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Ecraser la jeunesse
le lundi 5 octobre 2026 à 7h56
Hey ! Je vais remettre ici mon coup de gueule de ces derniers jours sur les réseaux, prenez soin de vous et surtout, protégeons nos jeunes !!







EDIT du 05/10 pour le blog.
Dans ce texte, j’ai évoqué le mal être de la jeunesse, j’ai contextualisé l’environnement mental des jeunes qui se soulèvent aujourd’hui, mais sans parler spécifiquement de ce mouvement social inédit. J’ai écris en connaissance de cause, en tant que maman d’ados communiquant avec d’autres parents d’ados. Mais je n’ai pas parlé vraiment de leurs revendications, ni de ce qui se passe depuis une dizaine de jours, qui me retourne l’âme et me donne la gerbe.
On a vraiment un énorme problème avec la police. Avec CETTE police, dont les comportements sont depuis une quinzaine d’années (Et plus encore, vu qu’avant d’avoir ce comportement avec tout le monde, ils l’avaient dans les banlieues) totalement inadaptés, dangereux, criminels, terrifiants.
Nos « forces de l’ordre », nos « gardiens de la paix », sont TOUJOURS les vecteurs qui provoquent le désordre, ils sont violents, irrespectueux, racistes, ont des comportements de cowboys, sortent tout le temps de la légalité et prennent leur pied (je vous vois venir les fafoïdes des commentaires, mais ce n’est vraiment pas les preuves qui manquent !!). Quand des agents étranglent des gamines, tirent à la grenade lacrymo directement dans le visage d’un enfant quand bien même cet usage est totalement interdit, foncent dans une foule de lycéens en voiture, gazent, matraquent, chargent, traumatisent, tabassent, énucléent, mutilent des MINEURS qui revendiquent le droit de ne pas se prendre le plafond de leur classe sur la gueule ou de pouvoir ouvrir la fenêtre en canicule ou avoir du chauffage en hiver, voire simplement d’avoir des PROFS, c’est qu’on a un vrai problème systémique à résoudre là. Une société qui ne prend pas soin de ses enfants, voire qui les violente quand ceux ci font valoir leur droit est une société très, très malade.
Je ne saurai pas dire quelle est la part d’ordre et quelle est la part de zèle dans le comportement des flics, mais ce que je saurai dire, c’est que j’ai moult raisons de réutiliser ce dessin, que j’avais fait dans un édito pour Mazette il y a quelques années et que j’ai eu plein d’occasions de ressortir depuis.

Oui, la police me fait peur, elle me terrifie, et j’ai la conviction profonde que tout peut virer en drame si elle a le malheur d’être dans les parages.
Je vois revenir ce mouvement social qui a porté tant d’espoirs, les Gilets Jaunes, initié cette fois par la jeunesse. Quelle meilleure manière de fédérer les colères sociales ? Les jeunes, ça nous concerne toustes, et vu le danger auquel s’expose aujourd’hui tout groupe social qui revendique quoi que ce soit, celui-là a besoin d’un maximum de soutiens, d’adultes pour manifester à leurs cotés et les protéger.
Mais j’ai peur, putain. Quand on voit la sauvagerie et la jubilation des flics à « » »maintenir l’ordre » » » à coup d’armes mutilantes (cf Sainte Soline, les divers enregistrements de flics qui montrent bien à quel point ils kiffent massacrer les « gauchiasses, bougnoules, kirikou » etc), évidemment j’ai peur. Il est plus que temps que les colères se fédèrent et qu’on rejoigne les lycéens (l’essence est quasiment le DOUBLE de ce qui a jeté les Gilets Jaunes dans la rue !) mais il va y avoir encore des blessés, encore des mutilés, encore des morts, c’est certain…
Mais ce qui est encore plus certain, c’est qu’on ne peut pas laisser nos ados seuls face à ces criminels en puissance.
Demain, le 6, il y aura des manifs lycéennes partout en France. Rejoignons-les, protégeons-les. Ils sont notre futur et ils sont notre responsabilité.
Politique
Bonjour
Bien d’accord.
Je suis prof et jeudi plusieurs de nos élèves se sont fait gazé juste pour avoir voulu rejoindre le lycée.
Bonjour Mélaka,
Le sketch de Coluche avec la ligne « Ayez pas peur Madame, on n’est pas de la police ! » date de près de 50 ans. Je suis assez vieux pour l’avoir entendu à sa sortie. Rien n’a changé. Rien. Ah, si : ça a empiré. Veille bien sur tes enfants.
Oui ça a empiré.
Quand j’étais parisienne, bien avant qu’on ait tous un GPS dans la poche, je me perdais souvent à Paris et j’avais absolument pas peur de demander ma route à un policier.
Aujourd’hui si j’en vois un, je change de trottoir ^^’
Merci pour ton texte.
45 millions d’euros de dégats à date
C’est RIEN par rapport au fric qui est versé aux entreprises du CAC40, rien par rapport à ce qui est retiré du budget de l’éducation nationale depuis des décennies, rien encore comparé au fric que va coûter à la sécu les soins des enfants éborgnés, édentés et mutilés. Il va falloir, à un moment, ARRETER de considérer qu’une poubelle ou qu’un abribus a plus de valeur que l’intégrité physique et mentale de nos enfants, bordel de merde !
Ce qui m’hallucine le plus dans tout ça, c’est le traitement médiatique (et aussi le xlown utilisé comme « représentant » des lycéens).
Presque tout est présenté pour faire croire que ce sont de vilains casseurs et que la police nous en protège.
« Heureusement » que 1) d’autres adultes, dont des profs, sont présents pour témoigner et surtout protéger les lycéens 2) Dieu merci les portables permettent de filmer.
Au final, il faudrait une grève générale de partout. … mais les gens sont tellement anesthésiés 🙁
Gréve générale, et solidarité financière pour toustes les travailleureuses essentiels au fonctionnement de la société en faisant des caisses de grève pour compenser les jours non travaillés.
C’est en effet pour moi la meilleure manière de lutter !!
Wo putain ; désolé pour vos gosses, et surtout pour la famille des deux jeunes. Paix à eux.
@Rimbo : si on avait donné à la jeunesse ce dont elle avait besoin, elle n’en serait pas là ; on donne 200 milliards par ans aux entreprises, alors 45 millions, on peut les trouver. On lui doit bien ça, à notre jeunesse.
@Penegal on aurait pu aussi leur laisser leur téléphones portables, ça aurait été gratuit et on aurait évité tout ça 😉
Oui, une grosse pensée pour cette jeunesse prise dans des tortures psychologiques épouvantables.
Ils n’ont pas les armes pour faire le tri entre les injonctions contradictoires qu’ils reçoivent. Le pire étant pour les enfants de gauchistes aux parents névrosés qui déversent sur eux toute leur anxiété et qui dès le plus jeune âge leur répètent que c’est la fin du monde et qu’ils n’ont aucun futur, qu’ils ne peuvent même pas être certains de leur sexe, que des nazis imaginaires s’apprêtent à réouvrir des camps. Enfants élevés dans une fausse « bienveillance » pétrie de haine de l’autre, de rejet de tout ce qui pouvait constituer un paysage mental apaisé puisqu’il faut tout détruire.
Enfants qui côtoient d’un côté ces adultes échevelés et tatoués qui les forcent dans ce carcan idéologique, tout en étant confrontés via les réseaux sociaux ou via la rue à un niveau de violence absolument inédit : violence physique, verbale, sexuelle…
Au Mans, une famille entière s’est faite lyncher, pour rien. Une femme s’est faite brûler visage par un adolescent horriblement décontracté. Partout on assiste à des émeutes et des destructions dans une violence aveugle et tout simplement barbare. Mais les adultes « bienveillants » s’enferment et les enferment dans leur dissonance cognitive : hors de question d’en parler, ça ne doit pas faire partie de la réalité, seuls les « fachos » en parlent.
Bien sûr la plupart des lycéens n’ont rien à voir avec ça, mais le fait que les adultes les poussent à l’émeute sans jamais évoquer ces actes de barbarie, sans jamais les considérer comme tels, rejetant toute la culpabilité sur la police, est un pas de plus vers la folie et fuite en avant vers la guerre de tous contre tous.
Que la jeunesse soit mal en point, dépressive, revendicatrice, ait du mal à trouver sa place dans la société, etc. c’est malheureusement quelque chose d’assez classique. Ce qui l’est moins, c’est d’une part l’ampleur de ce mal être, qui prend des proportions vraiment importantes, comme s’il y avait une accumulation de problème non réglés générations après générations. Et surtout, l’ampleur de la répression et la manière dont celle-ci est acceptée par la société. On en est à un niveau de violence rarement vu depuis plus de 70 ans.
Rappel : les professeurs qui encouragent aujourd’hui ces jeunes sont ceux qui il y a 5 ans les forçaient à porter un masque toute la journée, jusqu’en cours de sport, leur expliquaient qu’ils pouvaient tuer leurs grands-parents en les embrassant etc… vous avez déjà oublié ? Vous n’écoutiez pas quand tous les pédopsychiatres tiraient la sonnette d’alarme et disaient que ça allait avoir des répercussions inimaginables sur leur développement psy ?
Ce n’est pas l’épisode des masques qui met aujourd’hui la jeunesse dans la rue. C’est l’état déplorable de l’école publique.
Non ce n’est pas l’épisode des masques qui met la jeunesse dans la rue, j’explique juste que ça les a brisé psychologiquement.
Et ce n’est pas l’état de l’école publique qui pousse certains jeunes pas forcément lycéens d’ailleurs à tout brûler et attaquer sauvagement n’importe qui.
@sn : moi je pense que c’est le vaccin qui a fait muter les enfants. D’ailleurs tous les spécialistes disaient que ça allait arriver. CQFD.
Le premier trollage de « sn » à 11h14 était déjà abject.
Mais son retour pour critiquer le port du masque, en prétendant qu’il serait cause de dépression chez les gamins (ce qui est une énormité grossière, ce troll est né avant la honte) et en suggérant qu’il aurait mieux vallu laisser crever les personnes vulnérables : OK, c’est clair, il est donc également eugéniste en outre d’être d’extrême-droite, c’est logique en fait.
Ce qui est moins logique, c’est qu’un Nazi vienne troller un blog qui ne lui a rien demandé.
De toute façon on s’en branle la plupart des gauchistes vont s’auto sélectionner avec leur éco anxiété et la pays finira full remplacé, je vous le call d’ENTREE
Ah, Jacques, ça faisait longtemps, tu vas bien ?
Regarde c’est terrible, même l’IA est nazie :
Plusieurs analyses de pédopsychiatres, psychologues et experts de l’enfance mettent en lumière les répercussions psychologiques, relationnelles et cognitives du port du masque chez les enfants durant la crise du Covid-19.
Voici les ressources documentées détaillant ces problématiques :
😷 Altération des interactions sociales et de la reconnaissance des émotions
• Une barrière face aux émotions et aux visages : La Fédération Française de Psychiatrie souligne dans son rapport sur l’Histoire du port des masques et ses enjeux psycho-sociaux que le masque favorise le stress, la morosité et induit une forme de prosopagnosie temporaire (difficulté à reconnaître les visages et à décoder les expressions d’autrui).
• L’impact sur le décodage non-verbal : Les experts de l’Université de Genève rappellent dans leurs Discussions autour des effets du port du masque que la capacité à identifier les expressions faciales a été significativement altérée, et ce d’autant plus que les enfants étaient jeunes.
🗣️ Freins sur le langage et la communication (Petite enfance)
• L’appauvrissement des échanges : Une étude publiée sur ScienceDirect explique que le masque crée un écran filtrant qui diminue l’attention, l’écoute et l’engagement des tout-petits. N’obtenant plus de réponses visuelles claires (sourires, mouvements des lèvres), les enfants limitent leurs sollicitations, risquant d’appauvrir le développement de leur langage.
• Le cas des bébés face aux adultes masqués : Une tribune partagée par Le Figaro alertait dès 2021 sur les risques de retards de sociabilité et de communication non-verbale chez les nourrissons accueillis par des professionnels masqués en crèche.
📉 Climat anxiogène et perte de repères
• Le renversement de la fonction protectrice : L’Association des Psychologues Praticiens de Bourgogne (APPB) détaille dans Les conséquences du port du masque chez l’enfant comment cette obligation a pu bouleverser les repères familiaux. En montrant les adultes (censés protéger) comme des êtres vulnérables face aux enfants, la crise a alimenté une anxiété latente et une culpabilisation inconsciente chez les plus jeunes.
• L’amplification d’une crise globale en pédopsychiatrie : Les professionnels du secteur médical rappellent que le masque s’inscrivait dans un ensemble de restrictions (confinements, gestes barrières). Comme l’indique l’analyse sur Le Média Social, la crise sanitaire globale a agi comme un puissant amplificateur de troubles psychiques préexistants chez les enfants, saturant les structures de soins.
Tiens, je m’étais fait une réflexion ce matin. Pourquoi en France, chaque corps de métier ou communauté manifeste ou fait grève l’un après l’autre ? Les lycéens font grève : pompiers, profitez-en pour manifester, vous qui n’avez pas eu de vacances d’été. Personnel soignant, agriculteurs,… c’est le moment ! La police sera forcément débordée. (Mais bon, il y aura toujours des risques.)
« On a vraiment un énorme problème avec la police. » (Melaka)
Sans la police, aucun des quinquennats Macron n’aurait été jusqu’au bout. La police française est le chien de garde du système. Et il est même possible qu’elle ne soit plus que cela, quand on sait par exemple la proportion de plaintes qui n’aboutissent à rien (plaintes allant dans le sens de protéger les citoyens).
Le 14 novembre 2015, et les jours qui ont suivi, la police était applaudie.
En 1968, on avait le slogan CRS = SS
Le 26/12/1994, à Marseille, au péril de leur vie les membres du GIGN sauvent 220 otages
Le 6/12/1988, Malik Oussekine meurt suite à une charge de la police pour disperser une manifestation
Le 24 mars 1988, le colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame est tué après avoir échangé sa place avec celle d’un otage
Heu… J’arrive sur la pointe des pieds pour noté mon commentaire et repars vite avant mon lynchage :
N’est-ce pas un peu dangereux de faire des généralité, de mettre tout le monde dans le même panier et de ne voir ce monde que d’un œil manichéen ? Les flics tous des fachos ? Les lycéens tous des branleurs qui ne savent rien de la vie ? Les profs tous des pantins ? Ne sommes-nous pas un peu conditionnés par tout ce que les médias nous présentent ? (Sans condamner non plus tous les médias. Sauf une certaine chaîne détenue par un certain milliardaire).
Que la personne qui ne condamne pas les violences policières contre les jeunes aille s’acheter un peu de bon sens, mais fait-il avoir peur de TOUTE la police à cause d’eux et condamner tout le lot ? L’individu qui rage contre les jeunes casseurs qui caillassent les pompiers, brûlent leur camion, puis foutent le feu aux écoles doit-il oublier les lycéens qui manifestent pacifiquement, bloque une école pour ce faire entendre et non pour qu’elle finissent en débris ? (débris qu’elle est déjà dans un sens, c’est pour ça qu’ils en ont ras le bol). Doit-on vraiment se laisser emporter par ces généralités bien reposantes pour le cerveau au même titre que les générations précédente disait des phrases comme « les arabes tous des voleurs, les noirs tous des fainéants » avec un ton décomplexé qui aujourd’hui me file la nausée ? N’a-t-on pas le devoir de plier notre volonté à accepter les nuances, ciblés les vraies peurs/vrais coupable en refusant les amalgames. Sacré gymnastique cognitive, j’en conviens mais… honnêteté intellectuelle, non ? Pour ne pas être les propres forgerons de nos peurs ou de nos jugements aveugles, comme la foule en colère qui lynche sans discernement.
Je voulais juste écrire mon point de vue, peut-être à côté de la plaque car je ne prétends pas avoir l’esprit plus éclairé qu’un autre. Faites de mes mots ce que vous voudrez, ça ne demande pas de réponse.
Prenez soin de vous et écoutez les jeunes, sans perdre de vue que les premiers à critiquer cette génération sont quand même ceux qui l’ont élevé.
Ici tu t’adresses principalement à un public d’extrême droite ou d’extrême gauche, donc la nuance …
Et les gens, ça fait 2 siècles qu’on appelle la police « les cognes », vous êtes en train de découvrir l’eau tiède ou quoi ?
La police qui balançait les arabes dans la Seine, la police qui entassait les juifs dans les trains, la police qui tirait à balles sur les grévistes. On vous pas appris l’histoire au lycée ???
Il fut un temps j’aurai bien pris le temps de discuter du fond, appelé a prendre du recul sur la place de la jeunesse et sur ce que chaque génération a vécu (rien que sur le 20 -ème siècle : 2 guerres mondiales et une guerre froide avec des bombes nucléaires prête a péter partout…).
J’ai bloqué mon lycée dans ma jeunesse :). J’ai aussi un Ado. Je connais un policier qui est présent dans ce type d’intervention qui vit ça de l’intérieur (et incroyable il n’est pas facho !).
On pourrait aussi échanger sur les diverses et cyniques postures politiques calculées pour les présidentielles.
En fait il y aurait pleins de nuances a apporter mais ça ne sert plus à rien. Chaque camps vit dans sa bulle, auto persuadé d’être dans la vérité. Ici ce n’est que violence policière, de l’autre coté ce n’est que violence et destructions. Les réseaux amplifient tout ça.
Au final, plus personne ne s’écoute, donc a quoi bon ?
@Maug le commentaire au dessus du tiens est assez éloquent quant au manque de nuance de la caisse de résonnance qu’est ce blog.
Bon, alors, plusieurs choses. Déjà, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ici, ce n’est pas un lieu de débat, je ne suis pas un média qui se goberge d’être dans la neutralité. C’est mon blog, j’y poste des billets d’HUMEUR, ce sont donc soit des BD sur ma vie totalement subjectivement racontées, soit des billets d’humeur de MON humeur absolument totalement subjective.
Ensuite, la nuance, très bien, la nuance.
Je n’ai jamais dis « tous les flics sont des fachos ». Je dis « il y a BEAUCOUP de fachos chez les flics », et ça c’est factuel, on ne compte pas une semaine sans que sorte des documents audios, vidéos, de flics qui étalent leur racisme, leur kiffance de crever des yeux ou de tabasser des arabes, leurs tatouages nazis, leurs bavures etc.
Faisons un parallèle avec autre chose.
Imaginez qu’une femme se soit faite vi*ler et maltraiter par un homme.
Elle va développer une méfiance, sans doute traumatisée, son entourage lui dira « t’inquiètes pas, ils ne sont pas tous comme ça », et petit à petit, elle guérira de son trauma en fréquentant d’autres hommes qui sauront la respecter.
Maintenant imaginez qu’une femme se soit faite vi*ler dix, quinze fois, révelant que dans son entourage, c’est pas UN mec qui est problématique mais des dizaines !!
Vous comprendriez alors que cette femme se mette à avoir peur de TOUS les hommes, non ? Bien sûr « not all men », mais plein de men quand même !! Comment savoir lesquels seront un danger pour elle ?? Pour se protéger, elle rejettera alors l’ensemble de la gente masculine. ET ON PEUT LA COMPRENDRE.
Et alors, en minorité, les quelques hommes respectueux qui restent seront complètement invisibilisés par la masse de gros cons violents.
« Imaginez qu’une femme se soit faite vi*ler et maltraiter par un maghrébin.
Elle va développer une méfiance, sans doute traumatisée, son entourage lui dira « t’inquiètes pas, ils ne sont pas tous comme ça », et petit à petit, elle guérira de son trauma en fréquentant d’autres maghrébins qui sauront la respecter.
Maintenant imaginez qu’une femme se soit faite vi*ler dix, quinze fois, révelant que dans son entourage, c’est pas UN maghrébin qui est problématique mais des dizaines !!
Vous comprendriez alors que cette femme se mette à avoir peur de TOUS les maghrébins, non ? Bien sûr « not all maghrébins », mais plein de maghrébins quand même !! Comment savoir lesquels seront un danger pour elle ?? Pour se protéger, elle rejettera alors l’ensemble de la gente maghrébine. ET ON PEUT LA COMPRENDRE.
Et alors, en minorité, les quelques maghrébins respectueux qui restent seront complètement invisibilisés par la masse de gros cons violents. »
Pour ma part, je refuse de penser comme ça. L’essentialisation, c’est non. Mais je peux comprendre. Je tolère.
Ensuite encore, je n’ai même pas dis que beaucoup de flics sont des fachos, j’ai juste dis que j’ai PEUR d’eux. Parce que je n’ai aucun moyen de savoir si le flic devant moi est une personne respectueuse ou si c’est un gros con dangereux. Et je n’ai aucune envie de tenter le destin et d’apprendre à mes dépens que celui-là, c’était un violent…
Donc, dans le doute, je les évite et j’ai peur d’eux. Instinct de protection.
Demain, je vais aller faire la manif à Albi. Et j’ai peur.
A votre avis, en manif, ai-je plus de chance de me faire blesser par la police, ou par les manifestants ?
Rappel : Aujourd’hui encore, un gamin de 15 ans qui courait parce que la police a chargé le blocus de son lycée, à Lens, a reçu un truc dans sa main. Ce truc, c’est une grenade de désencerclement. Tout son avant bras a été pulvérisé dans l’explosion……
UN GAMIN DE 15 ANS.
Il est traumatisé bien évidemment, ainsi que tous les autres gamins autour de lui qui ont assisté à la scène.
En tant que maman d’ado, j’ai vraiment la rage de ces adultes qui utilisent des armes de guerre CONTRE DES ENFANTS.
Je sais, tout est relatif, y a des pays où les enfants se prennent des bombes sur la gueule, not all cops etc etc.
Sauf qu’à un moment, quand les brebis galeuses, c’est quasi tout le troupeau + les bergers, ben, oui, on a le droit d’avoir les boules et d’avoir peur. Déso pour les quelques brebis qui n’ont pas la gale.
Et si vous comprenez toujours pas pourquoi j’ai du mal à être nuancée dans ma peur (remarquez bien que je parle toujours de PEUR, pas de haine), je peux plus rien pour vous…
Malheureusement pour se faire entendre, rassembler les troupes ou passer à l’offensive, et quel que soit le bord, c’est compliqué de rester dans la nuance… Pour que ça percute il faut faire court et que ça claque, c’est pas avec des nuances ni qu’on lave un cerveau, ni qu’on mène les révoltes qui font les évolutions sociales. Les nuances demandent de l’écoute, de la réflexion, un recul sur sa propre subjectivité, autant pour celui qui exprime que celui qui reçoit, si tout ça était présent cette page n’aurait pas lieu d’être.
Dans les débats revendicatifs, reconnaître sagement la nuance, il me semble que c’est aux yeux de son camp, céder du terrain à l’adversaire par faiblesse. Aux yeux de l’adversaire, une validation par faiblesse. L’humanité ne me paraît globalement pas mûre pour la nuance, trop de combats légitimes à mener, trop d’intérêts et de privilèges à défendre… Et puis, quand on sait qu’on a peu de temps pour créer un mouvement efficace et en face de soi un bloc hermétique, la sagesse et la patience nécessaires peuvent s’effriter dans les coins. On n’est jamais rien que des cons d’humains… (A part jean-balthazar ça va sans dire)
sn, ta comparaison est complètement con. Tu mets en parallèle des gens qui sont problématiques pour leur COMPORTEMENT avec le racisme, qui fustige les gens pour ce qu’ils SONT et pas pour ce qu’ils FONT.
Remplace le terme « maghrebin » par « Taliban », là OK je te suis.
Mais là, non.
Et puis je dois dire que je commence vraiment à en avoir ras le bol d’avoir autant de droitards dans mes lecteurs putain !! Je préférais l’époque où tous ces réacs ne connaissaient pas mon existence, vraiment. Je vais peut être bien re-censurer à tout va, j’aime pas faire ça mais j’aime encore moins avoir des connards qui viennent m’asticoter alors que j’ai pas besoin de ça là. Je fais un post pour exprimer mon indignation, mes convictions, ma colère, et j’ai toujours des connards qui viennent me provoquer dans les commentaires, c’est uuuuuusant purée.
Surtout que sur le sujet « des adultes qui mutilent des enfants qui réclament juste des conditions de scolarité supportables » il me semble qu’il devrait y avoir une unanimité, au moins là quoi !!!
Je vais la faire plus courte : « vous condamnez les violences ???? » (je parle pas des poubelles en feu, ça c’est pas des violences, c’est du vandalisme ça n’a rien à voir. Les violences c’est des gens qui mutilent et blessent des gens, et à ce jeu là, les surarmés-surentrainés en armure et boucliers sont incontestablement plus efficaces que des enfants de 15 ans en baskets)
Pour ma part, k’invite tout le monde à rester chez lui et à veiller sur ses proches parce que le pouvoir a la ferme intention de nous voir nous entretuer.
Faites très attention à ce mois d’octobre.
Et les excités, arrêtez avec vos fantasmes de révolution, y aura pas de révolution, juste des morts et de la misère. Vous voulez changer le monde ? Commencez par faire l’énorme travail dont chacun a besoin pour comprendre l’Histoire, vous avez tous les moyens à disposition, et je ne parle pas de regarder des vidéos youtube de vos influenceurs préférés. Au contraire, cherchez les failles, pensez contre vous, remettez tout en question. Tant que vous suivez ceux qui vous séduisent vous nous menez tous à l’abattoir.
Qu’est-ce que tu en sais…
Toutes les avancées sociales ont été acquises suite à des soulèvements sociaux violents.
Mais personne n’a parlé de révolution là. On parle juste de soutenir les enfants qui font des blocus dans leurs établissements scolaires, et de montrer qu’on est très nombreux et nombreuses à ne pas supporter la réponse répressive du gouvernement.
« la jeunesse va mal », si t’es d’accord avec ce constat, tout droitard que tu es, tu devrais comprendre que les adultes aient envie de les soutenir dans leur lutte pour avoir des conditions d’apprentissages un peu moins pourries ?
Mélaka je ne suis toujours pas de droite, je viens de la gauche, j’ai un passé de militant anti-colonial et anti-impérialiste.
Je ne me dis plus de gauche depuis que 99% de la gauche m’a traité de nazi pour avoir combattu la propagande de gauche qui souhaitait recoloniser la cote d’ivoire en 2010 et détruire la Libye et la Syrie en 2011.
La gauche a jeté tous ses bons éléments. Les dégoutés sont partis depuis longtemps, il ne reste plus que les dégoutants.
Je suis assez tendue d’avoir mon fils et ma fille dans la rue et de me voir leur donner des conseils de survie… ne pas marcher au milieu ni à l’avant, fuir les uniformes, prévoir tshirt manches longues en rab se protéger des lacrymos, portables protégés mais à portée de main, etc etc etc etc etc.
Et les gamins qui cassent, ne sont pas payés pour ça, n’ont pas signé pour ça, n’en font pas une carrière. Qu’est-ce qu’il se passe dans la tête d’un gamin de de 15 ou 18 ans pour que sa seule motivation d’aller dans une manif soit d’en profiter pour tout péter? Est-ce qu’on fait ça quand on a confiance en soi et en l’avenir, qu’on se sent reconnu et impliqué dans quelque chose de constructif, qu’on est entouré, écouté, considéré, soutenu?
Rimpak, on fait ça quand on sait très bien que tout le monde a peur de nous, que la justice ne fera rien, qu’il y aura plein de gens pour nous défendre si jamais la police nous attrape, qu’on entend en permanence des discours apocalyptique, que quand on avait dix on nous a fait subir des tortures psychologiques et que la bande son de notre vie c’est
« j’ai aucune peine j’vous nique vos races
dans mes veines il n’y a que de la glace »
@Greg, j’ai peut-être un argument qui te parlera: Il y a des flics qui ont des idées politiques de gauche. Dans certains articles et interview, ces flics ont témoigné de leur vie et de leur expérience dans la police alors qu’ils* sont en ultra-minorité politique. Non seulement ils ne sont pas beaucoup, mais en plus ils témoignent de l’ambiance générale dans les commissariats (très à droite, souvent à l’extrème droite) et sur le terrain, qui semble très peu tournée vers l’acceptation, l’entente mutuelle et la concorde.
Moi j’ai déjà bossé dans des milieux où, pour des raisons politique mais aussi culturelles et classistes, il faut montrer patte blanche, il faut emboiter le pas à des pratiques, des traditions, des blagues, etc…qui montrent que tu fais bien partie de la meute. Si tu n’en fais pas partie, on te pousse gentiment (ou non) dehors, on te fait comprendre que tu n’es pas le bienvenu, et que si tu insistes…on va te le faire payer.
Rester dans des groupes très orientés comme ceux-là, c’est possible, mais ça coûte cher, et il faut avoir la peau dure, j’imagine. C’est ce que racontent – entre beaucoup d’autres – ces flics de gauche: Pas tous les flics sont d’extrème-droite, non…mais ceux qui ne suivent pas le groupe sont sous pression et doivent rester prudent, de ce que j’ai pu lire.
*Je n’ai pas mis d’inclusif car je n’ai entendu que de rares témoignages masculins. Déjà que c’est pas facile pour eux de témoigner, je n’ose imaginer les policières…
Et je cite des policiers « de gauche », parce que ce sont eux qu’on a interrogé. Mais j’imagine que des flics de droites modérés sont tout autant sous pression du groupe et doivent se taper sur les cuisses quand le chef fait une blague immonde auxquels ils ne souscrivent pas du tout…
Mélaka, « Toutes les avancées sociales ont été acquises suite à des soulèvements sociaux violents. »
C’est faux.
Et je sais bien qu’en France on est matrixés par la révolution française, mais c’est bien pour ça que j’encourage tout le monde à étudier. Si vous ne voulez pas me croire, demandez à votre IA préférée. Quelles ont été les conséquences directes de la révolution française sur le peuple. On parle d’abolition des privilèges, ça fait rêver. Dans la réalité, la loi Le Chapellier, c’est la fin de toute protection sociale pour le peuple, assortie d’une interdiction du droit de grève. Après la révolution, les enfants descendent à la mine. L’individu se retrouve seul face aux patrons.
L’autre réalité derrière ça, c’est l’abolition de toute démocratie locale (abolition des « privilèges » des provinces). Avant la révolution il y avait encore ue certaine démocratie à l’échelle des villages, après, c’est fini.
Au cours de la révolution la bourgeoisie a utilisé le lumpen pour détruire le pays. Il n’y a jamais eu bien sûr d’abolition des privilèges des riches à posséder et à gouverner.
Tout n’est que mensonges. Je vous invite donc, une fois de plus, à étudier VRAIMENT l’histoire, ça permettra peut-être d’éviter de se faire manipuler et de mener le pays à la guerre.
T’es au courant qu’on a eu des avancées sociales depuis la Révolution ? Je faisais plutôt allusion aux congés payés, aux journées de 8h, etc
Mais bref, sn, s’il te plait, arrête de commenter, ne relance pas, j’effacerai dorénavant tes commentaires. je suis très tolérante mais à un moment c’est bon là, t’as bien étalé ta droitarditude, stop. Je l’ai dis, ici c’est pas un lieu de débat, c’est chez moi, et j’ai prévenu plein de fois, j’en ai marre de lire des trucs de droitard, retourne donc sur facebook au milieu des tiens 😉 Merci !
« Ensuite, la nuance, très bien, la nuance.
Je n’ai jamais dis « tous les flics sont des fachos ». Je dis « il y a BEAUCOUP de fachos chez les flics », et ça c’est factuel, on ne compte pas une semaine sans que sorte des documents audios, vidéos, de flics qui étalent leur racisme, leur kiffance de crever des yeux ou de tabasser des arabes, leurs tatouages nazis, leurs bavures etc.
Faisons un parallèle avec autre chose.
Imaginez qu’une femme se soit faite vi*ler et maltraiter par un homme.
Elle va développer une méfiance, sans doute traumatisée, son entourage lui dira « t’inquiètes pas, ils ne sont pas tous comme ça », et petit à petit, elle guérira de son trauma en fréquentant d’autres hommes qui sauront la respecter.
Maintenant imaginez qu’une femme se soit faite vi*ler dix, quinze fois, révelant que dans son entourage, c’est pas UN mec qui est problématique mais des dizaines !!
Vous comprendriez alors que cette femme se mette à avoir peur de TOUS les hommes, non ? Bien sûr « not all men », mais plein de men quand même !! Comment savoir lesquels seront un danger pour elle ?? Pour se protéger, elle rejettera alors l’ensemble de la gente masculine. ET ON PEUT LA COMPRENDRE. »
Marrant dans ce sens là on peut généraliser. Moi qui subit 7 tentative de vol sur 5 ans en région parisienne venant toutes du même continent je suppose que je peux bien fermer ma gueule.
Oui tu peux fermer ta gueule parce qu’il n’y a rien de comparable. Les flics sont DEPOSITAIRES DE LA LOI. Ils ont une arme, et le droit d’exercer une « violence légitime » sur toi s’ils l’ont décidé, sur leurs critères. De plus, ils ne tabassent pas pour survivre, mais parce qu’ils aiment ça. Les gens qui ont tenté de te cambrioler ne sont pas dépositaires de la loi, pas assermentés, ils sont certainement très pauvres et font ça pour survivre, et leur but n’est pas de te foutre dans une petite cellule pendant 48h pour te traumatiser si par malheur tu vas en manif.
Ton problème c’est pas le continent en question, ton problème c’est un environnement précarisé et socialement stigmatisé.
>sn Tire encore un peu le fil. Dans quel contexte social tu grandis, à quoi tu as eu droit, pour être dans l’état d’esprit que tu décris?
Ça ne vient pas de la tête de n’importe quel gosse, de chercher à générer la peur dans le regard des autres. Si cette case essentielle du besoin de reconnaissance, d’avoir une place, est vacante, si on ne t’a jamais fourni de quoi la remplir de manière positive, tu la remplis avec autre chose. Si tu pètes des vitrines et qu’on en parle au JT, tu existes… T’as une place, t’as un statut, tu fais partie d’un groupe… Mais personne ne choisit cette voie quand d’autres, valorisantes, sont ouvertes. Surtout à cet âge.
Je suis désolé de squatter un peu les commentaire mais il me semble important de faire un peu de factuel pour parler de la police.
Le syndicat majoritaire chez la police c’est Alliance (50%), syndicat absolument macroniste, syndicat qui suit le pouvoir en place tout simplement. Le syndicat d’extrême-droite, France Police, est totalement marginal. L’autre gros syndicat (40%), c’est force ouvrière.
Il est bon de savoir que la hiérarchie policière est depuis longtemps très franc-maçonne.
On a tendance à ressasser les clichés sur la police des années 80, des gens qui avaient fait la guerre d’Algérie et d’Indochine, qui étaient effectivement très racistes.
En 2026, le visage de la police a complètement changé, il y a beaucoup plus de femmes (en 10 ans on est passé de 16% à 32% de femmes), et énormément de diversité ethnique.
Alors oui il y a du racisme c’est indéniable, mais en fait il y a surtout, comme pour la plupart des Français, une détestation de la racaille qui a plus à voir avec l’habillement et les codes culturels qu’avec la couleur de peau. Simplement parce que les racailles – quelle que soit leur couleur de peau encore une fois – sont les gens qui leur posent le plus de problème tous les jours.
Ah bon, Alliance ils sont centristes et suivent le pouvoir en place ? Ils sont centristes vus de quel bord au juste ?
sn c’est quand même le type qui invite à faire ses propres recherches dans un message et en fait un autre à base d’IA…
Paye ta cohérence.
« Chuis plus de gauche mais chuis bien compatible avec la droite »
« Je suis là pour vous éduquer mais allez bien demander à votre IA préférée
Allez, va jouer aux billes.
Je crois que le plus insupportable, c’est ces gens, même pas forcément de droite-droite, qui justifient l’emploi de la violence sur des gamins… il existe des actes devant lesquels la conscience doit primer sur l’obéissance : si j’étais flic, je préférerais perdre mon travail plutôt que de tirer sur un enfant et lui détruire définitivement la vie. Ce qui m’effraie, en plus du trou du cul en uniforme qui tient un LBD, c’est de constater à quel point des êtres humains peuvent commettre ou justifier des actes d’une telle violence tout en continuant à se considérer comme civilisé.
Hahahaha Alliance un syndicat centriste !! C’est vraiment très marrant d’écrire ça après avoir affirmé ne pas être à droite, et surtout après avoir donné des leçons de type « apprenez mieux l’histoire »
Bref, don’t feed the troll, j’arrête pardon mais j’ai pas pu m’en empêcher là c’est vraiment trop gros.
Sur le fonds, j’ai un enfant encore bien trop petit pour être confrontée directement à ces problématiques mais je le regarde souvent le cœur ultra serré et ces derniers jours je pense vraiment, vraiment, très fort à vous parents d’ados, et encore plus fort aux parents et à l’entourage des deux jeunes que tu évoques. C’est immensément triste et tellement injuste.
Oui oui oui, allons dans la rue soutenir nos ados, votons en pensons à leur avenir
Une des plus belles vidéos que j’avais vues, au tout début du mouvement, c’était une vidéo filmée par un portable, qui montrait les adultes (équipe enseignante et encadrement) d’un établissement de mettre à former une chaîne devant les jeunes qui bloquaient leur lycée, qd ils ont compris que la Police envisageait une réponse violente.
Courage à tous, toutes, et encore merci Melaka pour tes partages
Le problème avec les racailles c’est la génération spontanée.
Le schéma classique quoi: tout va bien, l’harmonie règne en maître dans les rues feng shui d’un monde en équilibre parfait, puis pouf, d’un coup t’as des racailles.
C’est ennuyeux parce qu’on sait vraiment pas ce qui les génère. Si on savait, bien sûr, on pourrait anticiper, mais là on comprend pas, quand tout va si bien et que tout le monde a les mêmes chances, le même regard bienveillant posé sur soi dès l’enfance, pourquoi? Mystère.
Il me semble ou plutôt d’ailleurs j’estime qu’il y a une ligne rouge au delà de laquelle on ne peut plus négocier ou se justifier. Et les gosses, ça en fait partie. On ne blesse pas les gosses, on n’agresse pas les gosses, on ne tue les gosses, point. Peu importe où ils vivent, ce que font leurs parents, leur couleur de peau ou s’ils ont cramé une poubelle. Ils pourraient en cramer 15 que ça n’y changerait rien. Faire du mal aux gosses, c’est non.
Je me doute (=je m’efforce de m’en souvenir quand ce que je lis me donne envie de tout cramer) que dans la cohorte de commentaires décérébrés des RS, il y a de très nombreux bots. Mais parmi ceux là, il y a quelques « vrais » gens (si j’ose dire, vu la teneur des propos) qui ne se sentent plus et sortent des « bien fait, reste en cours et tu garderas ta main/oeil/intégrité physique » et autres « soutien aux fdo ». Ceux là piétinent la ligne rouge en riant comme des abrutis inconséquents, créant certainement autour d’eux un vide social car qui n’a pas d’enfants/d’ados dans son entourage ? Enfants, neveux, nièces, filleuls.les, gosses de voisins … Fréquenter un gamin, même un seul, devrait tracer cette ligne rouge dans la tête (en vrai, même sans gamins dans les parages, 3 grammes d’empathie suffisent) et quand ce n’est pas le cas, on n’est pas sauvable. On est une raclure, aujourd’hui et pour les siècles des siècles. Ou alors on estime qu’en se rangeant du côté de l' »ordre », on se sauvegarde, on évite que la foudre tombe sur nous. On est donc une raclure stupide car dans un régime autoritaire, rien ne garantit jamais qu’on n’appartient pas à la prochaine catégorie de bouc émissaire et à purger.
Enfin, (et je ne m’adresse pas directement aux trolls droitards des commentaires, aucun intérêt et trop envie de sauter à la gorge pour ça, il n’en sortirait rien de bon pour moi) juste pour la réalité historique et les lecteurs silencieux : oui, oui, les conquis sociaux sont bien le résultat de luttes, jamais pacifiques parce que les privilègiés ne lâchent pas prise tant qu’ils n’y sont pas forcés. Les raccourcis grossiers ou les corrélations approximatives ne font pas argument, même si certains plateaux tv le portent à croire.
Soutien total aux lycéens et à tous ceux qui se battent malgré les coups d’une police dévoyée ✊🏼.
Moi, je serai Mélaka, je fermerai le blog où bien je ferai le ménage car, là, ça commence à bien sentir la merde. Les commentaires à la sn (Sozial-Nationalismus ?) n’ont rien à faire ici, ils ne servent à rien, à part créer du trollage.
C’est bon, les trolls d’extrême droite là, j’ai refermé les commentaires et mis vos IP en redflag, vos comms iront direct dans la poubelle sans que je puisse les lire. Plus la peine de m’insulter ou de me menacer, ça sert à rien, personne ne lira vos vomissures haineuses !
Pour valentin qui donne des histoires de police qui est applaudie quelques fois, c’est très intéressant comme remarque:
– la police aide et sauve les gens: on l’applaudit
– la police tabasse des gamins et mutile des GJ : on la conspue
Normalement, tout être normalement constitué avec un peu plus de 3 neurones devrait réfléchir et se dire « tiens, si on tabassait moins, ça se passerait mieux ». La police fait l’inverse: elle tabasse plus fort en disant « un jour vous nous avez applaudi ».
Allez, je me risque à une hypothèse: Que se passerait t »il si la police annonçait qu’elle juste reste calmement autour des manifs, et qu’elle extrait les casseurs (je sais, je généralise). Qu’elle mette des RIO, qu’elle range ses lbd par exemple? Que Joe l’enervé avec ses symboles nazis soit dégagé manu military (pun intended).
Vous penseriez pas que l’image de la police s’adoucirait?
Pour moi, une partie du problème, c’est 1 : l’humain n’oublie ni ne pardonne. Suffit de voir les débats décoloniaux entre la traitre transatlantique et la transsaharienne, la colonisation…
Ce qui entraine des frustrations chez les descendants qui ne voient pas pourquoi ils devraient payer pour les crimes de leurs ancêtres, confort hérité ou pas.
2 : La gauche qui est morcelée par des gens de gauche ici et d’ED là bas, ou anti impérialismes occidentaux tout en étant très pro impérialistes ailleurs. Les gens qui disent vouloir plus de laïcité ici, et qui hurlent parce qu’une femme est au pouvoir au Maroc.
Les gens qui ordonne (à raison hein ?) de nouveaux référendum en Kanaky, tout en attendant avec impatience que la Chine écrase Taiwan.
Les gens qui disent que si conflit il y a, ils seront pour le pays dans lequel ils sont pas nés et ne retournent éventuellement que pour les vacances.
La Police française est en partie l’héritage de ces contradictions, « défenseurs » d’une France qui ne s’est construite que sur la force et la mort au fur et à mesure des royaumes, des empires, des révolutions et des républiques, alors qu’on proclame que le français n’existe pas.
Mais bon, c’est une des explications, et vu que ce qu’il y a avant un mais ne compte pas : Faut juste virer l’IGPN, que le policier qui blesse et tue se fasse virer manu militari et soit jugé comme chaque citoyen.
Je note également un point qu’on oublie facilement, et rappelé à plusieurs reprises ici : on ne répond pas à un gamin de 14 ans en lui arrachant une main ou en lui cassant une dent, jamais.
Quand il m’arrive de faire de la police (eh oui, police de l’environnement, ça fait partie de mes missions), je suis déjà tombé sur des gamins qui ne voyaient pas le mal ou pensaient bien faire ; eh bien, dans ce cas-là, je prends 5 minutes pour lui expliquer pourquoi son scooter kité pose problème dans la nature avec le bruit, et ça passe crème. Quand je leur dis Police de l’environnement, ils flippent (normal, vu tout ce qu’on voit de la police), et quand ils voyent que je ne leur fais rien d’autre qu’expliquer posément alors qu’ils ont fait une connerie (sans savoir, certes), bah ils sont soulagés, et ils se souviennent que je ne leur voulais pas de mal, juste leur expliquer un truc qu’ils n’avaient pas vu.
Mais plus ? Jamais, sauf en cas de nécessité absolue… et même alors, je me demande où est la nécessité de les éborgner, mutiler…
Chills : il y a en effet un énorme pb avec la façon dont sont considérés/traités les enfants en France ; voir les travaux de Marion Cuerq qui parle de la façon dont la méfiance est au cœur de la plupart des relations enfants/parents, dès le plus jeune âge, ou les essais de Fatima Ouassak qui montre comment les jeunes racisés sont toujours vus comme des dangers potentiels plus que comme des enfants…
Mais au-delà de ça, on peut aussi rappeler que le rôle des forces de l’ordre, dans un état de droit, devrait être d’exercer la violence de façon légitime, cad dire proportionnée. Ça n’a jamais été le cas dans les banlieues je crois , ça concerne désormais bien plus de citoyens ; dans beaucoup trop de cas, c’est la loi du plus fort qui prime désormais.
Que ce soient des enfants ou des adultes en face, je n’ai jamais compris que des gens qui clament que l’honneur est qqch d’important pr eux ne voient pas à quel point c’est pitoyable d’utiliser sa supériorité en armes et en nombre pr écraser plus petit, moins armé , moins organisé, plus faible que soi.
Un aspect assez saisissant dans cette affaire, c’est qu’on se retrouve dans un conflit générationnel digne des années 1960-1970, mais avec des générations qui n’ont plus rien à voir avec celles qui étaient en face dans ces années-là.
Quand les jeunes manifestaient en 1968, et jusqu’en 1986, ils avaient en face d’eux des générations qui étaient habituées à la violence. Un policier de 45 ans en 1968 a connu la guerre 39-45, la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie, etc. Quand un retraité de 65 ans voit des jeunes manifester à la télévision, son référentiel peut remonter jusqu’à 14-18, et sa réponse est forcément liée à son expérience vécue. On est face à deux mondes très opposés avec des référentiels culturels forts. Le « père béret basque » qui sort des comparaison avec les Viet Minh est une réalité générationnelle qui structure la France des années 1960 aux années 1980.
Sauf qu’aujourd’hui, qui sont les vieux qui s’opposent aux jeunes lycéens qui réclament de meilleures conditions d’études ? Un policier de 45 ans en 2026, est né en 1980. Un retraité de 65 ans, en 1961, à peine 7 ans avant mai 68. Où est passée l’expérience de la violence, du conflit, des générations qui ont subis une époque plus dure et plus violente que celle qui leur ont succédées ? Cet arrière-plan a complètement disparu de la société française. Il n’y a plus de rupture générationnelle aussi marquée qu’auparavant. Toute personne qui a moins de 70 ans en 2026, a connu 70 ans de paix en Europe, des galères économiques dans son accession à l’emploi, des études compliquées par des politiques en leur défaveur, des angoisses liées à leur futur et à l’état de la planète, etc. On devrait avoir un horizon commun d’expériences intergénérationnelles avec des personnes de 17 à 67 ans qui ont connu les mêmes phénomènes dans des contextes différences.
Et pourtant, on retrouve dans nombre de commentaires la même violence verbale qu’on retrouvait 60 ans plus tôt, avec des discours très réactionnaires et un manque cruel de recul et de solidarité pour les jeunes, par des personnes qui ont connu les mêmes galères qu’eux. C’est la même chose que pour l’écologie et le changement climatique : avec la disparition des anciennes générations, on aurait dû voir émerger une population largement sensibilisée à la cause environnementale. Et malgré ça, on entend toujours les mêmes discours productivistes anti-écolo. De ce point de vue, il y a eut un véritable échec générationnel de l’éducation qui se ressent encore plus dans le conflit actuel.
@60
Ben, tu vois Penegal, moi, il m’est arrivé de traverser, sur un chemin, un espace naturel protégé au volant de ma voiture et de tomber sur les gendarmes et la police de l’environnement…
« Où vous pensez aller comme ça !!! Vous n’avez pas vu que vous êtes sur un secteur naturel protégé interdit à la circulation automobile !!!?!! » Il n’y a pas assez de panneaux à l’entrée??!! »
Les !! et les ??, c’est pour essayer d’exprimer le ton du gars de l’OFB. Moi, à un chien, je n’ai jamais parlé comme ça.
« Je suis l’occupant des parcelles au bout du chemin. Je vais chez moi. C’est prévu dans le règlement de circulation du site, non ? »
« Ah !Ah, bon… allez-y ! » Les gendarmes, derrière, se marraient….
La police, c’est la police, toi tu la joue diplomate et c’est très bien, certains (trop) de tes collègues se la jouent cow-boys… dans les bois comme dans la rue. Quand ça part en cacahuète, le responsable, c’est trop souvent le flic. (mais pas toujours, hein, loin de là, j’ai vu des gendarmes « discuter » avec des forains en gardant un calme de moines bénédictins)
Toc> Je pense qu’un droitard te répondrait à base de « c’est la tradition et ça se perd et c’est dommage ».
Moi je dirais, à tes questions, que les gens ont oubliés.
Oubliés une citation:
« Le barbare est toujours plus poli que l’homme civilisé, car ce dernier sait que s’il se montre grossier, il ne risque pas de se faire couper la tête »
(Robert E. Howard, l’auteur de Conan le Barbare, plus profond que les clichés ne le présentent)
Et, pour raccorder, qu’est-ce qui représente plus la civilisation que le policier ?
Policier dont le corps s’accorde/s’arroge le droit à la violence. L’habillant de mots comme « Légitime » « Exclusif »
Chaque fois que je tombe sur un témoignage écrit ou vidéo, qu’elle que soit la source, d’un policier, ce qui ressort c’est régulièrement, quand l’honnêteté s’invite
« Je déconnecte/on est un peu skizo/je pense autrement…quand on est flic »
Avec un mesure d’empathie, je dirais que la profession va mal.
Malheureusement, avec la truffe en sang parce qu’on m’a tiré dessus avec une arme « Légitime et Exclusive » et surtout « Pas Léthale » y parait, mon empathie n’est plus là.
Comme si se prendre des gnons n’aidait pas.
Le barbare comprends la diplomatie, le civilisé pense qu’il peut se permettre de ne pas le faire.
Dans cette situation d’escalade et d’augmentation de tension de tout côté, je ne vois pas d’autres options que des actions de guérilla.
Ca ne me plaît pas, surtout personnellement avec mes jambes qui me disent de ralentir.
Mais ça campe sur ses positions.
Désolé, je sais pas où je veux en venir avec ce message.
@Seven (64): Bizarrement, la citation que je trouve de Howard est formulée par l’autre bout (mais le sens reste le même):
“Civilized men are more discourteous than savages because they know they can be impolite without having their skulls split, as a general thing.”
― Robert E. Howard
Je voulais juste préciser que le barbare de Howard est, pour moi en tout cas, l’équivalent pulp des ninja, des mecha, des mentats et des épées tronçonneuses: C’est des idées cool parce que ça marche pas dans la vraie vie. Amha, il y a un fort côté Libertarien dans Conan…qui en fait tout l’intérêt, pour peu que ça reste de la fiction. (« la civilisation » ne me semble être que le gouvernement, un « Empire » qui rend les gens faible, veule et mous ; « la barbarie », c’est la liberté individuelle totale et la survie dans l’adversité qui rend les gens fort, tenaces et entreprenants…:/
Bref, c’est un système de valeur totalement pété qui est super cool dans la fiction mais qui est une fumisterie absolue dans la vraie vie(…et sous la plume d’Ayn Rand, par exemple)
(Mon propos n’est pas de dire que Conan, c’est un manuel libertarien: Je veux dire que « civilisation » et « barbarie » ne sont pas utilisés dans leur sens véritable, et je pense que c’est ça qui prête à confusion: Les nazis sont des barbares, et ironiquement les vrais Pictes historiques… sont des civilisés, car iels avaient une société complexe et une culture unique. (Bran Mak Morn ferait la gueule)
@Seven (64): Je ne le précise pas dans mon précédent com, mais pour être très clair, amha: Dans la vraie vie, la civilisation c’est la diplomatie, l’entraide, l’humanisme à un certain degré. La barbarie c’est la violence (aveugle ou organisée). Un gouvernement qui brutalise sa population fait acte de barbarie, et ses agents ne représentent plus « la civilisation » quand ils commettent des atrocités, bien au contraire. À mon avis, ce que tu entends par « civilisation », c’est en réalité la violence du système envers sa population, je me trompe?
Ce que tu dis, ça me fait penser que ma mère m’a dit de manière très soulagée, « j’ai entendu à la radio que c’est la génération suivante qui va trouver des solutions pour nous sauver du merdier dans lequel on est avec le dérèglement climatique »
Oui bien sûr, mettons bien la pression à la génération qui grandit dans des conditions compliquées et peu optimistes, on se rassure comme on peut hein…
Et vraiment désolée pour les ami-es de tes enfants, c’est moche :/
Ahlala. Un de vos problèmes est que vous ne savez pas mettre les choses en perspectives, et que vous croyez sincèrement être les premiers à vivre dans un monde pourri.
Mais TOUTES les générations ont vécu une adolescence dans un monde dangereux et changeant. Les périls ont toutefois changé avec les générations mais on a TOUS vécu avec les angoisses de nos époques.
Bon, en premier lieu, je corrige une chose. L’adolescence, c’est un âge très récent qui a à peine un siècle. Avant on passait de l’enfance à l’age adulte sans transition. En 1900, la norme était de voir un enfant commencer à travailler au plus tôt, et cela a commencé bien avant la Révolution Industrielle. Dans les campagnes, à 4 ans, on était assez grand pour garder les bêtes dans les champs ou pour les filles pour balayer ou aider à ranger les habits. Dans le Nord, les enfants à 6 ans triaient le charbon et à 8 ou 10 ils descendaient dans les mines. Et à 21 ans, les jeunes hommes faisaient 2 ou 3 ans de service militaire et étaient envoyés dans les tranchées en cas de conflit. Alors, désolé de le dire, mais une grenade assourdissante ou du lacrymo, c’est rien en comparaison.
Ensuite, on se tape deux guerres mondiales en 20 ans. Ce sont deux générations d’affilées qui connaissent la guerre et les privations. Alors le manque de craies vertes dans les classes, hein…
Par la suite, cela se calme à peine. Les guerres de décolonisation prennent la suite jusqu’aux années 70. Ce sont pourtant les 30 Glorieuses qui laissent la place à une série de crises économiques et pétrolières qui brouillent l’avenir économique de la planète.
J’étais un enfant dans les années 70. J’étais insouciant, trop jeune pour m’inquiéter. Ado dans les années 80, on n’avait qu’une peur : la guerre nucléaire. C’était une possibilité et pourtant à l’époque 5 pays avaient deja l’arme nucléaire. Il m’arrivait de faire des cauchemars à ce sujet. Pas souvent, mais cela arrivait. Je m’en souviens encore maintenant, c’est dire si cela marque.
Aujourd’hui ? Le monde a ses défauts. Nombreux. Mais il a résister à beaucoup malgré les crises diverses. 9 pays peuvent maintenant faire pousser les Champignons Vénéneux. Mais tous ont un point commun : ils savent tous qu’utiliser l’arme nucléaire, c’est se condamner soi même. Même Poutine le sait. Même Jun-Uh le sait, et la Chine s’assure malgré tout qu’il ne fera rien de vraiment stupide.
Les violentes répressions ? Vous n’avez pas connu l’époque ou l’armée française tirait à balles réelles dans le tas lors des manifestations alors interdites.
Le changement climatique ? C’est un des nouveaux défis à relever, oui, et je ne vois pas en quoi incendier les entrées de lycées va changer le problème.
Le manque de moyens ? C’est une rengaine qui date des années 30 au moins. Je suis d’accord pour dire que l’ Etat devrait mettre plus de moyens ou mieux répartir les efforts mais le premier pas est entre les mains des parents des lycéens qui eux votent pour les partis voulant limiter les dépenses publiques. Et je n’entend pas beaucoup les intervenants médiatiques de 4è en parler avec leurs parents…
De façon plus large, on ne change pas le monde de façon efficace avec des slogans ou de l’idéologie, qu’elle quelle soit.
J’ai encore beaucoup plus à dire mais je ne veux pas faire trop long alors je terminerai avec les mots de Johnny Clegg : » c’est un monde cruel, déglingué et magnifique… »
Oufff, pardon, mais ton commentaire, c’est vraiment un commentaire de boomer… Tu relativises le mal être de la jeunesse avec « aaah, de mon temps ! ».. « Quand y avait la guerre ! » « Moi j’ai connu la menace nucléaire, petit ! »… Houlalala. Va dire à la copine de mon fils qu’on a enterrée hier « Boh, ton changement climatique là, c’est juste un défi à relever, faut pas en faire tout un plat ! »…
Complètement à côté de la plaque hein..
Ok alors si c’était pas pire pas mieux avant, arrête de prendre des antidépresseurs ! Arrête d’aller mal ! Arrête de te plaindre que l’éducation nationale a tellement pas de moyens que ta classe tombe en morceaux, si t’as froid l’hiver tu étudies avec une doudoune et tu fais pas chier, de mon temps on avait une pomme à noël et on se plaignait pas !
La jeunesse en a rien à foutre que « c’était aussi dur avant ». Eux, ce qu’ils voient, c’est l’horizon pro bouché, les étudiants qui remplissent les files à l’aide alimentaire, la biodiversité qui disparait, les glaciers qui ont fondu, le super el nino qui promet des épisodes cataclysmiques mondiaux, la montée du fascisme et de la xenophobie, l’incertitude professionnelle (parce que quoi que tu dises, quand tu étais jeune avec le bac en poche, tu trouvais du boulot !). Enfin je vais pas refaire la liste, mais oui chaque époque a ses défis, mais la notre là c’est quand même très très gratiné (le niveau d’inégalités n’a JAMAIS atteint de tels sommets) et les défis que nous avons, qu’iels ont à relever dans le futur sont autrement plus balaises que ceux qu’on a dû relever à notre époque…
@Melaka (69) : ça, c’est envoyé ! Bien dit, merci.
@ mmarvinbear :
Il y a du vrai dans ce que vous dites. Oui, les étudiants qui manifestent aujourd’hui le font pour des enjeux qui ont déjà été abordés par le passé : avoir de meilleurs conditions d’études, dénoncer la précarité étudiante, s’opposer à une énième lois de détricotage de l’école et de l’université, c’est la matrice de toutes les manifestations étudiantes depuis les manifestations contre la loi Devaquet en 1986. Quand on relit des archives sur les mouvements étudiants de ces quarante dernières années, on retrouve exactement les mêmes mécanismes et les mêmes revendications. Donc, oui on est bien sur un phénomène sociologique structurant qu’on retrouve à chaque génération depuis la fin du baby-boom.
Sauf que :
1) ça ne rends pas les manifestations contemporaines moins valides. Ce n’est pas parce que quelque chose se reproduit à chaque génération ou arrive à d’autres personnes, qu’on est moins en droit de lutter contre. Quand quelque chose de négatif vous arrive, vous vous en fichez bien de savoir que d’autres personnes ont été confrontées aux mêmes problèmes avant vous. Ce qui vous intéresse, c’est votre situation personnelle. Si quelqu’un arrive devant un médecin avec un cancer et que ce dernier lui répond « bah vous savez, des cancer j’en vois tous les jours. Et puis faut pas vous plaindre, vous savez avant on mourrait de la peste à 40 ans, alors un cancer à 65, c’est pas si grave », il est en droit de quitter la porte du cabinet en claquant la porte et en traitant l’oncologue de tous les noms d’oiseau. Pire encore : si le patient s’aperçoit que son médecin est également consultant chez Bayer et est en partie responsable du pourrissement qui a causé son cancer, le patient est en droit d’être très en colère. C’est exactement la même chose pour les lycéens.
2) La grosse différence entre le mouvement actuel et ceux qui l’ont précédé ne se situe pas sur le mouvement étudiant lui-même qui reprend mêmes procédés que tout mouvement étudiant qui se respecte (AG, blocage, manifestation, etc.), mais bien sur la répression ultra-violente du mouvement. On parle de plus de 5000 interpellations de jeunes, de membres arrachés, de foules violemment dispersées, de policiers qui n’ont reçu aucune consignes. C’est encore pire que les émeutes de 2023. Or, jusque dans les années 2010, la doctrine française en matière de maintient de l’ordre était basée sur le principe de la « mise à distance » : on évite le contact, on canalise les foules, et on utilise des unités spécialisées, et il y avait beaucoup moins de violence dans les manifestations. Quand on a participé à des mouvements lycéens dans les années 2000, on est frappé de voir à quel point la violence a explosé depuis une dizaine d’années. Et ça c’est lié à un changement de doctrine au cours des années 2010. On a armé les policiers et on a mis la BAC en première ligne, dont tout le principe est d’aller au contact pour faire des interpellations. Il y a donc une rupture manifeste avec la situation antérieure (et non, on ne remonte pas jusqu’à l’époque où la police tirait à balle réelle car plus personne ne l’a connue) qui se concrétise dans le conflit actuel.
Donc oui, on a des phénomènes similaires qui se reproduisent à chaque génération. Mais ce n’est pas pour autant que chaque situation n’est pas nouvelle et pose ses propres enjeux. On peut avoir du recul tout en se montrant solidaire.
MERCI
Bonjour,
je te contacte via les commenatires de ton blog faute de mieux : j’aimerai savoir si une version 2027 de la bd L’Avenir en Commun est prévue? Si oui, je l’attends avant de commenser à diffuser la version 2022. Merci pour ton travail là dessus. Contre l’incertitude et le chagrin rien de mieux que la lutte, courage et force à tous! Ne laissons pas le drame qui est arrivé à cette jeune fille devenir banal.
Hmm, douloureuse question que celle-ci…
J’ai eu envie de faire quelque chose pour 2027, j’ai même lancé un appel sur le Discord insoumis pour avoir de l’aide.. Mais je n’ai vraiment VRAIMENT pas le temps cette année de me lancer dans une BD aussi complète et complexe que les autres, toute seule. A chaque fois, ça m’a pris plusieurs mois de travail bénévole, et.. Bah autant à la limite, je me sens capable cette fois d’illustrer avec des petits gags une vulgarisation du programme qui serait écrit par quelqu’un d’autre, autant endosser tout le travail toute seule, en peu de temps et en plus de mon travail, je ne me sens pas capable cette fois.
Mon appel sur le Discord était pour trouver des gens qui se sentiraient de faire le travail d’écriture. Mais très peu de réponses, et personne pour endosser complètement ce rôle-là. Le manque de motivation pour m’aider m’a complètement découragée…
Du coup je suppose que ma réponse est non :/
Mais la version 2022, même si le programme reste à peu près le même depuis le début, je la trouve décalée maintenant, les priorités ne sont plus les mêmes, les points à mettre en avant non plus, il s’est passé tant de choses depuis la première version de cette BD… J’aurais voulu tout refaire. Mais la tâche me dépasse complètement cette fois ><
… je sais que c’est pas forcément gentil de ma part, mais il me fait quand même un peu marrer le chœur des pleureuses d’hier et d’aujourd’hui… parce qu’il me rappelle ça :
https://www.youtube.com/watch?v=iEIApUNVBKg
Ahahaha j’adore ^^
>Mmarvin (68) Johnny Clegg chantait « it’s a cruel crazy beautiful world » et il ajoutait « every day you wake up, I hope it’s under a blue sky » à l’intention de son fils, et pas « boucle-la petit con de fils de riche, moi à ton âge je transgressais l’apartheid ».
D’ailleurs c’est très étrange d’aller coller du Johnny Clegg à la fin de ton propos, je vois pas une miette du gars qui soit en rapport avec…
en tout cas, le titre de la note « Écraser la jeunesse » s’est révélé méchamment visionnaire :
https://www.youtube.com/shorts/9qx6wxX7Xj8
Ce n’est que la QUATRIEME vidéo de véhicule de la police qui fonce dans la foule de lycéens qui tourne sur les réseaux… Mais ça va, les policiers ont été méchamment punis, imagine, Nunez leur a fait un « rappel à l’ordre », oufff !
En France aujourd’hui si tu veux pouvoir tenter de tuer des enfants en toute sérénité, il te faut postuler dans la police (par chance ils ne sont pas trop difficile à la selection)
@ Melaka
Je sais que je suis un boomer donc cela ne me fait rien d’être appelé ainsi.
Mais en quoi le fait que la copine de votre fils ait été enterrée à un rapport avec le reste ? C’est triste pour elle et surtout ses proches mais je ne vois pas en quoi cela importe ici.
Mais passons.
Un des problèmes est que justement la jeunesse ne regarde pas ce qui a déjà été fait ou ce qui s’est passé avant. Elle croit, ou veut croire, qu’elle est une génération malheureuse par rapport aux autres alors que chaque génération a eu son lot de problèmes à régler, et que certains étaient bien plus importants que les leurs propres.
On en a réglé certains, d’autres problèmes sont apparus, d’autres ont perduré sous d’autres formes parce que je le redit, les slogans sont inutiles pour régler les problèmes.
Et tout ce que certains leaders ont dans les poches, ce ne sont que des slogans et rien d’autre.
Prenons les revendications lycéennes. Les jeunes disent que nous ne les écoutons pas. C’est faux. On les entends. Mais ils disent exactement la même chose que ce que nous disions quand nous étions à leur place il y a 20 ou 30 ans. Pour nous, c’est une rediffusion. Et que veulent ils ? Plus de moyens, plus de profs.
Nous aussi, on voulait cela.
Et nous avons eu cela. Mais pas assez. Pas assez rapidement.
Mais bon aussi, il faut former un prof avant de le mettre devant une classe. On ne va pas descendre dans la rue, braquer un flingue sur la temps d’un gosse de 5 ans en disant à sa mère « engage toi et signe ton contrat de prof sinon on le bute… ».
Les moyens sont un problème, mais le manque de vocation aussi et non, l’argent ne règle pas forcément tout ! Il y a le même problème avec le personnel médical, pénitentiaire et j’en passe. Contrairement à ce que font croire les slogans de la FI, le manque d’argent n’est pas le premier problème, c’est le manque de vocations. Et tant que vous ne l’aurez pas compris, vous n’arriverez à rien.
Ah, et on peut avoir aussi un petit point sur la maison et les bestioles chez vous ? J’aime bien suivre l’évolution chez vous et les histoires de cul, cela va cinq minutes, après tout c’est toujours les mêmes histoires. Et un point au moins annuel sur les poules, les renards, fouines, moutons et autres, c’est plus kiffant…
J’ai fait référence à l’amie de mon fils pour montrer que la jeunesse va mal, plus encore que les anciennes générations à leur époque. le suicide des ados a bondi (https://www.santementale.fr/2026/05/tentatives-de-suicide-la-hausse-alarmante-se-poursuit-chez-les-jeunes-filles/), c’était pour répondre au fait que tu semblais relativiser le mal être des adolescents d’aujourd’hui.
Oui, les revendications sont les mêmes, et NON elles ne sont pas écoutées.
La casse des services publics s’est poursuivie depuis les années 90 et aujourd’hui, les lycées publics de zones à fort taux de pauvreté sont dans un état bien pire qu’ils ne l’étaient à notre époque. Alors oui, les revendications sont les mêmes (plus de moyens, plus de profs !) Mais là, elles sont encore bien plus justifiées et urgentes qu’elles ne l’étaient quand on était jeune. Et NON pas bien écoutées, je suis désolée, je n’ai jamais eu peur de me faire maltraiter physiquement quand je manifestais dans les années 90. Aujourd’hui la réponse du gouvernement c’est d’envoyer la BAC taper dans le tas quand ce n’est pas foncer dans la foule à la voiture bélier !! Inimaginable à notre époque !!
Alors oui oui c’est vrai les revendications sont écoutées : Macron a annoncé il y a quelques jours une suppression de 1600 postes de profs (!!!!!!)
Il nous fait le même coup qu’avec le budget passé cet été qui prévoit une baisse de 40% du plan « chaleur » alors qu’on était dans le 2e ou 3e canicule. Toujours à rebrousse poil ce petit roi.
Bref, je te prierai d’être indigné avec nous s’il te plait ahahah
Oh et « c’est pas le manque d’argent qui est en cause mais le manque de vocations ». Ah oui ??? M’est avis qu’il y aurait plus de vocations si les profs n’étaient pas littéralement sous-payés !!! Je connais BEAUCOUP d’enseignants, ou ex enseignants, et ceux qui n’ont pas encore quitté l’éduc nat n’en peuvent plus et projettent de le faire, parce que leurs conditions de travail sont INSOUTENABLES et que la compensation financière est absolument pathétiquement ridicule (au smic après une carrière de plusieurs décennies… On méprise les professeurs dans ce pays)
Je trouve qu’il y a une catégorie d’hommes violents dont on parle peu. Il s’agit évidemment des chaudronniers.
@ Toc
Les choses ne changent pas vraiment entre les générations, non. Mais pourquoi vous n’en tirez pas les leçons et continuez à faire les mêmes erreurs ?
Les violences n’apportent rien. Vous croyez régler une chose, mais tout ce que vous obtenez, ce sont des centimes. Et le gouvernement obtient lui du temps pour mettre certaines choses sous le tapis.
Se rajoute à cela une image médiatique désastreuse pour le mouvement parce que le grand public n’aime absolument pas voir un manifestant incendier son lycée ou la voiture de son prof. Même une exaction policière n’y résiste pas.
Vous n’aimez pas quand un homme va voir son ex femme pour parler avec un couteau avec l’intention de la poignarder. Moi non plus.
Alors je n’aime pas non plus quand un « manifestant » va sur le terrain avec des boulons de chantier plein les poches ou une matraque.
Il faut être constant avec ses opinions.
@ Melaka
Pour une mise à jour de l’ avenir en commun, si tu manques de temps, tu peux toujours demander à une IA…
🙂
@ rimpack
Le truc est qu’on a beau l’espérer, le ciel n’est pas toujours bleu…
@ melaka
Heu non, pour vouloir tuer des enfants, il suffit juste d’avoir un congélateur…
Juste pour commenter ce qu’écrit mmarvinbear, m’est avis qu’il se plante sur les sens des verbes entendre et écouter :
« Les jeunes disent que nous ne les écoutons pas. C’est faux. On les entend(s). »
La phrase est mal foutue et la situation actuelle montre bien qui, si on peut entendre quelqu’un, on n’écoute pas forcément ce qu’il dit.
Pour ce qui est de la violence, moi non plus, je ne l’aime pas, mais ceux qui détruisent les abribus et foutent le feu aux lycée, ceux-là, hélas, il faut considérer qu’ils manifestent aussi. A leur façon.
La menace de la violence qui s’accroit rend la négociation (la non-violence) acceptable.
Ici comme ailleurs.
Comme en Inde où Gandhi a pu négocier avec les britanniques qui ne voulaient pas se retrouver, Gandhi mis hors de « combat », avec 400 millions d’Indiens prêts à les découper en rondelles.
@ Melaka
« M’est avis qu’il y aurait plus de vocations si les profs n’étaient pas littéralement sous-payés !!! »
Je trouve ironiquement paradoxal qu’une adepte forcenée de la FI mettre en valeur l’argent au détriment de la vocation pour déterminer un choix de carrière. 🙂 Je ne sais pas ce qu’en dirait Karl mais je sens venir le procès en hérésie politique…
Plus sérieusement, si l’argent est aussi un facteur dans le choix d’une profession, la vocation doit en être le facteur principal. Parce que passer 35 heures par semaine à faire un travail que l’on n’aime pas au fond, c’est la meilleure façon d’aggraver les statistiques du suicide au travail.
Hors, aucun métier n’a plus changé que celui de professeur. Son milieu d’exercice a grandement évolué également : le métier d’instituteur était celui de la transmission de la connaissance et de l’apprentissage. C’était pertinent au XIXè siècle ou le peuple était encore à alphabétiser en masse.
Mais maintenant ? La connaissance et l’apprentissage passe aussi par d’autres canaux que l’école. L’aura du professeur s’est mécaniquement affaiblie face aux sources modernes du savoir. Je ne dis pas que le métier est devenu inutile, bien au contraire. mais il doit évoluer encore plus désormais. Et puis le cadre social a aussi évolué. Le professeur était estimé, respecté car il avait le monopole du savoir. Mais désormais, son métier est socialement dévalorisé car ce qu’il transmet, l’ordinateur et Internet le font aussi bien parfois. Et son image se détériore mécaniquement, et même doubler son salaire ne suffira pas à combler la dégradation d’image. Pour moi, il faut avant tout lui donner une nouvelle image, lui donner une dimension supplémentaire. La société évolue, nous devons évoluer avec elle, sous peine d’être menée à l’extinction.
Très occupé cette semaine, pas eu le temps de compulser tout ça mais je tenais à envoyer un grand bravo a Sn (#11) qui a bien résumé la situation. Merci Melaka pour tes créations et ton espace de discussion.
Je soutiens complètement les lycéens, je compte d’ailleurs poser un/des jours de congés pour aller manifester avec eux – peut être qu’un cinquantenaire avec des lunettes au milieu ça retiendra quelques coups de matraque. En espérant améliorer le système pour mon gosse de 9 ans.
J’avoue cependant qu’il y a une revendication qui revient systématiquement, que j’ai du mal à comprendre : « on nous fait bosser 8h-18h ». Ben oui, malheureusement, apprendre, se former, ça demande du temps et de l’investissement. Vouloir + de profs, et de meilleures conditions de travail, c’est parfaitement légitime, mais en parallèle se plaindre de journées trop longues, je trouve que ça décrédibilise le mouvement. Juste mes $0.02.
En revanche, je m’etonne qu’ils ne demandent pas systématiquement PLUS DE CHAISES. (running gag de fond de tiroir)
Alors, étant maman d’ados DE LA CAMPAGNE je comprends cette revendication. Quand tu as une heure de bus aller, une heure de bus retour, pour atteindre le collège ou le lycée et ton domicile ensuite, bah ça fait des levers 6h, arrivée à la maison 19h… puis 1 à 2h de devoir, manger, dodo. Les ados n’ont simplement plus de moments de détente après toute une journée de taf… Et du coup, iels prennent sur le temps de sommeil pour jouer un peu ou trainer (ou scroller, oui…) et du coup iels sont crevés le lendemain, ce qui n’arrange pas le truc.
Moi je revendiquerai bien qu’on arrête de leur foutre moult devoirs, qu’une fois à la maison on les laisse souffler quoi !!
Oui y a les week ends et les vacances mais cette situation quotidienne prend sur leur capacité de concentration. Quant à ça tu ajoutes le fait que certain.e.s sont neuroatypiques et ont énormément de mal à se canaliser…. Bah oui c’est un problème !
et pendant ce temps, la télé nous montre les poubelles qui brûlent
vous avez vu les sondages ? ça va être pire sous le règne de Marine Le Pen
Je suis aide à domicile. Je peux pas trop faire grève, mais le prix de l’essence, je le sens passer.
Et je comprends les revendications des lycéens, l’avenir me parait bien sombre pour eux.
Aujourd’hui j’étais chez une mamie alitée, elle a perdu sa télécommande et ne peux pas changer de chaine. D’habitude, la télé est en veille, là elle était bloquée sur CNEWS. J’ai débranché la box 🙂