagent le constat selon lequel il ne peut y avoir de dynamisme
économique possible ni d’attractivité du territoire sans qualification de la population active et
décident à l’issue des concertations menées d’ériger en priorité commune la qualification et le
développement des compétences.
Ils conviennent ainsi d’amplifier les efforts entrepris pour permettre à tous de gagner un niveau,
c’est-à-dire :
- permettre à tous ceux qui ne sont pas qualifiés d’obtenir une qualification socle, au moins un
niveau V validé sur une qualification adaptée aux besoins des secteurs économiques et qui ne
soit pas obsolète,
- et pour ceux qui ont déjà une qualification de « monter d’un cran » et d’évoluer
professionnellement, en obtenant une qualification d’un niveau supérieur et/ou en
développant des compétences utiles à l’économie du XXIème siècle (litteratie, numératie,
compétences transversales, compétences techniques nouvelles,…)
Dans leur engagement, les partenaires signataires du présent contrat partagent la volonté de ne pas
opposer "Elévation de la qualification" (approche moyen - long terme) et "Développement des
compétences" (approche court - moyen terme) mais de mettre les deux objectifs au service de
l’enrichissement des parcours scolaires et professionnels des actifs et futurs actifs néo-aquitains et
du développement des entreprises de la région. L’entrée sur le marché du travail et la gestion des
accidents et aléas dans les parcours professionnels sont facilités par la détention d’une qualification
de base adaptée aux attentes des secteurs économiques. Le diplôme, du niveau V au niveau
supérieur, au-delà de la reconnaissance sociale qu’il confère constitue toujours un signal fort pour les
employeurs. Mais l’employabilité doit être considérée comme un processus continu qui s’érode
lorsqu’elle n’est pas entretenue. L’accélération des mutations en cours suggère en effet de penser
l’entretien du capital « compétences » au plus près des besoins exprimés et tout au long de la vie
professionnelle. La contribution de l’ensemble des voies de formation professionnelle à cet objectif
général doit être adaptée en conséquence.
Les signataires du présent contrat de plan partagent l’ambition de la transformation des
compétences et souscrivent à l’objectif d’améliorer la qualification de la population des jeunes ou
demandeurs d’emploi non qualifiés, par des parcours de formation permettant d’assurer leur
insertion dans l’emploi. Ce plan rompt avec les logiques de court terme pour penser les évolutions de
long terme. Il vise à transformer l’offre de formation afin de proposer, tout au long de la vie, des
parcours combinant consolidation des savoirs de base, une orientation ciblée vers le développement
des compétences attendues et enfin un accompagnement visant systématiquement un emploi. L’Etat
finance le plan d’investissement dans les compétences dans sa première phase d’amorçage et au-
delà dans le pacte qui sera co-construit avec la région. Cette contractualisation permettra
d’augmenter significativement les moyens nécessaires à l’aboutissement de cette transformation et
évolution des compétences.
13
Action n°10 : Accompagner les initiatives locales dans la formation initiale favorisant la
maîtrise des connaissances et compétences de base
La maîtrise, par tous, d’un socle de compétences de bases constitue, dans le contexte d’évolutions
actuelles, une nécessité fondamentale pour une insertion professionnelle et un maintien dans le
monde du travail. Les compétences minimales à maîtriser sont autant sociales que professionnelles.
L'ouverture à l'éducation et à la citoyenneté et aux valeurs de la République à travers l'engagement
sur des missions d'intérêt général du Service Civique concourent, au-delà du développement du
vivre-ensemble, à la réussite des parcours professionnels. Les compétences attendues sont de plus
en plus exprimées en termes de qualités professionnelles à détenir. C’est un enjeu pour l’ensemble
de l’appareil de formation et, en premier lieu, celui de l’enseignement professionnel. Il conviendra
d’accompagner les initiatives locales, notamment les actions de positionnement en amont d'une
entrée en formation (pratiquées par de nombreux LP et CFA) et participer à faire des lycées un lieu
propice à la mise en œuvre d'actions de mise à niveau pour tous publics.
Action n°11 : Construire une offre de formation professionnelle garantissant pour tous
les demandeurs d'emploi la maîtrise des savoirs fondamentaux et des compétences de
base
Pour ce qui concerne les publics engagés dans la vie active, il conviendra de construire, sur la base
des enseignements tirés des expériences conduites dans les trois anciennes régions, de construire
une nouvelle offre régionale de formation aux compétences de base, tenant compte du référentiel
CléA, capable d’accueillir les publics pour lesquels l’apprentissage ou la remédiation de ces savoirs
fondamentaux (litteratie, numératie, compétences numériques) et qualités professionnelles
(manières d’agir et capacités relationnelles) sont requis. Des accompagnements particuliers sont à
construire pour permettre à certains publics moins enclins à s’engager naturellement dans cet
investissement personnel à accéder à ce socle minimal de capital compétence (personnes en milieu
carcéral, jeunes en rupture, seniors en manque de confiance).
Il sera également important de favoriser les relations entre les acteurs de ce segment de l’offre afin
d’assurer un continuum entre l’offre de formation infra qualifiante et les dispositifs permettant
d’accéder à la qualification et/ou à la professionnalisation.
14
Mais cela passera également par l’élaboration d’une offre de formation et de qualifications adaptée
aux besoins de l’économie régionale et de ses territoires.
La diversité des situations territoriales et démographiques dans lesquelles s’inscrivent les centres de
formation et les établissements d’enseignement de la région doit en effet constituer un des prismes
d’analyse de l’évolution de leur offre de formation. Cette offre doit favoriser les équilibres et
soutenir les dynamiques propres à ces territoires tout en recherchant les synergies entre eux. Il
importe notamment de maintenir une offre de proximité scolaire ou par apprentissage pour les
premiers niveaux de qualification en préservant le maillage territorial pour les niveaux V et IV.
Le processus initié entre les rectorats des académies de Bordeaux, Limoges et Poitiers, la DRAAF, la
direction interrégionale de la Mer et la Région et concrétisé par un protocole d’accord s’inscrit
pleinement dans cette ambition qui fait écho aux nombreuses attentes exprimées lors des
concertations préalables. Il veillera à un développement équilibré cohérent des voies de formation
professionnelles initiales et recherchera une plus forte implication des branches professionnelles
pour une meilleure prise en compte de l’évolution des besoins en compétences des entreprises.
La volonté d’être au rendez-vous du lycée du futur que dessinent les innovations pédagogiques en
cours, que favorisent les mises en réseaux (telles que proposées dans le cadre des Campus des
Métiers et des Qualifications notamment) guidera également, sur la durée du contrat, le
développement régional des formations professionnelles initiales.
Action n°13 : Décliner la charte Région/Rectorats pour le développement de la mixité
des parcours
La Région et les trois Rectorats partagent l’ambition de développer l’apprentissage comme voie
d’accès à la qualification et à l’insertion ; les deux voies apprentissage et scolaire étant
complémentaires entre elles. Une étape supplémentaire dans le développement de cette
complémentarité peut être franchie par le développement de la mixité des parcours, modalité
permettant le changement de statut, du scolaire vers l’apprentissage au cours du cycle de formation.
Ce type de parcours pouvant s’adapter aux cursus conduisant aussi bien au CAP, au Bac Pro qu’au
BTS. Le développement de ces parcours permettront d’apporter une contribution significative à :
- la satisfaction des territoires en difficulté par des ouvertures de formations par apprentissage non
concurrentielles avec l’existant,
- la sécurisation des parcours et la réduction des décrochages,
- la pérennisation des formations à fort taux d’insertion,
- la mutualisation des compétences et l’optimisation des plateaux techniques.
Le travail engagé entre la Région et les trois Rectorats a abouti à l’élaboration d’une Charte
Académique qui apporte un cadrage et des préconisations pour les Etablissements Publics Locaux
d’Enseignements. Elle servira de guide à la réalisation, dès 2018, d’expérimentations qui permettront
aux partenaires engagés dans le contrat de soutenir les démarches innovantes dans ce domaine et
d’appuyer leur généralisation.
15
Enfin, cette nouvelle offre proposera des modalités d’adaptation et d’évolution dans le temps
compte tenu du rythme d’évolution des emplois et des métiers mais également pour apporter une
réponse appropriée aux besoins des demandeurs d’emploi dans toute leur diversité
(personnalisation des parcours, développement de parcours partiels, combinaison de qualifications
socles et de certifications courtes professionnalisantes).
16
- proposer une implication plus forte des recruteurs dans leur mise en œuvre (perspectives
d’embauche, adaptations aux emplois proposés et à l’évolution des compétences attendues),
- être construites dans une logique de blocs de compétences transverses et de certifications
partielles constitutives de l’employabilité,
- permettre la valorisation des compétences interprofessionnelles qui facilitent les mobilités,
- encourager la mobilité internationale dans les apprentissages,
- favoriser les transitions et les reconversions professionnelles suite à un licenciement notamment.
17
Troisième priorité : Le développement équilibré des territoires
Au cours de ces dernières décennies, les régions ont évolué dans un large mouvement de
convergence : réduction des écarts en termes de revenus, d’indice de vieillissement, de niveau de
formation de la population, etc. Pour autant, la crise économique de 2008 a révélé puis amplifié des
différenciations entre territoires, compromettant leur capacité à offrir aux populations qui y résident
les mêmes opportunités.
Les évolutions contemporaines et rapides de la structure de l’économie et des emplois offerts
marquent diversement les territoires français sous l’effet d’un double mouvement : l’apparition de
nouveaux types de territoires polarisés autour de métropoles et l’apparition de grands ensembles
régionaux recomposant la géographie de la France8.
Par conséquence, concernant l’emploi et le chômage les écarts entre territoires sont plus creusés en
France que dans les pays proches. Le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires, invoque d’une
part le lien entre évolution démographique et dynamisme de l’emploi, d’autre part les spécialisations
économiques liées à l’insertion des territoires dans l’économie mondialisée s’opposant aux
économies présentielles indexées à la démographie locale9.
Les travaux de projection des emplois10 prévoient un accroissement du phénomène de polarisation
de l’emploi résultant d’un dynamisme accru des emplois qualifiés et des fonctions métropolitaines11.
Dans la décennie à venir, les conditions d’appariement entre offres et demandes obéiront à des
règles différentes selon les territoires et il serait vraisemblablement erroné de compter sur le seul
effet de ruissellement des métropoles vers les territoires périphériques pour assurer la cohésion
d’ensemble.
Situation en région
En Nouvelle-Aquitaine, depuis la crise, les gains d’emplois se concentrent sur la frange littorale de la
région, particulièrement attractive, même si le chômage dans ces territoires demeure élevé
(attractivité supérieure aux capacités d’embauche, difficulté d’emploi des conjoints,…). La métropole
bordelaise capte une grande partie des créations d’emplois. Dans les autres zones, la crise a eu un
impact plus important. Vieillissement plus prononcé des actifs, attractivité démographique moins
porteuse d’emplois, taille modeste des entreprises ou encore sensibilité plus forte à la conjoncture
internationale, autant de facteurs qui ont pénalisé ces zones durant la crise, entraînant également un
accroissement du chômage. Si certaines rebondissent (à l’image de Bressuire ou de Oloron Sainte
Marie), notamment grâce à une dynamique retrouvée dans le secteur non marchand, d’autres sont
toujours vulnérables (comme les territoires de Guéret, Parthenay ou Villeneuve sur Lot). Fragilisées
par un repli des secteurs de l’industrie et du tertiaire marchand ou encore par un pouvoir d’achat
faible de leurs habitants, ces zones peinent à maintenir ou créer des emplois.12
Selon les zones d’emploi de la Nouvelle-Aquitaine, le taux de chômage varie aujourd’hui de 5 points,
la fréquence d’accès à la formation des demandeurs d’emploi de 4 points. Le taux d’accès à
l’enseignement supérieur accuse un écart de près de 6 points avec le niveau national selon les
académies. Ces disparités dessinent une géographie infra régionale de zones vulnérables en matière
de développement de l’emploi.
Engagements
Le devenir de ces espaces devient une préoccupation de nombreuses politiques publiques. Il est ainsi
dans les ambitions du futur SRADDET Nouvelle-Aquitaine de les adapter et de les faire converger
pour un développement équilibré des territoires. De par leur effet levier et leur ancrage territorial
fort, les signataires du présent contrat proposent d’inscrire le développement régional des
formations et de l’orientation professionnelles dans cet objectif.
8
Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) – Portrait de la France : Vers un baromètre au service
de la cohésion des territoires » - Décembre 2017
9
CGET – Emploi et Territoires : Synthèse du rapport 2016 de l’Observatoire des Territoires – Décembre 2016
10
France Stratégie : Quels emplois dans quels territoires en 2022 ?
11
INSEE : emplois « stratégiques » plus spécifiquement présents dans les grandes aires urbaines. Il s’agit des
cadres ou chefs d’entreprises de dix salariés ou plus des fonctions conception-recherche, prestations
intellectuelles, commerce inter-entreprises, gestion et culture-loisirs.
12 o
Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine N 37, « En Nouvelle-Aquitaine, les écarts en matière d’emploi se creusent
depuis la crise », 14/12/2016
18
Les effets de ces mêmes politiques seront tributaires, on le sait, des mobilisations des acteurs locaux
et de leurs coopérations locales13. C’est en substance le message adressé par les acteurs régionaux
lors des conférences territoriales CPRDFOP. Les attentes en termes de prise en compte des
spécificités locales et de mobilisation et de coordination territoriale vis-à-vis des signataires et plus
particulièrement de la Région sont grandes.
La recherche d’un développement plus équilibré des territoires conduira, sur la base d’une
connaissance approfondie et commune des territoires (notamment les plus vulnérables), à
expérimenter et promouvoir localement de nouvelles formes d’animation et de coordination des
politiques régionales d’orientation et de formation pour une efficacité renforcée.
Objectif partagé n°7 : Tenir compte des spécificités et des ressources des
territoires dans le développement des formations et de l’orientation
professionnelles
La prise en compte de la dimension territoriale dans la déclinaison au plus près des usagers et des
acteurs, des objectifs régionaux de développement des formations et de l’orientation
professionnelles constitue vraisemblablement l’attente qui s’est le plus fortement exprimée lors des
consultations préalables. Les grandes orientations fixées dans le CPRDFOP ne seront de nature à
promouvoir un développement cohérent et équitable en la matière qu’au travers d’une logique
d’action soucieuse de prendre en considération les atouts, contraintes, opportunités et menaces de
chaque territoire. Pour les signataires du présent contrat, l’adaptation des politiques régionales
d’orientation et de formation professionnelle aux réalités locales nécessite de mieux appréhender les
besoins des territoires, d’optimiser les ressources « éducatives » locales et de soutenir les initiatives
territoriales en faveur de la formation.
Action n°18 : Organiser dans tous les territoires l'identification, l'analyse partagée et la
remontée des besoins en compétences
L’évolution des activités et des emplois dans les territoires, les projets de développement
économique locaux et les besoins de compétences des entreprises ne sont pas suffisamment
identifiés, partagés entre les acteurs au plan local et mis en évidence au plan régional. Certaines
démarches existent, sous la forme de GPECT le plus souvent, mais elles sont relativement isolées. Les
collectivités locales, les établissements de formation et les entreprises elles-mêmes sont peu ou pas
associés alors qu’ils auraient des contributions pertinentes à apporter. Les signataires du présent
contrat proposent d’organiser dans tous les territoires de la région l’identification, l’analyse partagée
et la remontée des besoins en compétences ainsi que des projets locaux de développement de
l’emploi. Ils contribueront pour cela à la mise en place de concertations locales sur des territoires de
projet définis avec les partenaires locaux. Il s’agira d’organiser le partage de données et la
construction d'un diagnostic des besoins en compétences au niveau local en s’appuyant sur des
ressources régionales (études et données des services de l’Etat, contrats d’objectifs par filières,
observatoires de branches, Pôle emploi, études OREF, DATA cadres,…), ainsi que sur des ressources
territoriales (diagnostics des contrats de territoires, démarches de GPECT, cartographie de l’appareil
de formation,…). Les entreprises du territoire seront associées et seront accompagnées dans
l’exercice d’expression de leurs besoins. Plus largement c’est l’ensemble des acteurs locaux qui
contribuent au développement économique, de l'emploi, de l'orientation, de l'éducation et de la
formation qui seront mobilisés. Une approche inter branches sera impulsée afin d’identifier les
compétences transversales et transférables et de favoriser les passerelles entre les emplois. En
cohérence avec les objectifs du Schéma Régional de développement de l’Enseignement Supérieur, de
la Recherche et de l’Innovation (SRESRI), les besoins de formations supérieures (niveau III, formations
en ingénierie,…) seront également appréhendés.
A partir des travaux menés, il s’agira de renforcer au plan régional, le partage des éléments de
connaissance des territoires afin d’avoir une démarche prospective « micro » partant des
problématiques des bassins d’emploi et permettant la prise en compte des besoins et spécificités des
territoires dans la construction des actions d’orientation et de formation professionnelles.
13
CARRERE-GEE Marie-Claire, présidente du COE : Comment faire face à la grande mutation des emplois à
venir
19
Action n°19 : Optimiser les ressources et les moyens de formation dans les territoires
Les signataires du présent contrat conviennent qu’un développement qualitatif de l’offre de
formation professionnelle peut être atteint par un aménagement éducatif des territoires basé sur
une meilleure optimisation des ressources et des moyens locaux, notamment sur ceux considérés
comme les plus vulnérables, et ce, en cohérence avec les politiques contractuelles impliquant les
collectivités territoriales. Les moyens d’une mise en cohérence des politiques éducatives sur les
territoires seront déployés. Des protocoles d’accord sur l’aménagement éducatif des territoires
seront mis en œuvre avec les collectivités locales, et particulièrement les Départements en charge
des collèges, afin d’optimiser et de mutualiser les infrastructures d’accueil des apprenants (locaux
d’enseignement, internats, restauration).
La mise en réseau des acteurs et la mutualisation des moyens pédagogiques constitue un second
levier. L’échelon territorial sera ainsi privilégié pour la mise en œuvre du protocole Région/autorités
académiques portant sur le développement des formations professionnelles initiales. Il s’agira, en
cohérence avec les attentes exprimées par les acteurs locaux lors des concertations préalables à
l’élaboration du contrat de plan, de :
- favoriser, localement, la mise en réseau des établissements, la mutualisation des moyens
pédagogiques (entre ministères de tutelle, entre voies de formation, entre établissements) pour
améliorer la sécurisation et la fluidité et donner du sens aux parcours,
- soutenir les innovations dans l’appareil de formation et des méthodes pédagogiques pour
permettre la construction de parcours diversifiés et l’accueil mixte de publics, en zones rurales
notamment,
- encourager les projets basés sur le partenariat entre les établissements et les entreprises,
permettre aux lycées professionnels de s’ouvrir sur leurs territoires afin d’impliquer davantage le
monde de l’entreprise dans le système d’enseignement et de formation professionnels régional,
- promouvoir les innovations proposant un continuum formation initiale – formation continue en lien
avec le tissu économique local.
Un travail de recensement des plateaux techniques disponibles (y compris dans les entreprises
locales dans une logique d’entreprise apprenante, y compris les ateliers technologiques et
exploitations agricoles localisés dans les lycées agricoles), des compétences disponibles (formateurs),
d’étude et de modélisation des conditions de leur mutualisation et de leur mise à disposition sera
également engagé en appui de cette stratégie d’optimisation des ressources pédagogiques. Cette
connaissance permettra de mieux conjuguer les attentes de proximité entre demande de formation
dans les territoires et implantation de l’offre régionale de formation, de mieux cibler les choix
d’investissement pédagogique et d’adapter également les équipements pédagogiques de proximité à
des parcours de formation multi-modaux (formation à distance, formation multisite, tiers lieux, etc.).
Action n°20 : Appuyer les initiatives locales en faveur du développement des formations
professionnelles
Les membres du quadripartisme régional partagent le constat selon lequel le développement
régional des formations et de l’orientation professionnelles ne peut répondre à l’intégralité des
besoins et ne peut se décliner de manière uniforme selon les territoires, les cadres régionaux doivent
intégrer une part d’adaptabilité vis-à-vis des réalités locales. Ils reconnaissent que les initiatives
prises par les acteurs locaux et que les projets d’action qu’ils peuvent être à même de proposer
contribuent à l’adaptation des formations et de l’orientation professionnelles aux spécificités
territoriales. Ces initiatives territoriales peuvent revêtir un caractère plus ou moins durable et
structurant pour le territoire. Au titre des approches structurantes, seront soutenus les projets
s’apparentant dans leur logique aux Campus de Métiers et des Qualifications. Au travers de leur
protocole d’accord, la Région et les Rectorats se mobiliseront dans le développement de ces espaces
de regroupement et de mise en réseau, autour d’un domaine d’excellence local, des acteurs de la
formation professionnelle, des laboratoires de recherche, des établissements d’enseignement
supérieur et des entreprises. Pourront être également soutenues des réponses conjoncturelles en
termes de formation tenant compte des besoins spécifiques en compétences et qualification
exprimées sur le marché du travail local (territoires à forte saisonnalité, en mutation économique,
etc.). Les partenaires financeurs uniront leur moyens pour susciter et soutenir ces initiatives locales.
20
Enfin, les territoires sont souvent le creuset d’expérimentation et d’innovation en matière de
formation initiale ou continue (innovation pédagogique, innovation dans les partenariats, etc.). Les
leviers régionaux, tels que les appels à projet du PIC, l’appel à projets régional pour l’innovation dans
la formation (cf. action n°28) et/ou les fonds structurels européens, permettront de soutenir ces
dynamiques dans les territoires. L’évaluation, la modélisation et la diffusion de ces expériences
seront organisées au niveau régional.
21
Sur la base d’une cartographie commune des territoires vulnérables de la région, les signataires
s’engagent à expérimenter de nouvelles formes de coordination des politiques régionales
d’orientation, de formation et d’emploi dans un certain nombre de territoires. Organisées et suivies
dans le cadre du CREFOP, ces expérimentations viseraient dans ces territoires à :
- installer une gouvernance de projet souple et réactive (équipe projet),
- concrétiser un engagement commun d’accompagnement du territoire et d’adaptation des réponses
régionales autour d’une problématique, d’une opportunité ou d’une initiative couplant par exemple
entrée filière et entrée territoire.
Action n°24 : Renforcer la coordination des actions avec les collectivités territoriales
De nombreuses entités territoriales contribuent à l’organisation et à la structuration de l’espace
régional. Leurs proximités avec les usagers et les professionnels de l’orientation, de la formation et
de l’emploi, leurs champs de compétences notamment dans le développement des services publics
de proximité, doivent être prises en compte dans l’objectif d’un développement de l’orientation et
des formations professionnelles qui concoure à l’attractivité et à l’équilibre des territoires. Les
partenariats établis par les signataires avec les différents niveaux de collectivités territoriales, et
particulièrement avec les 12 départements de la Nouvelle-Aquitaine, constituent autant de cadres
structurants permettant l’optimisation de la mise en œuvre des actions du présent contrat dans leur
dimension territoriale. Le renforcement dans ce cadre des synergies entre collectivités favorisera le
développement des équipements et des services de proximité (infrastructures et transports, très
haut débit pour les usagers et les professionnels, tiers lieux, garde d’enfants, hébergement des
apprenants et des salariés, maisons de services publics, maisons de la formation, services de santé en
zone rurale,…) qui sont autant de facteurs favorisant l’insertion professionnelle et l’économie
territoriale. Ces développements auront vocation à s’inscrire dans des plans d’actions locaux visant le
développement de l’orientation et des formations professionnelles. Une meilleure diffusion de
l’information sur les leviers existants ou en création, auprès des acteurs locaux de l’orientation, de la
formation et de l’emploi sera également recherchée. Au plan régional, les signataires et les 12
départements proposent l’organisation de rencontres régulières autour des complémentarités à
renforcer entre orientation, insertion, formation et emploi. Dans ce cadre, ils s’engagent à créer une
plateforme collaborative de partage des bonnes pratiques territoriales (ex. plateformes de mobilité
dans les départements).
22
Quatrième priorité : Les emplois et les compétences de demain
Notre pays, comme l’ensemble des pays de l’OCDE, traverse une ère de transformation sans
précédent, marquée par la globalisation des marchés, le développement du numérique, de la
robotique et la nécessité d’adapter les modes de production et de consommation à la préservation
des ressources naturelles et au réchauffement climatique.
Ces mutations technologiques et sociétales rapides impactent fortement les métiers, les
organisations du travail et les compétences attendues des actifs et appellent plus que jamais à
l’anticipation ainsi qu’à l’innovation pour faire évoluer le système d’orientation et de formation
professionnelle.
Au niveau national, les exercices de prospective sur les métiers et les qualifications se généralisent
(travaux PMQ 2020 puis 2022 conduits par France Stratégie et la DARES)14. Ils mettent en évidence et
quantifient, en termes de postes à pourvoir en 2022, des tendances lourdes : tertiarisation des
emplois, progression dans le commerce, les services et le soin, retrait des emplois administratifs et
de secrétariat, stabilisation des emplois industriels et prolongement du repli agricole. Parallèlement,
la progression des emplois très qualifiés se prolongerait conduisant à une polarisation plus forte.
Mais au-delà des exercices de prévision basés sur la prolongation des tendances actuelles, de
nombreux travaux incitent à se préparer à des incertitudes nouvelles. Les mutations technologiques
et sociétales évoquées interrogent le futur des métiers et des professions auxquels préparent
aujourd’hui nos systèmes d’enseignement et de formation professionnels. La palette des domaines
de compétences attendue s’est développée. Les systèmes de formations eux-mêmes sont scrutés sur
leur capacité à guider et préparer leur public à un marché du travail en évolution rapide.
Parmi les transformations sociétales observées dans nos sociétés, celles concernant l’émergence de
nouvelles formes d’emploi15, leur enchaînement de plus en plus rapide et le développement de
situations de multi-activités réinterrogent la notion même de métier et de profession. En outre, la
vague d’innovation technologique, portée par le numérique, bouscule des pans entiers de
l’économie. Ces phénomènes amènent à s’interroger quant à leur impact sur l’emploi (disparition
annoncée de certains métiers) mais également sur le contenu et l’organisation des tâches qui
incomberont aux salariés et sur les compétences requises. Le Conseil d’Orientation de l’Emploi16 a
conclu que d’ici une vingtaine d’année, 50% des métiers allaient être fortement modifiés dans leur
contenu et que 10% étaient fortement menacés : pour l’essentiel dans les emplois peu ou pas
qualifiés de l’industrie (process, manutention), mais également dans les secteurs de l’agriculture, du
bâtiment et des services (banque et assurances, conducteurs, …). Certains territoires seront impactés
plus que d’autres. Face à cette transition certains auteurs insistent sur l’impérieuse nécessité
« d’anticiper et accompagner les mutations au niveau des territoires » et notamment par
l’enseignement et la formation professionnelle.
Ces transformations impactent donc l’emploi dans tous les secteurs d’activité. Au regard d’une étude
nationale publiée par le CEREQ début 2018, l'emploi dans le secteur sportif est particulièrement
dynamique et se caractérise par un nombre de travailleurs indépendants en forte croissante.Les
politiques en faveur du sport santé et du tourisme sportif permettent, notamment en région
Nouvelle-Aquitaine, de dynamiser cette croissance. L'emploi associatif se caractérise également par
de nouvelles formes ces dernières années et notamment le développement de groupements
d'employeurs.
Situation en région
En Nouvelle-Aquitaine, de 2016 à 2020, les départs à la retraite devraient concerner quelque 333 000
personnes, soit 67 000 chaque année. Les domaines professionnels des services aux particuliers et
aux collectivités et de l'administration-armée-professions juridiques seraient parmi les plus touchés
par les départs.
14
Dares–France Stratégie Les métiers en 2022. Résultats et enseignements. Rapport final du groupe
Prospective des métiers et des qualifications
15
Conseil National de l’information statistique – Rapport du groupe de travail « la diversité des formes
d’emploi » - Juillet 2016
16
COE – Automatisation, numérisation et emploi – Tome 1 : Les impacts sur le volume, la structure et la
localisation de l’emploi – janvier 2017
23
Dans les domaines du commerce ou du BTP, l'impact relatif des départs serait dans l'ensemble moins
élevé. La question du renouvellement de la main-d’œuvre se pose fortement dans des professions
qui conjuguent développement marqué des effectifs et départs nombreux. Mais elle est aussi
présente dans des professions dont les effectifs stagnent ou décroissent (agriculture, industries de
process).17
A plus court terme, l’enquête sur les besoins de main d’œuvre réalisée par Pôle Emploi en Nouvelle-
Aquitaine18 présente un total de 225 000 projets de recrutement, en hausse de 17,3%. 26,2% des
établissements de la région envisagent de recruter, une proportion en hausse de 3,1 point sur un an.
En 2018, la part des projets de recrutement non saisonniers progresse et les services (au premier
rang desquels on retrouve l’hôtellerie-restauration) représentent presque six projets de recrutement
sur dix. 49% des projets de recrutement sont jugés difficiles à pourvoir par les employeurs de la
région contre 37,4% en 2017. Cette part se situe à un niveau significativement supérieur au taux
national.
Engagements
Les concertations CPRDFOP, qu’elles aient été menées au plan territorial (conférences territoriales)
ou bien au plan régional (conférence filières-branches professionnelles notamment), ont toutes
renvoyé à la nécessité d’anticiper et de partager ces évolutions au plan régional pour un
développement adapté des formations et de l’orientation professionnelles. Ces attentes rejoignent
les recommandations du CNEFOP qui encouragent les signataires des CPRDFOP à construire une
vision inter-sectorielle régionale des projections en compétences et en emplois à satisfaire pour les 5
années à venir. En écho aux évolutions et transformations précitées, les concertations CPRDFOP ont
également mis en évidence le besoin d’accompagner l’adaptation du système régional d’orientation
et de formation professionnelle. Les constats et attentes exprimées enjoignent les signataires du
CPRDFOP Nouvelle-Aquitaine 2018-2022 à mieux appréhender au plan régional les emplois et les
compétences de demain.
17
Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine No 28, Fins de carrière : plus de 330 000 départs en ALPC d'ici 2020 ; Frédéric Châtel,
Damien Noury, Insee - Nicolas Belani, Angélique Cayrac, François Dumot, Aquitaine Cap Métiers - Avec la contribution de
Fabien Dulcire et Jeanne Jimenez (Prisme Limousin) et de l'ARFTLV Poitou-Charentes, 01/07/2016
18
Pole Emploi Les besoins en main d'oeuvre - ANNEE 2018 - Nouvelle-Aquitaine
24
Action n°26 : Mettre en place une cellule de veille interbranches et interprofessionnelle
pour identifier et mettre en visibilité les impacts des transitions numériques et
environnementales et les compétences recherchées
Les transitions numériques et environnementales génèrent avant tout une transformation des
compétences et dans une moindre mesure une apparition de nouveaux métiers. Elles impactent
fortement les métiers et les formations à proposer. De par leur caractère transversal elles génèrent
également des interactions croissantes entre les secteurs économiques et offrent ainsi aux actifs des
possibilités de reconversion et de passerelle entre les métiers. La mise en place de cette cellule de
veille permettra tout d’abord de croiser les observations disponibles dans ce domaine et de
mutualiser les méthodes utilisées en dépassant les spécificités sectorielles. Il s’agira ensuite
d’identifier les compétences transversales et transférables qui sont à l’œuvre dans ces
transformations et de les mettre en visibilité auprès des acteurs régionaux de l’orientation et de la
formation.
25
La concentration des engagements sera recherchée afin de dépasser les approches sectorielles
cloisonnées et d’identifier les compétences transférables, les reconversions possibles et les
passerelles entre métiers. Des contractualisations intersectorielles pourront être envisagées autour
de familles de métiers pouvant concernées différentes branches professionnelles, autour de
compétences transversales ou de formes d'emploi comme l'intérim. La dimension territoriale sera
pleinement intégrée dans ces nouveaux cadres de concertation afin de croiser les enjeux de filière
avec les enjeux de territoires (remontée des besoins des territoires, déclinaisons opérationnelles
dans les territoires, attention particulière concernant les territoires fragilisés…). Enfin, l’évaluation
partagées des actions d’orientation et de formation mises en œuvre ainsi que la diffusion des bonnes
pratiques viendront nourrir les contractualisations.
26
- de déployer des actions sur les territoires vulnérables dans un souci d’équité territoriale,
- d’accompagner et de développer l’attractivité des territoires, des métiers et des publics.
A partir de cette expérience et des réflexions qui seront menées dans le cadre de la préparation du
Pacte régional d’investissement dans les compétences 2019-2022, les signataires du contrat de plan
développeront leur coordination dans le soutien à l’innovation et à l’expérimentation dans la
formation.
SUIVI-EVALUATION
Le CPRDFOP Nouvelle-Aquitaine 2018-2022 résulte d’une construction partenariale qui a été
volontairement située par la Région dans le cadre du CREFOP. Afin de poursuivre la dynamique
quadripartite engagée autour de l’élaboration de ce contrat, les signataires proposent de créer une
commission de suivi du CPRDFOP au sein du CREFOP qui aura la double mission d’organiser la mise
en œuvre du contrat et de rendre compte des réalisations et impacts de ce dernier. Le
fonctionnement de cette commission sera souple, adaptable et ouvert aux membres du crefop
plénier. A partir d’un socle quadripartite (Etat, Région, organisations syndicales de salariés,
organisations d’employeurs), sa composition pourra ainsi varier en fonction des réflexions menées
et/ou des actions examinées.
Au-delà de l’inscription d’ambitions communes, les signataires ont souhaité faire figurer dans le
présent contrat de plan une dimension opérationnelle avec la détermination de 12 objectifs de
développement et l’identification de 28 projets d’actions qu’ils s’engagent à mettre en œuvre. Dans
les 3 mois suivant l’adoption du contrat, la commission de suivi du CPRDFOP déterminera les actions
prioritaires à mettre en œuvre en tenant compte des évolutions législatives et en précisera le
caractère opérationnel (engagements réciproques des parties, calendriers, indicateurs,….). La
production d’un plan d’action opérationnel résultera de ces travaux.
Les signataires ont souhaité s’engager dans une démarche d’évaluation du contrat, initiée dès
l’élaboration de ce dernier. En effet, pour piloter et faire vivre concrètement le CPRDFOP, ils
souhaitent suivre, dans la durée, l’atteinte des objectifs qu’ils se sont fixés. L’évaluation est ici
pensée comme un outil d’aide au pilotage stratégique et opérationnel. Il s’agit d’un exercice partagé
et partenarial, qui associera les différentes parties prenantes du contrat.
L’évaluation devra permettre :
- D’alimenter les réflexions stratégiques et le pilotage quadripartite du contrat ;
- De veiller à la bonne mise en œuvre des actions inscrites dans le contrat et à la cohérence des
différentes démarches menées ;
- De rendre visible les avancées permises par le contrat mais également les éventuelles difficultés
rencontrées et d’en comprendre les raisons ;
- De mesurer les effets du contrat sur les territoires et les bénéficiaires ;
- De tenir compte des évènements exogènes venant influer sur les actions prévues dans le contrat,
notamment les évolutions induites par la future loi « pour la liberté de choisir son avenir
professionnel », et d’adapter ces dernières en conséquence.
La démarche d’évaluation sera organisée autour de deux niveaux complémentaires :
1. Une démarche de suivi/évaluation systématique des actions contribuant à atteindre les objectifs
affichés dans le contrat. Cette évaluation in itinere (tout au long du contrat) devra permettre une
lisibilité sur les principales réalisations du contrat et leurs résultats à court terme (résultats
mesurables immédiatement). Elle reposera sur un ensemble de tableaux de bord composé
d’indicateurs, définis de manière partenariale, et alimenté à un rythme trimestriel ou semestriel.
Chaque signataire s’engage sur l’alimentation de ces tableaux. Chaque année, un bilan et une
analyse consolidée de ces indicateurs sera réalisée. A l’issue du contrat, le suivi de ces indicateurs
permettra de dresser un bilan transversal du contrat, de ses principales avancées mais aussi
éventuelles difficultés.
27
2. La conduite d’évaluations des effets mesurables à moyen et long termes, ciblées sur certaines
priorités ou dimensions phares du contrat. Ces travaux, plus ambitieux, nécessiteront un outillage
méthodologique plus complexe, reposant notamment sur des démarches spécifiques de collecte
d’informations et de consultation des parties prenantes et bénéficiaires des actions. Ces objets
spécifiques d’évaluation seront identifiés dans un plan pluriannuel d’évaluation défini durant les
premiers mois du contrat mais qui se voudra évolutif : possibilité d’activer des sujets d’évaluation
tout au long du contrat et en fonction des besoins. Ces évaluations ciblées viendront éclairer les
partenaires sur des sujets à enjeux particuliers (ex : efficacité des actions événementielles dans le
cadre du volet orientation, analyse des abandons et ruptures de parcours, évolution de la situation
de recrutement sur les métiers en tension…).
L’évaluation figurera parmi les missions de la commission de suivi du CPRDFOP du CREFOP qui
réservera des temps dédiés à l’évaluation au rythme suivant :
- Durant les 6 premiers mois du contrat : définition du tableau de bord de suivi/évaluation du contrat
et définition des premières opérations d’un plan pluriannuel d’évaluation comprenant 2 à 3 sujets
d’approfondissement ;
- De manière trimestrielle : suivi du tableau de bord afin de piloter et réorienter si nécessaire les
actions menées et suivi de l’avancée du plan d’évaluation ;
- De manière annuelle : analyse approfondie et partagée du tableau de bord consolidé et
identification de sujets d’évaluation à activer pour éclairer de manière plus détaillée certains volets.
SIGNATAIRES
28
ANNEXE N°1
Portrait territorial de
la Nouvelle-Aquitaine
29
Sommaire
Démographie....................................................................................... p 31
Zoom sur les jeunes en Nouvelle-Aquitaine ............................................... p 33
Emploi ..................................................................................................... p 35
Formation.............................................................................................. p42
Compléments ............................................................................... p 45
Spécificités territoriales départementales .................................................. p 46
Métiers et appareil de formation : besoins en emplois et qualifications
par filières.................................................................................................... p 50
Agriculture, forêt pêche, aquaculture ............................................. p 50
Industrie ........................................................................................... p 51
Agroalimentaire, métiers de bouche, cuisine .................................. p 52
Commerce ........................................................................................ p 53
Construction .................................................................................... p 54
Transport-manutention-magasinage .............................................. p 55
Maintenance de véhicules, moteurs et mécaniques ....................... p 56
Hôtellerie -restauration, tourisme ................................................... p 57
Banque, finance, immobilier............................................................ p 58
Santé, social, soins aux personnes................................................... p 59
30
DEMOGRAPHIE
Si la région, 1ère par sa superficie mais seulement 4ième par sa population, connaît un dynamisme démographique
qui ne se dément pas, une analyse plus fine des dynamiques montre que le regain est essentiellement porté par
les migrations et se concentre principalement dans les couronnes périurbaines des grands pôles et sur la frange
littorale. En cela, la région ne diffère guère des autres régions dont les migrations sont également marquées par
la métropolisation, l’héliocentrisme et le tropisme littoral. Les pôles urbains plus modestes et les communes
isolées continuent pour la plupart à perdre des habitants, résultat d’une combinaison entre un manque
d’attractivité et un solde naturel toujours déficitaire. Deux départements restent en déprise démographique dans
l’est du territoire, la Creuse et la Corrèze, l’excédent migratoire ne compensant pas le solde naturel négatif, pour
ces deux territoires les plus âgés de la Nouvelle-Aquitaine avec la Dordogne.
Peu densément peuplé, cet espace comporte une seule métropole, Bordeaux. 20% de la population réside dans
son aire urbaine. Outre la capitale régionale, 10 aires urbaines de plus de 100 000 habitants structurent le
territoire (couvrant un peu plus de la moitié -53%- de la population).
Le surcroît de dynamisme des grands espaces urbains s’explique par leur positionnement sur des secteurs
compétitifs ou à haute valeur ajoutée, par la concentration des fonctions métropolitaines et des établissements
d’enseignement supérieur où se retrouvent les populations les plus jeunes et les plus diplômées.
Malgré tout, la dimension rurale de la région est particulièrement prégnante avec plus de 35% de la population
résidant dans une commune rurale. La densité de population est particulièrement significative à cet égard : avec
environ 70 habitants au Km2, la Nouvelle-Aquitaine pointe à l’avant-dernier rang des régions métropolitaines
(116 habitants au Km2 et 96 hors IDF), mais les densités varient fortement d’un département à l’autre : 149
hab./km2 en Gironde, 22 hab./km2 en Creuse. Près de 6 communes sur 10 sont actuellement classées en zone de
revitalisation rurale. Ces territoires se caractérisent par une combinaison entre des niveaux de
qualification/diplômes plutôt bas et des taux de précarité plus élevés que la moyenne.
>> Plus grande région métropolitaine par sa superficie mais peu densément peuplée, la Nouvelle-Aquitaine se
caractérise par sa diversité sociodémographique entre un littoral, des pôles urbains dynamiques et un arrière-
pays plus rural, vieillissant, isolé. D’où, des enjeux fort de développement, tandis que dans le contexte éducatif,
cette hétérogénéité implique de garantir une approche territorialisée :
− tenant compte des spécificités et des ressources des territoires dans le développement de l'orientation et des
formations professionnelles
− renforçant la mobilisation et la coordination des acteurs dans les territoires
31
ième
4 région française pour la population avec 5,9 Millions d’habitants
Gironde Vienne Pyrénées- Haute- Charente Lot et Corrèze Creuse Dordogne Deux- Landes
Atlantique Vienne s- Garonn Sèvre
s s
On assiste à une forte concentration des 15-24 ans sur les espaces les plus urbanisés, concentration supérieure à
celle de la population dans son ensemble. Les 10 plus grandes villes régionales accueillent 15% de la population
totale mais 1 jeune sur 4 y réside. La surreprésentation des jeunes est liée en partie à la présence de pôles
universitaires : les trois premières villes, Bordeaux, Limoges et Poitiers accueillent ainsi environ 1 jeune sur 7.
Corollairement, les taux de scolarisation tendent à baisser en milieu rural.
Parmi la population des 15-24 ans sortis du système scolaire20 (35% de cette classe d’âge), 22% soit 50 600
jeunes n’ont aucun diplôme (hors DNB). La région est d’ailleurs plutôt bien positionnée sur ce critère (4 ème
position en métropole, les données s’échelonnant de 18% en Bretagne à 30% dans les Hauts-de-France).
Toutefois, 7 départements sur 12 dépassent cette moyenne. Sur la tranche des moins de 20 ans, 45% ont arrêté
leurs études sans obtenir aucun diplôme, soit environ 17 500 jeunes pour lesquels la problématique de la
qualification est particulièrement prégnante.
Sur l’ensemble de la région, parmi les 15-64 non scolarisés, actifs potentiels, on retrouve un pourcentage de non
diplômés sensiblement équivalent, soit un peu plus d’1 personne sur 5 (21%), seules les classes d’âge les plus
âgées sont logiquement moins diplômés (58% pour les 65 ans et plus).
Au dernier recensement, environ 109 000 jeunes soit 17% de cette classe d’âge n’étaient ni en emploi, ni
scolarisés. La région ne fait ni mieux ni pire que le national en la matière, et se classe en 5ième position des
régions en métropole. Les ¾ de ces jeunes se déclarent chômeurs21. A noter que sur un périmètre légèrement
plus large (les 16-26 ans), les missions locales régionales ont accompagné22 près de 100 000 jeunes en 2017, et
en ont accueilli 40 000 jeunes pour la 1ère fois. Parmi ceux-ci 84.5% sont demandeurs d’emploi, 4 sur 10 sont sans
qualification (cap ou bac) et 6 sur 10 se déclarent peu ou pas mobiles, soit une population particulièrement
précarisée…
Parmi la population encore scolarisée de 15 à 17 ans, les déplacements sont fréquents pour les jeunes ruraux.
36% de cette tranche d’âge résident dans une commune rurale et pour la plupart (96%) doivent se déplacer pour
rejoindre leur lieu d’études. Parmi les résidents des communes urbaines (64%), les 2/3 résident et étudient dans
leur commune.
Par ailleurs, si la région attire une population plutôt jeune, le solde migratoire étant composé pour 60% de moins
de 45 ans, celui reste peu élevé pour les 15-29 ans, qu’ils soient lycéens, étudiants ou jeunes actifs (gain de 3
jeunes âgés de 15 à 29 rapporté à la population sédentaire). Ce sont pourtant eux les plus mobiles, ils forment
38% des entrants et 48% des sortants. Malgré tout, au jeu des migrations, la région gagne en majorité des
diplômés de l’enseignement supérieur, presque 8000 personnes en plus en 2014.
>> La répartition des jeunes sur le territoire évolue avec l’âge avec une concentration progressive dans les pôles
urbains. Malgré de bons indicateurs en matière de formation, plus de 50 000 jeunes n’ont aucun diplôme. Ces
caractéristiques soulignent l’importance d’offrir/diffuser une offre de services en matière d’orientation et de
formation accessible à tous et de relever le défi d’une qualification adaptée aux besoins des territoires pour une
population souvent précaire et peu mobile.
19
Le concept de jeune dans cette partie correspond à la tranche des 15-24 ans.
20
Statistiquement, il s’agit des individus dont l'activité n'est pas "élève-étudiant" (parmi les activités possibles : actifs ayant un emploi, chômeurs,
retraités, personnes au foyer, autres inactifs)
21
Les chômeurs au sens du recensement de la population sont les personnes (de 15 ans ou plus) qui se sont déclarées chômeurs (inscrits ou non à
Pôle Emploi) sauf si elles ont, en outre, déclaré explicitement ne pas rechercher de travail ; et d’autre part les personnes (âgées de 15 ans ou plus) qui
ne se sont déclarées spontanément ni en emploi, ni en chômage, mais qui ont néanmoins déclaré rechercher un emploi.
22
Un jeune est « accompagné » sur une période, s’il a eu au moins un entretien, suivi un atelier ou une information collective, sur cette période.
Pratiquement d’autres formes de contact plus distantes existent (mails, courrier, téléphone etc…)..
33
34
EMPLOI
L’emploi en Nouvelle-Aquitaine, vers un rebond pérenne des activités et
une recomposition des compétences
3ième région économique (derrière l’Île-de-France et Auvergne Rhône-Alpes), avec un PIB de 164 milliards d’euros
en 2015, 1ière région agricole et forestière, la Nouvelle-Aquitaine se positionne de façon prépondérante dans de
nombreux secteurs (viticulture, industrie aéronautique et spatiale, agroalimentaire, bois et papier…) mais
l’analyse des territoires montre des fragilités notamment sur les territoires de l’est qui peinent à rebondir depuis
la crise. La Nouvelle-Aquitaine ce sont 2 350 000 emplois salariés (1 370 000) et non-salariés (980 000). Près de
60% de l’emploi régional est concentré dans les quatre départements côtiers qui composent la Nouvelle
Aquitaine (Gironde, Pyrénées Atlantiques, Charente maritime et les Landes) dont une forte polarisation de
l’emploi dans le département de la Gironde (3 sur 10).
Caractéristique régionale majeure, le poids du secteur agricole est près de deux fois supérieur à la moyenne
nationale en raison de spécialisations territoriales liées à la viticulture, la sylviculture ou l’élevage. Même si cela
ne représente que 5% des emplois régionaux, l’agriculture néo-aquitaine, 1ère région agricole européenne
contribue pour 18% à la valeur ajoutée nationale de la branche agriculture, taux le plus élevé des régions
métropolitaines.
Après plusieurs années de contraction, l’amélioration conjoncturelle constatée depuis le début de l’année se
confirme dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics. Cette reprise de l’activité s’étend à l’emploi
(notamment dans les spécialités du second œuvre et de la canalisation/réseaux) de manière encore mesurée,
reflétant les incertitudes qui pèsent encore sur ce rebond.
Le secteur tertiaire représente trois emplois néo-aquitains sur quatre. Il est marqué par une proportion plus
faible du tertiaire marchand dans l’économie qu’en moyenne nationale (cinq points de moins). Des particularités
locales apparaissent entre les territoires situés à l’est du territoire, fortement marqués par l’importance des
activités tertiaires non marchandes (administration publique, enseignement, santé et social) et ceux de l’ouest
dans lesquels les activités du tertiaire non marchand sont plus significatives. Ce sont notamment les services à la
population favorisée par la structure démographique et la répartition spatiale des seniors qui sont source de
développement majeur : les initiatives favorisant l’autonomie des personnes et le "bien vieillir" relevant du
domaine de la silver-économie sont ainsi fortement pourvoyeuses d’emplois de proximité. Les fonctions
métropolitaines sont traditionnellement bien implantées dans les grandes aires urbaines en particulier celle de
Bordeaux, qui concentre 30 % des fonctions régionales. Elles sont surreprésentées dans six autres zones : Niort,
Pau, La Rochelle, Poitiers, Bayonne et Agen qui connaissent un cercle vertueux cumulant dynamique d’emploi et
forte attractivité d’actifs qualifiés. Les territoires situés à l’est de l’axe Poitiers/Agen connaissent une plus faible
attractivité associée à une perte d’emploi depuis dix ans ce qui accentuent les difficultés de croissance.
A l’instar des tendances nationales, l’emploi industriel accuse un recul marqué. Depuis 2008, ce sont ainsi plus
de 25 000 emplois qui ont été perdus. En 2015, 250 000 salariés travaillent dans ce secteur avec là aussi une
forte concentration de l’emploi industriel en Gironde (20% des emplois industriels de la Nouvelle-Aquitaine).
Tous les territoires voient l’emploi industriel reculer, notamment les départements de la Haute-Vienne (perte
d’1 emploi sur 6 depuis 2008), la Creuse (1 sur 7) et la Vienne. Ceux de Gironde et des Pyrénées Atlantiques
résistent mais perdent également des emplois (respectivement -3% et -6%). Ces écarts à la baisse de l’emploi
industriel sont liés aux spécialisations sectorielles de ces territoires multiformes23 et aux facteurs de croissance
auxquels ils sont liés (concurrence potentielle à laquelle ils sont soumis ou inversement positionnement sur des
vecteurs de croissance importants pour les plus innovants). Malgré tout, les dynamiques économiques actuelles
axées sur l’innovation, la recherche-développement et la montée en compétences de filières régionales à forte
valeur ajoutée génèrent de l’emploi qualifié de manière soutenue, parfois difficile à recruter, difficultés
accentuées par le manque d’attractivité des formations industrielles et les spécificités de la structure
économique (entreprises de petite taille, installations en milieu rural etc…) voir annexe « spécificités
sectorielles »
23
Voir la partie sur les spécialisations sectorielles des départements
35
36
Les capacités des zones à absorber les difficultés ou à croître sont hétérogènes24 : les territoires en façade
atlantique sont considérés comme dynamiques, moins sensibles aux fluctuations de type crise, à l’opposé ceux
du nord Poitou, du Limousin, de la Dordogne et de l’est Charente sont considérés comme vulnérables c’est-à-
dire durablement affectés par la baisse de l’emploi au point de ne pouvoir retrouver un niveau d’emploi stable.
Les chiffres de la création d’entreprises confirment ce constat : 60% des entreprises nouvellement créées sont le
fait de trois départements, la Gironde (38%), la Charente-Maritime (10,5%) et les Pyrénées-Atlantiques (11,5%)
Dans la partie Est de la Nouvelle-Aquitaine, on, assiste à la conjugaison de deux phénomènes : concentration de
l’emploi dans des secteurs relevant du tertiaire non marchand (poids de l’économie résidentielle) et dépendance
à la redistribution de revenus de solidarité (prestations sociales et retraites). L’emploi salarié marchand
relativement plus faible combiné aux restructurations des services de l’Etat affectant la part des revenus
distribués (salaires des fonctionnaires) induisent une diminution durable de l’emploi et une plus grande difficulté
de rebond.
Parmi les 2,3 millions de personnes qui travaillaient en région, quelques 333 000 se retireraient définitivement
du marché du travail entre 2016 et 2020. Certains domaines professionnels tels que les services aux particuliers
et aux collectivités, ceux de l’administration-armée-professions juridiques seraient parmi les plus touchés par les
départs. Dans les domaines du commerce ou du BTP, l’impact relatif des départs serait dans l’ensemble moins
élevé. La question du renouvellement de la main-d’œuvre se pose fortement dans des professions qui
conjuguent croissance des effectifs et nombreux départs. Mais elle est aussi présente dans des professions dont
les effectifs stagnent ou décroissent, en particulier lorsqu’elle est associée à la problématique de l’évolution des
qualifications. Localement, certains territoires (de la Dordogne, Corrèze, Creuse, Charente et du nord Poitou) où
les actifs sont plus âgés que la moyenne régionale, seraient davantage affectés que d’autres par les départs de
fin de carrière.
Réfléchir sur l’évolution des métiers, et en conséquence l’adaptation des formations, c’est aussi intégrer dans
cette réflexion les bouleversements induits par les nouvelles technologies dans la production de biens et de
services (big data, transitions numérique et énergétique, véhicules autonomes, objets connectés, robotique,
internet mobile…). L’usage croissant de l’'intelligence artificielle dans les process va bouleverser des métiers et
des secteurs que l’on croyait préservés de l’automatisation : transports, services aux entreprises, santé,
commerce… Toutefois, l’impact sera différent suivant les métiers, certaines professions manuelles apparaissent
relativement protégées car peu susceptibles de standardisation (métiers de bouche, services à la personne,
artisanat…) voir annexes « Métiers et formations »
>> Si le tissu aquitain se caractérise par une économie diversifiée (une industrie de pointe – aéronautique,
électronique, chimie- côtoie des activités plus traditionnelles -agroalimentaire, bois-papier, cuir et luxe), des
positions dominantes dans l’agriculture et la forêt et et une bonne croissance économique, il reste également
marqué par une structuration en petits établissements, la difficulté des territoires – ruraux- à maintenir/attirer
des entreprises et à recruter des salariés et le poids de l’économie non marchande dans un contexte de
contraintes budgétaires. Réduire les déséquilibres économiques entre une métropole/ des pôles urbains pilotes et
des territoires plus vulnérables, mais aussi stimuler le développement économique implique d’anticiper les
besoins en emplois et compétences de demain (impact des transitions numériques et énergétiques), moteurs
de la performance économique et de développer une réponse formation adéquate.
Par ailleurs, en Nouvelle-Aquitaine, la Région a défini des filières prioritaires dans le Schéma régional de
développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII) identifiées comme créatrices d’emploi
et de valeur ajoutée. Dans ce cadre, l’appareil de formation (initial et continu) devra accompagner leur
développement en compétences sur la base d’observations et d’anticipations prospectives.
24
L’INSEE a identifié les disparités géographiques entre métropoles, zones périphériques et celles rurales en étudiant la résistance
des zones d’emploi constituant la Nouvelle-Aquitaine aux aléas économiques sur une période longue et leurs impacts en termes de
trajectoires d’emploi.
37
TRAJECTOIRE D’EMPLOI DES ZONES D’EMPLOI
DYNAMISME ECONOMIQUE DES ZONES D’EMPLOI
ENTRE 2001 ET 2013
Lecture : Les trajectoires d’emploi s’appuie sur une Lecture : l’indicateur de dynamisme synthétise les
analyse de la vulnérabilité et de la résistance des créations d’établissements et d’emplois et tient
territoires avant, pendant (fin 2007 à 2009) et après compte de la structure économique de la zone.
la crise Ainsi, les zones d’emploi de Dax, Mont-de- Ainsi, sans prise en compte du chômage et de la
Marsan, Niort et Royan ont résisté pendant la crise pauvreté, la zone d’emploi de Pauillac, eu égard à sa
mais sont moins dynamiques depuis (Baisse du structure économique, a une dynamique supérieure
taux de croissance annuel moyen d’emploi, plus aux territoires présentant les mêmes
faible dans la période 2009-2013 que dans la caractéristiques qu’elle.
période 2001-2007).
Champ : établissements ayant une activité
Champ : Zones d’emploi de Nouvelle-Aquitaine dans marchande, hors agriculture
leur intégralité, incluant quelques communes Source : Insee, REE et Clap (1er janvier de l’année
d’Occitanie. entre 2008 et 2013)
Source : Insee, Estimations d’emploi localisées de
2001 à 2013
La création
d’entreprise une
concentration sur
trois
départements
38
MARCHE DU TRAVAIL
La situation régionale est similaire à la situation française dans ses tendances - et notamment dans la baisse du
chômage- comme dans les caractéristiques du marché du travail, avec plus de mobilités, plus d’offres
contractuelles. La population vieillissante, faiblement diplômée et peu mobile, est toutefois un handicap à la
reconversion économique de certains territoires ruraux.
En région et selon les derniers indicateurs, la croissance de l’emploi se confirme et devrait atteindre son niveau
avant crise. Fin décembre 2017, 522 769 personnes étaient inscrites (cat. A,B,C) à Pôle emploi en Nouvelle-
Aquitaine. Au 4ième trimestre 2017, le taux de chômage en Nouvelle-Aquitaine s’élevait à 8.4% soit légèrement
moins qu’en France métropolitaine – 8.6%. D’autres indicateurs conjoncturels tels que celui du retour à l’emploi
en augmentation de 6,5% en un an (# 5,1 au national) ainsi que l’érosion du temps entre entrée et reprise
d’emploi permettent d’envisager une amélioration de la situation.
Les évolutions structurelles du tissu économique marquées par la désindustrialisation, l’externalisation d’une
partie de ces activités, et corollairement l’essor des activités de services, la massification de l’usage du digital
dans un contexte national de récession économique ont entraîné une évolution dans les natures de contrat de
travail devenus plus flexibles et une hausse des transitions professionnelles des actifs entre périodes d’emploi et
de chômage. Cette situation a modifié le profil des demandeurs d’emploi qui conjuguent plus souvent une
inscription au chômage avec l’exercice d’une activité professionnelle (45% des demandeurs d’emploi sont
inscrits en catégorie C). Leur comportement sur le marché du travail évolue également puisque 20% des
demandeurs inscrits recherchent un contrat de travail en cdi à temps partiel ou un contrat court (cdd, mission
d’intérim etc…). Ces transitions professionnelles s’illustrent sur le marché du travail par le décalage entre reprise
d’emploi et métiers recherché. Près de la moitié des demandeurs d’emploi retrouvent un emploi dans un
domaine25 différent dans lequel ils s’étaient initialement inscrits26.
275 000 offres d’emploi ont été directement enregistrées en 2017 par Pôle Emploi. Sans surprise, le premier
département recruteur, et de loin, est celui de la Gironde qui cumule 37% des offres déposées, les départements
de la Charente Maritime et des Pyrénées-Atlantiques viennent après avec chacun 11% des offres régionales.
Pour ces trois départements, le caractère touristique est très marqué puisqu’ils concentrent 62% des offres
régionales dans ce domaine. La Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne arrivent en queue de classement,
cumulant à eux trois 8% des offres régionales. A noter que si l’on ajoute les offres des partenaires de Pôle
emploi, ce sont plus de 590 000 offres qui ont été proposées durant l’année 2017.
En dehors des activités touristiques, le marché du travail reste homogène au niveau de la répartition des
compétences recherchées, même si quelques spécificités se font jour dans le domaine des services à la personne
et à la collectivité qui représente une offre d’emploi déposée sur 7 en région. Il est en effet surreprésenté dans
la répartition des offres départementales en Creuse, dans la Vienne (correspondant à 24% des offres déposées
dans ces deux départements), la Haute-Vienne et la Gironde (respectivement 20% et 19%). Le domaine
professionnel du commerce est celui qui cumule le plus de propositions d’emploi, il est présent dans le trio de
tête des domaines professionnels recherchés de chacun des 12 départements.
Les offres déposées - hors saisonnières - dans les territoires ruraux de l’est de la région sont moins qualifiées
que celles déposées sur le littoral atlantique et sont également moins pérennes. Elles correspondent plus
souvent à des besoins de proximité (service à la personne).
>> Le marché des personnes qualifiées est très tendu, alors qu’à l’inverse les chômeurs de longue durée n’arrivent
pas à bénéficier de la reprise de l’activité économique et n’ont pas toujours connaissance des recrutements à
venir dans les entreprises. Cette catégorie de demandeurs d’emploi se caractérise par un double handicap : faible
niveau de qualification et mobilités réduites. Un des enjeux pour cette population éloignée de l’emploi consiste en
l’accès à un service de proximité favorisant l’insertion par l’emploi, permettant l’acquisition d’un niveau de
qualification professionnel adapté aux besoins des activités du territoire quel que soit le lieu de résidence.
25
14 domaines professionnels au total.
26
Observatoire de l’emploi de Pôle Emploi en Nouvelle-Aquitaine.
39
Le marché du travail en 2017
Taux de chômage Demande d’emploi Femmes Moins de 26 ans 50 ans et plus Longue durée
8.4% 8.6% 522 770 53.5 % 16.5% 25% 44%
593 000 offres d’emploi dont 275 000 gérés directement par Pôle Emploi
40
Part des projets de recrutements jugés difficiles
parmi les projets permanents - 40 000 projets
Commerce
Commerce Hébergement et restauration
Administration publique Action sociale
Activités financières et d'assurance Commerce
Hébergement et restauration
157 000 Construction
Hébergement et restauration
Commerce
98 000 Commerce
Action sociale Action sociale
g 21 500
Hébergement et restauration
205 000
86 500 95 000 Commerce
Hébergement et restauration
Hébergement et restauration Action sociale
Commerce 54 000
Activités de services administratifs 100 000 Commerce
Hébergement et restauration
648 000 Action sociale
Hébergement et restauration
Hébergement et restauration 80 000 Commerce
Commerce Action sociale
Industries agro-alimentaires
110 000 Commerce
Hébergement et restauration
Action sociale
41
FORMATION
La formation initiale par voie scolaire ou par apprentissage : des besoins croissants27
Dans l’éducation nationale, un lycée sur deux offre au moins un enseignement professionnel aux 29% des
lycéens qui poursuivent sur cette voie28. 86 lycées des métiers et 7 campus des métiers et des qualifications ont
été labellisés, ces derniers portant sur des filières innovantes en lien avec les ressources économiques du
territoire29. Ce réseau dense de formations professionnelles est toutefois à mettre en regard avec les faibles
densités infra territoriales. Dans les départements ruraux, l’offre de formation est bien présente, adaptée au
contexte territorial (établissements de plus petite taille30, internats plus fréquents...). Malgré tout, l’offre de
proximité, moins diversifiée qu’en milieu urbain, influence, de fait, les parcours des jeunes, dont l’orientation
est déjà impactée par le niveau de diplôme et le milieu social des parents31.
L’appareil de formation agricole est le second en termes d’effectifs scolarisés après celui d’Auvergne-Rhône-
Alpes. Toutefois, comme au niveau national, la part des formations liées à la production agricole a diminué au
profit des spécialités tertiaires, avec une part importante des services à la personne dans lesquels les filles sont
majoritaires.
L’apprentissage concerne 5% des jeunes âgés de 16 à 25 ans (7 ième région métropolitaine), son développement
est lié en partie à des facteurs exogènes comme l’environnement économique local, et notamment la présence
d’entreprises susceptibles d’accueillir des jeunes. En Nouvelle-Aquitaine, les effectifs ont augmenté sur un an de
près de 600 apprentis supplémentaires, grâce notamment au supérieur, installé dans une dynamique forte de
croissance. Reste que le niveau V est toujours prédominant avec 45% des apprentis et un appareil de formation
très orienté sur les métiers de la production (environ 3 élèves sur 5)
Les effectifs de l’enseignement supérieur ont augmenté de plus de 13% en dix ans. 65% relèvent de l’université
(62.5% en France). L’orientation vers des formations courtes (sts, dut, formations paramédicales et sociales)
concernent plus d’un étudiant sur cinq, ce qui la place dans la médiane des régions (hors île de France – 13.5%).
C’est une spécificité de l’académie de Limoges (plus de 3 étudiants sur 10). 50% de la population étudiante
((hors STS) a obtenu son bac dans la région, soit le 10ième rang des régions32, un % faible témoignant
généralement de la variété des formations proposées.
>> La Nouvelle-Aquitaine bénéficie d’un bon maillage du territoire en structures de formation initiale et
notamment d’enseignement professionnel, mais aussi d’une offre diversifiée destinée aux demandeurs d’emploi.
Mais, dans un contexte de baisse démographique des publics jeunes dans les territoires les moins urbanisés, et de
difficultés d’insertion des moins qualifiés, l’objectif est d’assurer des choix d’orientation et un parcours de
qualification adapté, vers et dans l’emploi, plus fluide et plus continu.
27
Sur les dix dernières années, les effectifs du 2nd cycle de la région Nouvelle-Aquitaine ont augmenté de 7.5% (2.1% pour la France),
28
Même si la part de l’enseignement général et technologique augmente dans l’orientation post-troisième.
29
Construction aéronautique, filière bois, construction durable/éco-réhabilitation, génie civil/infrastructures intelligentes,
agroalimentaire, maintenance.
30
56.5% des lycées professionnels de l’académie de Limoges ont moins de 200 élèves (33.8% en France, 37.2% en région).
31
Exemple : les sections de segpa sont ainsi plus nombreuses dans des départements comme la Creuse (5%) qu’en Gironde.
32 er
De 76% pour la Corse, 1 du classement, à 31.1% pour l’île de France, dernier du classement.
42
43
L’information et l’orientation des jeunes
NB : le réseau des carifs-orefs accueillent tous les publics sans critère d’âge
EFFECTIFS UNIVERSITAIRES
enquêtes menées par le SIES auprès des établissements
2016
129 000 étudiants à l’université (dont dut)
31 500 en IUT et STS et assimilés
8 300 en formation d’ingénieurs
4% en écoles d’ingénieurs
44
Complements
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LES SPECIFICITES SECTORIELLES DEPARTEMENTALES
PAGE 50
METIERS ET APPAREIL DE FORMATION :
BESOINS EN EMPLOIS ET QUALIFICATIONS PAR FILIERE
45
SPECIFICITES TERRITORIALES DEPARTEMENTALES
16 – Charente
C’est le 1er département industriel de la Nouvelle-Aquitaine en effectifs 6,0% 17,5% 6,6% 38,4% 31,4%
salariés. L'industrie représente plus d'1/4 des emplois du secteur privé dans
le département, avec une spécialisation dans la fabrication de cartons et
l'imprimerie (plus un pôle « image »à Angoulême), dans les équipements
électriques, les produits minéraux –verre, argile-béton (1er employeur
régional dans ces trois cas) et dans la production de boissons alcooliques Les secteurs industriels les plus représentés % de la
distillées (cognac et pineau principalement). en volume d’emplois région
Bois, papier-carton, imprimerie 17,5%
Industries alimentaires 9,1%
La production viticole (1er bassin de production de vins blancs/eaux de Fabrication d'équipements électriques 31,3%
vie), génératrice de plus-value, un important cheptel bovin à l'est du territoire
-mais aussi ovin et caprin - une grande surface exploitée en céréales et oléo-
Les secteurs SUR-REPRESENTES dans le
protéagineux, explique la surreprésentation de l'emploi agricole. territoire
Bois, papier-carton, imprimerie 17,5%
Fabrication d'équipements électriques 31,3%
Industries alimentaires 9,1%
17 – Charente-Maritime
L'économie est essentiellement présentielle (c’est le second département 6,0% 9,6% 7,1% 43,2% 34,1%
sur ce critère après la Haute-Vienne). C’est aussi le 1er département
touristique de la nouvelle Aquitaine (avec 6,5% de l'emploi total du
département, même si en nuitées et en richesse dégagée, la Gironde le
précède sur le podium). Les secteurs du commerce (1 salarié sur 4) et de
l'hébergement-restauration sont surreprésentés en lien avec ce caractère Les secteurs industriels les plus importants % de la
touristique. en volume région
Le territoire attire des touristes, mais aussi une population de jeunes Fabrication de matériels de transport 15,7%
retraités. Le secteur social est d'ailleurs très présent. Industries alimentaires 8,3%
Autres industries manufacturières 10,2%
Grâce à sa spécialisation dans la viticulture (2nd bassin de production
vinicole, partagé avec la Charente), la pêche, et la conchyculture (1er
producteur en France), ainsi que les grandes cultures (céréales et oléo Les principaux secteurs SUR-
REPRESENTES dans le territoire
protéagineux), le poids de l'agriculture dans son économie le place en
Commerce (dont garages) 10,5%
3ième position régionale Fabrication de matériels de transport 15,7%
Social 10,5%
2 secteurs concentrent 40% de l'emploi industriel départemental :
agroalimentaire et matériel de transport
19 – Corrèze
Le département se décompose en trois zones d'emploi, dont la vulnérabilité 5,0% 13,8% 6,6% 40,5% 34,2%
et la ruralité sont croissantes en allant vers l'est.
L'industrie lourde est encore très présente, notamment dans les Les principaux secteurs SUR-
machines et équipements (installation, fabrication), 1/4 des salariés REPRESENTES dans le territoire
industriels travaillent dans la métallurgie), 1 sur 6 dans l'agroalimentaire. Social 2,5%
L'industrie de la tapisserie avec peu d'effectifs bénéficie pourtant d'une Métallurgie 3,5%
renommée internationale et d'une volonté politique de développement. Santé 2,3%
24 – Dordogne
C'est un territoire à dominante rurale marquée par une filière bois
développée (3ième surface boisée régionale, 4ième producteur) et une 5,3% 12,4% 8,0% 39,6% 34,7%
agriculture diversifiée (polyculture et polyélevage). C’est le 2nd producteur
de fraises après le Lot et Garonne et de 3ème producteur de lait de vache.
Près de 30% de l’emploi industriel se situe dans les industries Les principaux secteurs SUR-
agroalimentaires. Autre particularité, les caoutchoucs- plastiques - avec REPRESENTES dans le territoire
12% de l’emploi régional. Un pôle important est celui de la fabrication de Industries alimentaires 9,1%
L'industrie est en lien avec les ressources naturelles du
papier et de carton. L’industrie du luxe est présente à travers la filière cuir Construction 6,9%
territoire : avec ¼ des emplois dans l’agroalimentaire (bassin de Brive), le Commerce (dont garages) 6,1%
qui emploie plus de 800 salariés, mais aussi les arts de la table et la
travail du bois . Il existe une forte représentation de PME-PMI industrielles
coutellerie.
dans la sous-traitance aéronautique-spatial-automobile, avec une
33 – Gironde
spécialisation en en Electronique-Optique (1 emploi régional sur 8) et en
Mécanique industrielle-Métallurgie (bénéficiant de l'effet Mecanic vallée)
"
Et le matériel médical
La structure économique du territoire est la plus dynamique de la région.
"
Le secteur privé a gagné 26 700 emplois en cinq ans (soit 3,7% 9,0% 6,4% 49,2% 31,6%
proportionnellement cinq fois plus que les Pyrénées Atlantiques 2nd
département le plus créateur d'emploi). La Gironde se caractérise par la
tertiarisation de son économie caractéristique d'une métropole (8 emplois
sur 10).C'est le département qui accueille le plus important contingent de
nuitées et d'emplois touristiques (plus de 20 000)
Les secteurs industriels les plus importants % de la
C'est aussi le 2ième département producteur de bois après les Landes, en volume région
l'industrie du bois-papier-carton est donc bien implantée. Fabrication de matériels de transport 32,1%
Son agriculture est essentiellement viticole avec le 1er bassin de production Industries alimentaires 16,1%
de vins rouges. Autres industries manufacturières 26,6%
47
40 – Landes
L'importance des emplois touristiques dans l'économie du territoire et la 5,1% 14,5% 7,0% 39,1% 34,3%
richesse dégagée par ce secteur en font le 2nd département en la matière
après la Charente-maritime.
C'est le 3ième département pour le poids de son industrie qui reflète les
richesses du territoire : Industries agroalimentaires, travail du bois -papier- Les principaux secteurs SUR-
carton. Avec plus de 5 000 salariés, c'est le département qui contribue le REPRESENTES dans le territoire
plus à la construction aéronautique et spatiale après la Gironde. Enfin Industries alimentaires 11,4%
Commerce (dont garages) 6,4%
c'est le 2nd employeur régional du secteur chimique avec 16% des emplois
Bois, papier-carton, imprimerie 12,0%
régionaux.
"
47 – Lot et Garonne
6,5% 11,5% 6,2% 41,7% 34,1%
Département âgé et peu peuplé, il partage un certain nombre de
caractéristiques avec la Creuse. C'est d'ailleurs le 2nd département
agricole après ce dernier, avec des productions diversifiées (polyculture,
grandes cultures, polyélevage) et une orientation plus marquée en fruits
et légumes.
Les secteurs industriels les plus importants % de la
C'est le 1er département pour le poids de son secteur commerce et en volume région
notamment commerce de gros. Industries alimentaires 8,2%
Bois, papier-carton, imprimerie 5,6%
Industrie pharmaceutique 28,4%
60% des emplois industriels se concentrent sur 4 domaines :
l'agroalimentaire (30%), l'industrie pharmaceutique, le bois-papier-
carton, et le matériel de transport. Ce sont essentiellement les deux Les principaux secteurs SUR-
premiers qui caractérisent le territoire. Le secteur pharmaceutique sur le REPRESENTES dans le territoire
territoire est cinq fois plus important qu'en moyenne, il regroupe plus d'1/4 Commerce (dont garages) 5,9%
des effectifs régionaux. Industries alimentaires 8,2%
Social 6,3%
2
64 – Pyrénées Atlantiques
secteurs concentrent 40% de l'emploi industriel départemental :
agroalimentaire et matériel de transport
"
3,7% 12,5% 7,0% 44,4% 32,3%
Attractif démographiquement, les Pyrénées-Atlantiques est également le
département le plus dynamique en matière de création d'emplois dans le
secteur privé après la Gironde.
Le département est une terre d'élevage, c'est le 1er producteur d'ovins -
brebis - et de porcins en région
Les secteurs industriels les plus importants % de la
Comme dans la plupart des zones du littoral, le tertiaire marchand est un en volume région
secteur important. Ici, il se caractérise notamment par des activités de Industries alimentaires 12,2%
recherche & développement dont la part est 3,5 fois plus élevée qu'en Métallurgie 22,1%
Fabrication de matériels de transport 18,6%
région. Le secteur de l'hébergement & restauration est également sur-
représenté, le département est en effet le 3ième département en termes
d'emplois touristiques et de richesse dégagée par le secteur tourisme. Les principaux secteurs SUR-
REPRESENTES dans le territoire
Le domaine industriel est diversifié, même si l'industrie alimentaire, la Métallurgie 22,1%
métallurgie et l'aéronautique représentent plus de la moitié des emplois. Recherche-développement scientifique 44,0%
1/5 des effectifs régionaux du secteur textile-habillement-cuir sont Fabrication de matériels de transport 18,6%
également dans ce département.
dq
48
79 – Deux-Sèvres
Après la Gironde, les Deux-Sèvres est le département où les services 5,7% 14,9% 6,1% 44,8% 28,4%
marchands sont les plus développés dans l'économie du territoire, avec
notamment plus de 12 000 emplois salariés dans les activités financières
et assurantielles soit près d'1 salarié sur 5 du tertiaire privé marchand (soit
trois fois plus qu'en moyenne) 1 3,1 -0,5 1 -4,8
le département est une terre d'élevage : 2nd cheptel bovin régional et Les secteurs industriels les plus importants % de la
porcin, 1er département pour le cheptel caprin, important cheptel ovin en volume région
également. C'est le 1er département régional producteur de lait. Industries alimentaires 9,3%
Métallurgie 11,3%
L'industrie s'illustre la présence d'industries agroalimentaires sur le Produits de synthèse 11,2%
territoire (22% des effectifs industriels). La moitié des salariés de l'abattage
et de la transformation de viande de volaille sont basés sur le département
(plus globalement 23% des effectifs de la filière viande régionale et 20% Les principaux secteurs SUR-
dans la fabrication de fromages). La Métallurgie est également très REPRESENTES dans le territoire
présente. L'importance de son industrie le place en seconde position Activités financières et d'assurance 22,5%
régionale pour la part des effectifs industriels dans l'économie. Industries alimentaires 9,3%
Métallurgie 11,3%
"
86 – Vienne
3,2% 12,7% 6,0% 41,2% 36,9%
Département jeune, la Vienne bénéficie d'un pôle universitaire performant et
de grandes écoles qui contribue à placer la Vienne en 3 ième position des
départements pour la place occupée par le tertiaire non marchand
87– Haute-Vienne
1ère économie présentielle de la région avec une forte centralisation 3,3% 12,7% 5,5% 40,5% 37,9%
administrative, la Haute-Vienne est le 2nd département régional pour la
proportion d'emplois publics et le 1er pour la fonction publique
"hospitalière. Au total, 1 salarié sur 10 appartient au secteur sanitaire et
social.
Les secteurs industriels les plus importants % de la
Département urbain, l'activité agricole reste encore très présente dans le en volume région
secteur bovin (3ième cheptel régional) mais également ovin dans le nord- Bois, papier-carton, imprimerie 14,5%
ouest du territoire. Produits de synthèse 12,3%
Industries alimentaires 4,4%
L'industrie est bien présente avec de nombreuses spécificités industrielles la :
Haute-Vienne). 1er département touristique de la nouvelle
bois-papier-carton-imprimerie avec plus d'1/5 des emplois industriels Aquitaine (avec
du
6,5% de l'emploi Les principaux secteurs SUR-
département soit total
14% du du département, même
secteur en région (Cesisecteur
en nuitées et en richesse
""débordant"" sur la
REPRESENTES dans le territoire
METIERS ET APPAREIL DE
dégagée,
Charente lavoisine),
0%
Gironde le et précède
des salariés)électriques.
d’équipements
17% des sur le podium),
emplois
et de l'hébergement&restauration
les secteurs
régionaux de dula commerce
fabrication(
sont sur-représentés.
L'industrie du luxe est également développée à
Bois, papier-carton, imprimerie
Transports et entreposage
14,5%
7,5%
travers une filière cuir historique dans l’ouest du département : 13% de Fabrication d'équipements électriques 17,0%
FORMATION : besoins en
Le territoire
l’emploi
retraités.
céramique
attire des touristes,
nouvel-aquitain
Le secteur
: plus d’1social
mais aussi une population
du textile-habillement-cuir,
emploiestrégional
d'ailleurs
sur très présent.
10 dans
et unede tradition
jeunes
les produits de synthèse
Des besoins en emplois permanents liés à la saisonnalité des 5 200 Elèves en dernière année de formation
activités et au renouvellement des effectifs.
Un appareil de formation qui maille bien le territoire mais des
Agriculture : Des perspectives stables en termes d’actifs ou d’ouvriers orientations plus marquées de l’enseignement agricole vers les
salariés polyvalents (élevage, viticulture et arboriculture) mais un manque services au détriment de la production agricole (où la part des
filles reste faible).
d’attractivité des jeunes professionnels sur ces métiers, viticoles compris.
Le salariat agricole souffre toujours d’une mauvaise image. Les formations souvent les plus attractives - aménagement
Les profils sont plus complexes avec des compétences liées à la paysager, faune et flore- sont moins aisées en terme d’’insertion
diversification des activités et une élévation des niveaux de formation. que les fonctions de production.
Actuellement ¼ des jeunes qui s’installent ont au moins un BTS.
A noter : une augmentation de la durée des parcours des élèves
du fait d’une poursuite d’études, parfois hors enseignement
Pêche aquaculture : en dehors des saisonniers, les embauches sont agricole; une élévation des niveaux de formation notamment
constantes pour des mécaniciens et des matelots. chez les chefs d’exploitation
Bois-forêt : Des besoins pérennes dans les métiers d’ouvriers qualifiés - 30% Spécialités diverses de l'agronomie et de l'agriculture
bûcheronnage-élagage, débardage, conduite, maintenance de machines. 26% Productions animales, élevage, aquaculture, soins
Des compétences supplémentaires sont à acquérir dans la mobilisation et 20% Aménagement paysager (parcs, jardins, espaces verts)
la valorisation de la ressource bois, dans les techniques de sylviculture, 13% Forêts, espaces naturels, faune sauvage, pêche
dans le transport du bois. Au-delà, on recherche des compétences 11% Productions végétales, cultures spécialisées
commerciales pour valoriser les produits d’origine forestière. (horticulture, viticulture, arboriculture)
Des difficultés pour attirer les jeunes, malgré un public scolaire de plus en % apprentis
plus diversifié en matière d’origine sociale, difficultés accrues vers
l’installation, malgré la promotion des formes sociétaires. 28%
Lien emploi formation : FORT Fins de carrière : conséquentes, un actif sur
Bonne insertion professionnelle, meilleure trois a plus de 50 ans. Professions concernées :
sur les niveaux plus élevés (IV et III). agriculteurs, éleveurs, sylviculteurs et bûcherons
CAP souvent considéré comme insuffisant
par les exploitants.
50
Industrie* - 10% de l’emploi national Hors IDF
Globalement, on assiste à des difficultés d’attractivité des formations et 15 000 Elèves en dernière année de formation
métiers de l’industrie, difficultés amplifiées par la crise, auxquels
s’ajoute un problème de connaissances et de lisibilité des formations. Des difficultés d’attractivité sur certaines spécialités, une demande
sociale faible, des stéréotypes profondément ancrés (médiatisation
Les possibilités et facilités d’insertion professionnelles sont des fermetures d’usines) qui aboutissent à un déficit de candidats.
insuffisamment connues des jeunes. Certaines filières ont une bonne couverture (Electricité,
électronique), d’autres sont absentes des territoires (plasturgie sur
Le secteur se caractérise par une élévation du niveau de recrutement les départements de l’ex-limousin par exemple) faute d’accueillir
suffisamment d’élèves.
(le bac devient la norme d’entrée), de la poly-compétence et un
développement des Certificats de Qualification Professionnelle. Les formés des filières industrielles sont très majoritairement
masculins (hors quelques secteurs comme le textile)
Certaines filières sont perpétuellement en tension (mécanique, Des formations parfois très éparpillées sur le territoire avec des
métallurgie). Tous secteurs confondus, les besoins sont permanents difficultés à trouver des stages dans un tissu industriel de proximité
pour des jeunes peu mobiles
en conducteurs d’équipement et en techniciens de maintenance, et
la double compétence électronique/ mécanique est particulièrement 21% Electricité, électronique (hors automatismes,
appréciée. Plus spécifiquement, les recrutements concernent : productique)
20% Technologies industrielles (Génie industriel et
Métallurgie/mécanique : personnel qualifié dans la mécanique Procédés de transformation…)
industrielle (fraiseurs, chaudronniers, soudeurs, technicien d’usinage) et 11% Mécanique générale et de précision, usinage
10% Travail du bois et de l’ameublement
la gestion de production 8% Structures métalliques (soudure, carrosserie,
Industrie graphique: conduite de machines d’impression et de presse coque de bateau, cellule avion…)
numérique (filière en mutation technologique) 30% Autres
Maroquinerie : secteur dynamique, critère de recrutement davantage lié
à la technique (formations professionnelles) qu’au diplôme % apprentis
Nautisme : déficits de compétences dans production - mécaniciens
moteur, agents de maintenance - et dans une moindre mesure, besoins
en stratifieurs et menuisiers d’agencement. 21%
Electrique-électronique-optique : techniciens supérieurs et licences
professionnelles dans le domaine de l’électromécanique- mécatronique
Lien emploi formation : FORT dans le Fins de carrière : modérés (14% des emplois)
mécanique, métallurgie, l’industrie navale, mais avec des variations ainsi la pyramide des
FAIBLE dans le bois, le textile, les âges du textile/cuir, et de la mécanique/
industries graphiques, MOYEN dans la métallurgie est plus vieillissante qu’en moyenne.
conception et l’encadrement
*hors agroalimentaire (les formations sont ajoutées à celles des métiers de bouche et de la cuisine)
51
Agroalimentaire, métiers de bouche, cuisine - 11% de l’emploi national Hors IDF
Ces métiers se caractérisent par une prédominance des formations en
4 400 Elèves en dernière année de formation
alternance qui permettent une entrée précoce dans la vie active et
donc une volatilité des emplois. Une vague médiatique a permis Le niveau V reste structurant dans le métier et la voie de
d’augmenter l’attractivité de certaines professions, notamment celles l’alternance est toujours privilégiée car très appréciée par les
en lien avec la filière farine (pâtisserie, boulangerie) ou la cuisine. Les professionnels, malgré des taux de rupture toujours élevés
notamment en début de contrat.
formations de la filière viande souffrent toutefois d’une désaffection,
malgré des besoins pérennes dans les commerces de proximité. Mais on constate un développement fort des baccalauréats
professionnels et un niveau de qualification qui augmente. L’impact
Ces professionnels exercent, majoritairement, dans le commerce de et le positionnement des bacs pros face aux CAP/BP est encore à
proximité mais d’autres secteurs utilisent leurs compétences et en définir (publics différents mais qui mènent peu ou prou aux
mêmes métiers, en tout cas, en début de carrière), d’où un
premier lieu l’industrie alimentaire et la grande distribution qui le problème d’adéquation entre les choix des élèves et les voies de
concurrencent fortement. Une part croissante des métiers de bouche formation : d’un côté une recherche de candidats pour des
s’exerce dorénavant dans les rayons des grandes surfaces avec contrats d’apprentissage non pourvus, de l’autre des refus en
d’autres compétences. formation initiale par manque de place (taux de pression trop
élevé)
Certains secteurs deviennent attractifs pour du personnel expérimenté Certains territoires manquent de formations (faible présence en
car moins contraignants en termes d’horaires : les cuisiniers sont Creuse par exemple).
très demandés dans les cuisines collectives des établissements
de santé ou médico-sociaux et dans les cantines scolaires.
% apprentis
Autre caractéristique : Un développement important des CQP de la
branche (dédiés logiquement à un autre public – DE ou salariés, mais 68%
une tendance à des bi-qualifications CAP+CQP)
52
Commerce - 11% de l’emploi national Hors IDF
Le secteur recrute largement au-delà des diplômés en commerce- Le niveau de qualification tend à augmenter, le CAP est de plus
vente, sauf pour les niveaux les plus élevés ou les technico- en plus concurrencé par les niveaux supérieurs mais reste
commerciaux disposants d’une vraie spécialisation. recherché par les petits commerçants,.
Des besoins en spécialisation au détriment des vendeurs Beaucoup de demandes sociales sur ces filières de formation,
notamment en CAP.
généralistes induits par le développement des surfaces de vente
dédiées (bricolage, électronique). Parfois les compétences techniques Une augmentation de la demande en technico-commercial avec
sont un plus par rapport au diplôme commercial (ex. vente dans le parfois des élèves cherchant une double compétence
sport pour des anciens sportifs). (commerciale et technique).
Les salariés exerçant ces métiers ont une forte mobilité externe, 23%
compte tenu d’un turn-over marqué dans ces emplois
Lien emploi formation : FAIBLE mais Fins de carrière : limitées car le personnel est
l’adéquation entre la spécialité de souvent jeune mais mobile
formation suivie et le métier exercé est
croissante avec le niveau de diplôme
53
Construction - 11% de l’emploi national Hors IDF
D’une progression des différentes spécialités du second œuvre en La transversalité entre les différents métiers devient obligatoire :
raison d’une activité soutenue par le marché de la rénovation chaque intervenant sur un chantier doit avoir une connaissance de
thermique (installation d’équipements thermiques et de climatisation, l’ensemble des métiers pour satisfaire aux nouvelles obligations
(exemple de l’étanchéité). Ceci peut entrainer la nécessité de
génie climatique, réalisation de couverture par éléments, travaux de développer des mentions complémentaires mais les formations de
charpente, installation électrique…) niveau IV.
Dans les travaux publics, la reprise de l’activité concerne les fonctions 33% Bâtiment : finitions
de topographe, de direction de chantier du BTP, de conducteur de 28% Bâtiment : construction et couverture
grue, de conducteur d'engins. Mais aussi, la construction et l’entretien 23% Spécialités pluri-technologiques génie civil,
construction, bois
des réseaux secs (monteurs réseaux électrique,…) et humides
16% Mines et carrières, génie civil, topographie
(canalisateur). Le renouvellement et l’entretien des réseaux d’eau
potable et d’assainissement vont être générateurs d’emplois.
Dès maintenant, des besoins d’emplois se font jour pour les postes en % apprentis
bureau d’études.
Dans le domaine de la logistique, le secteur peine à recruter des Le niveau bac pro est souvent jugé insuffisant dans l’exploitation
des transports.
opérateurs de base. Dans l’entreposage, les besoins de recrutement
sont quasiment permanents mais le turn-over est élevé. Parallèlement,
on assiste à une généralisation des outils numériques dans les
% apprentis
entrepôts (robotisation, reconnaissance vocale...)
22%
La part des fonctions support augmente avec une élévation de la
qualification des personnes recherchées.
Lien emploi formation : FAIBLE pour Fins de carrière : MODEREES mais impactant
les métiers de l’entreposage mais particulièrement les métiers de la conduite
FORT pour les métiers de la conduite, routière et de l’exploitation de transport du fait
avec une bonne insertion professionnelle d’une proportion importante de séniors
55
Maintenance de véhicules, moteurs et mécanique - 10% de l’emploi national
Hors IDF
56
Hôtellerie-restauration* tourisme 11% de l’emploi national Hors IDF
Ce secteur accueille toujours les diplômés issus d’autres spécialités Il existe des déséquilibres régionaux, mais les lacunes apparaissent
de formation ou sans véritable qualification ; d’où des emplois de le plus souvent dans les territoires les moins touristiques. La filière
transition pour une frange des jeunes actifs, des hôtellerie est notamment moins présente que la filière restauration.
professionnalisations nécessaires du fait d’une pénurie de
Les formations en hôtellerie de niveau bac ou bac+2 semblent
compétences mais aussi des difficultés de fidélisation. répondre aux besoins locaux sur les départements les plus ruraux.
*hors cuisine
57
Banque, Finance, immobilier - 13% de l’emploi national Hors IDF
Malgré une exacerbation de la concurrence liée à la libéralisation des 750 Elèves en dernière année de formation
activités financières et au développement de relations multi-canaux
moins favorables à l’emploi, le volume de recrutement se maintient mais L’alternance est une voie privilégiée de recrutement.La profession
ralentit, soutenu par l’élargissement de la palette d’activités et par des adopte de plus en plus la technique des jobs-dating pour ce type de
remplacements de fin de carrière encore élevés. Une population contrats.
commerciale jeune et de fortes mobilités internes peuvent toutefois
La qualification est croissante. L’entrée dans le métier se situe à
limiter le nombre de postes à pourvoir. Les professions « digitalisables » Bac+3. Les exigences accrues sur ce niveau ont abouti au
disparaissent au profit des emplois de commerciaux et d’un développement et à la délivrance de licences professionnelles
renforcement des fonctions d’expertise dans un contexte de alimentées par les deux formations propres au secteur : le BTS
qualifications croissantes. Banque (en apprentissage) et le BTS Assurances.
58
Santé Sanitaire, soins aux personnes - 12% de l’emploi national Hors IDF
Lien emploi formation : FORT dans le Fins de carrière : modérés dans le paramédical
paramédical/social (diplômes réglementés) (14% des emplois) mais beaucoup plus marqués
FAIBLE dans l’aide à la personne pour les métiers des services aux particuliers
Très bonne insertion professionnelle sauf notamment pour les aides à domicile et aides
sur les moins qualifiées ménagères
59