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Vos Pires Dates – 18 – Emilie
le lundi 9 mars 2026 à 9h20


(EDIT) j’ai modifié le strip, en prenant en compte le premier commentaire, de Marie. Merci à elle !
Seigneur, la dernière phrase qui gâche tout. Je la trouvais assez bienveillante et l’histoire touchante…
Je corrige : « j’espère que mes conseils l’ont aidé à mieux comprendre comment s’y prendre et qu’il a trouvé quelqu’un qui lui convient ».
Belle semaine à tous 🙂
Bonjour,
L’interrogation que le tumulte de l’époque sur les relations sociales, a fortiori sur le sexe et les romances, provoque chez moi est la suivante : quelles sont les limites à notre subjectivité face à ce que nous estimons inacceptable ou inapproprié?
Dans cet exemple, l’homme est ridiculisé. Il le mérite sans doute. Néanmoins, il a l’humilité de joindre la femme avec qui il a eu un rendez-vous raté (par sa faute, son égo). Cela atteste d’une démarche saine et assez empathique.
Alors pourquoi revenir sur cette histoire précisément si ce n’ est pour rétroactivement l’humilier ? Le souhait de la protagoniste, à la fin, n’est ni charitable ni empathique. Cet homme avait peut être juste besoin d’une impulsion positive pour arrêter de se dissimuler sous une couche sophistiquée et mensongère de charisme imaginaire. Il fallait juste qu’il s’ouvre sur ce qu’il est réellement.
Les relations humaines sont terriblement déconcertantes. En dehors des deux zones claires (zone criminelle : absence de consentement explicite ; zone heureuse: consentement partagé et non contraire à la loi), une étendue de gris, de diverses nuances, est à constater. Par exemple, la femme qui refuse d’avoir une relation sexuelle avec son compagnon (ou l’inverse, parité oblige) mais qui s’y résoud malgré tout après quelques protestations peu appuyés (pour une multitude de raison : se réconcilier, ne pas se fâcher, faire plaisir…), cela donne lieu à une situation ambiguë : le consentement de la femme n’est pas flagrant mais peut on considérer l’homme comme un prédateur ? Vu de sa fenêtre, il a juste tenté un rapprochement. Senti une opposition molle mais réelle mais cela a finit sur un consentement timide pour lui mais consentement néanmoins.
La subjectivité est en soi une difficulté pour faire société. Elle incarne une impossibilité théorique de se rapprocher les uns des autres. Chaque personne a sa représentation propre du monde et des interactions sociales. Notre subjectivité intrinsèque nous empêche de concevoir un tout objectif. Or, cela nous isole mentalement des autres. Nous croyons vivre perpendiculairement mais nous sommes réduits à vivre parallèlement les uns des autres.
Le ressenti, par sa subjectivité, ne saurait devenir une norme sociale. Sinon, la société s’écroulera. Plus de présomption d’innocence mais de culpabilité. Plus de recherches de preuves ou d’indices concordants mais glorification du discours et des impressions personnelles.
J’ai 37 ans, apolitique (j’ai longuement cru être très à gauche mais en réalité, notre positionnement politique varie en fonctions des sujets). Je suis favorable à l’immigration (de gauche), seul salut d’ailleurs face à la déliquescence de la démographie française mais je suis également pour le mérite et l’initiative privée tout en revalorisant énormément les petits salaires (mais je me questionne sur le RSA par exemple).
Bref, nous ne sommes jamais les avatars d’un seul camp politique. A moins d’un lavage de cerveau nous privant de tout discernement.
Je vous que j’ai abordé différentes thématiques et que j’ai trop parlé. Place au débat chers correspondants (et pas d’invectives s’il vous plaît ni qualification : un citoyen libre et éclairé ne se met jamais, de lui même dans une case enserrant sa liberté de penser)
Je trouve ça assez méchant, de la part de la nana (la conclusion).
Pourquoi le type ne pourrait pas changer ? Ou du moins s’adapter..?
Alors ok, le mec a effectivement l’air désespéré, mais vouloir le condamner au point de souhaiter gâcher son date parce qu’il a un (énorme, ok… mais bon… C’est le seul ? Seuls les hommes sont comme ça ?) besoin de reconnaissance, c’est un peu dégueu, je trouve.
Mwais.. Bof…
ça tourne un peu au « Parcekeucéunmecépicétou »…
Au …sexisme ?
Così fan tutte.
(bien sûr, ce n’est pas aussi simple, mais il est certain que la fin ne plaide pas en faveur de cette jeune femme. Il y a des hommes maladroits, ayant de bonnes intentions mais ne sachant les mettre en pratique. Dieu merci, il y a aussi des femmes qui savent accepter et accueillir cela avec bienveillance)
Je rejoins les autres commentaires, tout ça est assez paradoxal ; Emilie est d’abord bienveillante puis en arrive à une conclusion un peu agressive ; le jeune homme semble de prime abord très égocentrique mais se révèle finalement plutôt avoir des difficultés sociales. Au final ça donne un rendez-vous raté (tiens, c’est amusant d’ailleurs que le joli « rendez-vous » que même les anglo-saxons nous empruntent soit devenu, en France, le vilain « date »), celà arrive, ce n’est pas grave (dans ce cas en tous cas), mais l’espoir d’un lendemain meilleur pour tout les protagonistes ne serait il pas préférable ?
Je précise pour que tout le monde comprenne bien ces commentaires : j’ai modifié le strip, à la base elle finissait par la phrase « j’espère que son date a été gâché, pour le bien être de cette inconnue », mais effectivement ça n’envoyait pas forcément le bon message…
@Mélaka ; c’est mieux comme ça 😉 +1 🙂
J’ai lu les com et la fin corrigée.
Pour une fois, je pense que le type a un bon fond (si la conversation téléphonique a duré une heure et qu’il lui pose des questions précises, c’est qu’il souhaite se remettre en question. C’est rarement le cas avec les crétins), mais juste un énorme problème de compétences sociales. Il est resté bloqué à ce qui marche et se fait à l’adolescence, soit avoir l’air de briller et d’être génial (et après, avec l’âge et l’expérience, on se rend compte que ce n’est pas une pub marketing qu’on cherche mais un partenaire).
Et du coup, mieux vaut effectivement lui souhaiter qu’il s’améliore dans ce domaine.
C’est plutôt choupi comme histoire, finalement. Dommage pour le rencard raté, mais la communication finit bel et bien par être établie, et le type avait l’air sincèrement en détresse. C’est assez fou, ce manque de codes de communication chez certains hommes. Pas assez de lectures de Jane Austen et de webcomics d’amour, peut-être ? :-p Mais là il avait l’air jeune, donc ça peut arriver.
Au passage, j’adore le dosage entre les petits éléments et décor et les espaces blancs qui ménagent une présentation aérée, je trouve ça très bien équilibré. /mon avis de pas expert pour un sou.
Je croyais (a tort sans doute! ) que cette série représentait la réalité, et le fait de modifier le recit de la personne illustrée est un peu dérangeant en fait.
On perd aussi un côté assez paradoxal (quoique.. quand la narratrice dit qu’elle doit se retenir de glousser et de rire.. je pense pas qu’on est bienveillant quand on est dans la moquerie)
Après, ma remarque n’a pas vraiment d’importance au final, surtout que tu as la fois signalé la modification et mis en commentaire le texte original.
En effet, le témoignage, quand on le lit, n’est pas sympa, mais il ne fait pas oublier qu’Emilie a donné de so temps pour aide,r alors qu’elle s’en serait bien passée, qu’elle a pris sur elle pour rester correcte, en luttant contre son envie de glousser, par exemple, et en se forçant à être sympa et constructive avec quelqu’un qu’elle trouvait antipathique, donc qu’à un moment donné, tout ça ressorte de manière moins sympa (sans être horrible non plus, en plus), c’est juste un besoin humain d’évacuer la tension de cette journée.
Et bien, que de personnes pour nous demander à nous femmes de fournir du travail gratuit d’éducation aux hommes, avec le sourire et sans avoir le droit d’en penser ce qu’on veux, voir de se moquer de cette attitude puérile.
Encore heureux qu’une fois dans sa pléthore de date, il essaye de se remettre en question, et c’est bien malheureux que ce doit être une femme, qui n’a rien demandé que passer un bon moment avec une tierce personne, qui doive se taper le boulot.
Si l’éducation à la vie affective vous tient tant à cœur, vous pouvez demander à vos élus de mieux financer et défendre le Planning familial, où il y a des personnes formées dont c’est la mission (soit salariée, soit bénévole volontaire). Ça nous évitera de faire le sale boulot pendant nos heures de loisirs.
J’aime beaucoup la nouvelle phrase de fin du strip, elle change complétement le message et le ressenti de la BD <3
Prendre sur soi pour rester correct, ça fait de nous des gens « civilisés ».
Beaucoup de gens le font, hommes comme femmes. Probablement pas de la même façon, mais directement ou indirectement, quelques-uns d’entre nous « donnent » de leur temps.. Gratos.
Et ça ne fait pas de mal.
Quant au temps consacré, il passe, de toute façon, que la date soit heureuse, ou pas…
Ouais, ben c’est juste une illustration de ce que peut donner un petit cocktail, trop ordinaire, de condescendance et de mesquinerie envers un mec bien plus paumé que méchant.
Effectivement, c’est plus logique avec la fin modifiée. Avant, on ne comprenait pas vraiment où elle se situait, à prendre une heure de son temps pour aider le type tout en souhaitant que ses futurs dates échouent « pour le bien-être » de ses partenaires ? Ça donnait l’impression qu’elle ne trouvait pas le type recommandable et l’aidait à trouver les bonnes phrases pour passer pour celui qu’il n’était pas. Donc vraiment pas cool pour les autres femmes, au final !
En ce sens, le « ok mais je fais comment pour la ramener le soir même » m’a fait un peu tiquer. On ne peut pas savoir, en quelques cases, ce qu’Émilie a vraiment pensé de ce type, donc on peut imaginer qu’elle a perçu qu’il avait bon fond et simplement des problèmes de communication/de rapports sociaux. Mais ça fait tout de même un peu « ok mais donne-moi le top 5 des phrases pour baiser ».
Bref, moins un « pire date » qu’un sujet de réflexion, à l’heure où on doit distinguer les hommes de bonne volonté qui sont un peu perdus sur la communication, et les mascus sous couverture que les apps ont entraîné à dire les bonnes choses pour arriver à leurs fins.
Tout ça me pose la question des garçons qui savent y faire. Sont-ils plus attentionnés, ou juste socialement plus habiles, mieux informés ? Je me le demande en pensant aux nombreux gars qui multiplient les conquêtes et qui appartiennent à la seconde catégorie, dont on sait qu’ils ne sont pas du tout des gentlemens, ce qu’on sait par ce qu’ils disent de leurs conquêtes quand elles ne sont pas là ou par la manière dont se passent leurs ruptures.
Je connais au moins un homme très bien, féministe etc mais qui ne sait pas avoir une conversation, poser des questions… Les relations sociales peuvent être compliquées pour certaines personnes, notamment les neuro-atypiques.
Merci pour l’histoire Émilie et Mélaka, c’était chouette ^ ^
J’espère juste que ça ne va pas susciter trop de réactions épidermiques: relation hétéronormée + femme dans les canons de beauté actuels + homme infructueux et maladroit = narratif séduisant/irritant pour toute la sphère mascu/incel, malheureusement. (changez un des facteurs et beaucoup passent leur chemin)
Blague à part et en gardant en tête que ce n’est pas aux femmes de faire l’éducation des hommes, ce n’est pas un dû: Je pense vraiment que des conseils pratiques, explicites et « démystifiés » pourraient aider beaucoup d’hommes. Ce serait bien d’avoir une alternative « officielle » aux coach douteux et autres influenceurs mascus.
Merci à Jenny qui évoque le cas des neuro-atypiques.
Laissons de côté le message pontifiant et malaisant du type qui utilise le faux argument de la « zone grise » pour justifier l’injustifiable (et qui se classe prétentieusement dans la case « citoyen libre et éclairé » dans la même phrase auto-contradictoire où il dit que personne de cette catégorie ne se classe de lui-même dans une case, ha ha). De ce que je vois sur les réseaux sociaux, tout le monde a soupiré en lisant son commentaire, laissons filer.
Je reviens en revanche sur l’indignation à l’égard de la « premier chute » (désormais effacée). Je trouve bizarre qu’on attende de chaque récit-témoignage une sorte de perfection morale. Que la narratrice soit injuste ou un peu dure à la fin fait juste partie de la vie ! Il est légitime de commenter pour dire que ladite narratrice a été quand même injuste et dure à la fin, c’est-à-dire pour commenter sur le fond une tranche de vie (à condition de ne pas se focaliser là-dessus de façon injuste). Mais qu’est-ce qui peut mener à commenter pour critiquer la note en elle-même ?
Et surtout, quel mécanisme malsain fait que la plupart sont davantage choqués de la petite pique finale (désormais supprimée) de la protagoniste que de l’envie explicite du mec d’apprendre à amener une femme dans son lit le soir-même ? Même dans la version initiale, j’étais pour ma part plus gêné de cette intention purement sexuelle et prédatrice du mec que de la petite pique conclusive de la femme. Pourquoi seule la deuxième a fait réagir ?
C’est bien d’avoir des témoignages de situations complexes, réelles. Je peux totalement comprendre le désarroi d’un type qui ne sait pas interpréter et ne sait pas réagir, notamment en matière amoureuse (problème fréquent et douloureux de nombreux neuro-atypiques, comme ça a été évoqué plus haut). D’un autre côté, Montauk Girl rappelle bien que ce n’est pas aux femmes de pallier les lacunes de la société. De ce fait, Émilie a été sympa et altruiste, ce qui compense largement sa pique finale de la version initiale, et c’est la vie.
Hey, Jacquot la Pudeur, qu’y a-t-il d’anormal, quand on est inscrit sur un site de « rencontres », à vouloir emmener quelqu’un dans son lit, sans même attendre forcément le soir ? Et d’ailleurs pourquoi son lit, et pourquoi le soir ? De l’herbe tiède et des buissons sympas peuvent tout à fait faire l’affaire (j’écris ça parce que ça se passe dans un parc). Et l’envie sexuelle explicite, elle a aussi le droit d’exister chez les filles, pas plus malsaine que chez les gars. Le tout c’est qu’on soit d’accord de part et d’autre…
C’est quoi ce regard tout droit venu du 19 ème siècle ? Ou alors, c’est exprès et ça s’appelle « faire le Jacques ».
Emilie a perdu son tatouage au bras droit quand elle s’assoit sur le canapé … on voit bien le tatouage sur l’intérieur du bras quand elle est assise sur l’herbe par contre … (juste pour chipoter).
Totalement d’accord avec Jacques C et Montauk Girl, c’est quand même très sympa (et par ailleurs emblématique des attentes sociales à l’égard des femmes qu’elles prennent en charge les émotions de leur entourage masculin) de la part de la protagoniste de passer une heure à donner des conseils à un type qui certes veut bien faire des efforts pour améliorer sa capacité à trouver des dates mais n’a pas l’air de briller non plus par son empathie et son intérêt pour autrui. Au final, c’est elle qui fait acte de générosité. Et c’est « intéressant » que pour beaucoup de lecteurs ça aille de soi
@Jean-Balthazar : Y’a rien de mal à afficher clairement qu’on est sur un site de rencontre pour un « plan cul ». Mais la réalité me semble être que pas mal d’hommes sur des sites de rencontre cherchent par tous les moyens (malhonnêtement) à aboutir à du sexe avec la/le partenaire la/le plus « baisable » possible, en un minimum de temps et avec le moins d’effort possible. (patriarcat, toussa toussa)
D’où la remarque de Jacques, je crois? «Si je veux qu’elle vienne chez moi le soir même, comment je fais?» On salue l’infinie patience d’Émilie, qui ne lui répond pas que ce n’est pas comme commander une pizza à domicile. (Et d’ailleurs, dans un monde sans patriarcat, je pense que le bonhomme moyen aurait aussi envie d’ « amener une femme chez lui le soir même » que d’ amener un pote avec qui il vient de se nouer d’amitié chez lui le soir même. Ça peut arriver, mais ça ressemble moins à un tuto pêche au gros.
Je n’aurais pas dit mieux que l’entre-parenthèses de Nitnelav que je copie-colle ci-dessous :
(tiens, c’est amusant d’ailleurs que le joli « rendez-vous » que même les anglo-saxons nous empruntent soit devenu, en France, le vilain « date »)
Bon, on sait maintenant que quand Jean-Balthazar va sur un site de rencontre, c’est « juste pour niquer » et surtout ne pas s’intéresser aux femmes qu’il rencontre. En somme : pour lui, les femmes sont simplement de la viande femelle [ce n’est pas difficile d’adopter la même démarche caricaturale que lui, il a tendu la perche pour se faire battre].
Voilà, la vraie vie c’est ça : un type comme Jean-Balthazar, qui écrit parfois des trucs intelligents pour contredire les fachos, mais qui par ailleurs est boursoufflé de prétention et de condescendance, qui pense qu’il a le droit de s’adresser à quelqu’un en l’affublant d’un sobriquet méprisant (parce que Jean-Balthazar est un mâle dominant, qui renomme autrui selon sa fantaisie), et qui croit que sa vision sommaire est plus percutante que quelques minutes de réflexion et de nuances. C’est la vraie vie, comme Émilie : le commentaire dégueulasse et stupide qu’il a écrit plus haut n’annule pas l’intérêt d’autres commentaires. Il est comme ça : pas un type avec qui je boirais un coup, mais un allié ponctuel contre le fascisme. Et personne ne va réclamer que Mélaka réécrive le commentaire déplacé de Jean-Balthazar, parce qu’il l’a réellement écrit comme ça, et c’est la vie.
en tout cas je trouve Emilie super gentille 😮
C’est rare les gens qui sont capables de prendre le temps d’expliquer.
Et j’ai lu les commentaires et les deux fins, en tout cas celle-là est plutôt sympa. On sent que le mec est lourdaud, mais qu’il essaye de bien faire, et est prêt à prendre sur lui pour s’améliorer.
Tout à fait d’accord avec Montauk Girl en 12
Mais oui, Jacques, tu viens juste de démontrer que tu es aussi susceptible que sentencieux.
Et clairvoyant aussi, puisque tu as compris pourquoi je vais sur un site de rencontres alors que moi, je n’ai jamais arrêté de m’en poser la question.
Le commentaire de C’étaitcomment est plus proche de la réalité.
Jean-Balthazar aurait pu s’excuser ou au moins faire profil bas, il choisit d’en remettre une couche, OK, lui au moins il ne laisse pas d’ambiguïté.
NB sur un point qui est hélas caractéristique et qui explique aussi la juste indignation de Montauk Girl :
Dans notre société patriarcale et dont toute l’organisation sociale et psychologique est basée sur un masculinisme profond et intériorisé, il faut une énorme dose de déni pour oser faire une symétrie entre un mec ayant une « envie sexuelle explicite » et une femme ayant une « envie sexuelle explicite ». Si certains croient encore qu’invoquer une telle symétrie fantasmatique puisse être une habile pirouette rhétorique, c’est qu’ils n’ont vraiment rien compris de la manière dont les relations sont *situées* socialement et individuellement (ou alors qu’ils pensent que la rhétorique tirée par les cheveux remplace la discussion, mais c’est un autre sujet). Jamais une femme cherchant un plan-cul ne se retrouvera dans la situation et dans les réflexes du type dont il est question ici. Et c’est bien, très précisément, parce que notre société habitue les hommes à croire qu’une femme se consomme que des types comme ça sont désemparés quand ils ne savent pas comment faire.
Ah oui, juste une précision sur le commentaire de C’étaitcommentdéjà.
« cherchent par tous les moyens (malhonnêtement) à aboutir à du sexe »
On est d’accord que le blog de Mélaka est « fémino-centré » et que c’est son droit le plus absolu. Mais on (je, en tout cas) peut se poser la question de la pertinence du (malhonnêtement) – rien à dire sur le reste.
Pas la peine d’épiloguer sur la place de la duplicité dans la relation de séduction, chacun/e en use (ou pas d’ailleurs, cf le date d’Emilie) à sa façon, ça fait partie du jeu de dupe et je ne suis pas sûr que ce soient les mecs qui auraient le plus de cartes en main…
Ah mais je ne sais plus quoi penser, ma première lecture avec la version initiale m’avait laissée amère un peu comme Marie, mais maintenant que je le relis je comprends en fait que le gars cherchait surtout des conseils pour mettre dans son lit peu importe la fille, alors je ne sais pas si c’est vraiment la conclusion qui convient . En tous cas j’espère que depuis le confinement cette personne a su évoluer !
@Jean-Balthazar: Je t’avoue que j’ai un peu galéré à choisir mes mots!
Quand je dis «malhonnête», je voulais désigner les gens qui ne sont pas clairs dans leur intention de ne rechercher que du sexe, même parfois envers eux-même. Les gens qui « veulent choper », qui postent une multitude d’annonces un peu n’importe où, qui mettent des photos qui ne les représentent pas/plus, voir des photos d’autres personnes, qui plagient leur présentation sur d’autres ou les font écrire par des LLM.
Bref, quand je dis « malhonnête », je ne parle pas de gredins à la duplicité manifeste qui font le projet de tromper leur victime en ligne; Je parle plutôt d’un comportement très général, plus ou moins marqué, et pas forcément conscient. Je pense qu’il est (beaucoup) plus marqué chez les hommes, et qui a pour but d’augmenter le « bodycount » par tous les moyens, avec une préférence pour les plus rapides et faciles possibles.
Je sens que je galère encore, c’est frustrant! En IRL, je pourrais le montrer plus aisément je pense, à scroller parmis les profils de lovers à lunette de soleil traficotés et présentation anémique ^^ « Mais les femmes le font aussi »: oui, bien sûr…mais beaucoup moins, et pas comme ça, de mon expérience.
Jacques, tu es trop catégorique (j’espère que le tutoiement ne te dérange pas , camarade). Dans ta défense des femmes, il y a des relents patriarcaux. Le plus évident est celui qui te fait écrire « Jamais une femme cherchant un plan-cul ne se retrouvera dans la situation et dans les réflexes du type dont il est question ici. » On est sûrement plus que nombreux/es à savoir que ce n’est pas vrai, au moins dans l’absolu.
C’est toi qui, au final, porte un jugement de valeur sur ce que doit être le désir des femmes et celui des hommes, qui suppose qu’il y a un « bon » désir et un autre plus minable.
Laisser entendre qu’une femme (j’ai pas dit « Toutes » !) n’aurait jamais envie de mettre son ou sa partenaire dans son lit le plus tôt possible revient à minorer, voire à nier une partie du désir féminin. C’est… embêtant.
Bien sûr, je ne suis qu’un mec, donc mon écriture est forcément sujette à caution. Si une femme veut bien prendre le relais là-dessus, elle sera plus entendable que Jacques ou moi.
Sur ce, je vais ré ouvrir « Les liaisons dangereuses », vu qu’au dire de certains, il est possible que je n’ai rien compris à Choderlos de Laclos.
Tsss, tsss, C’étaitcommentdéjà…
tu sais comment on dit « maquillage » en italien : trucco.
Ce qui signifie aussi, dans le langage courant : truc, combine, astuce, piège, tour, ruse, trucage (chez nous, grossiers occitans, on dit « trompe-couillon »..)
Même sans être manipulateur, on essaie toustes de mettre en avant nos avantages, les uns avec des raybans les autres un eye liner… La vie.
Je suis d’accord avec toi pour dire que c’est quand même plus marqué chez les hommes mais c’est aussi la société (hommes et femmes donc) qui dit que c’est à l’homme d’être le plus entreprenant. Au grand dam des neuro atypiques, entre autres.
Merci Melaka pour cette histoire amusante, bienveillante et touchante. Merci aussi d’avoir changé la fin. Ca fait de Emilie une heroine a qui s’identifier. Merci a tous qui prennent du temps et de l’energie pour essayer de huiler nos relations sociales.
(pardon, je veux pas flooder, ça sera mon dernier com!)
@Jean-Balthazar: Ah mais « la société qui dit que c’est à l’homme d’être le plus entreprenant », c’est exactement ce qu’on entend par « le patriarcat », je pense, non? Quand je dis que sans partriarcat, les hommes n’auraient probablement pas plus envie que ça de « choper dès le premier soir », c’est l’idée.
C’est aussi la culpabilité derrière les homme qui « n’arrivent pas à choper », en lieux et place d’ « avoir un date amoureux qui ne va pas plus loin ». C’est ce blâme honteux du manque de performance, le patriarcat, non? Ainsi que cette gloire « du gars qui arrive à choper », stupide et pathétique. Et Montauk (n°12) le dit bien avec peu de mot: C’est encore une fois la femme qu’on charge de régler le problème, implicitement et inconsciemment.
En dehors des courtisanes, ça ne m’est pas souvent arrivé d’être abordé par une femme pour qu’on nique.
Pourtant j’aimerais bien !…
C’est étonnant, le rapport diamétralement opposé qu’on a relativement au sexe.
J’ai l’impression que pour certains c’est « on nique d’abord, et éventuellement on développe une relation humaine après, éventuellement… »
Alors que pour certaines c’est plus « On essaie de développer une relation humaine et éventuellement on nique après, éventuellement… »
Perso je fais pas de gradation sur ces deux façons de voir la relation et l’acte sexuel… Je pense pas qu’il y en aie une de meilleure que l’autre, faut juste être ok sur le modus operandi, sans pour autant prendre ça comme un crime de lèse-majesté si pour l’autre l’acte prime sur la relation… Et alors ?
Y devrait y avoir des soirées rencontres avec des codes couleurs « Niker first » et « Relation first » 😀
Ok, ne floodons pas, j’en reste là moi aussi, d’autant plus qu’on dit et qu’on voit un peu les mêmes choses, mais vues (pensées) depuis des fenêtres différentes. Arriver à caser toutes les nuances et les virgules aux bons endroits prendrait trop de place ici.
Coucou Melaka, comment va ton ventre ? Es tu complètement remise de l’opération ?
« Ok mais imaginons que je veux qu’elle vienne ce soir même, comment je fais ? »
ça me surbutte haha, bah tu fais rien ! Tu passes un bon moment en date et tu vois si elle a envie, et puis tu demandes et en effet si c’est non c’est ok. ya pas de formule magique
Après encore une fois, communication, en effet c’est absolument Ok de vouloir que du sexe du moment que tout est ok pour tout le monde. Hésiter pas à chercher d’autres applis selon le « sérieux » de la relation que vous cherchez. Sur certains c’est quasiment que des relations sérieuses, d’autres plus du sexe, d’autre pour du polyamour ou couple ouvert. D’ailleurs Melaka avait fait un post parlant des appli et c’est très pertinent.
Pour avoir un peu vécu le fait de faire des dates et de ne pas comprendre ce qui cloche, c’est vrai que c’est un peu usant de faire plein de rencontres ou juste des échanges où on prend beaucoup de temps à parler encore une fois de sa vie. Mais bon faut soufler et y aller !
Pareil sur le fait d’être cool et sociable, oui c’est bien, il faut pas prendre les femmes comme un challenge ou un mystère à percer, mais plus comme un échange cool avec une autre personne. Mais il faut pas non plus oublier d’être soi-même ! Par exemple faire un tour de magie ça peut être cool et rigolo ! Tout dépend du contexte ! Et là Emilie pas très cool de le bacher sur ça. Moi par exemple j’ai toujours eu honte d’être geek et je le cachais sur les sites de rencontres. Maintenant j’assume ! Bon sans être ultra lourd ou faire des tunnels de ouf sur mes passions bien sûr.