Exposé Aaaaa
Exposé Aaaaa
Exposé Aaaaa
1
SOME Nab Jacob 08/10/1999 à Oronkua E03585720191
TIENDREBEOGO Clément En 1995 à Lofikahoun N00546120191
TINTO Oumarou 07/03/2000 à Banfora N01166320191
TRAORE Mohamed Inssan 03/08/1986 à Orodara N00171420191
YO Mohamed Roland 15/1O/1999 à Bobo- N01442420191
Dioulasso
ZALE Moussa 05/01/1996 à Imouga N01013220191
2
PLAN
INTRODUCTION
I-DEFINITION CONCEPTUELLE ET OBJET D’ETUTE
1-Définition conceptuelle
2-Objet d’étude
II-FONDEMMENT DE LA NARRATOLOGIE
1-Historique
2-Outils
III-AVANTAGES ET LIMITES DE LA NARRATOLOGIE
1-Avantages
-Limites
IV-NARRATOLOGIE ET POETIQUE MAGIQUE : RESSEMBLANCE ET
DISSEMBLANCE
1-Ressemblance
2-Dissemblance
CONCLUSION
3
INTRODUCTION
La question de la narratologie est un sujet bateau, l’évoquer serait tourner dans un
véritable labyrinthe sans pour autant se retrouver. Cependant, il n’a de sens clairement que
dans le récit. Le récit, selon Gerard Genette dans Figure III serait : « la succession
d’événements réels, fictifs qui font l’objet de ce discours et leurs diverses relations
d’enchainement, de position, de répétition, etc. » ou encore « un énoncé narratif, le discours
orale ou écrit qui assume la relation d’un évènement ou d’une série d’évènements ». Ainsi dit,
la narratologie est un procédé plus qu’important dans le processus de la réception littéraire, en
ce sens que critiques littéraires et spécialistes peuvent s’y référer pour taxer une œuvre de
bonne ou de mauvaise facture. Il s’agira donc pour nous de nous appesantir tout au long de
cette investigation sur la notion de narratologie.
4
II-FONDEMENT DE LA NARRATOLOGIE
1-Histoire de la narratologie
Faire l’historique de la narratologie, c’est jeter un regard rétrospectif sur sa naissance,
son évolution jusqu’ aujourd’hui. Ce terme doit son existence grâce aux efforts du
structuralisme. Déjà en1969, le critique littéraire Tzvetan Todorov (1939-2017) forgeait le
terme dans Grammaire du Décaméron. En 1972, Gérard Genette posait les jalons de ses
concepts fondamentaux dans Figures III. Cependant, la narratologie tire ses origines dans le
formaliste russe et le New Criticism voir chez Aristote.
Genette, permettant à la narratologie d’acquérir sa notoriété que l’on reconnait
aujourd’hui va, faut-il le souligner orienter ses travaux dans la continuité des recherches
allemandes et anglo-saxonnes en l’aboutissement et au renouvellement de ces critiques
narratologiques. Il établit une poétique narratologique, susceptible de prendre en compte
toutes les procèdes narratifs utilisés. Selon lui, tout texte donne à voir les sceaux de la
narration, dont l’examen permettra de reconstituer de manière précise l’organisation du récit.
Ainsi dire, les notions fondatrices de la narratologie génétienne sont entre autres le mode,
l’instance narrative, le niveau narratif et le temps.
2-Outils
On distingue plusieurs outils dans l’étude narratologique. En ce qui concerne l’ordre
du récit, c’est l’ordre des faits. Il peut y avoir rétrospection ou anticipation. En effet, le récit
renferme une dualité temporelle (temps de l’histoire ou de la chose racontée et le temps du
récit). Cette dualité rend possible toutes les distorsions temporelles (analepse et prolepse). Les
anachronies narratives ou distorsions temporelles peuvent être internes c’est-à-dire que les
rétrospections et les anticipations se réalisent dans le récit, ou externe c’est-à-dire le décollage
temporel ne se réalise pas dans le récit. C’est une sorte de diagnostique qui peut réussir où
échouer. En somme trois catégories d’anachronies narratives retiendront notre attention dans
notre étude. On peut citer en premier lieu l’analepse encore appelé flash-back qui est une
anachronie par rétrospection, un retour en arrière qui permet de mieux comprendre
l’évènement qui se déroule dans le récit. En deuxième lieux on peut citer la prolepse qui est
une anachronie par anticipation. L’auteur peut décider d’interrompre le déroulement
chronologique du récit pour raconter des évènements qui sont susceptible de se produire plus
tard dans l’histoire. C’est une sorte de prophétie. En troisième lieu on peut citer la métalepse,
procédé qui consiste à la transgression entre deux niveaux narratifs en principe étanches, pour
brouiller délibérément la frontière entre réalité et fiction.
De la durée du récit.
Elle correspond aux variations du rythme d’un texte. L’auteur peut accélérer ou
ralentir le rythme du récit en résumant ou en détaillant les évènements qui s’y déroule. Elle est
perceptible à travers la scène, le sommaire, l’ellipse et la pause.
La scène : c’est un mouvement narratif ou les temps forts de l’action coïncident avec
les moments les plus intenses du récit. Les évènements sont racontés dans les moindres détails
5
et les paroles sont rapportées avec précision. La scène est une séquence de dialogue. Au
moment de la scène le temps de l’histoire est équivalent au temps du récit.
Le sommaire : C’est un mouvement narratif au cours duquel l’auteur relate les temps
faibles du récit. Les événements racontés sont résumés car supposés secondaires. Là, le temps
du récit est inférieur au temps de l’histoire.
L’ellipse : L’auteur procède à des sauts dans le temps de l’histoire. Certains
évènements sont donc passés sous silence et à cet effet il ‘il n’y a donc pas de temps de récit.
La pause : C’est un mouvement narratif qui décrit les faits, les objets statiques en
détails. C’est une sorte de portrait.
La fréquence : Elle correspond aux relations de fréquences ou de répétition entre le
récit et l’histoire. Ainsi Genette nous apprend qu’il existe quatre (04) types.
D’abord le récit racontant une fois une histoire qui s’est déroulée une fois. Il est dit
singulatif.
Ensuite le récit racontant plusieurs fois une histoire qui s’est déroulée à plusieurs
reprises. On a encore à faire à un récit singulatif.
En outre le récit racontant une fois ce qui s’est passé plusieurs fois. Il s’agit là d’un
récit itératif.
Enfin le récit racontant plusieurs fois ce qui s’est passé une fois. C’est le récit répétitif.
Du mode et de la voix
Cet outil de la narratologie s’intéresse au sujet racontant, ou encore à ce que Gerard
Genette appelle instance narrative. Cette instance narrative plus connu sous l’appellation
narrateur est toujours présent dans le récit. En fonction du niveau narratif et de sa relation à
l’histoire qu’il raconte Gerard Genette dégage quatre statuts majeurs.
Le narrateur extradiégétique hétérodiégétique qui est le narrateur du récit premier qui
raconte une histoire où il est absent.
Le narrateur extradiégétique homodiégétique qui est le narrateur du récit premier et
qui raconte une histoire où il est présent.
Le narrateur intradiégétique hétérodiégétique qui est le narrateur du récit second et qui
raconte une histoire où il est absent.
Le narrateur intradiégétique homodiégétique qui est le narrateur du récit second et qui
raconte une histoire où il est présent.
On peut aussi avoir dans certains cas un narrateur autodiégétique. Là le sujet racontant
est le héros de l’histoire qu’il raconte.
6
III-AVANTAGES ET LIMITES DE LA NARRATOLOGIE
1-Avantages
Le domaine de l’analyse littéraire est parsemé de théories d’investigations critiques
possédant chacune une spécialité bien distincte. Chacune dans sa particularité tente au mieux
d’apporter une pierre à l’édifice du domaine littéraire et la narratologie ne demeure pas en
reste. Son apport dans le domaine littéraire n’est plus à démontrer.
Elle permet de dégager les critères de la littérarité de l’œuvre. Et parlant de littérarité
nous faisons allusion à tout ce qui contribue à l’esthétique de l’œuvre son style, les champs
lexicaux, les symboles mais aussi les figures de styles. Elle va ensuite procéder à leur
classement, montrer leur fonctionnement et leur combinaison puis leur rapport dans l’œuvre
littéraire.
Pour bien cerner l’apport de la narratologie il importe également de bien saisir la
distinction entre trois éléments fondamentaux : L’histoire, le récit et la narration. Globalement
l’histoire correspond à une suite d’évènements et d’actions racontées par quelqu’un c’est-à-
dire le narrateur et dont la représentation finale engendre le récit. L’étude du discours du récit
comme le pense Gerard Genette vise donc à dégager les principes communs de compositions
des textes lesquelles principes tendent à l’universalité. On tente ainsi de voir les relations
possibles entre les éléments de la triade à savoir l’histoire, le récit et la narration. Ces relations
prennent forme notamment, au sein de quatre catégories analytiques dont le mode, l’instance
narrative, le niveau et le temps. (Source : Lucie GUILLEMETTE et Cynthia Lévesque 2016,
« la narratologie » dans Louis Hébert(dir)).
En plus on ne saurait passer sous silence l’apport des anachronies narratives dans la
compréhension des textes littéraires. Adamou Kantagba dans L’évolution de la nouvelle
burkinabè les définie comme étant différentes formes de discordances entre l’ordre de
l’histoire et celui du récit. Dans le même ouvrage nous livre quelques apports de l’analepse et
de la prolepse. C’est grâce au concours de ces outils de la narratologie que certains faits
marquant les récits sont facilement compréhensibles. Exploitée en abondance et souvent le
plus dans les récits, l’analepse favorise l’explication de l’intrigue sans pour autant
l’interrompre brutalement. Ainsi dans la nouvelle Le Mouhoumourgou extrait dans Nouvelles
de l’université de Ouagadougou, 1986 chaque étape de l’évolution de Tinga est ponctuée de
souvenirs. Ces flash-backs nous permettent de connaitre les conditions dans lesquelles il
rencontre ses femmes mais aussi les circonstances dans lesquelles ces dernières vont mourir et
faire de lui un mouhoumourgou.
Pour Adamou Kantagba, l’analepse dans ce contexte nous permet sans doute de
justifier le rite.
Quant à la prolepse qui contrairement à l’analepse qui opère des flash-backs en
amenant le récit sur ces propres traces, la prolepse elle, est comme une prophétie ou une
anticipation d’un évènement. Dans La femme de diable, le récit commence avec un ton
prophétique qui n’est rien d’autre qu’une prolepse. Cet passage extrait de l’œuvre en est une
illustration <<On le lui avait dit pourtant, on avait dit et redis à Françoise qu’elle ne devait pas
Exposée sur la narratologie
7
avoir d’enfant>>, (p.65). Cette prophétie nous livre à l’avance deux informations sur la suite
du récit. La première est que Françoise veut à tout prix concevoir et la seconde est qu’elle
risque un danger si toutefois elle parvient à réaliser ce désir. L’apport de la prolepse ici en tant
qu’outils narratologique est qu’elle nous permet de distinguer les bons devins des mauvais.
Par ailleurs, on ne saurait omettre l’apport de la narratologie génétique dans la
compréhension du récit. Car le sait-on, elle permet de remonter le temps comme l’indique si
bien le terme génétique. C’est sans doute ce qui nous permet de comprendre une œuvre
inachevée, c’est bien par une étude narratologique génétique qu’on peur rendre compte
d’éventuel incompatibilité entre version coprésentes. Cependant, il faut noter que la fonction
des anachronies narratives dépendent d’un récit à un autre.
2-Limites
A l’instar de toutes les sciences, la science du récit appelée narratologie possède tant
bien que mal des défaillances, lesquelles feront l’objet de notre étude.
Sur le plan institutionnel et académique, Raphaël BARONI estime que la narratologie
en raison de son jeune âge et de son hérédité, ne parvient pas à s’institutionnaliser
durablement dans le paysage académique. La narratologie, si elle apparait moribonde, c’est
probablement parce que l’on a tendance à la confondre avec une branche de la théorie
littéraire. Donc l’on recherche les membres de sa congrégation dans les seuls départements de
littérature, alors qu’ils se repartissent aujourd’hui dans différents lieux institutionnels. De
même, si la narratologie n’est effectivement pas dans une forme olympique, alors que l’on n’a
peut-être jamais eu autant besoin de ses services, c’est en grande partie parce que les
chercheurs qui admettent la nécessité de faire avancer la théorie du récit sont trop rares et trop
dispersés.
Par ailleurs, la narratologie génétienne considère l’œuvre comme un système
fonctionnant de façon autonome sur la base de certaines lois. C’est pourquoi elle l’analyse en
se basant uniquement sur sa pure forme, c’est-à-dire que la narratologie ne tient compte ni de
l’auteur ni du contexte social.
Si pour les narratologues, la structure et la pure forme de l’œuvre demeurent
fondamentalement l’étude de l’œuvre, cela ne convainc pas les théoriciens de la sociocritique,
la critique historique et les marxistes. En effet, pour ces derniers l’œuvre littéraire est le reflet
des structures sociales. Alors l’histoire et la société qui demeurent d’office ses sources ne
sauraient être ignorés dans son étude. Ainsi, la longue phrase que serait l’œuvre littéraire
selon les narratologues ne serait être la bonne manière d’appréhender l’œuvre.
8
analytique de l’œuvre littéraire. En effet, on reconnait en ces deux concepts un point commun
à savoir leur ancrage sur le texte. La poétique magique, nous dit Dr Adamou KANTAGBA,
est une science permettant de décoder les traits magiques que regorge le récit. Quant à la
narratologie , selon son concepteur , elle est aussi une science étudiant les mécanismes
internes d’un récit. Il faut toute fois noter que ces deux sciences pour leurs études ne
s’intéressent qu’à la forme du récit et conçoivent qu’il faut seulement se centrer sur le texte.
Les éléments du paratexte ne sont presque pas importants. Par ailleurs, les outils peuvent
servir au classement des œuvres et ce grâce aux différentes lois qu’elles disposent.
Cependant, bien que toutes ancrées sur le texte, la poétique magique, quant à elle ne
cherche en réalité qu’à discerner les éléments magiques contenus dans l’œuvre notamment les
trois magies ou triade magique (magie de transgression, magie des maléfices, magie du pacte
diabolique). La poétique esthétique magique pourrait aussi se distinguer de la narratologie par
son objet d’étude et son ancrage culturel. Pendant que la narratologie s’intéresse aux éléments
internes du texte qui n’ont pas forcement un lien avec la culture, la poétique esthétique
magique quant à elle étudie exclusivement le caractère magique et mystique de l’œuvre qui ne
sont d’autres que culturel.
CONCLUSION
En guise d’épilogue, nous retenons que la narratologie encore appelée science du récit
fut une conception de TODOROV puis révolutionnée par GERARD GENETTE dans son
fameux Figure III. Elle est d’une utilité remarquable pour la littérature en ce sens qu’elle
fournit des outils nécessaires pour sa compréhension. Toutefois comme quasi toutes les
sciences, elle procède tant bien que mal les défaillances, chose sans doute constituant la
pomme de discorde entre critiques et spécialistes. Il implique donc de remédier ses défauts
afin que cette jeune discipline puisse gravir les échelons escomptés et enfin atteindre le statut
de science parfaite.
BIBLIOGRAPHIE
GENETTE,Gerard(1972), Figures III , Paris,seuil
KANTAGBA,Adamou,(2021) Cours de Critique littéraire au XX siècle, Université Nazi
BONI.
KANTAGBA ,Adamou (2013) Anachronies narratives et viol dans la nouvelle burkinabé.
KANTAGBA , Adamou (2013), L’Evolution de la nouvelle burkinabé :Le viol, une
innovation thématique, Edition universitaire européenne, Saabrûcken.
ZOROM,Idrissa,(2021),Réception des littératures africaines :nouvel et roman. Université
Nazi BONI .
Site web
WWW.Google.Com
Exposée sur la narratologie
9
Exposée sur la narratologie
10