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Vos Pires Dates – 18 – Emilie
le lundi 9 mars 2026 à 9h20


(EDIT) j’ai modifié le strip, en prenant en compte le premier commentaire, de Marie. Merci à elle !
Seigneur, la dernière phrase qui gâche tout. Je la trouvais assez bienveillante et l’histoire touchante…
Je corrige : « j’espère que mes conseils l’ont aidé à mieux comprendre comment s’y prendre et qu’il a trouvé quelqu’un qui lui convient ».
Belle semaine à tous 🙂
Bonjour,
L’interrogation que le tumulte de l’époque sur les relations sociales, a fortiori sur le sexe et les romances, provoque chez moi est la suivante : quelles sont les limites à notre subjectivité face à ce que nous estimons inacceptable ou inapproprié?
Dans cet exemple, l’homme est ridiculisé. Il le mérite sans doute. Néanmoins, il a l’humilité de joindre la femme avec qui il a eu un rendez-vous raté (par sa faute, son égo). Cela atteste d’une démarche saine et assez empathique.
Alors pourquoi revenir sur cette histoire précisément si ce n’ est pour rétroactivement l’humilier ? Le souhait de la protagoniste, à la fin, n’est ni charitable ni empathique. Cet homme avait peut être juste besoin d’une impulsion positive pour arrêter de se dissimuler sous une couche sophistiquée et mensongère de charisme imaginaire. Il fallait juste qu’il s’ouvre sur ce qu’il est réellement.
Les relations humaines sont terriblement déconcertantes. En dehors des deux zones claires (zone criminelle : absence de consentement explicite ; zone heureuse: consentement partagé et non contraire à la loi), une étendue de gris, de diverses nuances, est à constater. Par exemple, la femme qui refuse d’avoir une relation sexuelle avec son compagnon (ou l’inverse, parité oblige) mais qui s’y résoud malgré tout après quelques protestations peu appuyés (pour une multitude de raison : se réconcilier, ne pas se fâcher, faire plaisir…), cela donne lieu à une situation ambiguë : le consentement de la femme n’est pas flagrant mais peut on considérer l’homme comme un prédateur ? Vu de sa fenêtre, il a juste tenté un rapprochement. Senti une opposition molle mais réelle mais cela a finit sur un consentement timide pour lui mais consentement néanmoins.
La subjectivité est en soi une difficulté pour faire société. Elle incarne une impossibilité théorique de se rapprocher les uns des autres. Chaque personne a sa représentation propre du monde et des interactions sociales. Notre subjectivité intrinsèque nous empêche de concevoir un tout objectif. Or, cela nous isole mentalement des autres. Nous croyons vivre perpendiculairement mais nous sommes réduits à vivre parallèlement les uns des autres.
Le ressenti, par sa subjectivité, ne saurait devenir une norme sociale. Sinon, la société s’écroulera. Plus de présomption d’innocence mais de culpabilité. Plus de recherches de preuves ou d’indices concordants mais glorification du discours et des impressions personnelles.
J’ai 37 ans, apolitique (j’ai longuement cru être très à gauche mais en réalité, notre positionnement politique varie en fonctions des sujets). Je suis favorable à l’immigration (de gauche), seul salut d’ailleurs face à la déliquescence de la démographie française mais je suis également pour le mérite et l’initiative privée tout en revalorisant énormément les petits salaires (mais je me questionne sur le RSA par exemple).
Bref, nous ne sommes jamais les avatars d’un seul camp politique. A moins d’un lavage de cerveau nous privant de tout discernement.
Je vous que j’ai abordé différentes thématiques et que j’ai trop parlé. Place au débat chers correspondants (et pas d’invectives s’il vous plaît ni qualification : un citoyen libre et éclairé ne se met jamais, de lui même dans une case enserrant sa liberté de penser)
Je trouve ça assez méchant, de la part de la nana (la conclusion).
Pourquoi le type ne pourrait pas changer ? Ou du moins s’adapter..?
Alors ok, le mec a effectivement l’air désespéré, mais vouloir le condamner au point de souhaiter gâcher son date parce qu’il a un (énorme, ok… mais bon… C’est le seul ? Seuls les hommes sont comme ça ?) besoin de reconnaissance, c’est un peu dégueu, je trouve.
Mwais.. Bof…
ça tourne un peu au « Parcekeucéunmecépicétou »…
Au …sexisme ?
Così fan tutte.
(bien sûr, ce n’est pas aussi simple, mais il est certain que la fin ne plaide pas en faveur de cette jeune femme. Il y a des hommes maladroits, ayant de bonnes intentions mais ne sachant les mettre en pratique. Dieu merci, il y a aussi des femmes qui savent accepter et accueillir cela avec bienveillance)
Je rejoins les autres commentaires, tout ça est assez paradoxal ; Emilie est d’abord bienveillante puis en arrive à une conclusion un peu agressive ; le jeune homme semble de prime abord très égocentrique mais se révèle finalement plutôt avoir des difficultés sociales. Au final ça donne un rendez-vous raté (tiens, c’est amusant d’ailleurs que le joli « rendez-vous » que même les anglo-saxons nous empruntent soit devenu, en France, le vilain « date »), celà arrive, ce n’est pas grave (dans ce cas en tous cas), mais l’espoir d’un lendemain meilleur pour tout les protagonistes ne serait il pas préférable ?
Je précise pour que tout le monde comprenne bien ces commentaires : j’ai modifié le strip, à la base elle finissait par la phrase « j’espère que son date a été gâché, pour le bien être de cette inconnue », mais effectivement ça n’envoyait pas forcément le bon message…
@Mélaka ; c’est mieux comme ça 😉 +1 🙂
J’ai lu les com et la fin corrigée.
Pour une fois, je pense que le type a un bon fond (si la conversation téléphonique a duré une heure et qu’il lui pose des questions précises, c’est qu’il souhaite se remettre en question. C’est rarement le cas avec les crétins), mais juste un énorme problème de compétences sociales. Il est resté bloqué à ce qui marche et se fait à l’adolescence, soit avoir l’air de briller et d’être génial (et après, avec l’âge et l’expérience, on se rend compte que ce n’est pas une pub marketing qu’on cherche mais un partenaire).
Et du coup, mieux vaut effectivement lui souhaiter qu’il s’améliore dans ce domaine.
C’est plutôt choupi comme histoire, finalement. Dommage pour le rencard raté, mais la communication finit bel et bien par être établie, et le type avait l’air sincèrement en détresse. C’est assez fou, ce manque de codes de communication chez certains hommes. Pas assez de lectures de Jane Austen et de webcomics d’amour, peut-être ? :-p Mais là il avait l’air jeune, donc ça peut arriver.
Au passage, j’adore le dosage entre les petits éléments et décor et les espaces blancs qui ménagent une présentation aérée, je trouve ça très bien équilibré. /mon avis de pas expert pour un sou.
Je croyais (a tort sans doute! ) que cette série représentait la réalité, et le fait de modifier le recit de la personne illustrée est un peu dérangeant en fait.
On perd aussi un côté assez paradoxal (quoique.. quand la narratrice dit qu’elle doit se retenir de glousser et de rire.. je pense pas qu’on est bienveillant quand on est dans la moquerie)
Après, ma remarque n’a pas vraiment d’importance au final, surtout que tu as la fois signalé la modification et mis en commentaire le texte original.
En effet, le témoignage, quand on le lit, n’est pas sympa, mais il ne fait pas oublier qu’Emilie a donné de so temps pour aide,r alors qu’elle s’en serait bien passée, qu’elle a pris sur elle pour rester correcte, en luttant contre son envie de glousser, par exemple, et en se forçant à être sympa et constructive avec quelqu’un qu’elle trouvait antipathique, donc qu’à un moment donné, tout ça ressorte de manière moins sympa (sans être horrible non plus, en plus), c’est juste un besoin humain d’évacuer la tension de cette journée.
Et bien, que de personnes pour nous demander à nous femmes de fournir du travail gratuit d’éducation aux hommes, avec le sourire et sans avoir le droit d’en penser ce qu’on veux, voir de se moquer de cette attitude puérile.
Encore heureux qu’une fois dans sa pléthore de date, il essaye de se remettre en question, et c’est bien malheureux que ce doit être une femme, qui n’a rien demandé que passer un bon moment avec une tierce personne, qui doive se taper le boulot.
Si l’éducation à la vie affective vous tient tant à cœur, vous pouvez demander à vos élus de mieux financer et défendre le Planning familial, où il y a des personnes formées dont c’est la mission (soit salariée, soit bénévole volontaire). Ça nous évitera de faire le sale boulot pendant nos heures de loisirs.