bribe
bribe
n.f. [ onomat. ] (Surtout au pl.)1. Restes d'un repas ; petits morceaux d'un aliment : Des bribes de pain miettes
2. Fragment d'un tout : Il lui reste des bribes de souvenirs. Saisir des bribes de conversation.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013
BRIBE
(bri-b') s. f.1° Gros morceau de pain. Manger une bribe de pain. Il est populaire.
2° Les restes d'un repas.
Cela se changeait en un déjeuner dont j'étais le pourvoyeur, et qu'il partageait avec un autre camarade ; car pour moi, très content d'en avoir quelque bribe, je ne touchais pas même à leur vin [J. J. ROUSS., Confess. I]
Fig.Si j'avais le moindre crédit, quelques bribes à leur jeter, ils seraient tous à mes pieds [P. L. COURIER, I, 86]
3° Phrases prises çà et là.
C'était [Villars] un répertoire de romans, de comédies et d'opéras dont il citait à tout propos des bribes [SAINT-SIMON, 111, 203]
Je sais qu'un homme qui fait des vers mieux que moi a récité des bribes fort jolies d'un petit poëme.... [VOLT., Lett. Schomberg, 5 janv. 1770]
HISTORIQUE
- XIVe s. C'est celle qui brimbes repont [met] en son sachet, et tant y sont que moisies elles deviennent [DU CANGE, briba.]
- XVIe s. Et pour ce qu'ils estoient fort chargez de bribes, il se convia à les soulager [D'AUB., Hist. II, 462]Il n'est vie que de coquins quand ils ont amassé leurs bribes [COTGRAVE, ]
ÉTYMOLOGIE
- Bourguig. bribaullai, mendier ; picard, briber, manger ; wallon, briber ; ancien wallon, brimber, mendier ; espagn. briba, gueuserie ; angl. bribe, présent qu'on fait pour corrompre quelqu'un. Ces mots se rapportent d'une part à briffaud, mangeur ; picard brife, morceau de pain (ital. briffalda, coureuse) ; et d'autre part à l'espagnol bribar, mener une vie de vagabond ; ital. birbone, birbante, vagabond ; anc. franç. briban. L'italien briffalda sert d'union entre les deux formes brif et brib, et les deux sens manger et être vagabond. Du reste l'origine ultérieure de ce mot est ignorée. On a indiqué l'ancien haut-allemand bilibi, pain, conjecture sans autorité. Mais bribe, bien qu'il ait été brimbe, ne paraît pas tenir à brimborion (voy. ce mot), qui est tout autre.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
- BRIBE. - HIST.
- XVIe s. Ajoutez : En cette occasion de trousser mes bribes et de plier bagage [mourir], je prends plus particulièrement plaisir à ne faire gueres ny de plaisir ny de desplaisir à personne en mourant [MONT., IV, 122]
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877
bribe
BRIBE. n. f. Morceau d'une chose comestible. Il s'emploie surtout au pluriel. Il n'avait à manger que les bribes de viande qu'on voulait bien lui laisser.
Il se dit aussi, figurément et familièrement, de Fragments, de phrases prises çà et là sans discernement. Des bribes de grec, de latin. C'est un livre composé des bribes de vingt autres. J'étais loin de l'orateur, je n'ai eu que des bribes de son discours.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5
bribe
Bribe, Panis mendicatus.
Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606
bribe
BRIBE, s. f. [2e e muet.] Au sing. Gros morceau de pain. "Il a mangé une bribe de pain bis. St. fam. — Au pl. où il est peu usité: Morceaux de viande que les valets serrent, ou qu'on done à ceux qui demandent l'aumône. — Et au figuré; Bribes de latin, de grec; phrâses prises de côté et d'aûtre sans choix. "Un faiseur d'Almanach est trop heureux quand il peut déterrer quelque bribe de Voltaire, échapée aux recherches des avides Compilateurs. Ann. Litt.
Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788